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mardi 29 septembre 2026
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À Six-Fours, le calme revient mais l’échiquier politique continue de bouger

(Conseil Municipal du 21 septembre) Après les tensions du mois d’août, changement d’ambiance lundi soir au conseil municipal de Six-Fours. Les échanges ont retrouvé un ton plus posé, sous l’œil du maire Frédéric Boccaletti qui avait pris soin, dès l’ouverture de la séance, de rappeler les règles. Jean-Sébastien Vialatte était absent, le public beaucoup plus discret et les passes d’armes plus rares. Mais si le calme est revenu dans la salle, l’échiquier politique six-fournais, lui, continue de bouger.

Il suffisait d’ailleurs de regarder les rangs de l’opposition pour s’en rendre compte. Le bloc issu de la liste conduite par Jean-Sébastien Vialatte aux municipales n’affiche plus la même configuration. Sept élus siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », tandis que Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume sont répertoriés par la Ville parmi les conseillers d’opposition « non inscrits ».

Une séparation qui pourrait, à première vue, laisser imaginer des divergences. Sandra Kuntz en a donné une explication beaucoup plus pragmatique : le temps de parole. Cette nouvelle configuration permet aux élus concernés de disposer de davantage de temps d’expression lors des séances. Une recomposition dans la forme donc, qui ne signifie pas nécessairement rupture sur le fond.

Le recours s’arrête pour les uns, la question reste ouverte pour les autres : 

Cette nouvelle configuration donne aussi une portée particulière à l’intervention de Jérémy Vidal sur le contentieux des élections municipales.

Deux recours distincts avaient été déposés après le scrutin : l’un par la liste de Jean-Sébastien Vialatte, l’autre par la liste « Six-Fours à gauche écologiste régionaliste & citoyenne », conduite par Pascal Cabras au premier tour. Tous deux ont été rejetés par le tribunal administratif.

Jérémy Vidal est revenu lundi soir sur cette décision, rappelant qu’il s’était engagé, en son nom propre, à ne pas faire du tribunal administratif un « troisième tour électoral ». L’examen du scrutin a néanmoins conduit à réattribuer trois bulletins initialement déclarés nuls à la liste de Jean-Sébastien Vialatte, ramenant l’écart entre les deux candidats de 21 à 18 voix.

« Pour l’éternité, vous avez gagné les élections sur nous à 18 voix au lieu de 21, soit 0,09 % », a-t-il lancé au maire.

Pour les sept élus qui siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », la démarche s’arrête là. Mais la nouvelle configuration de l’opposition laisse encore deux réponses en suspens. Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume, qui siègent désormais comme non-inscrits, étaient absents lundi soir et n’ont donc pas fait connaître leur position sur une éventuelle poursuite de la procédure.

Même incertitude du côté du recours distinct déposé par la liste de gauche. Aucune décision publique concernant un éventuel appel n’a, à ce jour, été retrouvée. La renonciation annoncée lundi ne permet donc pas encore d’écrire que tout contentieux autour des municipales est définitivement clos.

Une éventuelle poursuite du contentieux aurait aussi une conséquence sur le calendrier de Frédéric Boccaletti.Toujours député, le maire expliquait à Var-Matin après le jugement qu’il attendrait l’expiration du délai d’appel, le 11 octobre, avant d’engager son départ de l’Assemblée nationale. Sans appel, il indiquait disposer ensuite d’un mois pour quitter son mandat parlementaire, soit au plus tard le 11 novembre. En cas d’appel, il pourrait en revanche conserver son siège de député jusqu’à la décision du Conseil d’État.

Carolyn Salva fait ses premiers pas dans l’opposition

Autre changement particulièrement visible lundi soir : Carolyn Salva participait à son premier conseil municipal depuis les rangs de l’opposition.

Première adjointe au début du mandat, elle avait vu ses délégations retirées au mois d’août avant que le conseil municipal ne vote son non-maintien dans ses fonctions.

Dans une interview accordée depuis à Var-Matin, Carolyn Salva disait avoir « l’impression d’avoir été utilisée à des fins politiques » et annonçait qu’elle siégerait désormais dans l’opposition.

Lundi soir, elle a choisi de revenir elle-même sur les raisons avancées pour expliquer son éviction. Alors que des « divergences sur la conduite des affaires municipales » avaient été invoquées, l’ancienne première adjointe a demandé qu’elles soient précisément définies, estimant pour sa part avoir suivi depuis le début du mandat la ligne et les engagements présentés aux Six-Fournais.

