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samedi 17 octobre 2026
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« Protéger les professeurs, c’est protéger la France » : l’hommage de Six-Fours

Ce samedi matin, alors que le marché battait son plein à Six-Fours, élus, enseignants, élèves, représentants de l’Éducation nationale et porte-drapeaux se sont réunis sur le parvis de l’hôtel de ville pour rendre hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard. En présence notamment de la conseillère départementale Séverine Mathivet, de représentants des Palmes académiques et de la Philharmonique La Six-Fournaise, le maire Frédéric Boccaletti a prononcé un discours mêlant devoir de mémoire, défense des enseignants et prises de position politiques.

Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué le 16 octobre 2020, et trois ans après celui de Dominique Bernard, professeur de lettres assassiné le 13 octobre 2023 à Arras, l’hommage conserve une résonance particulière. Devant les personnes rassemblées ce samedi matin, Frédéric Boccaletti a rappelé ce qui réunissait les deux enseignants : « Ils avaient fait le choix de transmettre. Ils avaient fait le choix de l’École. Ils avaient fait le choix de la République. Et c’est pour cela qu’ils ont été tués lâchement. »

Le maire a également rappelé les circonstances de leur mort. Samuel Paty avait été pris pour cible après avoir enseigné la liberté d’expression et la laïcité. Dominique Bernard avait été tué en tentant de s’interposer face à un assaillant dans son établissement. « L’un fut désigné comme une cible parce qu’il enseignait ; l’autre est tombé en héros en protégeant les siens. » Au-delà de leurs parcours, c’est la portée de ces assassinats qu’il a souhaité souligner : « À travers eux, c’est l’École qui était visée. C’est la liberté de conscience qui était visée. C’est notre civilisation qui était visée. »

« Sans amalgame, mais sans faiblesse » :

Le discours a rapidement dépassé le seul cadre de la commémoration pour aborder la menace terroriste et la réponse que doit lui opposer la République. « Il faut avoir le courage de nommer les choses », a déclaré Frédéric Boccaletti, rappelant que les deux professeurs avaient été victimes du terrorisme islamiste. Une idéologie qu’il a qualifiée de « totalitaire », accusée d’instrumentaliser la religion pour « justifier le meurtre, soumettre les consciences, intimider les citoyens et faire reculer les lois de la République ».

Le maire a également évoqué les 274 personnes tuées dans des attentats terroristes en France depuis 2012, selon la Direction générale de la sécurité intérieure. Pour lui, la lutte contre le terrorisme suppose aussi de s’attaquer aux discours et aux idéologies qui favorisent la radicalisation. « Notre devoir est de combattre les idéologies qui nourrissent la haine et légitiment la violence », a-t-il affirmé, avant de résumer sa position en quelques mots : « Sans amalgame, mais sans faiblesse. » Il a rappelé que si la République garantit la liberté de croyance, elle ne peut accepter qu’un fanatisme cherche à imposer ses règles par la peur.

.

Une mise en cause directe de responsables politiques : 

C’est sur ce terrain que le discours a pris une tournure plus politique. Frédéric Boccaletti a explicitement visé les dirigeants de La France insoumise : « Je condamne les ambiguïtés des dirigeants de La France insoumise face au terrorisme islamiste. Ils brouillent une frontière qui devrait pourtant nous rassembler sans réserve. Ce brouillage est une faute politique et morale. » Il a poursuivi en affirmant qu’« aucune cause, aucune colère, aucun calcul électoral ne peut justifier que l’on minimise l’assassinat de civils ».

Le maire a également dénoncé « la lâcheté de certains politiques qui ont préféré le pas de vague plutôt que de soutenir un professeur ». Une critique qui soulève la question de la responsabilité des institutions et des responsables publics lorsque des enseignants se retrouvent confrontés à des contestations, des pressions ou des menaces dans l’exercice de leur métier.

Élargissant son propos, Frédéric Boccaletti a aussi mis en garde contre la banalisation de la violence politique. « Elle progresse quand la haine remplace l’argument, quand l’invective remplace le débat, quand les menaces prétendent faire taire ceux qui ne pensent pas comme vous », a-t-il déclaré, appelant à refuser les fanatismes et les violences visant les institutions comme celles et ceux qui servent le bien commun.

