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jeudi 23 avril 2026

À La Seyne, un travail de mémoire au cœur des caveaux familiaux

Dans les allées du cimetière, loin de l’agitation, un travail patient s’organise pour préserver une mémoire fragile. Il s’agit d’identifier les « Morts pour la France » inhumés dans des caveaux familiaux, dont la trace peut s’estomper au fil des années.

Menée localement par Le Souvenir Français, cette démarche traduit une évolution progressive de l’association. Pendant longtemps, son action s’est concentrée sur l’entretien des carrés militaires et des monuments commémoratifs. Mais à partir de la fin du XXe siècle, un constat s’impose : avec la disparition des descendants des combattants des deux guerres mondiales, de nombreuses sépultures familiales se retrouvent sans relais pour assurer leur pérennité.

Ces tombes, liées à des concessions parfois arrivées à échéance, peuvent alors être reprises par les communes. En l’absence de proches, les restes sont susceptibles d’être transférés en fosse commune, effaçant toute mémoire individuelle.

À La Seyne, un travail de terrain minutieux

À La Seyne, cette mission repose en grande partie sur l’engagement de Josette Femenia, maître de cérémonies patriotiques et trésorière du comité local du Souvenir Français. Aujourd’hui, elle assure seule ce travail de repérage. Appareil photo à la main, elle arpente le cimetière avec méthode. « Je photographie tous les caveaux familiaux où il y a une cocarde », explique-t-elle. Ce signe permet de repérer les tombes susceptibles d’abriter un « Mort pour la France ».

Une vingtaine de sépultures ont déjà été identifiées. Mais cette étape n’est qu’un point de départ. « Ensuite, il faut se rapprocher de la mairie pour vérifier si les corps sont bien présents. Pendant la Première Guerre mondiale, il arrivait que les corps restent sur les champs de bataille, même si les noms figuraient sur les stèles », précise-t-elle.

Entre vérifications et devoir de mémoire

Chaque dossier demande alors des vérifications croisées, entre archives et démarches administratives. Au-delà de l’aspect matériel, l’enjeu est avant tout mémoriel. « Faire en sorte que les morts pour la France ne disparaissent pas de nos mémoires », résume Josette Femenia.

Lorsque leur présence est confirmée, ces soldats peuvent être transférés dans les carrés des anciens combattants, où leur souvenir s’inscrit dans un cadre collectif et durable. Derrière chaque nom retrouvé, c’est une histoire qui réapparaît, et une mémoire qui échappe à l’effacement.

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À La Seyne, un travail de mémoire au cœur des caveaux familiaux

Dans les allées du cimetière, loin de l’agitation, un travail patient s’organise pour préserver une mémoire fragile. Il s’agit d’identifier les « Morts pour la France » inhumés dans des caveaux familiaux, dont la trace peut s’estomper au fil des années.

Menée localement par Le Souvenir Français, cette démarche traduit une évolution progressive de l’association. Pendant longtemps, son action s’est concentrée sur l’entretien des carrés militaires et des monuments commémoratifs. Mais à partir de la fin du XXe siècle, un constat s’impose : avec la disparition des descendants des combattants des deux guerres mondiales, de nombreuses sépultures familiales se retrouvent sans relais pour assurer leur pérennité.

Ces tombes, liées à des concessions parfois arrivées à échéance, peuvent alors être reprises par les communes. En l’absence de proches, les restes sont susceptibles d’être transférés en fosse commune, effaçant toute mémoire individuelle.

À La Seyne, un travail de terrain minutieux

À La Seyne, cette mission repose en grande partie sur l’engagement de Josette Femenia, maître de cérémonies patriotiques et trésorière du comité local du Souvenir Français. Aujourd’hui, elle assure seule ce travail de repérage. Appareil photo à la main, elle arpente le cimetière avec méthode. « Je photographie tous les caveaux familiaux où il y a une cocarde », explique-t-elle. Ce signe permet de repérer les tombes susceptibles d’abriter un « Mort pour la France ».

Une vingtaine de sépultures ont déjà été identifiées. Mais cette étape n’est qu’un point de départ. « Ensuite, il faut se rapprocher de la mairie pour vérifier si les corps sont bien présents. Pendant la Première Guerre mondiale, il arrivait que les corps restent sur les champs de bataille, même si les noms figuraient sur les stèles », précise-t-elle.

Entre vérifications et devoir de mémoire

Chaque dossier demande alors des vérifications croisées, entre archives et démarches administratives. Au-delà de l’aspect matériel, l’enjeu est avant tout mémoriel. « Faire en sorte que les morts pour la France ne disparaissent pas de nos mémoires », résume Josette Femenia.

Lorsque leur présence est confirmée, ces soldats peuvent être transférés dans les carrés des anciens combattants, où leur souvenir s’inscrit dans un cadre collectif et durable. Derrière chaque nom retrouvé, c’est une histoire qui réapparaît, et une mémoire qui échappe à l’effacement.

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À La Seyne, cette mission repose en grande partie sur l’engagement de Josette Femenia, maître de cérémonies patriotiques et trésorière du comité local du Souvenir Français. Aujourd’hui, elle assure seule ce travail de repérage. Appareil photo à la main, elle arpente le cimetière avec méthode. « Je photographie tous les caveaux familiaux où il y a une cocarde », explique-t-elle. Ce signe permet de repérer les tombes susceptibles d’abriter un « Mort pour la France ».

Une vingtaine de sépultures ont déjà été identifiées. Mais cette étape n’est qu’un point de départ. « Ensuite, il faut se rapprocher de la mairie pour vérifier si les corps sont bien présents. Pendant la Première Guerre mondiale, il arrivait que les corps restent sur les champs de bataille, même si les noms figuraient sur les stèles », précise-t-elle.

Entre vérifications et devoir de mémoire

Chaque dossier demande alors des vérifications croisées, entre archives et démarches administratives. Au-delà de l’aspect matériel, l’enjeu est avant tout mémoriel. « Faire en sorte que les morts pour la France ne disparaissent pas de nos mémoires », résume Josette Femenia.

Lorsque leur présence est confirmée, ces soldats peuvent être transférés dans les carrés des anciens combattants, où leur souvenir s’inscrit dans un cadre collectif et durable. Derrière chaque nom retrouvé, c’est une histoire qui réapparaît, et une mémoire qui échappe à l’effacement.

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