Elle est également revenue sur son silence après le retrait de ses délégations et a expliqué qu’elle ne s’attendait pas à ce que l’affaire prenne « une telle dimension médiatique » et qu’elle était partie pour des congés prévus de longue date.

Autre point soulevé : son absence lors du conseil au cours duquel son maintien comme première adjointe devait être tranché. Carolyn Salva a indiqué avoir souhaité donner procuration, mais qu’aucun élu de la majorité n’avait accepté de porter son vote.

Frédéric Boccaletti lui a répondu qu’accepter cette procuration aurait été incohérent puisque les élus concernés entendaient voter son remplacement. Porter son vote pour ensuite voter dans le sens contraire aurait été, selon le maire, « malhonnête ».

L’échange est resté contenu. Et Carolyn Salva n’est pas restée spectatrice pour cette première séance depuis son passage dans l’opposition : elle est également intervenue plus tard sur une délibération, prenant concrètement sa nouvelle place dans l’assemblée.

Caroline Céard première adjointe, Évelyne Quinzelaire troisième

Du côté de la majorité aussi, les places ont bougé.

Après le non-maintien de Carolyn Salva, Caroline Céard est devenue première adjointe. Elle est chargée de l’urbanisme, de la voirie et de la revalorisation du patrimoine.

Évelyne Quinzelaire occupe désormais le poste de troisième adjointe. Ses délégations concernent les affaires sociales et la solidarité, la prévention et l’accompagnement des publics fragiles, le handicap ainsi que les logements sociaux.

En quelques semaines, la première adjointe est donc passée dans l’opposition, les fonctions ont été redistribuées dans la majorité et l’ancien bloc constitué autour de Jean-Sébastien Vialatte ne siège plus sous une configuration unique.

Un conseil nettement plus calme

Et pourtant, dans la salle, le contraste avec la précédente séance était saisissant.

Frédéric Boccaletti avait donné le ton dès l’ouverture en rappelant les règles encadrant les prises de parole. Lorsque quelques réactions se sont fait entendre depuis le public au cours de la soirée, le maire est rapidement intervenu pour y mettre fin.

Pas de longues interruptions ni d’échanges particulièrement houleux cette fois. Les désaccords sont toujours là, mais le volume est redescendu.

Un calme presque trompeur. Car derrière des échanges beaucoup plus policés, majorité et opposition continuent de se recomposer, six mois seulement après une élection municipale remportée sur le fil.

(D’autres articles à suivre);

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À Six-Fours, le calme revient mais l’échiquier politique continue de bouger

(Conseil Municipal du 21 septembre) Après les tensions du mois d’août, changement d’ambiance lundi soir au conseil municipal de Six-Fours. Les échanges ont retrouvé un ton plus posé, sous l’œil du maire Frédéric Boccaletti qui avait pris soin, dès l’ouverture de la séance, de rappeler les règles. Jean-Sébastien Vialatte était absent, le public beaucoup plus discret et les passes d’armes plus rares. Mais si le calme est revenu dans la salle, l’échiquier politique six-fournais, lui, continue de bouger.

Il suffisait d’ailleurs de regarder les rangs de l’opposition pour s’en rendre compte. Le bloc issu de la liste conduite par Jean-Sébastien Vialatte aux municipales n’affiche plus la même configuration. Sept élus siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », tandis que Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume sont répertoriés par la Ville parmi les conseillers d’opposition « non inscrits ».

Une séparation qui pourrait, à première vue, laisser imaginer des divergences. Sandra Kuntz en a donné une explication beaucoup plus pragmatique : le temps de parole. Cette nouvelle configuration permet aux élus concernés de disposer de davantage de temps d’expression lors des séances. Une recomposition dans la forme donc, qui ne signifie pas nécessairement rupture sur le fond.

Le recours s’arrête pour les uns, la question reste ouverte pour les autres : 

Cette nouvelle configuration donne aussi une portée particulière à l’intervention de Jérémy Vidal sur le contentieux des élections municipales.

Deux recours distincts avaient été déposés après le scrutin : l’un par la liste de Jean-Sébastien Vialatte, l’autre par la liste « Six-Fours à gauche écologiste régionaliste & citoyenne », conduite par Pascal Cabras au premier tour. Tous deux ont été rejetés par le tribunal administratif.