Ne pas laisser les enseignants seuls face aux intimidations : 

Au cœur de cette intervention, la place de l’École et la protection de ceux qui y enseignent sont revenues comme un fil conducteur. « L’École est le lieu où la France apprend à ses enfants à lire, à penser, à débattre, à distinguer le savoir de l’ignorance, la vérité de la manipulation, la liberté de la soumission », a rappelé le maire.

Pour Frédéric Boccaletti, défendre les enseignants revient à défendre les fondements mêmes de la République. « Protéger les professeurs, c’est protéger la France. Soutenir leur autorité, c’est soutenir l’avenir de notre pays. Leur permettre d’enseigner sans crainte, c’est refuser que la peur entre dans les salles de classe. » Il a appelé à une réponse fondée sur l’autorité de l’État, de la loi, de l’École et des parents, estimant que « la réponse ne peut être ni le déni, ni l’excuse, ni la lâcheté ».

Le discours s’est ensuite adressé, plus largement, à celles et ceux qui poursuivent chaque jour leur mission éducative malgré les difficultés et les pressions. « À ceux qui veulent faire taire les professeurs, nous répondons : nous les soutiendrons. À ceux qui veulent imposer la peur, nous répondons : la France ne reculera pas. »

Au-delà de la cérémonie, un engagement :

En conclusion, le maire a tenu à rappeler que cet hommage s’adressait aussi aux familles des deux victimes, à leurs proches, à leurs collègues et à leurs élèves. Mais il a surtout insisté sur la nécessité de ne pas réduire leur mémoire à un rendez-vous commémoratif. « Notre hommage ne saurait être seulement une émotion annuelle. Il doit être un engagement. »

Un engagement qu’il a décliné autour de plusieurs principes, dont celui de « ne jamais laisser l’École seule face aux intimidations ».

C’est sur cette responsabilité collective que s’est achevé l’hommage rendu ce samedi matin à Six-Fours. Avec, pour derniers mots adressés à la mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard : « Nous leur devons le souvenir. Nous leur devons la vérité. Nous leur devons le courage. »

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« Protéger les professeurs, c’est protéger la France » : l’hommage de Six-Fours

Ce samedi matin, alors que le marché battait son plein à Six-Fours, élus, enseignants, élèves, représentants de l’Éducation nationale et porte-drapeaux se sont réunis sur le parvis de l’hôtel de ville pour rendre hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard. En présence notamment de la conseillère départementale Séverine Mathivet, de représentants des Palmes académiques et de la Philharmonique La Six-Fournaise, le maire Frédéric Boccaletti a prononcé un discours mêlant devoir de mémoire, défense des enseignants et prises de position politiques.

Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué le 16 octobre 2020, et trois ans après celui de Dominique Bernard, professeur de lettres assassiné le 13 octobre 2023 à Arras, l’hommage conserve une résonance particulière. Devant les personnes rassemblées ce samedi matin, Frédéric Boccaletti a rappelé ce qui réunissait les deux enseignants : « Ils avaient fait le choix de transmettre. Ils avaient fait le choix de l’École. Ils avaient fait le choix de la République. Et c’est pour cela qu’ils ont été tués lâchement. »

Le maire a également rappelé les circonstances de leur mort. Samuel Paty avait été pris pour cible après avoir enseigné la liberté d’expression et la laïcité. Dominique Bernard avait été tué en tentant de s’interposer face à un assaillant dans son établissement. « L’un fut désigné comme une cible parce qu’il enseignait ; l’autre est tombé en héros en protégeant les siens. » Au-delà de leurs parcours, c’est la portée de ces assassinats qu’il a souhaité souligner : « À travers eux, c’est l’École qui était visée. C’est la liberté de conscience qui était visée. C’est notre civilisation qui était visée. »

« Sans amalgame, mais sans faiblesse » :

Le discours a rapidement dépassé le seul cadre de la commémoration pour aborder la menace terroriste et la réponse que doit lui opposer la République. « Il faut avoir le courage de nommer les choses », a déclaré Frédéric Boccaletti, rappelant que les deux professeurs avaient été victimes du terrorisme islamiste. Une idéologie qu’il a qualifiée de « totalitaire », accusée d’instrumentaliser la religion pour « justifier le meurtre, soumettre les consciences, intimider les citoyens et faire reculer les lois de la République ».

