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vendredi 6 novembre 2026
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À Six-Fours, les jeunes pompiers font leur rentrée au garde-à-vous

Huit nouveaux adolescents ont rejoint l’école des jeunes sapeurs-pompiers de Six-Fours. Entre discipline, apprentissage des gestes de secours et actions solidaires, ces nouvelles recrues découvrent les exigences d’un engagement qui ne laisse rien au hasard.

Quinze candidats étaient sur la ligne de départ, seuls huit ont franchi les sélections. À Six-Fours, l’école des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) vient d’accueillir sa nouvelle promotion. Âgés de 13 à 14 ans, ces adolescents rejoignent un groupe qui compte désormais 21 jeunes, dont cinq filles. Pendant plusieurs années, ils apprendront les techniques de secours, la lutte contre les incendies et les réflexes indispensables au travail en équipe. Mais avant de manier les lances et les tuyaux, il leur faut déjà intégrer les règles de la caserne. Et certaines ne souffrent aucune approximation.

Une coupe de cheveux qui ne passe pas

Pour leur deuxième séance, le lieutenant Jean-Baptiste Ritter, responsable de l’école, passe les garçons en revue. Son attention se porte notamment sur les coiffures. L’un des nouveaux a pourtant pris soin de passer chez le coiffeur, comme demandé. Mais le résultat ne convient toujours pas. Il devra raccourcir davantage ses cheveux avant le défilé du 11-Novembre. À 13 ans, une telle rigueur peut surprendre. Le lieutenant, lui, ne voit pas matière à discuter. À la question de savoir s’il impose réellement cette coupe, sa réponse fuse : « Évidemment ! »

Derrière cette anecdote se dessine toute une philosophie de formation. « Je prends l’uniforme et je m’adapte », résume Jean-Baptiste Ritter. Cheveux soignés, absence de bijoux dans les situations prévues par le règlement, colorations extravagantes proscrites : les jeunes découvrent un cadre précis, qu’ils ont accepté en choisissant de rejoindre l’école.

Et les entorses au règlement peuvent coûter cher. Le lieutenant se souvient notamment d’un adolescent qui, à seulement trois mois de son brevet, avait décidé de se faire tatouer le bras. Malgré presque quatre années de formation derrière lui, il avait été exclu. Une décision qui illustre la fermeté revendiquée par le responsable. « On est là pour leur inculquer une autorité, il y a des règles. » Et de poursuivre : « On ne peut pas leur dire qu’il ne faut pas faire quelque chose et, quand ils le font quand même, qu’il ne se passe rien. »

Pour lui, cette discipline n’a rien d’accessoire. Elle prépare les adolescents à un univers où le respect des consignes et de la hiérarchie peut, un jour, devenir une question de sécurité.

Des kilomètres de tuyaux pour la bonne cause

Mais l’école, créée en 1997, ne se résume pas à l’apprentissage de l’autorité. Elle entend aussi transmettre le goût de l’effort collectif et de la solidarité. Après leur participation aux cérémonies du 11-Novembre, les jeunes auront ainsi rendez-vous avec le Téléthon.

Deux défis les attendent. Le premier se déroulera à la piscine, où ils se relaieront dans l’eau toute la nuit, de 20 h à 8 h, pour collecter des dons. Le lendemain, changement de décor dans la cour du collège Reynier. Cette fois, il faudra dérouler un maximum de tuyaux d’incendie à la force des bras. Une fois toutes les longueurs additionnées, les participants pourront découvrir quelle commune voisine ils auraient symboliquement réussi à rejoindre.

Et le public sera invité à prendre part à l’effort. « La population pourra venir dérouler les tuyaux avec nous », annonce le lieutenant. Les enfants pourront également s’initier au maniement des lances à eau en visant des cibles.

Au-delà des exercices et des règles, Jean-Baptiste Ritter voit surtout dans ces jeunes des adolescents déjà convaincus par leur engagement. « Ils sont câblés dans leur tête, ils savent ce qu’ils veulent. » Il leur prête un sens des responsabilités peu commun et peine à les imaginer un jour « dans des manifestations à brûler des poubelles ou à se battre avec la police ».