Jérémy Vidal est revenu lundi soir sur cette décision, rappelant qu’il s’était engagé, en son nom propre, à ne pas faire du tribunal administratif un « troisième tour électoral ». L’examen du scrutin a néanmoins conduit à réattribuer trois bulletins initialement déclarés nuls à la liste de Jean-Sébastien Vialatte, ramenant l’écart entre les deux candidats de 21 à 18 voix.

« Pour l’éternité, vous avez gagné les élections sur nous à 18 voix au lieu de 21, soit 0,09 % », a-t-il lancé au maire.

Pour les sept élus qui siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », la démarche s’arrête là. Mais la nouvelle configuration de l’opposition laisse encore deux réponses en suspens. Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume, qui siègent désormais comme non-inscrits, étaient absents lundi soir et n’ont donc pas fait connaître leur position sur une éventuelle poursuite de la procédure.

Même incertitude du côté du recours distinct déposé par la liste de gauche. Aucune décision publique concernant un éventuel appel n’a, à ce jour, été retrouvée. La renonciation annoncée lundi ne permet donc pas encore d’écrire que tout contentieux autour des municipales est définitivement clos.

Une éventuelle poursuite du contentieux aurait aussi une conséquence sur le calendrier de Frédéric Boccaletti.Toujours député, le maire expliquait à Var-Matin après le jugement qu’il attendrait l’expiration du délai d’appel, le 11 octobre, avant d’engager son départ de l’Assemblée nationale. Sans appel, il indiquait disposer ensuite d’un mois pour quitter son mandat parlementaire, soit au plus tard le 11 novembre. En cas d’appel, il pourrait en revanche conserver son siège de député jusqu’à la décision du Conseil d’État.

Carolyn Salva fait ses premiers pas dans l’opposition

Autre changement particulièrement visible lundi soir : Carolyn Salva participait à son premier conseil municipal depuis les rangs de l’opposition.

Première adjointe au début du mandat, elle avait vu ses délégations retirées au mois d’août avant que le conseil municipal ne vote son non-maintien dans ses fonctions.

Dans une interview accordée depuis à Var-Matin, Carolyn Salva disait avoir « l’impression d’avoir été utilisée à des fins politiques » et annonçait qu’elle siégerait désormais dans l’opposition.

Lundi soir, elle a choisi de revenir elle-même sur les raisons avancées pour expliquer son éviction. Alors que des « divergences sur la conduite des affaires municipales » avaient été invoquées, l’ancienne première adjointe a demandé qu’elles soient précisément définies, estimant pour sa part avoir suivi depuis le début du mandat la ligne et les engagements présentés aux Six-Fournais.

Elle est également revenue sur son silence après le retrait de ses délégations et a expliqué qu’elle ne s’attendait pas à ce que l’affaire prenne « une telle dimension médiatique » et qu’elle était partie pour des congés prévus de longue date.

Autre point soulevé : son absence lors du conseil au cours duquel son maintien comme première adjointe devait être tranché. Carolyn Salva a indiqué avoir souhaité donner procuration, mais qu’aucun élu de la majorité n’avait accepté de porter son vote.

Frédéric Boccaletti lui a répondu qu’accepter cette procuration aurait été incohérent puisque les élus concernés entendaient voter son remplacement. Porter son vote pour ensuite voter dans le sens contraire aurait été, selon le maire, « malhonnête ».

L’échange est resté contenu. Et Carolyn Salva n’est pas restée spectatrice pour cette première séance depuis son passage dans l’opposition : elle est également intervenue plus tard sur une délibération, prenant concrètement sa nouvelle place dans l’assemblée.

Caroline Céard première adjointe, Évelyne Quinzelaire troisième

Du côté de la majorité aussi, les places ont bougé.

Après le non-maintien de Carolyn Salva, Caroline Céard est devenue première adjointe. Elle est chargée de l’urbanisme, de la voirie et de la revalorisation du patrimoine.

Évelyne Quinzelaire occupe désormais le poste de troisième adjointe. Ses délégations concernent les affaires sociales et la solidarité, la prévention et l’accompagnement des publics fragiles, le handicap ainsi que les logements sociaux.

En quelques semaines, la première adjointe est donc passée dans l’opposition, les fonctions ont été redistribuées dans la majorité et l’ancien bloc constitué autour de Jean-Sébastien Vialatte ne siège plus sous une configuration unique.

Un conseil nettement plus calme

Et pourtant, dans la salle, le contraste avec la précédente séance était saisissant.