Le maire a également évoqué les 274 personnes tuées dans des attentats terroristes en France depuis 2012, selon la Direction générale de la sécurité intérieure. Pour lui, la lutte contre le terrorisme suppose aussi de s’attaquer aux discours et aux idéologies qui favorisent la radicalisation. « Notre devoir est de combattre les idéologies qui nourrissent la haine et légitiment la violence », a-t-il affirmé, avant de résumer sa position en quelques mots : « Sans amalgame, mais sans faiblesse. » Il a rappelé que si la République garantit la liberté de croyance, elle ne peut accepter qu’un fanatisme cherche à imposer ses règles par la peur.

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Une mise en cause directe de responsables politiques : 

C’est sur ce terrain que le discours a pris une tournure plus politique. Frédéric Boccaletti a explicitement visé les dirigeants de La France insoumise : « Je condamne les ambiguïtés des dirigeants de La France insoumise face au terrorisme islamiste. Ils brouillent une frontière qui devrait pourtant nous rassembler sans réserve. Ce brouillage est une faute politique et morale. » Il a poursuivi en affirmant qu’« aucune cause, aucune colère, aucun calcul électoral ne peut justifier que l’on minimise l’assassinat de civils ».

Le maire a également dénoncé « la lâcheté de certains politiques qui ont préféré le pas de vague plutôt que de soutenir un professeur ». Une critique qui soulève la question de la responsabilité des institutions et des responsables publics lorsque des enseignants se retrouvent confrontés à des contestations, des pressions ou des menaces dans l’exercice de leur métier.

Élargissant son propos, Frédéric Boccaletti a aussi mis en garde contre la banalisation de la violence politique. « Elle progresse quand la haine remplace l’argument, quand l’invective remplace le débat, quand les menaces prétendent faire taire ceux qui ne pensent pas comme vous », a-t-il déclaré, appelant à refuser les fanatismes et les violences visant les institutions comme celles et ceux qui servent le bien commun.

Ne pas laisser les enseignants seuls face aux intimidations : 

Au cœur de cette intervention, la place de l’École et la protection de ceux qui y enseignent sont revenues comme un fil conducteur. « L’École est le lieu où la France apprend à ses enfants à lire, à penser, à débattre, à distinguer le savoir de l’ignorance, la vérité de la manipulation, la liberté de la soumission », a rappelé le maire.

Pour Frédéric Boccaletti, défendre les enseignants revient à défendre les fondements mêmes de la République. « Protéger les professeurs, c’est protéger la France. Soutenir leur autorité, c’est soutenir l’avenir de notre pays. Leur permettre d’enseigner sans crainte, c’est refuser que la peur entre dans les salles de classe. » Il a appelé à une réponse fondée sur l’autorité de l’État, de la loi, de l’École et des parents, estimant que « la réponse ne peut être ni le déni, ni l’excuse, ni la lâcheté ».

Le discours s’est ensuite adressé, plus largement, à celles et ceux qui poursuivent chaque jour leur mission éducative malgré les difficultés et les pressions. « À ceux qui veulent faire taire les professeurs, nous répondons : nous les soutiendrons. À ceux qui veulent imposer la peur, nous répondons : la France ne reculera pas. »

Au-delà de la cérémonie, un engagement :

En conclusion, le maire a tenu à rappeler que cet hommage s’adressait aussi aux familles des deux victimes, à leurs proches, à leurs collègues et à leurs élèves. Mais il a surtout insisté sur la nécessité de ne pas réduire leur mémoire à un rendez-vous commémoratif. « Notre hommage ne saurait être seulement une émotion annuelle. Il doit être un engagement. »

Un engagement qu’il a décliné autour de plusieurs principes, dont celui de « ne jamais laisser l’École seule face aux intimidations ».

