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mardi 8 septembre 2026
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Les joutes toujours bien ancrées à La Seyne

Cannes, Sanary, Saint-Raphaël et Saint-Mandrier se sont partagé les victoires dimanche lors de la Coupe Côte d’Azur organisée dans le port de La Seyne. Une compétition qui prolonge une tradition locale déjà bien installée à la fin du XIXe siècle.

Quatre clubs au palmarès

La Coupe Côte d’Azur de joutes provençales s’est disputée dimanche 6 septembre quai de la Marine.

Cannes s’impose chez les cadets et les juniors. Sanary décroche les victoires chez les benjamins et les minimes. Chez les féminines, Saint-Raphaël remporte les deux catégories, moins de 15 ans et plus de 15 ans. Enfin, Saint-Mandrier prend la première place chez les seniors.

Au-delà du classement, la journée s’inscrit dans une histoire ancienne. À La Seyne, les joutes sont documentées depuis plus de 130 ans.

Déjà 43 jouteurs en 1888

En 1888, elles figurent au programme de la grande fête locale. Cette année-là, 43 concurrents prennent part au tournoi. Quelques années plus tard, certains concours atteignent jusqu’à 80 participants, avant de retomber à 25 en 1902.

Les festivités attirent alors plusieurs milliers de personnes, venues de La Seyne, mais aussi de Toulon et des environs.

Les récompenses évoluent elles aussi. Aux foulards et petits lots distribués lors des premières fêtes succèdent progressivement des prix en argent, suffisants pour attirer les meilleurs jouteurs de la rade.

Huit rameurs pour lancer les targaïres

À l’époque, les jouteurs sont appelés les targaïres. Debout sur leur tintaine, ils cherchent déjà à faire tomber leur adversaire à l’aide d’une lance.

Mais les embarcations ne sont pas encore motorisées : huit rameurs sont nécessaires dans chaque bateau pour lancer les deux adversaires l’un contre l’autre. Les canots motorisés apparaissent progressivement à partir de 1911.

Les pratiquants viennent alors en grande partie du monde maritime : pêcheurs, bateliers ou lesteurs de la rade.

Des canards, et parfois des cochons

Les joutes ne sont qu’un élément des grandes fêtes populaires. Autour du port, on organise aussi régates, concours de natation, boules, lutte, boxe française, courses d’ânes ou mât de cocagne.

Certaines épreuves sont aujourd’hui beaucoup plus difficiles à imaginer : des canards sont lâchés dans l’eau pendant des courses à la nage. Les sources évoquent même, plus rarement, des cochons.

Les joutes elles-mêmes peuvent alors prendre une forme carnavalesque, avant de devenir progressivement une discipline sportive codifiée.

Deux bateaux de huit mètres depuis 2024

La pratique actuelle a aussi connu un nouveau tournant en 2024. La Société nautique de la Petite Mer a acquis auprès du club de l’Estaque deux anciennes bettes marseillaises en acajou, longues de 8 mètres pour 2,50 mètres de large, équipées de leur tintaine.

Jusqu’alors, les Seynois utilisaient notamment des embarcations prêtées par Saint-Mandrier.

Des 43 concurrents de 1888 à la Coupe Côte d’Azur 2026, les bateaux et les règles ont évolué. Le principe, lui, reste le même : rester debout quand l’autre tombe à l’eau.

Toutes les photos sur les réseaux sociaux.

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Les joutes toujours bien ancrées à La Seyne

Cannes, Sanary, Saint-Raphaël et Saint-Mandrier se sont partagé les victoires dimanche lors de la Coupe Côte d’Azur organisée dans le port de La Seyne. Une compétition qui prolonge une tradition locale déjà bien installée à la fin du XIXe siècle.

Quatre clubs au palmarès

La Coupe Côte d’Azur de joutes provençales s’est disputée dimanche 6 septembre quai de la Marine.

Cannes s’impose chez les cadets et les juniors. Sanary décroche les victoires chez les benjamins et les minimes. Chez les féminines, Saint-Raphaël remporte les deux catégories, moins de 15 ans et plus de 15 ans. Enfin, Saint-Mandrier prend la première place chez les seniors.

Au-delà du classement, la journée s’inscrit dans une histoire ancienne. À La Seyne, les joutes sont documentées depuis plus de 130 ans.