Trois jeunes, trois parcours, une même vocation

À seulement 13 ans, Orenza Marchand sait déjà ce qui la motive. « J’aime beaucoup les valeurs de ce métier », confie-t-elle. Ce qui l’attire avant tout, c’est la possibilité « d’aider les autres » et de « pouvoir apporter quelque chose dans la vie des gens », particulièrement dans les moments difficiles. Elle envisage d’ailleurs de devenir sapeur-pompier volontaire. Quant à la place des filles dans cet univers encore largement masculin, elle n’en fait pas un sujet. Habituée depuis cinq ans et demi à pratiquer le roller, elle assure : « Ça ne me fait pas peur du tout. »

Pour Ethan Pugnière, 13 ans, le choix s’est imposé à la croisée de deux passions : le sport et le secours aux personnes. « On aide et on sauve les gens, c’est ça qui me plaît. » Un intérêt également nourri par son entourage familial, puisqu’il compte une cousine sapeur-pompier volontaire et un grand-oncle médecin.

Arthur Limanna-Charbonnier, 14 ans, a lui aussi grandi avec une figure familière du monde des secours. L’un des meilleurs amis de sa mère est pompier. En le côtoyant depuis son enfance, il a progressivement développé l’envie de suivre cette voie, jusqu’à se présenter aux épreuves de sélection.

Derrière ces trois histoires, une motivation commune : se rendre utile. Reste désormais à transformer cet enthousiasme en compétences, au fil des entraînements et des années de formation.

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À Six-Fours, les jeunes pompiers font leur rentrée au garde-à-vous

Huit nouveaux adolescents ont rejoint l’école des jeunes sapeurs-pompiers de Six-Fours. Entre discipline, apprentissage des gestes de secours et actions solidaires, ces nouvelles recrues découvrent les exigences d’un engagement qui ne laisse rien au hasard.

Quinze candidats étaient sur la ligne de départ, seuls huit ont franchi les sélections. À Six-Fours, l’école des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) vient d’accueillir sa nouvelle promotion. Âgés de 13 à 14 ans, ces adolescents rejoignent un groupe qui compte désormais 21 jeunes, dont cinq filles. Pendant plusieurs années, ils apprendront les techniques de secours, la lutte contre les incendies et les réflexes indispensables au travail en équipe. Mais avant de manier les lances et les tuyaux, il leur faut déjà intégrer les règles de la caserne. Et certaines ne souffrent aucune approximation.

Une coupe de cheveux qui ne passe pas

Pour leur deuxième séance, le lieutenant Jean-Baptiste Ritter, responsable de l’école, passe les garçons en revue. Son attention se porte notamment sur les coiffures. L’un des nouveaux a pourtant pris soin de passer chez le coiffeur, comme demandé. Mais le résultat ne convient toujours pas. Il devra raccourcir davantage ses cheveux avant le défilé du 11-Novembre. À 13 ans, une telle rigueur peut surprendre. Le lieutenant, lui, ne voit pas matière à discuter. À la question de savoir s’il impose réellement cette coupe, sa réponse fuse : « Évidemment ! »

Derrière cette anecdote se dessine toute une philosophie de formation. « Je prends l’uniforme et je m’adapte », résume Jean-Baptiste Ritter. Cheveux soignés, absence de bijoux dans les situations prévues par le règlement, colorations extravagantes proscrites : les jeunes découvrent un cadre précis, qu’ils ont accepté en choisissant de rejoindre l’école.

Et les entorses au règlement peuvent coûter cher. Le lieutenant se souvient notamment d’un adolescent qui, à seulement trois mois de son brevet, avait décidé de se faire tatouer le bras. Malgré presque quatre années de formation derrière lui, il avait été exclu. Une décision qui illustre la fermeté revendiquée par le responsable. « On est là pour leur inculquer une autorité, il y a des règles. » Et de poursuivre : « On ne peut pas leur dire qu’il ne faut pas faire quelque chose et, quand ils le font quand même, qu’il ne se passe rien. »

Pour lui, cette discipline n’a rien d’accessoire. Elle prépare les adolescents à un univers où le respect des consignes et de la hiérarchie peut, un jour, devenir une question de sécurité.

Des kilomètres de tuyaux pour la bonne cause

Mais l’école, créée en 1997, ne se résume pas à l’apprentissage de l’autorité. Elle entend aussi transmettre le goût de l’effort collectif et de la solidarité. Après leur participation aux cérémonies du 11-Novembre, les jeunes auront ainsi rendez-vous avec le Téléthon.