C’est sur cette responsabilité collective que s’est achevé l’hommage rendu ce samedi matin à Six-Fours. Avec, pour derniers mots adressés à la mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard : « Nous leur devons le souvenir. Nous leur devons la vérité. Nous leur devons le courage. »

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« Protéger les professeurs, c’est protéger la France » : l’hommage de Six-Fours

Ce samedi matin, alors que le marché battait son plein à Six-Fours, élus, enseignants, élèves, représentants de l’Éducation nationale et porte-drapeaux se sont réunis sur le parvis de l’hôtel de ville pour rendre hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard. En présence notamment de la conseillère départementale Séverine Mathivet, de représentants des Palmes académiques et de la Philharmonique La Six-Fournaise, le maire Frédéric Boccaletti a prononcé un discours mêlant devoir de mémoire, défense des enseignants et prises de position politiques.

Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué le 16 octobre 2020, et trois ans après celui de Dominique Bernard, professeur de lettres assassiné le 13 octobre 2023 à Arras, l’hommage conserve une résonance particulière. Devant les personnes rassemblées ce samedi matin, Frédéric Boccaletti a rappelé ce qui réunissait les deux enseignants : « Ils avaient fait le choix de transmettre. Ils avaient fait le choix de l’École. Ils avaient fait le choix de la République. Et c’est pour cela qu’ils ont été tués lâchement. »

Le maire a également rappelé les circonstances de leur mort. Samuel Paty avait été pris pour cible après avoir enseigné la liberté d’expression et la laïcité. Dominique Bernard avait été tué en tentant de s’interposer face à un assaillant dans son établissement. « L’un fut désigné comme une cible parce qu’il enseignait ; l’autre est tombé en héros en protégeant les siens. » Au-delà de leurs parcours, c’est la portée de ces assassinats qu’il a souhaité souligner : « À travers eux, c’est l’École qui était visée. C’est la liberté de conscience qui était visée. C’est notre civilisation qui était visée. »

« Sans amalgame, mais sans faiblesse » :

Le discours a rapidement dépassé le seul cadre de la commémoration pour aborder la menace terroriste et la réponse que doit lui opposer la République. « Il faut avoir le courage de nommer les choses », a déclaré Frédéric Boccaletti, rappelant que les deux professeurs avaient été victimes du terrorisme islamiste. Une idéologie qu’il a qualifiée de « totalitaire », accusée d’instrumentaliser la religion pour « justifier le meurtre, soumettre les consciences, intimider les citoyens et faire reculer les lois de la République ».

Le maire a également évoqué les 274 personnes tuées dans des attentats terroristes en France depuis 2012, selon la Direction générale de la sécurité intérieure. Pour lui, la lutte contre le terrorisme suppose aussi de s’attaquer aux discours et aux idéologies qui favorisent la radicalisation. « Notre devoir est de combattre les idéologies qui nourrissent la haine et légitiment la violence », a-t-il affirmé, avant de résumer sa position en quelques mots : « Sans amalgame, mais sans faiblesse. » Il a rappelé que si la République garantit la liberté de croyance, elle ne peut accepter qu’un fanatisme cherche à imposer ses règles par la peur.

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Une mise en cause directe de responsables politiques : 

C’est sur ce terrain que le discours a pris une tournure plus politique. Frédéric Boccaletti a explicitement visé les dirigeants de La France insoumise : « Je condamne les ambiguïtés des dirigeants de La France insoumise face au terrorisme islamiste. Ils brouillent une frontière qui devrait pourtant nous rassembler sans réserve. Ce brouillage est une faute politique et morale. » Il a poursuivi en affirmant qu’« aucune cause, aucune colère, aucun calcul électoral ne peut justifier que l’on minimise l’assassinat de civils ».

Le maire a également dénoncé « la lâcheté de certains politiques qui ont préféré le pas de vague plutôt que de soutenir un professeur ». Une critique qui soulève la question de la responsabilité des institutions et des responsables publics lorsque des enseignants se retrouvent confrontés à des contestations, des pressions ou des menaces dans l’exercice de leur métier.

Élargissant son propos, Frédéric Boccaletti a aussi mis en garde contre la banalisation de la violence politique. « Elle progresse quand la haine remplace l’argument, quand l’invective remplace le débat, quand les menaces prétendent faire taire ceux qui ne pensent pas comme vous », a-t-il déclaré, appelant à refuser les fanatismes et les violences visant les institutions comme celles et ceux qui servent le bien commun.