Déjà 43 jouteurs en 1888

En 1888, elles figurent au programme de la grande fête locale. Cette année-là, 43 concurrents prennent part au tournoi. Quelques années plus tard, certains concours atteignent jusqu’à 80 participants, avant de retomber à 25 en 1902.

Les festivités attirent alors plusieurs milliers de personnes, venues de La Seyne, mais aussi de Toulon et des environs.

Les récompenses évoluent elles aussi. Aux foulards et petits lots distribués lors des premières fêtes succèdent progressivement des prix en argent, suffisants pour attirer les meilleurs jouteurs de la rade.

Huit rameurs pour lancer les targaïres

À l’époque, les jouteurs sont appelés les targaïres. Debout sur leur tintaine, ils cherchent déjà à faire tomber leur adversaire à l’aide d’une lance.

Mais les embarcations ne sont pas encore motorisées : huit rameurs sont nécessaires dans chaque bateau pour lancer les deux adversaires l’un contre l’autre. Les canots motorisés apparaissent progressivement à partir de 1911.

Les pratiquants viennent alors en grande partie du monde maritime : pêcheurs, bateliers ou lesteurs de la rade.

Des canards, et parfois des cochons

Les joutes ne sont qu’un élément des grandes fêtes populaires. Autour du port, on organise aussi régates, concours de natation, boules, lutte, boxe française, courses d’ânes ou mât de cocagne.

Certaines épreuves sont aujourd’hui beaucoup plus difficiles à imaginer : des canards sont lâchés dans l’eau pendant des courses à la nage. Les sources évoquent même, plus rarement, des cochons.

Les joutes elles-mêmes peuvent alors prendre une forme carnavalesque, avant de devenir progressivement une discipline sportive codifiée.

Deux bateaux de huit mètres depuis 2024

La pratique actuelle a aussi connu un nouveau tournant en 2024. La Société nautique de la Petite Mer a acquis auprès du club de l’Estaque deux anciennes bettes marseillaises en acajou, longues de 8 mètres pour 2,50 mètres de large, équipées de leur tintaine.

Jusqu’alors, les Seynois utilisaient notamment des embarcations prêtées par Saint-Mandrier.

Des 43 concurrents de 1888 à la Coupe Côte d’Azur 2026, les bateaux et les règles ont évolué. Le principe, lui, reste le même : rester debout quand l’autre tombe à l’eau.

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Les joutes toujours bien ancrées à La Seyne

Cannes, Sanary, Saint-Raphaël et Saint-Mandrier se sont partagé les victoires dimanche lors de la Coupe Côte d’Azur organisée dans le port de La Seyne. Une compétition qui prolonge une tradition locale déjà bien installée à la fin du XIXe siècle.

Quatre clubs au palmarès

La Coupe Côte d’Azur de joutes provençales s’est disputée dimanche 6 septembre quai de la Marine.

Cannes s’impose chez les cadets et les juniors. Sanary décroche les victoires chez les benjamins et les minimes. Chez les féminines, Saint-Raphaël remporte les deux catégories, moins de 15 ans et plus de 15 ans. Enfin, Saint-Mandrier prend la première place chez les seniors.

Au-delà du classement, la journée s’inscrit dans une histoire ancienne. À La Seyne, les joutes sont documentées depuis plus de 130 ans.

Déjà 43 jouteurs en 1888

En 1888, elles figurent au programme de la grande fête locale. Cette année-là, 43 concurrents prennent part au tournoi. Quelques années plus tard, certains concours atteignent jusqu’à 80 participants, avant de retomber à 25 en 1902.

Les festivités attirent alors plusieurs milliers de personnes, venues de La Seyne, mais aussi de Toulon et des environs.

Les récompenses évoluent elles aussi. Aux foulards et petits lots distribués lors des premières fêtes succèdent progressivement des prix en argent, suffisants pour attirer les meilleurs jouteurs de la rade.

Huit rameurs pour lancer les targaïres

À l’époque, les jouteurs sont appelés les targaïres. Debout sur leur tintaine, ils cherchent déjà à faire tomber leur adversaire à l’aide d’une lance.

Mais les embarcations ne sont pas encore motorisées : huit rameurs sont nécessaires dans chaque bateau pour lancer les deux adversaires l’un contre l’autre. Les canots motorisés apparaissent progressivement à partir de 1911.

Les pratiquants viennent alors en grande partie du monde maritime : pêcheurs, bateliers ou lesteurs de la rade.