Frédéric Boccaletti avait donné le ton dès l’ouverture en rappelant les règles encadrant les prises de parole. Lorsque quelques réactions se sont fait entendre depuis le public au cours de la soirée, le maire est rapidement intervenu pour y mettre fin.

Pas de longues interruptions ni d’échanges particulièrement houleux cette fois. Les désaccords sont toujours là, mais le volume est redescendu.

Un calme presque trompeur. Car derrière des échanges beaucoup plus policés, majorité et opposition continuent de se recomposer, six mois seulement après une élection municipale remportée sur le fil.

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À Six-Fours, le calme revient mais l’échiquier politique continue de bouger

(Conseil Municipal du 21 septembre) Après les tensions du mois d’août, changement d’ambiance lundi soir au conseil municipal de Six-Fours. Les échanges ont retrouvé un ton plus posé, sous l’œil du maire Frédéric Boccaletti qui avait pris soin, dès l’ouverture de la séance, de rappeler les règles. Jean-Sébastien Vialatte était absent, le public beaucoup plus discret et les passes d’armes plus rares. Mais si le calme est revenu dans la salle, l’échiquier politique six-fournais, lui, continue de bouger.

Il suffisait d’ailleurs de regarder les rangs de l’opposition pour s’en rendre compte. Le bloc issu de la liste conduite par Jean-Sébastien Vialatte aux municipales n’affiche plus la même configuration. Sept élus siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », tandis que Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume sont répertoriés par la Ville parmi les conseillers d’opposition « non inscrits ».

Une séparation qui pourrait, à première vue, laisser imaginer des divergences. Sandra Kuntz en a donné une explication beaucoup plus pragmatique : le temps de parole. Cette nouvelle configuration permet aux élus concernés de disposer de davantage de temps d’expression lors des séances. Une recomposition dans la forme donc, qui ne signifie pas nécessairement rupture sur le fond.

Le recours s’arrête pour les uns, la question reste ouverte pour les autres : 

Cette nouvelle configuration donne aussi une portée particulière à l’intervention de Jérémy Vidal sur le contentieux des élections municipales.

Deux recours distincts avaient été déposés après le scrutin : l’un par la liste de Jean-Sébastien Vialatte, l’autre par la liste « Six-Fours à gauche écologiste régionaliste & citoyenne », conduite par Pascal Cabras au premier tour. Tous deux ont été rejetés par le tribunal administratif.

Jérémy Vidal est revenu lundi soir sur cette décision, rappelant qu’il s’était engagé, en son nom propre, à ne pas faire du tribunal administratif un « troisième tour électoral ». L’examen du scrutin a néanmoins conduit à réattribuer trois bulletins initialement déclarés nuls à la liste de Jean-Sébastien Vialatte, ramenant l’écart entre les deux candidats de 21 à 18 voix.

« Pour l’éternité, vous avez gagné les élections sur nous à 18 voix au lieu de 21, soit 0,09 % », a-t-il lancé au maire.

Pour les sept élus qui siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », la démarche s’arrête là. Mais la nouvelle configuration de l’opposition laisse encore deux réponses en suspens. Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume, qui siègent désormais comme non-inscrits, étaient absents lundi soir et n’ont donc pas fait connaître leur position sur une éventuelle poursuite de la procédure.

Même incertitude du côté du recours distinct déposé par la liste de gauche. Aucune décision publique concernant un éventuel appel n’a, à ce jour, été retrouvée. La renonciation annoncée lundi ne permet donc pas encore d’écrire que tout contentieux autour des municipales est définitivement clos.

Une éventuelle poursuite du contentieux aurait aussi une conséquence sur le calendrier de Frédéric Boccaletti.Toujours député, le maire expliquait à Var-Matin après le jugement qu’il attendrait l’expiration du délai d’appel, le 11 octobre, avant d’engager son départ de l’Assemblée nationale. Sans appel, il indiquait disposer ensuite d’un mois pour quitter son mandat parlementaire, soit au plus tard le 11 novembre. En cas d’appel, il pourrait en revanche conserver son siège de député jusqu’à la décision du Conseil d’État.

Carolyn Salva fait ses premiers pas dans l’opposition

Autre changement particulièrement visible lundi soir : Carolyn Salva participait à son premier conseil municipal depuis les rangs de l’opposition.

Première adjointe au début du mandat, elle avait vu ses délégations retirées au mois d’août avant que le conseil municipal ne vote son non-maintien dans ses fonctions.