Deux défis les attendent. Le premier se déroulera à la piscine, où ils se relaieront dans l’eau toute la nuit, de 20 h à 8 h, pour collecter des dons. Le lendemain, changement de décor dans la cour du collège Reynier. Cette fois, il faudra dérouler un maximum de tuyaux d’incendie à la force des bras. Une fois toutes les longueurs additionnées, les participants pourront découvrir quelle commune voisine ils auraient symboliquement réussi à rejoindre.

Et le public sera invité à prendre part à l’effort. « La population pourra venir dérouler les tuyaux avec nous », annonce le lieutenant. Les enfants pourront également s’initier au maniement des lances à eau en visant des cibles.

Au-delà des exercices et des règles, Jean-Baptiste Ritter voit surtout dans ces jeunes des adolescents déjà convaincus par leur engagement. « Ils sont câblés dans leur tête, ils savent ce qu’ils veulent. » Il leur prête un sens des responsabilités peu commun et peine à les imaginer un jour « dans des manifestations à brûler des poubelles ou à se battre avec la police ».

Trois jeunes, trois parcours, une même vocation

À seulement 13 ans, Orenza Marchand sait déjà ce qui la motive. « J’aime beaucoup les valeurs de ce métier », confie-t-elle. Ce qui l’attire avant tout, c’est la possibilité « d’aider les autres » et de « pouvoir apporter quelque chose dans la vie des gens », particulièrement dans les moments difficiles. Elle envisage d’ailleurs de devenir sapeur-pompier volontaire. Quant à la place des filles dans cet univers encore largement masculin, elle n’en fait pas un sujet. Habituée depuis cinq ans et demi à pratiquer le roller, elle assure : « Ça ne me fait pas peur du tout. »

Pour Ethan Pugnière, 13 ans, le choix s’est imposé à la croisée de deux passions : le sport et le secours aux personnes. « On aide et on sauve les gens, c’est ça qui me plaît. » Un intérêt également nourri par son entourage familial, puisqu’il compte une cousine sapeur-pompier volontaire et un grand-oncle médecin.

Arthur Limanna-Charbonnier, 14 ans, a lui aussi grandi avec une figure familière du monde des secours. L’un des meilleurs amis de sa mère est pompier. En le côtoyant depuis son enfance, il a progressivement développé l’envie de suivre cette voie, jusqu’à se présenter aux épreuves de sélection.

Derrière ces trois histoires, une motivation commune : se rendre utile. Reste désormais à transformer cet enthousiasme en compétences, au fil des entraînements et des années de formation.

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À Six-Fours, les jeunes pompiers font leur rentrée au garde-à-vous

Huit nouveaux adolescents ont rejoint l’école des jeunes sapeurs-pompiers de Six-Fours. Entre discipline, apprentissage des gestes de secours et actions solidaires, ces nouvelles recrues découvrent les exigences d’un engagement qui ne laisse rien au hasard.

Quinze candidats étaient sur la ligne de départ, seuls huit ont franchi les sélections. À Six-Fours, l’école des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) vient d’accueillir sa nouvelle promotion. Âgés de 13 à 14 ans, ces adolescents rejoignent un groupe qui compte désormais 21 jeunes, dont cinq filles. Pendant plusieurs années, ils apprendront les techniques de secours, la lutte contre les incendies et les réflexes indispensables au travail en équipe. Mais avant de manier les lances et les tuyaux, il leur faut déjà intégrer les règles de la caserne. Et certaines ne souffrent aucune approximation.

Une coupe de cheveux qui ne passe pas

Pour leur deuxième séance, le lieutenant Jean-Baptiste Ritter, responsable de l’école, passe les garçons en revue. Son attention se porte notamment sur les coiffures. L’un des nouveaux a pourtant pris soin de passer chez le coiffeur, comme demandé. Mais le résultat ne convient toujours pas. Il devra raccourcir davantage ses cheveux avant le défilé du 11-Novembre. À 13 ans, une telle rigueur peut surprendre. Le lieutenant, lui, ne voit pas matière à discuter. À la question de savoir s’il impose réellement cette coupe, sa réponse fuse : « Évidemment ! »

Derrière cette anecdote se dessine toute une philosophie de formation. « Je prends l’uniforme et je m’adapte », résume Jean-Baptiste Ritter. Cheveux soignés, absence de bijoux dans les situations prévues par le règlement, colorations extravagantes proscrites : les jeunes découvrent un cadre précis, qu’ils ont accepté en choisissant de rejoindre l’école.