Des canards, et parfois des cochons

Les joutes ne sont qu’un élément des grandes fêtes populaires. Autour du port, on organise aussi régates, concours de natation, boules, lutte, boxe française, courses d’ânes ou mât de cocagne.

Certaines épreuves sont aujourd’hui beaucoup plus difficiles à imaginer : des canards sont lâchés dans l’eau pendant des courses à la nage. Les sources évoquent même, plus rarement, des cochons.

Les joutes elles-mêmes peuvent alors prendre une forme carnavalesque, avant de devenir progressivement une discipline sportive codifiée.

Deux bateaux de huit mètres depuis 2024

La pratique actuelle a aussi connu un nouveau tournant en 2024. La Société nautique de la Petite Mer a acquis auprès du club de l’Estaque deux anciennes bettes marseillaises en acajou, longues de 8 mètres pour 2,50 mètres de large, équipées de leur tintaine.

Jusqu’alors, les Seynois utilisaient notamment des embarcations prêtées par Saint-Mandrier.

Des 43 concurrents de 1888 à la Coupe Côte d’Azur 2026, les bateaux et les règles ont évolué. Le principe, lui, reste le même : rester debout quand l’autre tombe à l’eau.

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Cannes, Sanary, Saint-Raphaël et Saint-Mandrier se sont partagé les victoires dimanche lors de la Coupe Côte d’Azur organisée dans le port de La Seyne. Une compétition qui prolonge une tradition locale déjà bien installée à la fin du XIXe siècle.

Quatre clubs au palmarès

La Coupe Côte d’Azur de joutes provençales s’est disputée dimanche 6 septembre quai de la Marine.

Cannes s’impose chez les cadets et les juniors. Sanary décroche les victoires chez les benjamins et les minimes. Chez les féminines, Saint-Raphaël remporte les deux catégories, moins de 15 ans et plus de 15 ans. Enfin, Saint-Mandrier prend la première place chez les seniors.

Au-delà du classement, la journée s’inscrit dans une histoire ancienne. À La Seyne, les joutes sont documentées depuis plus de 130 ans.

Déjà 43 jouteurs en 1888

En 1888, elles figurent au programme de la grande fête locale. Cette année-là, 43 concurrents prennent part au tournoi. Quelques années plus tard, certains concours atteignent jusqu’à 80 participants, avant de retomber à 25 en 1902.

Les festivités attirent alors plusieurs milliers de personnes, venues de La Seyne, mais aussi de Toulon et des environs.

Les récompenses évoluent elles aussi. Aux foulards et petits lots distribués lors des premières fêtes succèdent progressivement des prix en argent, suffisants pour attirer les meilleurs jouteurs de la rade.

Huit rameurs pour lancer les targaïres

À l’époque, les jouteurs sont appelés les targaïres. Debout sur leur tintaine, ils cherchent déjà à faire tomber leur adversaire à l’aide d’une lance.

Mais les embarcations ne sont pas encore motorisées : huit rameurs sont nécessaires dans chaque bateau pour lancer les deux adversaires l’un contre l’autre. Les canots motorisés apparaissent progressivement à partir de 1911.

Les pratiquants viennent alors en grande partie du monde maritime : pêcheurs, bateliers ou lesteurs de la rade.

Des canards, et parfois des cochons

Les joutes ne sont qu’un élément des grandes fêtes populaires. Autour du port, on organise aussi régates, concours de natation, boules, lutte, boxe française, courses d’ânes ou mât de cocagne.

Certaines épreuves sont aujourd’hui beaucoup plus difficiles à imaginer : des canards sont lâchés dans l’eau pendant des courses à la nage. Les sources évoquent même, plus rarement, des cochons.

Les joutes elles-mêmes peuvent alors prendre une forme carnavalesque, avant de devenir progressivement une discipline sportive codifiée.

Deux bateaux de huit mètres depuis 2024

La pratique actuelle a aussi connu un nouveau tournant en 2024. La Société nautique de la Petite Mer a acquis auprès du club de l’Estaque deux anciennes bettes marseillaises en acajou, longues de 8 mètres pour 2,50 mètres de large, équipées de leur tintaine.

Jusqu’alors, les Seynois utilisaient notamment des embarcations prêtées par Saint-Mandrier.

Des 43 concurrents de 1888 à la Coupe Côte d’Azur 2026, les bateaux et les règles ont évolué. Le principe, lui, reste le même : rester debout quand l’autre tombe à l’eau.

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