Après plusieurs semaines de concerts d’exception, la Vague Classique a offert mercredi soir l’une de ses propositions les plus originales avec Les Nuits Fantastiques. Dans le cadre enchanteur de la Maison du Cygne, le harpiste Xavier de Maistre et le comédien Lambert Wilson ont entraîné les spectateurs dans un voyage où musique et littérature se répondaient avec une rare élégance.
Porté par les textes d’Edgar Poe, d’Oscar Wilde ou encore de Leconte de Lisle, le spectacle explorait les territoires du rêve, du mystère et de l’imaginaire. À chaque lecture de Lambert Wilson, la harpe de Xavier de Maistre venait prolonger les émotions, créant un dialogue subtil entre les mots et les notes.
Une parenthèse poétique hors du temps :

Connu du grand public pour ses rôles au cinéma et au théâtre, Lambert Wilson a dévoilé une facette plus confidentielle de son talent. Sa voix profonde et nuancée a donné vie aux récits fantastiques sélectionnés pour cette soirée, captivant un public suspendu à chaque phrase.
À ses côtés, Xavier de Maistre, considéré comme l’un des plus grands harpistes de sa génération, a mis à l’honneur l’œuvre d’Henriette Renié, figure majeure de l’école française de la harpe. Surnommée autrefois « la reine de la harpe », la compositrice a largement contribué à faire reconnaître son instrument comme un véritable soliste de concert.
Les interprétations de la Légende sur Les Elfes ou encore de la Ballade Fantastique ont constitué parmi les moments les plus marquants de la soirée, démontrant toute la richesse expressive d’un instrument souvent méconnu du grand public.
La Vague Classique poursuit son parcours estival :

Cette soirée s’inscrit dans une édition 2026 particulièrement riche de la Vague Classique, qui se déroule du 23 mai au 20 septembre et rassemble plus d’une centaine d’artistes dans plusieurs lieux emblématiques de la commune.
Les festivités se poursuivent dès cette fin de semaine à la Maison du Cygne avec la pianiste Vanessa Wagner vendredi 19 juin, suivie de Jean-Paul Gasparian samedi et d’Arielle Beck dimanche, avant que le festival ne se déploie tout l’été dans les différents sites patrimoniaux de Six-Fours.
Une nouvelle démonstration de la capacité de la Vague Classique à faire dialoguer les disciplines artistiques et à proposer, au-delà des grands récitals, des expériences culturelles singulières qui séduisent un public toujours plus nombreux.