Et les entorses au règlement peuvent coûter cher. Le lieutenant se souvient notamment d’un adolescent qui, à seulement trois mois de son brevet, avait décidé de se faire tatouer le bras. Malgré presque quatre années de formation derrière lui, il avait été exclu. Une décision qui illustre la fermeté revendiquée par le responsable. « On est là pour leur inculquer une autorité, il y a des règles. » Et de poursuivre : « On ne peut pas leur dire qu’il ne faut pas faire quelque chose et, quand ils le font quand même, qu’il ne se passe rien. »

Pour lui, cette discipline n’a rien d’accessoire. Elle prépare les adolescents à un univers où le respect des consignes et de la hiérarchie peut, un jour, devenir une question de sécurité.

Des kilomètres de tuyaux pour la bonne cause

Mais l’école, créée en 1997, ne se résume pas à l’apprentissage de l’autorité. Elle entend aussi transmettre le goût de l’effort collectif et de la solidarité. Après leur participation aux cérémonies du 11-Novembre, les jeunes auront ainsi rendez-vous avec le Téléthon.

Deux défis les attendent. Le premier se déroulera à la piscine, où ils se relaieront dans l’eau toute la nuit, de 20 h à 8 h, pour collecter des dons. Le lendemain, changement de décor dans la cour du collège Reynier. Cette fois, il faudra dérouler un maximum de tuyaux d’incendie à la force des bras. Une fois toutes les longueurs additionnées, les participants pourront découvrir quelle commune voisine ils auraient symboliquement réussi à rejoindre.

Et le public sera invité à prendre part à l’effort. « La population pourra venir dérouler les tuyaux avec nous », annonce le lieutenant. Les enfants pourront également s’initier au maniement des lances à eau en visant des cibles.

Au-delà des exercices et des règles, Jean-Baptiste Ritter voit surtout dans ces jeunes des adolescents déjà convaincus par leur engagement. « Ils sont câblés dans leur tête, ils savent ce qu’ils veulent. » Il leur prête un sens des responsabilités peu commun et peine à les imaginer un jour « dans des manifestations à brûler des poubelles ou à se battre avec la police ».

Trois jeunes, trois parcours, une même vocation

À seulement 13 ans, Orenza Marchand sait déjà ce qui la motive. « J’aime beaucoup les valeurs de ce métier », confie-t-elle. Ce qui l’attire avant tout, c’est la possibilité « d’aider les autres » et de « pouvoir apporter quelque chose dans la vie des gens », particulièrement dans les moments difficiles. Elle envisage d’ailleurs de devenir sapeur-pompier volontaire. Quant à la place des filles dans cet univers encore largement masculin, elle n’en fait pas un sujet. Habituée depuis cinq ans et demi à pratiquer le roller, elle assure : « Ça ne me fait pas peur du tout. »

Pour Ethan Pugnière, 13 ans, le choix s’est imposé à la croisée de deux passions : le sport et le secours aux personnes. « On aide et on sauve les gens, c’est ça qui me plaît. » Un intérêt également nourri par son entourage familial, puisqu’il compte une cousine sapeur-pompier volontaire et un grand-oncle médecin.

Arthur Limanna-Charbonnier, 14 ans, a lui aussi grandi avec une figure familière du monde des secours. L’un des meilleurs amis de sa mère est pompier. En le côtoyant depuis son enfance, il a progressivement développé l’envie de suivre cette voie, jusqu’à se présenter aux épreuves de sélection.

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Quinze candidats étaient sur la ligne de départ, seuls huit ont franchi les sélections. À Six-Fours, l’école des jeunes sapeurs-pompiers (JSP) vient d’accueillir sa nouvelle promotion. Âgés de 13 à 14 ans, ces adolescents rejoignent un groupe qui compte désormais 21 jeunes, dont cinq filles. Pendant plusieurs années, ils apprendront les techniques de secours, la lutte contre les incendies et les réflexes indispensables au travail en équipe. Mais avant de manier les lances et les tuyaux, il leur faut déjà intégrer les règles de la caserne. Et certaines ne souffrent aucune approximation.

