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mardi 21 juillet 2026
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Pourquoi Six-Fours déplace le square Jean-Robert

Le nom de Jean Robert ne disparaîtra pas de la carte de La Seyne-sur-Mer. Bien au contraire. Lors du conseil municipal du 22 juin, les élus ont adopté une délibération prévoyant de transférer le nom du square Jean-Robert et sa stèle commémorative vers le nouvel espace aménagé à proximité du CCAS, avenue Joseph-Raynaud. Une décision qui peut surprendre au premier abord, mais que la municipalité présente comme une manière de redonner à ce lieu de mémoire le respect qu’il mérite.

Le square actuel, situé face au parking Bouillibaye, avait été conçu à l’origine comme un espace réservé aux familles et aux enfants, où les chiens étaient interdits. Selon le maire, Frédéric Boccaletti, cette règle n’a toutefois jamais été réellement respectée.

« Redonner toute sa dignité à ce lieu de mémoire »

En présentant la délibération, le premier magistrat a expliqué que la stèle dédiée au capitaine Jean Robert se retrouvait régulièrement souillée par l’urine des chiens, une situation jugée incompatible avec l’hommage rendu à un officier mort pour la France.

La municipalité a donc choisi de transférer le monument dans le nouveau square, où il bénéficiera d’un environnement davantage propice au recueillement. Cette décision n’a pas été prise à la demande de la famille, mais avec son accord.

L’ancien square, une fois la stèle déplacée, sera officiellement ouvert aux chiens afin d’adapter le règlement aux usages déjà constatés sur place.

Les interrogations de l’opposition concernant les jeux:

Au cours des débats, plusieurs élus de l’opposition se sont interrogés sur le devenir des jeux pour enfants installés dans l’actuel square Jean-Robert.

Frédéric Boccaletti a assuré que les familles ne seraient pas pénalisées. Il a rappelé qu’une aire de jeux existe déjà à proximité immédiate et que le nouveau square situé près du CCAS accueillera également les familles. À terme, la municipalité souhaite donc distinguer les usages : un espace consacré au devoir de mémoire et au recueillement autour de la stèle, et un autre ouvert aux animaux.

Le maire a également annoncé la prochaine réhabilitation d’un autre parc pour enfants situé à proximité du centre-ville.

Un héros mort pour sauver son équipage 

Le capitaine Jean Robert est tombé le 4 juin 1940, en pleine bataille de France.

Commandant une escadrille de reconnaissance de l’Armée de l’air, son avion est attaqué par trois appareils allemands au cours d’une mission dans le nord de la France. Malgré un appareil gravement endommagé, un observateur tué et lui-même grièvement blessé, il parvient à conserver le contrôle de son avion et à rejoindre les lignes françaises, sauvant ainsi son mitrailleur également blessé.

Il succombe à ses blessures peu après l’atterrissage.

Pour cet acte de bravoure, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et reçoit plusieurs citations militaires.

« Je ne garde aucun souvenir de lui »

À 87 ans, son fils continue de faire vivre cette mémoire lors des cérémonies organisées autour de la stèle.

« Je ne garde aucun souvenir de lui. Mon père est mort pour la France, mais pour moi, c’est surtout un vide immense. »

Âgé de seulement 18 mois lorsque son père est tué, il raconte une absence qui a marqué toute son enfance.

« C’était un traumatisme. On a tout fait pour m’éloigner de l’aviation. L’idée que je devienne pilote était inenvisageable. »

Pour lui, les commémorations dépassent l’histoire familiale.

« Cette cérémonie, c’est ma façon de transmettre. Elle rappelle que des hommes sont morts pour la liberté. Et peut-être qu’elle plantera une graine, celle du souvenir ou de l’engagement. »

Cette année, la cérémonie n’a toutefois pas pu se tenir dans les mêmes conditions. Le changement de municipalité et l’indisponibilité de la délégation de la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun, qui porte le nom de Jean Robert depuis 1982, ont empêché son organisation habituelle.

