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vendredi 29 mai 2026
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Lou Capian, les gardiens des pointus du Brusc

Dans la lagune du Brusc, au cœur d’un site classé Natura 2000, une forêt de mâts et de coques colorées attire chaque jour promeneurs, photographes et amoureux de la Provence. Derrière cette carte postale se cache pourtant un combat discret mené depuis plus de vingt ans par les bénévoles de l’association Lou Capian : préserver les derniers pointus et bettes traditionnels qui font l’identité maritime du village.

Sauver les bateaux pour sauver la mémoire

L’histoire de l’association débute au début des années 2000, lorsque l’interdiction du mouillage sauvage menace directement ces embarcations en bois. Contrairement aux bateaux modernes, beaucoup de pointus anciens supportent mal d’être sortis durablement de l’eau. Le bois se déforme, se fend ou se détériore rapidement.

Face à cette menace, des passionnés se mobilisent et obtiennent une autorisation d’occupation temporaire permettant aux bateaux de conserver leur place dans la lagune. Une décision qui a contribué à sauver un patrimoine maritime unique sur le littoral varois.

Aujourd’hui, l’association rassemble plus de 80 adhérents. Certains possèdent leur propre bateau, d’autres viennent simplement donner un coup de main lors des restaurations ou des manifestations organisées tout au long de l’année.

Plus que des bateaux, des histoires de famille

Pour Didier Sophin, président de Lou Capian, ces embarcations représentent bien davantage que de simples objets patrimoniaux.

Des membres du bureau de Lou Capian.

« Tous les jours, des gens s’arrêtent pour les photographier ou les peindre. Ces bateaux font partie du paysage du Brusc. Ils racontent l’histoire des pêcheurs, des familles et du village. »

Chaque pointu possède en effet sa propre histoire. Certains ont traversé plusieurs générations. D’autres continuent encore aujourd’hui à prendre la mer pour la pêche ou les balades dans la baie. Autant de souvenirs flottants qui témoignent d’un mode de vie méditerranéen transmis de père en fils.

Faire découvrir le patrimoine aux jeunes générations

La mission de Lou Capian ne s’arrête pas à la restauration des embarcations. L’association multiplie également les actions de sensibilisation auprès du public.

Des scolaires sont régulièrement accueillis à bord pour découvrir la lagune, les techniques de navigation traditionnelles, le vocabulaire provençal ou encore l’histoire de la pêche locale. Les bénévoles participent également aux Journées européennes du patrimoine et organisent chaque été la traditionnelle Fête des Pointus, rendez-vous incontournable du Brusc.

La renaissance du Notre-Dame du Mont Carmel

 

Crédit photo : Lou Capian. L’embarcation sera visible le 5 juillet prochain lors de la fête des pointus au Brusc.

Parmi les plus belles réussites de l’association figure la restauration du Notre-Dame du Mont Carmel.

Construite en 1910 sur un chantier marseillais pour des pêcheurs siciliens, cette imposante barque de 8,50 mètres a longtemps sillonné les côtes méditerranéennes avant de connaître plusieurs décennies d’abandon.

En 2020, alors que son avenir semble compromis, l’embarcation est offerte à Lou Capian. Après consultation de ses membres, l’association accepte de relever le défi.

Quatre ans de travaux

La restauration mobilise pendant plusieurs années des dizaines de bénévoles, rejoints par les élèves du lycée professionnel de La Coudoulière qui participent à la remise en état du moteur Baudouin d’origine.

L’opération bénéficie également du soutien de la Ville, du Département, de la Région ainsi que de nombreux donateurs privés. Au total, près de 40 000 euros sont réunis pour permettre au bateau de reprendre la mer.

Aujourd’hui entièrement restauré, le Notre-Dame du Mont Carmel est appelé à devenir un véritable ambassadeur du patrimoine maritime local.

« C’est un morceau de mémoire que l’on sauve, un lien entre les générations », résume Didier Sophin.

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Lou Capian, les gardiens des pointus du Brusc

Dans la lagune du Brusc, au cœur d’un site classé Natura 2000, une forêt de mâts et de coques colorées attire chaque jour promeneurs, photographes et amoureux de la Provence. Derrière cette carte postale se cache pourtant un combat discret mené depuis plus de vingt ans par les bénévoles de l’association Lou Capian : préserver les derniers pointus et bettes traditionnels qui font l’identité maritime du village.

Sauver les bateaux pour sauver la mémoire

L’histoire de l’association débute au début des années 2000, lorsque l’interdiction du mouillage sauvage menace directement ces embarcations en bois. Contrairement aux bateaux modernes, beaucoup de pointus anciens supportent mal d’être sortis durablement de l’eau. Le bois se déforme, se fend ou se détériore rapidement.

Face à cette menace, des passionnés se mobilisent et obtiennent une autorisation d’occupation temporaire permettant aux bateaux de conserver leur place dans la lagune. Une décision qui a contribué à sauver un patrimoine maritime unique sur le littoral varois.

Aujourd’hui, l’association rassemble plus de 80 adhérents. Certains possèdent leur propre bateau, d’autres viennent simplement donner un coup de main lors des restaurations ou des manifestations organisées tout au long de l’année.