Ne pas laisser les enseignants seuls face aux intimidations : 

Au cœur de cette intervention, la place de l’École et la protection de ceux qui y enseignent sont revenues comme un fil conducteur. « L’École est le lieu où la France apprend à ses enfants à lire, à penser, à débattre, à distinguer le savoir de l’ignorance, la vérité de la manipulation, la liberté de la soumission », a rappelé le maire.

Pour Frédéric Boccaletti, défendre les enseignants revient à défendre les fondements mêmes de la République. « Protéger les professeurs, c’est protéger la France. Soutenir leur autorité, c’est soutenir l’avenir de notre pays. Leur permettre d’enseigner sans crainte, c’est refuser que la peur entre dans les salles de classe. » Il a appelé à une réponse fondée sur l’autorité de l’État, de la loi, de l’École et des parents, estimant que « la réponse ne peut être ni le déni, ni l’excuse, ni la lâcheté ».

Le discours s’est ensuite adressé, plus largement, à celles et ceux qui poursuivent chaque jour leur mission éducative malgré les difficultés et les pressions. « À ceux qui veulent faire taire les professeurs, nous répondons : nous les soutiendrons. À ceux qui veulent imposer la peur, nous répondons : la France ne reculera pas. »

Au-delà de la cérémonie, un engagement :

En conclusion, le maire a tenu à rappeler que cet hommage s’adressait aussi aux familles des deux victimes, à leurs proches, à leurs collègues et à leurs élèves. Mais il a surtout insisté sur la nécessité de ne pas réduire leur mémoire à un rendez-vous commémoratif. « Notre hommage ne saurait être seulement une émotion annuelle. Il doit être un engagement. »

Un engagement qu’il a décliné autour de plusieurs principes, dont celui de « ne jamais laisser l’École seule face aux intimidations ».

C’est sur cette responsabilité collective que s’est achevé l’hommage rendu ce samedi matin à Six-Fours. Avec, pour derniers mots adressés à la mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard : « Nous leur devons le souvenir. Nous leur devons la vérité. Nous leur devons le courage. »

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Ce samedi matin, alors que le marché battait son plein à Six-Fours, élus, enseignants, élèves, représentants de l’Éducation nationale et porte-drapeaux se sont réunis sur le parvis de l’hôtel de ville pour rendre hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard. En présence notamment de la conseillère départementale Séverine Mathivet, de représentants des Palmes académiques et de la Philharmonique La Six-Fournaise, le maire Frédéric Boccaletti a prononcé un discours mêlant devoir de mémoire, défense des enseignants et prises de position politiques.

Six ans après l’assassinat de Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie tué le 16 octobre 2020, et trois ans après celui de Dominique Bernard, professeur de lettres assassiné le 13 octobre 2023 à Arras, l’hommage conserve une résonance particulière. Devant les personnes rassemblées ce samedi matin, Frédéric Boccaletti a rappelé ce qui réunissait les deux enseignants : « Ils avaient fait le choix de transmettre. Ils avaient fait le choix de l’École. Ils avaient fait le choix de la République. Et c’est pour cela qu’ils ont été tués lâchement. »

Le maire a également rappelé les circonstances de leur mort. Samuel Paty avait été pris pour cible après avoir enseigné la liberté d’expression et la laïcité. Dominique Bernard avait été tué en tentant de s’interposer face à un assaillant dans son établissement. « L’un fut désigné comme une cible parce qu’il enseignait ; l’autre est tombé en héros en protégeant les siens. » Au-delà de leurs parcours, c’est la portée de ces assassinats qu’il a souhaité souligner : « À travers eux, c’est l’École qui était visée. C’est la liberté de conscience qui était visée. C’est notre civilisation qui était visée. »

« Sans amalgame, mais sans faiblesse » :

Le discours a rapidement dépassé le seul cadre de la commémoration pour aborder la menace terroriste et la réponse que doit lui opposer la République. « Il faut avoir le courage de nommer les choses », a déclaré Frédéric Boccaletti, rappelant que les deux professeurs avaient été victimes du terrorisme islamiste. Une idéologie qu’il a qualifiée de « totalitaire », accusée d’instrumentaliser la religion pour « justifier le meurtre, soumettre les consciences, intimider les citoyens et faire reculer les lois de la République ».

