29.2 C
Toulon
mardi 23 juin 2026
Miditraçage
previous arrow
next arrow

Six-Fours : La Vague Classique et les Nuits Théâtrales reconduites : le débat sur leur coût enflamme le conseil municipal

Entre reconnaissance artistique et bataille des chiffres, majorité et opposition s’affrontent sur l’avenir des grands rendez-vous culturels six-fournais

La culture a occupé une place centrale lors du conseil municipal de Six-Fours-les-Plages, lundi soir à l’Espace Malraux. À l’occasion de deux demandes de subventions adressées au Département du Var pour les éditions 2026 de La Vague Classique et des Nuits Théâtrales de Simone, majorité et opposition se sont livrées à un échange nourri autour de l’avenir de ces manifestations emblématiques.

Un débat qui a permis d’éclaircir un point important : contrairement aux interrogations exprimées, les deux festivals devraient bien être reconduits l’année prochaine. Reste toutefois une profonde divergence sur leur coût réel pour les finances communales.

Des dossiers de subvention qui vantent l’excellence des festivals : 

La discussion s’est ouverte lorsque Fabiola Casagrande, ancienne adjointe à la Culture et figure du développement de ces manifestations, a attiré l’attention de l’assemblée sur le contenu des dossiers transmis au Département du Var.

Pour La Vague Classique, la note de synthèse évoque un festival placé sous le signe de « l’excellence, de la jeunesse et de l’accessibilité » et met en avant une programmation composée de « 28 concerts d’exception ».

Le document souligne également la présence d’artistes internationaux ainsi qu’une politique tarifaire destinée à rendre la musique classique accessible au plus grand nombre.

Même constat pour les Nuits Théâtrales de Simone. Le dossier présenté à l’assemblée décrit « une ambition culturelle forte et accessible à tous », des spectacles du Off d’Avignon « reconnus pour leur qualité artistique » ainsi que « des spectacles d’exception dans un cadre unique ».

Pour Fabiola Casagrande, ces termes témoignent d’une reconnaissance évidente de la qualité des événements régulièrement critiqués par la nouvelle majorité municipale.

L’élue a également relevé qu’aucune référence au chiffre d’un million d’euros, régulièrement avancé par le maire lorsqu’il évoque le coût de La Vague Classique, n’apparaissait dans les documents soumis au Département.

« Je n’ai jamais dit que ce n’était pas qualitatif »

Le député-maire Frédéric Boccaletti a aussitôt répondu en récusant toute contradiction.

« Je n’ai jamais dit que ce n’était pas quelque chose de qualitatif », a-t-il affirmé.

Selon lui, le sujet n’a jamais porté sur la qualité artistique des manifestations mais sur leur coût réel pour la collectivité.

« Vous avez toujours refusé de donner le vrai prix », a lancé l’élu à l’ancienne majorité.

Le maire estime que les montants communiqués jusqu’à présent ne prennent pas en compte l’ensemble des dépenses indirectes supportées par la commune.

Parmi celles-ci, il cite la mobilisation des agents municipaux, les éventuelles heures supplémentaires, les gardiens affectés aux différents sites, la logistique communale ou encore la réservation de l’Espace Malraux lors des soirées où les conditions météorologiques nécessitent un lieu de repli.

« Je ferai le décompte cette année et les Six-Fournais sauront », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter :

« Que ce soit 700 000 euros, 800 000 euros ou un million d’euros, c’est de toute façon beaucoup trop cher. »

Cachets élevés et communication nationale dans le viseur

Le maire a également critiqué certaines dépenses engagées lors des précédentes éditions.

« Vous avez dépensé des milliers d’euros pour que La Vague Classique soit dans la presse parisienne. Pourquoi faire ? »

Frédéric Boccaletti a également évoqué les cachets de certains artistes et les frais d’hébergement associés.

« Les cachets à 15 000 euros la soirée, c’est terminé. Les nuits à 500 ou 800 euros pour les musiciens également. Tout cela avec l’argent de la commune. »

Selon lui, la Vague Classique doit désormais évoluer vers un modèle plus raisonnable financièrement.

Une nouvelle orientation pour la Vague Classique

Malgré ses critiques, le maire a assuré ne pas vouloir mettre fin au festival.

La manifestation devrait être maintenue mais avec une orientation davantage tournée vers les jeunes artistes et les talents émergents.

« La Vague Classique poursuivra son existence mais nous nous appuierons davantage sur les jeunes talents et les musiciens qui ne prennent pas 15 000 euros par soir », a-t-il expliqué.