Une coupe de cheveux qui ne passe pas

Pour leur deuxième séance, le lieutenant Jean-Baptiste Ritter, responsable de l’école, passe les garçons en revue. Son attention se porte notamment sur les coiffures. L’un des nouveaux a pourtant pris soin de passer chez le coiffeur, comme demandé. Mais le résultat ne convient toujours pas. Il devra raccourcir davantage ses cheveux avant le défilé du 11-Novembre. À 13 ans, une telle rigueur peut surprendre. Le lieutenant, lui, ne voit pas matière à discuter. À la question de savoir s’il impose réellement cette coupe, sa réponse fuse : « Évidemment ! »

Derrière cette anecdote se dessine toute une philosophie de formation. « Je prends l’uniforme et je m’adapte », résume Jean-Baptiste Ritter. Cheveux soignés, absence de bijoux dans les situations prévues par le règlement, colorations extravagantes proscrites : les jeunes découvrent un cadre précis, qu’ils ont accepté en choisissant de rejoindre l’école.

Et les entorses au règlement peuvent coûter cher. Le lieutenant se souvient notamment d’un adolescent qui, à seulement trois mois de son brevet, avait décidé de se faire tatouer le bras. Malgré presque quatre années de formation derrière lui, il avait été exclu. Une décision qui illustre la fermeté revendiquée par le responsable. « On est là pour leur inculquer une autorité, il y a des règles. » Et de poursuivre : « On ne peut pas leur dire qu’il ne faut pas faire quelque chose et, quand ils le font quand même, qu’il ne se passe rien. »

Pour lui, cette discipline n’a rien d’accessoire. Elle prépare les adolescents à un univers où le respect des consignes et de la hiérarchie peut, un jour, devenir une question de sécurité.

Des kilomètres de tuyaux pour la bonne cause

Mais l’école, créée en 1997, ne se résume pas à l’apprentissage de l’autorité. Elle entend aussi transmettre le goût de l’effort collectif et de la solidarité. Après leur participation aux cérémonies du 11-Novembre, les jeunes auront ainsi rendez-vous avec le Téléthon.

Deux défis les attendent. Le premier se déroulera à la piscine, où ils se relaieront dans l’eau toute la nuit, de 20 h à 8 h, pour collecter des dons. Le lendemain, changement de décor dans la cour du collège Reynier. Cette fois, il faudra dérouler un maximum de tuyaux d’incendie à la force des bras. Une fois toutes les longueurs additionnées, les participants pourront découvrir quelle commune voisine ils auraient symboliquement réussi à rejoindre.

Et le public sera invité à prendre part à l’effort. « La population pourra venir dérouler les tuyaux avec nous », annonce le lieutenant. Les enfants pourront également s’initier au maniement des lances à eau en visant des cibles.

Au-delà des exercices et des règles, Jean-Baptiste Ritter voit surtout dans ces jeunes des adolescents déjà convaincus par leur engagement. « Ils sont câblés dans leur tête, ils savent ce qu’ils veulent. » Il leur prête un sens des responsabilités peu commun et peine à les imaginer un jour « dans des manifestations à brûler des poubelles ou à se battre avec la police ».

Trois jeunes, trois parcours, une même vocation

À seulement 13 ans, Orenza Marchand sait déjà ce qui la motive. « J’aime beaucoup les valeurs de ce métier », confie-t-elle. Ce qui l’attire avant tout, c’est la possibilité « d’aider les autres » et de « pouvoir apporter quelque chose dans la vie des gens », particulièrement dans les moments difficiles. Elle envisage d’ailleurs de devenir sapeur-pompier volontaire. Quant à la place des filles dans cet univers encore largement masculin, elle n’en fait pas un sujet. Habituée depuis cinq ans et demi à pratiquer le roller, elle assure : « Ça ne me fait pas peur du tout. »

Pour Ethan Pugnière, 13 ans, le choix s’est imposé à la croisée de deux passions : le sport et le secours aux personnes. « On aide et on sauve les gens, c’est ça qui me plaît. » Un intérêt également nourri par son entourage familial, puisqu’il compte une cousine sapeur-pompier volontaire et un grand-oncle médecin.

Arthur Limanna-Charbonnier, 14 ans, a lui aussi grandi avec une figure familière du monde des secours. L’un des meilleurs amis de sa mère est pompier. En le côtoyant depuis son enfance, il a progressivement développé l’envie de suivre cette voie, jusqu’à se présenter aux épreuves de sélection.

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