« Ils m’ont fait livrer des fleurs blanches que j’ai déposées sur la stèle. J’ai ensuite relu d’anciens articles de presse consacrés aux cérémonies des années précédentes. »

Il espère désormais que le rendez-vous pourra retrouver son format traditionnel l’an prochain, afin que le sacrifice de son père continue d’être transmis aux nouvelles générations.

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Pourquoi Six-Fours déplace le square Jean-Robert

Le nom de Jean Robert ne disparaîtra pas de la carte de La Seyne-sur-Mer. Bien au contraire. Lors du conseil municipal du 22 juin, les élus ont adopté une délibération prévoyant de transférer le nom du square Jean-Robert et sa stèle commémorative vers le nouvel espace aménagé à proximité du CCAS, avenue Joseph-Raynaud. Une décision qui peut surprendre au premier abord, mais que la municipalité présente comme une manière de redonner à ce lieu de mémoire le respect qu’il mérite.

Le square actuel, situé face au parking Bouillibaye, avait été conçu à l’origine comme un espace réservé aux familles et aux enfants, où les chiens étaient interdits. Selon le maire, Frédéric Boccaletti, cette règle n’a toutefois jamais été réellement respectée.

« Redonner toute sa dignité à ce lieu de mémoire »

En présentant la délibération, le premier magistrat a expliqué que la stèle dédiée au capitaine Jean Robert se retrouvait régulièrement souillée par l’urine des chiens, une situation jugée incompatible avec l’hommage rendu à un officier mort pour la France.

La municipalité a donc choisi de transférer le monument dans le nouveau square, où il bénéficiera d’un environnement davantage propice au recueillement. Cette décision n’a pas été prise à la demande de la famille, mais avec son accord.

L’ancien square, une fois la stèle déplacée, sera officiellement ouvert aux chiens afin d’adapter le règlement aux usages déjà constatés sur place.

Les interrogations de l’opposition concernant les jeux:

Au cours des débats, plusieurs élus de l’opposition se sont interrogés sur le devenir des jeux pour enfants installés dans l’actuel square Jean-Robert.

Frédéric Boccaletti a assuré que les familles ne seraient pas pénalisées. Il a rappelé qu’une aire de jeux existe déjà à proximité immédiate et que le nouveau square situé près du CCAS accueillera également les familles. À terme, la municipalité souhaite donc distinguer les usages : un espace consacré au devoir de mémoire et au recueillement autour de la stèle, et un autre ouvert aux animaux.

Le maire a également annoncé la prochaine réhabilitation d’un autre parc pour enfants situé à proximité du centre-ville.

Un héros mort pour sauver son équipage 

Le capitaine Jean Robert est tombé le 4 juin 1940, en pleine bataille de France.

Commandant une escadrille de reconnaissance de l’Armée de l’air, son avion est attaqué par trois appareils allemands au cours d’une mission dans le nord de la France. Malgré un appareil gravement endommagé, un observateur tué et lui-même grièvement blessé, il parvient à conserver le contrôle de son avion et à rejoindre les lignes françaises, sauvant ainsi son mitrailleur également blessé.

Il succombe à ses blessures peu après l’atterrissage.

Pour cet acte de bravoure, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et reçoit plusieurs citations militaires.

« Je ne garde aucun souvenir de lui »

À 87 ans, son fils continue de faire vivre cette mémoire lors des cérémonies organisées autour de la stèle.

« Je ne garde aucun souvenir de lui. Mon père est mort pour la France, mais pour moi, c’est surtout un vide immense. »

Âgé de seulement 18 mois lorsque son père est tué, il raconte une absence qui a marqué toute son enfance.

« C’était un traumatisme. On a tout fait pour m’éloigner de l’aviation. L’idée que je devienne pilote était inenvisageable. »

Pour lui, les commémorations dépassent l’histoire familiale.

« Cette cérémonie, c’est ma façon de transmettre. Elle rappelle que des hommes sont morts pour la liberté. Et peut-être qu’elle plantera une graine, celle du souvenir ou de l’engagement. »

Cette année, la cérémonie n’a toutefois pas pu se tenir dans les mêmes conditions. Le changement de municipalité et l’indisponibilité de la délégation de la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun, qui porte le nom de Jean Robert depuis 1982, ont empêché son organisation habituelle.