Les Nuits Théâtrales de Simone également maintenues

Le débat s’est poursuivi autour des Nuits Théâtrales de Simone, dont les premières représentations de l’édition 2026 débutent ce mardi 23 juin.

Fabiola Casagrande, qui est à l’origine de la manifestation qui a déjà trouvé son public, s’est interrogée sur le manque de visibilité concernant l’avenir de cette manifestation qu’elle avait lancée l’an dernier.

Une remarque qui a provoqué une réaction plus vive du maire.

« Est-ce que je fais des choses dans le dos des gens ? Si je ne dis rien, c’est qu’il n’y a rien à dire. Je ne vais pas le supprimer. Arrêtez votre caricature », a-t-il répondu.

Avant de conclure :

« La culture continuera de vivre à Six-Fours. La culture a toute sa place à Six-Fours et aura toujours toute sa place. »

Un débat loin d’être terminé

Si les échanges ont parfois été tendus, ils ont permis d’apporter une clarification importante : La Vague Classique comme les Nuits Théâtrales de Simone devraient bien être reconduites en 2027.

Reste désormais à connaître le coût réel de ces manifestations, un sujet sur lequel la municipalité promet de présenter prochainement ses propres calculs. Un dossier qui, à en juger par les réactions observées lundi soir, est loin d’avoir livré son dernier acte.

D’autres sujets abordés lors de ce conseil municipal feront prochainement l’objet d’articles détaillés.

spot_img
spot_img
spot_img

Six-Fours : La Vague Classique et les Nuits Théâtrales reconduites : le débat sur leur coût enflamme le conseil municipal

Entre reconnaissance artistique et bataille des chiffres, majorité et opposition s’affrontent sur l’avenir des grands rendez-vous culturels six-fournais

La culture a occupé une place centrale lors du conseil municipal de Six-Fours-les-Plages, lundi soir à l’Espace Malraux. À l’occasion de deux demandes de subventions adressées au Département du Var pour les éditions 2026 de La Vague Classique et des Nuits Théâtrales de Simone, majorité et opposition se sont livrées à un échange nourri autour de l’avenir de ces manifestations emblématiques.

Un débat qui a permis d’éclaircir un point important : contrairement aux interrogations exprimées, les deux festivals devraient bien être reconduits l’année prochaine. Reste toutefois une profonde divergence sur leur coût réel pour les finances communales.

Des dossiers de subvention qui vantent l’excellence des festivals : 

La discussion s’est ouverte lorsque Fabiola Casagrande, ancienne adjointe à la Culture et figure du développement de ces manifestations, a attiré l’attention de l’assemblée sur le contenu des dossiers transmis au Département du Var.

Pour La Vague Classique, la note de synthèse évoque un festival placé sous le signe de « l’excellence, de la jeunesse et de l’accessibilité » et met en avant une programmation composée de « 28 concerts d’exception ».

Le document souligne également la présence d’artistes internationaux ainsi qu’une politique tarifaire destinée à rendre la musique classique accessible au plus grand nombre.

Même constat pour les Nuits Théâtrales de Simone. Le dossier présenté à l’assemblée décrit « une ambition culturelle forte et accessible à tous », des spectacles du Off d’Avignon « reconnus pour leur qualité artistique » ainsi que « des spectacles d’exception dans un cadre unique ».

Pour Fabiola Casagrande, ces termes témoignent d’une reconnaissance évidente de la qualité des événements régulièrement critiqués par la nouvelle majorité municipale.

L’élue a également relevé qu’aucune référence au chiffre d’un million d’euros, régulièrement avancé par le maire lorsqu’il évoque le coût de La Vague Classique, n’apparaissait dans les documents soumis au Département.

« Je n’ai jamais dit que ce n’était pas qualitatif »

Le député-maire Frédéric Boccaletti a aussitôt répondu en récusant toute contradiction.

« Je n’ai jamais dit que ce n’était pas quelque chose de qualitatif », a-t-il affirmé.

Selon lui, le sujet n’a jamais porté sur la qualité artistique des manifestations mais sur leur coût réel pour la collectivité.

« Vous avez toujours refusé de donner le vrai prix », a lancé l’élu à l’ancienne majorité.

Le maire estime que les montants communiqués jusqu’à présent ne prennent pas en compte l’ensemble des dépenses indirectes supportées par la commune.