Plus que des bateaux, des histoires de famille

Pour Didier Sophin, président de Lou Capian, ces embarcations représentent bien davantage que de simples objets patrimoniaux.

Des membres du bureau de Lou Capian.

« Tous les jours, des gens s’arrêtent pour les photographier ou les peindre. Ces bateaux font partie du paysage du Brusc. Ils racontent l’histoire des pêcheurs, des familles et du village. »

Chaque pointu possède en effet sa propre histoire. Certains ont traversé plusieurs générations. D’autres continuent encore aujourd’hui à prendre la mer pour la pêche ou les balades dans la baie. Autant de souvenirs flottants qui témoignent d’un mode de vie méditerranéen transmis de père en fils.

Faire découvrir le patrimoine aux jeunes générations

La mission de Lou Capian ne s’arrête pas à la restauration des embarcations. L’association multiplie également les actions de sensibilisation auprès du public.

Des scolaires sont régulièrement accueillis à bord pour découvrir la lagune, les techniques de navigation traditionnelles, le vocabulaire provençal ou encore l’histoire de la pêche locale. Les bénévoles participent également aux Journées européennes du patrimoine et organisent chaque été la traditionnelle Fête des Pointus, rendez-vous incontournable du Brusc.

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Crédit photo : Lou Capian. L’embarcation sera visible le 5 juillet prochain lors de la fête des pointus au Brusc.

Parmi les plus belles réussites de l’association figure la restauration du Notre-Dame du Mont Carmel.

Construite en 1910 sur un chantier marseillais pour des pêcheurs siciliens, cette imposante barque de 8,50 mètres a longtemps sillonné les côtes méditerranéennes avant de connaître plusieurs décennies d’abandon.

En 2020, alors que son avenir semble compromis, l’embarcation est offerte à Lou Capian. Après consultation de ses membres, l’association accepte de relever le défi.

Quatre ans de travaux

La restauration mobilise pendant plusieurs années des dizaines de bénévoles, rejoints par les élèves du lycée professionnel de La Coudoulière qui participent à la remise en état du moteur Baudouin d’origine.

L’opération bénéficie également du soutien de la Ville, du Département, de la Région ainsi que de nombreux donateurs privés. Au total, près de 40 000 euros sont réunis pour permettre au bateau de reprendre la mer.

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« C’est un morceau de mémoire que l’on sauve, un lien entre les générations », résume Didier Sophin.

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Sauver les bateaux pour sauver la mémoire

L’histoire de l’association débute au début des années 2000, lorsque l’interdiction du mouillage sauvage menace directement ces embarcations en bois. Contrairement aux bateaux modernes, beaucoup de pointus anciens supportent mal d’être sortis durablement de l’eau. Le bois se déforme, se fend ou se détériore rapidement.

Face à cette menace, des passionnés se mobilisent et obtiennent une autorisation d’occupation temporaire permettant aux bateaux de conserver leur place dans la lagune. Une décision qui a contribué à sauver un patrimoine maritime unique sur le littoral varois.

Aujourd’hui, l’association rassemble plus de 80 adhérents. Certains possèdent leur propre bateau, d’autres viennent simplement donner un coup de main lors des restaurations ou des manifestations organisées tout au long de l’année.

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Chaque pointu possède en effet sa propre histoire. Certains ont traversé plusieurs générations. D’autres continuent encore aujourd’hui à prendre la mer pour la pêche ou les balades dans la baie. Autant de souvenirs flottants qui témoignent d’un mode de vie méditerranéen transmis de père en fils.

Faire découvrir le patrimoine aux jeunes générations

La mission de Lou Capian ne s’arrête pas à la restauration des embarcations. L’association multiplie également les actions de sensibilisation auprès du public.

Des scolaires sont régulièrement accueillis à bord pour découvrir la lagune, les techniques de navigation traditionnelles, le vocabulaire provençal ou encore l’histoire de la pêche locale. Les bénévoles participent également aux Journées européennes du patrimoine et organisent chaque été la traditionnelle Fête des Pointus, rendez-vous incontournable du Brusc.

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Parmi les plus belles réussites de l’association figure la restauration du Notre-Dame du Mont Carmel.

Construite en 1910 sur un chantier marseillais pour des pêcheurs siciliens, cette imposante barque de 8,50 mètres a longtemps sillonné les côtes méditerranéennes avant de connaître plusieurs décennies d’abandon.

En 2020, alors que son avenir semble compromis, l’embarcation est offerte à Lou Capian. Après consultation de ses membres, l’association accepte de relever le défi.

Quatre ans de travaux

La restauration mobilise pendant plusieurs années des dizaines de bénévoles, rejoints par les élèves du lycée professionnel de La Coudoulière qui participent à la remise en état du moteur Baudouin d’origine.

L’opération bénéficie également du soutien de la Ville, du Département, de la Région ainsi que de nombreux donateurs privés. Au total, près de 40 000 euros sont réunis pour permettre au bateau de reprendre la mer.

Aujourd’hui entièrement restauré, le Notre-Dame du Mont Carmel est appelé à devenir un véritable ambassadeur du patrimoine maritime local.

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