Dans une interview accordée depuis à Var-Matin, Carolyn Salva disait avoir « l’impression d’avoir été utilisée à des fins politiques » et annonçait qu’elle siégerait désormais dans l’opposition.

Lundi soir, elle a choisi de revenir elle-même sur les raisons avancées pour expliquer son éviction. Alors que des « divergences sur la conduite des affaires municipales » avaient été invoquées, l’ancienne première adjointe a demandé qu’elles soient précisément définies, estimant pour sa part avoir suivi depuis le début du mandat la ligne et les engagements présentés aux Six-Fournais.

Elle est également revenue sur son silence après le retrait de ses délégations et a expliqué qu’elle ne s’attendait pas à ce que l’affaire prenne « une telle dimension médiatique » et qu’elle était partie pour des congés prévus de longue date.

Autre point soulevé : son absence lors du conseil au cours duquel son maintien comme première adjointe devait être tranché. Carolyn Salva a indiqué avoir souhaité donner procuration, mais qu’aucun élu de la majorité n’avait accepté de porter son vote.

Frédéric Boccaletti lui a répondu qu’accepter cette procuration aurait été incohérent puisque les élus concernés entendaient voter son remplacement. Porter son vote pour ensuite voter dans le sens contraire aurait été, selon le maire, « malhonnête ».

L’échange est resté contenu. Et Carolyn Salva n’est pas restée spectatrice pour cette première séance depuis son passage dans l’opposition : elle est également intervenue plus tard sur une délibération, prenant concrètement sa nouvelle place dans l’assemblée.

Caroline Céard première adjointe, Évelyne Quinzelaire troisième

Du côté de la majorité aussi, les places ont bougé.

Après le non-maintien de Carolyn Salva, Caroline Céard est devenue première adjointe. Elle est chargée de l’urbanisme, de la voirie et de la revalorisation du patrimoine.

Évelyne Quinzelaire occupe désormais le poste de troisième adjointe. Ses délégations concernent les affaires sociales et la solidarité, la prévention et l’accompagnement des publics fragiles, le handicap ainsi que les logements sociaux.

En quelques semaines, la première adjointe est donc passée dans l’opposition, les fonctions ont été redistribuées dans la majorité et l’ancien bloc constitué autour de Jean-Sébastien Vialatte ne siège plus sous une configuration unique.

Un conseil nettement plus calme

Et pourtant, dans la salle, le contraste avec la précédente séance était saisissant.

Frédéric Boccaletti avait donné le ton dès l’ouverture en rappelant les règles encadrant les prises de parole. Lorsque quelques réactions se sont fait entendre depuis le public au cours de la soirée, le maire est rapidement intervenu pour y mettre fin.

Pas de longues interruptions ni d’échanges particulièrement houleux cette fois. Les désaccords sont toujours là, mais le volume est redescendu.

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Il suffisait d’ailleurs de regarder les rangs de l’opposition pour s’en rendre compte. Le bloc issu de la liste conduite par Jean-Sébastien Vialatte aux municipales n’affiche plus la même configuration. Sept élus siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », tandis que Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume sont répertoriés par la Ville parmi les conseillers d’opposition « non inscrits ».

Une séparation qui pourrait, à première vue, laisser imaginer des divergences. Sandra Kuntz en a donné une explication beaucoup plus pragmatique : le temps de parole. Cette nouvelle configuration permet aux élus concernés de disposer de davantage de temps d’expression lors des séances. Une recomposition dans la forme donc, qui ne signifie pas nécessairement rupture sur le fond.

Le recours s’arrête pour les uns, la question reste ouverte pour les autres : 

Cette nouvelle configuration donne aussi une portée particulière à l’intervention de Jérémy Vidal sur le contentieux des élections municipales.

Deux recours distincts avaient été déposés après le scrutin : l’un par la liste de Jean-Sébastien Vialatte, l’autre par la liste « Six-Fours à gauche écologiste régionaliste & citoyenne », conduite par Pascal Cabras au premier tour. Tous deux ont été rejetés par le tribunal administratif.

Jérémy Vidal est revenu lundi soir sur cette décision, rappelant qu’il s’était engagé, en son nom propre, à ne pas faire du tribunal administratif un « troisième tour électoral ». L’examen du scrutin a néanmoins conduit à réattribuer trois bulletins initialement déclarés nuls à la liste de Jean-Sébastien Vialatte, ramenant l’écart entre les deux candidats de 21 à 18 voix.

« Pour l’éternité, vous avez gagné les élections sur nous à 18 voix au lieu de 21, soit 0,09 % », a-t-il lancé au maire.