Parmi celles-ci, il cite la mobilisation des agents municipaux, les éventuelles heures supplémentaires, les gardiens affectés aux différents sites, la logistique communale ou encore la réservation de l’Espace Malraux lors des soirées où les conditions météorologiques nécessitent un lieu de repli.

« Je ferai le décompte cette année et les Six-Fournais sauront », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter :

« Que ce soit 700 000 euros, 800 000 euros ou un million d’euros, c’est de toute façon beaucoup trop cher. »

Cachets élevés et communication nationale dans le viseur

Le maire a également critiqué certaines dépenses engagées lors des précédentes éditions.

« Vous avez dépensé des milliers d’euros pour que La Vague Classique soit dans la presse parisienne. Pourquoi faire ? »

Frédéric Boccaletti a également évoqué les cachets de certains artistes et les frais d’hébergement associés.

« Les cachets à 15 000 euros la soirée, c’est terminé. Les nuits à 500 ou 800 euros pour les musiciens également. Tout cela avec l’argent de la commune. »

Selon lui, la Vague Classique doit désormais évoluer vers un modèle plus raisonnable financièrement.

Une nouvelle orientation pour la Vague Classique

Malgré ses critiques, le maire a assuré ne pas vouloir mettre fin au festival.

La manifestation devrait être maintenue mais avec une orientation davantage tournée vers les jeunes artistes et les talents émergents.

« La Vague Classique poursuivra son existence mais nous nous appuierons davantage sur les jeunes talents et les musiciens qui ne prennent pas 15 000 euros par soir », a-t-il expliqué.

Les Nuits Théâtrales de Simone également maintenues

Le débat s’est poursuivi autour des Nuits Théâtrales de Simone, dont les premières représentations de l’édition 2026 débutent ce mardi 23 juin.

Fabiola Casagrande, qui est à l’origine de la manifestation qui a déjà trouvé son public, s’est interrogée sur le manque de visibilité concernant l’avenir de cette manifestation qu’elle avait lancée l’an dernier.

Une remarque qui a provoqué une réaction plus vive du maire.

« Est-ce que je fais des choses dans le dos des gens ? Si je ne dis rien, c’est qu’il n’y a rien à dire. Je ne vais pas le supprimer. Arrêtez votre caricature », a-t-il répondu.

Avant de conclure :

« La culture continuera de vivre à Six-Fours. La culture a toute sa place à Six-Fours et aura toujours toute sa place. »

Un débat loin d’être terminé

Si les échanges ont parfois été tendus, ils ont permis d’apporter une clarification importante : La Vague Classique comme les Nuits Théâtrales de Simone devraient bien être reconduites en 2027.

Reste désormais à connaître le coût réel de ces manifestations, un sujet sur lequel la municipalité promet de présenter prochainement ses propres calculs. Un dossier qui, à en juger par les réactions observées lundi soir, est loin d’avoir livré son dernier acte.

D’autres sujets abordés lors de ce conseil municipal feront prochainement l’objet d’articles détaillés.

Nos derniers articles

Six-Fours : La Vague Classique et les Nuits Théâtrales reconduites : le débat sur leur coût enflamme le conseil municipal

Entre reconnaissance artistique et bataille des chiffres, majorité et opposition s’affrontent sur l’avenir des grands rendez-vous culturels six-fournais

La culture a occupé une place centrale lors du conseil municipal de Six-Fours-les-Plages, lundi soir à l’Espace Malraux. À l’occasion de deux demandes de subventions adressées au Département du Var pour les éditions 2026 de La Vague Classique et des Nuits Théâtrales de Simone, majorité et opposition se sont livrées à un échange nourri autour de l’avenir de ces manifestations emblématiques.

Un débat qui a permis d’éclaircir un point important : contrairement aux interrogations exprimées, les deux festivals devraient bien être reconduits l’année prochaine. Reste toutefois une profonde divergence sur leur coût réel pour les finances communales.

Des dossiers de subvention qui vantent l’excellence des festivals : 

La discussion s’est ouverte lorsque Fabiola Casagrande, ancienne adjointe à la Culture et figure du développement de ces manifestations, a attiré l’attention de l’assemblée sur le contenu des dossiers transmis au Département du Var.

Pour La Vague Classique, la note de synthèse évoque un festival placé sous le signe de « l’excellence, de la jeunesse et de l’accessibilité » et met en avant une programmation composée de « 28 concerts d’exception ».

Le document souligne également la présence d’artistes internationaux ainsi qu’une politique tarifaire destinée à rendre la musique classique accessible au plus grand nombre.