« Ils m’ont fait livrer des fleurs blanches que j’ai déposées sur la stèle. J’ai ensuite relu d’anciens articles de presse consacrés aux cérémonies des années précédentes. »

Il espère désormais que le rendez-vous pourra retrouver son format traditionnel l’an prochain, afin que le sacrifice de son père continue d’être transmis aux nouvelles générations.

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Pourquoi Six-Fours déplace le square Jean-Robert

Le nom de Jean Robert ne disparaîtra pas de la carte de La Seyne-sur-Mer. Bien au contraire. Lors du conseil municipal du 22 juin, les élus ont adopté une délibération prévoyant de transférer le nom du square Jean-Robert et sa stèle commémorative vers le nouvel espace aménagé à proximité du CCAS, avenue Joseph-Raynaud. Une décision qui peut surprendre au premier abord, mais que la municipalité présente comme une manière de redonner à ce lieu de mémoire le respect qu’il mérite.

Le square actuel, situé face au parking Bouillibaye, avait été conçu à l’origine comme un espace réservé aux familles et aux enfants, où les chiens étaient interdits. Selon le maire, Frédéric Boccaletti, cette règle n’a toutefois jamais été réellement respectée.

« Redonner toute sa dignité à ce lieu de mémoire »

En présentant la délibération, le premier magistrat a expliqué que la stèle dédiée au capitaine Jean Robert se retrouvait régulièrement souillée par l’urine des chiens, une situation jugée incompatible avec l’hommage rendu à un officier mort pour la France.

La municipalité a donc choisi de transférer le monument dans le nouveau square, où il bénéficiera d’un environnement davantage propice au recueillement. Cette décision n’a pas été prise à la demande de la famille, mais avec son accord.

L’ancien square, une fois la stèle déplacée, sera officiellement ouvert aux chiens afin d’adapter le règlement aux usages déjà constatés sur place.

Les interrogations de l’opposition concernant les jeux:

Au cours des débats, plusieurs élus de l’opposition se sont interrogés sur le devenir des jeux pour enfants installés dans l’actuel square Jean-Robert.

Frédéric Boccaletti a assuré que les familles ne seraient pas pénalisées. Il a rappelé qu’une aire de jeux existe déjà à proximité immédiate et que le nouveau square situé près du CCAS accueillera également les familles. À terme, la municipalité souhaite donc distinguer les usages : un espace consacré au devoir de mémoire et au recueillement autour de la stèle, et un autre ouvert aux animaux.

Le maire a également annoncé la prochaine réhabilitation d’un autre parc pour enfants situé à proximité du centre-ville.

Un héros mort pour sauver son équipage 

Le capitaine Jean Robert est tombé le 4 juin 1940, en pleine bataille de France.

Commandant une escadrille de reconnaissance de l’Armée de l’air, son avion est attaqué par trois appareils allemands au cours d’une mission dans le nord de la France. Malgré un appareil gravement endommagé, un observateur tué et lui-même grièvement blessé, il parvient à conserver le contrôle de son avion et à rejoindre les lignes françaises, sauvant ainsi son mitrailleur également blessé.

Il succombe à ses blessures peu après l’atterrissage.

Pour cet acte de bravoure, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et reçoit plusieurs citations militaires.

« Je ne garde aucun souvenir de lui »

À 87 ans, son fils continue de faire vivre cette mémoire lors des cérémonies organisées autour de la stèle.

« Je ne garde aucun souvenir de lui. Mon père est mort pour la France, mais pour moi, c’est surtout un vide immense. »

Âgé de seulement 18 mois lorsque son père est tué, il raconte une absence qui a marqué toute son enfance.

« C’était un traumatisme. On a tout fait pour m’éloigner de l’aviation. L’idée que je devienne pilote était inenvisageable. »

Pour lui, les commémorations dépassent l’histoire familiale.