Le maire a également évoqué les 274 personnes tuées dans des attentats terroristes en France depuis 2012, selon la Direction générale de la sécurité intérieure. Pour lui, la lutte contre le terrorisme suppose aussi de s’attaquer aux discours et aux idéologies qui favorisent la radicalisation. « Notre devoir est de combattre les idéologies qui nourrissent la haine et légitiment la violence », a-t-il affirmé, avant de résumer sa position en quelques mots : « Sans amalgame, mais sans faiblesse. » Il a rappelé que si la République garantit la liberté de croyance, elle ne peut accepter qu’un fanatisme cherche à imposer ses règles par la peur.

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Une mise en cause directe de responsables politiques : 

C’est sur ce terrain que le discours a pris une tournure plus politique. Frédéric Boccaletti a explicitement visé les dirigeants de La France insoumise : « Je condamne les ambiguïtés des dirigeants de La France insoumise face au terrorisme islamiste. Ils brouillent une frontière qui devrait pourtant nous rassembler sans réserve. Ce brouillage est une faute politique et morale. » Il a poursuivi en affirmant qu’« aucune cause, aucune colère, aucun calcul électoral ne peut justifier que l’on minimise l’assassinat de civils ».

Le maire a également dénoncé « la lâcheté de certains politiques qui ont préféré le pas de vague plutôt que de soutenir un professeur ». Une critique qui soulève la question de la responsabilité des institutions et des responsables publics lorsque des enseignants se retrouvent confrontés à des contestations, des pressions ou des menaces dans l’exercice de leur métier.

Élargissant son propos, Frédéric Boccaletti a aussi mis en garde contre la banalisation de la violence politique. « Elle progresse quand la haine remplace l’argument, quand l’invective remplace le débat, quand les menaces prétendent faire taire ceux qui ne pensent pas comme vous », a-t-il déclaré, appelant à refuser les fanatismes et les violences visant les institutions comme celles et ceux qui servent le bien commun.

Ne pas laisser les enseignants seuls face aux intimidations : 

Au cœur de cette intervention, la place de l’École et la protection de ceux qui y enseignent sont revenues comme un fil conducteur. « L’École est le lieu où la France apprend à ses enfants à lire, à penser, à débattre, à distinguer le savoir de l’ignorance, la vérité de la manipulation, la liberté de la soumission », a rappelé le maire.

Pour Frédéric Boccaletti, défendre les enseignants revient à défendre les fondements mêmes de la République. « Protéger les professeurs, c’est protéger la France. Soutenir leur autorité, c’est soutenir l’avenir de notre pays. Leur permettre d’enseigner sans crainte, c’est refuser que la peur entre dans les salles de classe. » Il a appelé à une réponse fondée sur l’autorité de l’État, de la loi, de l’École et des parents, estimant que « la réponse ne peut être ni le déni, ni l’excuse, ni la lâcheté ».

Le discours s’est ensuite adressé, plus largement, à celles et ceux qui poursuivent chaque jour leur mission éducative malgré les difficultés et les pressions. « À ceux qui veulent faire taire les professeurs, nous répondons : nous les soutiendrons. À ceux qui veulent imposer la peur, nous répondons : la France ne reculera pas. »

Au-delà de la cérémonie, un engagement :

En conclusion, le maire a tenu à rappeler que cet hommage s’adressait aussi aux familles des deux victimes, à leurs proches, à leurs collègues et à leurs élèves. Mais il a surtout insisté sur la nécessité de ne pas réduire leur mémoire à un rendez-vous commémoratif. « Notre hommage ne saurait être seulement une émotion annuelle. Il doit être un engagement. »

Un engagement qu’il a décliné autour de plusieurs principes, dont celui de « ne jamais laisser l’École seule face aux intimidations ».

C’est sur cette responsabilité collective que s’est achevé l’hommage rendu ce samedi matin à Six-Fours. Avec, pour derniers mots adressés à la mémoire de Samuel Paty et Dominique Bernard : « Nous leur devons le souvenir. Nous leur devons la vérité. Nous leur devons le courage. »

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