Même constat pour les Nuits Théâtrales de Simone. Le dossier présenté à l’assemblée décrit « une ambition culturelle forte et accessible à tous », des spectacles du Off d’Avignon « reconnus pour leur qualité artistique » ainsi que « des spectacles d’exception dans un cadre unique ».

Pour Fabiola Casagrande, ces termes témoignent d’une reconnaissance évidente de la qualité des événements régulièrement critiqués par la nouvelle majorité municipale.

L’élue a également relevé qu’aucune référence au chiffre d’un million d’euros, régulièrement avancé par le maire lorsqu’il évoque le coût de La Vague Classique, n’apparaissait dans les documents soumis au Département.

« Je n’ai jamais dit que ce n’était pas qualitatif »

Le député-maire Frédéric Boccaletti a aussitôt répondu en récusant toute contradiction.

« Je n’ai jamais dit que ce n’était pas quelque chose de qualitatif », a-t-il affirmé.

Selon lui, le sujet n’a jamais porté sur la qualité artistique des manifestations mais sur leur coût réel pour la collectivité.

« Vous avez toujours refusé de donner le vrai prix », a lancé l’élu à l’ancienne majorité.

Le maire estime que les montants communiqués jusqu’à présent ne prennent pas en compte l’ensemble des dépenses indirectes supportées par la commune.

Parmi celles-ci, il cite la mobilisation des agents municipaux, les éventuelles heures supplémentaires, les gardiens affectés aux différents sites, la logistique communale ou encore la réservation de l’Espace Malraux lors des soirées où les conditions météorologiques nécessitent un lieu de repli.

« Je ferai le décompte cette année et les Six-Fournais sauront », a-t-il déclaré.

Avant d’ajouter :

« Que ce soit 700 000 euros, 800 000 euros ou un million d’euros, c’est de toute façon beaucoup trop cher. »

Cachets élevés et communication nationale dans le viseur

Le maire a également critiqué certaines dépenses engagées lors des précédentes éditions.

« Vous avez dépensé des milliers d’euros pour que La Vague Classique soit dans la presse parisienne. Pourquoi faire ? »

Frédéric Boccaletti a également évoqué les cachets de certains artistes et les frais d’hébergement associés.

« Les cachets à 15 000 euros la soirée, c’est terminé. Les nuits à 500 ou 800 euros pour les musiciens également. Tout cela avec l’argent de la commune. »

Selon lui, la Vague Classique doit désormais évoluer vers un modèle plus raisonnable financièrement.

Une nouvelle orientation pour la Vague Classique

Malgré ses critiques, le maire a assuré ne pas vouloir mettre fin au festival.

La manifestation devrait être maintenue mais avec une orientation davantage tournée vers les jeunes artistes et les talents émergents.

« La Vague Classique poursuivra son existence mais nous nous appuierons davantage sur les jeunes talents et les musiciens qui ne prennent pas 15 000 euros par soir », a-t-il expliqué.

Les Nuits Théâtrales de Simone également maintenues

Le débat s’est poursuivi autour des Nuits Théâtrales de Simone, dont les premières représentations de l’édition 2026 débutent ce mardi 23 juin.

Fabiola Casagrande, qui est à l’origine de la manifestation qui a déjà trouvé son public, s’est interrogée sur le manque de visibilité concernant l’avenir de cette manifestation qu’elle avait lancée l’an dernier.

Une remarque qui a provoqué une réaction plus vive du maire.

« Est-ce que je fais des choses dans le dos des gens ? Si je ne dis rien, c’est qu’il n’y a rien à dire. Je ne vais pas le supprimer. Arrêtez votre caricature », a-t-il répondu.

Avant de conclure :

« La culture continuera de vivre à Six-Fours. La culture a toute sa place à Six-Fours et aura toujours toute sa place. »

Un débat loin d’être terminé

Si les échanges ont parfois été tendus, ils ont permis d’apporter une clarification importante : La Vague Classique comme les Nuits Théâtrales de Simone devraient bien être reconduites en 2027.

Reste désormais à connaître le coût réel de ces manifestations, un sujet sur lequel la municipalité promet de présenter prochainement ses propres calculs. Un dossier qui, à en juger par les réactions observées lundi soir, est loin d’avoir livré son dernier acte.

D’autres sujets abordés lors de ce conseil municipal feront prochainement l’objet d’articles détaillés.

spot_img

Nos derniers articles

spot_img
spot_img

Vous aimez nos articles ?


Abonnez-vous à notre newsletter !