« Cette cérémonie, c’est ma façon de transmettre. Elle rappelle que des hommes sont morts pour la liberté. Et peut-être qu’elle plantera une graine, celle du souvenir ou de l’engagement. »

Cette année, la cérémonie n’a toutefois pas pu se tenir dans les mêmes conditions. Le changement de municipalité et l’indisponibilité de la délégation de la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun, qui porte le nom de Jean Robert depuis 1982, ont empêché son organisation habituelle.

« Ils m’ont fait livrer des fleurs blanches que j’ai déposées sur la stèle. J’ai ensuite relu d’anciens articles de presse consacrés aux cérémonies des années précédentes. »

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Le square actuel, situé face au parking Bouillibaye, avait été conçu à l’origine comme un espace réservé aux familles et aux enfants, où les chiens étaient interdits. Selon le maire, Frédéric Boccaletti, cette règle n’a toutefois jamais été réellement respectée.

« Redonner toute sa dignité à ce lieu de mémoire »

En présentant la délibération, le premier magistrat a expliqué que la stèle dédiée au capitaine Jean Robert se retrouvait régulièrement souillée par l’urine des chiens, une situation jugée incompatible avec l’hommage rendu à un officier mort pour la France.

La municipalité a donc choisi de transférer le monument dans le nouveau square, où il bénéficiera d’un environnement davantage propice au recueillement. Cette décision n’a pas été prise à la demande de la famille, mais avec son accord.

L’ancien square, une fois la stèle déplacée, sera officiellement ouvert aux chiens afin d’adapter le règlement aux usages déjà constatés sur place.

Les interrogations de l’opposition concernant les jeux:

Au cours des débats, plusieurs élus de l’opposition se sont interrogés sur le devenir des jeux pour enfants installés dans l’actuel square Jean-Robert.

Frédéric Boccaletti a assuré que les familles ne seraient pas pénalisées. Il a rappelé qu’une aire de jeux existe déjà à proximité immédiate et que le nouveau square situé près du CCAS accueillera également les familles. À terme, la municipalité souhaite donc distinguer les usages : un espace consacré au devoir de mémoire et au recueillement autour de la stèle, et un autre ouvert aux animaux.

Le maire a également annoncé la prochaine réhabilitation d’un autre parc pour enfants situé à proximité du centre-ville.

Un héros mort pour sauver son équipage 

Le capitaine Jean Robert est tombé le 4 juin 1940, en pleine bataille de France.

Commandant une escadrille de reconnaissance de l’Armée de l’air, son avion est attaqué par trois appareils allemands au cours d’une mission dans le nord de la France. Malgré un appareil gravement endommagé, un observateur tué et lui-même grièvement blessé, il parvient à conserver le contrôle de son avion et à rejoindre les lignes françaises, sauvant ainsi son mitrailleur également blessé.

Il succombe à ses blessures peu après l’atterrissage.

Pour cet acte de bravoure, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et reçoit plusieurs citations militaires.

« Je ne garde aucun souvenir de lui »

À 87 ans, son fils continue de faire vivre cette mémoire lors des cérémonies organisées autour de la stèle.

« Je ne garde aucun souvenir de lui. Mon père est mort pour la France, mais pour moi, c’est surtout un vide immense. »

Âgé de seulement 18 mois lorsque son père est tué, il raconte une absence qui a marqué toute son enfance.

« C’était un traumatisme. On a tout fait pour m’éloigner de l’aviation. L’idée que je devienne pilote était inenvisageable. »

Pour lui, les commémorations dépassent l’histoire familiale.

« Cette cérémonie, c’est ma façon de transmettre. Elle rappelle que des hommes sont morts pour la liberté. Et peut-être qu’elle plantera une graine, celle du souvenir ou de l’engagement. »

Cette année, la cérémonie n’a toutefois pas pu se tenir dans les mêmes conditions. Le changement de municipalité et l’indisponibilité de la délégation de la base aérienne 942 de Lyon Mont-Verdun, qui porte le nom de Jean Robert depuis 1982, ont empêché son organisation habituelle.

« Ils m’ont fait livrer des fleurs blanches que j’ai déposées sur la stèle. J’ai ensuite relu d’anciens articles de presse consacrés aux cérémonies des années précédentes. »

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