Pendant la Virée Saint-Nazaire, le travail du chanvre et les gestes des anciens métiers de la mer attirent les curieux sur le port
Au milieu des pointus et des animations de la Virée Saint-Nazaire, un espace attire particulièrement les regards sur le port de Sanary. Sans véritable stand fermé, les bénévoles de l’association Tonton Roger ont installé rouets, fibres naturelles, paniers et démonstrations en plein air pour faire découvrir aux visiteurs des savoir-faire autrefois indispensables à la vie des pêcheurs méditerranéens.
Autour des démonstrateurs, les passants s’arrêtent pour observer les gestes patients du filage et du tressage. À partir de fibres naturelles comme le chanvre, les bénévoles montrent comment étaient fabriqués autrefois cordages, filets ou paniers de pêche utilisés quotidiennement sur les côtes provençales.
« Aujourd’hui, les gens voient surtout l’objet fini. Mais avant, tout était fabriqué à la main, du début jusqu’à la fin », explique un bénévole en manipulant les fibres devant le public.

Le chanvre, matériau essentiel du monde maritime
Avant l’arrivée des matières synthétiques, le chanvre occupait une place centrale dans le monde de la pêche et de la navigation. Résistant au sel, à l’humidité et aux fortes tensions, il servait à fabriquer les amarres, les cordes, certains filets mais aussi de nombreux objets du quotidien des pêcheurs.
Sur place, les visiteurs découvrent notamment d’anciens paniers de pêche tressés à la main, semblables à ceux utilisés autrefois dans les ports méditerranéens. Les bénévoles expliquent également les différentes étapes du travail des fibres : filer, torsader puis assembler les matériaux pour obtenir des structures solides capables de résister aux conditions maritimes.
Autour des rouets installés sur le quai, les démonstrations attirent autant les adultes que les enfants. Beaucoup prennent le temps de poser des questions ou d’observer les techniques artisanales aujourd’hui devenues rares.

Une transmission du patrimoine maritime
Dans l’ambiance animée de la Virée Saint-Nazaire, entre chants provençaux, vieux gréements et pointus traditionnels, l’espace de Tonton Roger rappelle aussi tout un pan de la mémoire maritime locale.
« Ce sont des gestes qui faisaient partie du quotidien dans les ports. Si personne ne les montre encore aujourd’hui, ils finiront par disparaître », confie un passant.
Pendant tout le week-end, les bénévoles poursuivent ainsi leurs démonstrations au rythme des visiteurs et des discussions, transformant le quai sanaryen en véritable petit atelier vivant des anciens métiers de la mer.