Pour les sept élus qui siègent désormais au sein de « Notre énergie pour Six-Fours », la démarche s’arrête là. Mais la nouvelle configuration de l’opposition laisse encore deux réponses en suspens. Jean-Sébastien Vialatte et Stéphanie Guillaume, qui siègent désormais comme non-inscrits, étaient absents lundi soir et n’ont donc pas fait connaître leur position sur une éventuelle poursuite de la procédure.

Même incertitude du côté du recours distinct déposé par la liste de gauche. Aucune décision publique concernant un éventuel appel n’a, à ce jour, été retrouvée. La renonciation annoncée lundi ne permet donc pas encore d’écrire que tout contentieux autour des municipales est définitivement clos.

Une éventuelle poursuite du contentieux aurait aussi une conséquence sur le calendrier de Frédéric Boccaletti.Toujours député, le maire expliquait à Var-Matin après le jugement qu’il attendrait l’expiration du délai d’appel, le 11 octobre, avant d’engager son départ de l’Assemblée nationale. Sans appel, il indiquait disposer ensuite d’un mois pour quitter son mandat parlementaire, soit au plus tard le 11 novembre. En cas d’appel, il pourrait en revanche conserver son siège de député jusqu’à la décision du Conseil d’État.

Carolyn Salva fait ses premiers pas dans l’opposition

Autre changement particulièrement visible lundi soir : Carolyn Salva participait à son premier conseil municipal depuis les rangs de l’opposition.

Première adjointe au début du mandat, elle avait vu ses délégations retirées au mois d’août avant que le conseil municipal ne vote son non-maintien dans ses fonctions.

Dans une interview accordée depuis à Var-Matin, Carolyn Salva disait avoir « l’impression d’avoir été utilisée à des fins politiques » et annonçait qu’elle siégerait désormais dans l’opposition.

Lundi soir, elle a choisi de revenir elle-même sur les raisons avancées pour expliquer son éviction. Alors que des « divergences sur la conduite des affaires municipales » avaient été invoquées, l’ancienne première adjointe a demandé qu’elles soient précisément définies, estimant pour sa part avoir suivi depuis le début du mandat la ligne et les engagements présentés aux Six-Fournais.

Elle est également revenue sur son silence après le retrait de ses délégations et a expliqué qu’elle ne s’attendait pas à ce que l’affaire prenne « une telle dimension médiatique » et qu’elle était partie pour des congés prévus de longue date.

Autre point soulevé : son absence lors du conseil au cours duquel son maintien comme première adjointe devait être tranché. Carolyn Salva a indiqué avoir souhaité donner procuration, mais qu’aucun élu de la majorité n’avait accepté de porter son vote.

Frédéric Boccaletti lui a répondu qu’accepter cette procuration aurait été incohérent puisque les élus concernés entendaient voter son remplacement. Porter son vote pour ensuite voter dans le sens contraire aurait été, selon le maire, « malhonnête ».

L’échange est resté contenu. Et Carolyn Salva n’est pas restée spectatrice pour cette première séance depuis son passage dans l’opposition : elle est également intervenue plus tard sur une délibération, prenant concrètement sa nouvelle place dans l’assemblée.

Caroline Céard première adjointe, Évelyne Quinzelaire troisième

Du côté de la majorité aussi, les places ont bougé.

Après le non-maintien de Carolyn Salva, Caroline Céard est devenue première adjointe. Elle est chargée de l’urbanisme, de la voirie et de la revalorisation du patrimoine.

Évelyne Quinzelaire occupe désormais le poste de troisième adjointe. Ses délégations concernent les affaires sociales et la solidarité, la prévention et l’accompagnement des publics fragiles, le handicap ainsi que les logements sociaux.

En quelques semaines, la première adjointe est donc passée dans l’opposition, les fonctions ont été redistribuées dans la majorité et l’ancien bloc constitué autour de Jean-Sébastien Vialatte ne siège plus sous une configuration unique.

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Et pourtant, dans la salle, le contraste avec la précédente séance était saisissant.

Frédéric Boccaletti avait donné le ton dès l’ouverture en rappelant les règles encadrant les prises de parole. Lorsque quelques réactions se sont fait entendre depuis le public au cours de la soirée, le maire est rapidement intervenu pour y mettre fin.

Pas de longues interruptions ni d’échanges particulièrement houleux cette fois. Les désaccords sont toujours là, mais le volume est redescendu.

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