Le 4 février, un nouveau fût de 30 litres rempli de quelque 18 000 mégots de cigarettes a été remis à l’association Recyclop. À l’origine de cette collecte : Lucienne et Gilles Vansteeland, membres de la Brigade d’intérêt général, engagés depuis plusieurs années dans le ramassage de déchets aux Sablettes. Avec cette nouvelle livraison, ce sont désormais plus de 100 000 mégots qui ont été retirés de l’environnement.
Les déchets collectés sont ensuite pris en charge par la filière de valorisation énergétique du centre de déchets toxiques de Rognac, dans les Bouches-du-Rhône.
Laurie Vignon, responsable de l’antenne varoise de Recyclop. « Longtemps, le mégot n’a pas été perçu comme un déchet à part entière, notamment en raison de sa petite taille et de sa texture. Pourtant, il contient plus de 2 500 substances toxiques et peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau », rappelle-t-elle.
Chaque matin, Lucienne et Gilles sillonnent le secteur, équipés d’un sac, d’une pince télescopique et de gants. Résidant à proximité du centre commercial des Sablettes, ils ont rapidement identifié les zones les plus touchées : l’embarcadère, l’arrêt de bus Mistral, les terrains de pétanque, les abords des restaurants et l’entrée de la plage.
Membres de la Brigade d’intérêt général depuis sa création, ils avaient également participé au nettoyage du port de plaisance en octobre dernier.
Les mégots collectés, préalablement séchés, sont ensuite incinérés et intégrés à la production énergétique du site de Rognac, exploité par Spur Environnement, filiale du groupe Veolia.
Au-delà de la collecte, Recyclop mène également des actions de sensibilisation auprès du grand public, afin d’encourager l’adoption de gestes simples, comme l’utilisation de cendriers publics ou de cendriers de poche, pour limiter durablement la pollution liée aux mégots.













