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dimanche 23 août 2026
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À Six-Fours, un conseil municipal sous tension

« Monsieur l’ancien maire. » « Monsieur le maire en sursis. » Samedi 22 août, il n’aura fallu que quelques échanges pour comprendre que les retrouvailles entre Frédéric Boccaletti et Jean-Sébastien Vialatte ne seraient pas franchement chaleureuses. Pour son retour au conseil municipal, l’ancien maire de Six-Fours a multiplié les passes d’armes avec son successeur. Une séance particulièrement animée, jusque dans le public.

Depuis le changement de majorité, les conseils municipaux attirent du monde à l’espace André-Malraux. Samedi encore, toutes les chaises étaient occupées, leur nombre correspondant à la jauge autorisée. Certains Six-Fournais ont ainsi suivi debout près d’une heure et demie de débats.

Un intérêt pour la politique locale qui pourrait être réjouissant si, par moments, la salle ne s’était pas transformée en petite arène. Applaudissements, rires, commentaires et réactions ont ponctué les échanges. Pourtant, si un conseil municipal est public, les spectateurs sont justement là pour assister aux débats, pas pour y prendre part. Derrière les petites phrases et les réactions des deux camps, c’est bien une part de la démocratie locale qui se joue dans cette salle. Samedi, elle a parfois pris des airs de spectacle.

Le retour mouvementé de Jean-Sébastien Vialatte

Absent des derniers conseils municipaux, l’ancien maire faisait son retour dans la salle.

Et les trente années passées à la tête de Six-Fours n’ont pas empêché Frédéric Boccaletti de rappeler à plusieurs reprises la nouvelle répartition des rôles, en s’adressant à lui comme à « Monsieur l’ancien maire ».

Jean-Sébastien Vialatte lui a rendu la politesse à sa manière : « Monsieur le maire en sursis », a-t-il lancé en référence au recours électoral qui plane toujours sur le scrutin remporté par Frédéric Boccaletti avec seulement 21 voix d’avance.

À plusieurs reprises, le ton est monté. Le maire a rappelé son prédécesseur à l’ordre lorsque celui-ci intervenait sans avoir la parole, jusqu’à faire couper son micro par moments. Jean-Sébastien Vialatte, lui, n’a pas hésité à relancer.

Une ambiance électrique qui s’est notamment prolongée lorsqu’il a été question d’une affaire concernant la petite enfance. L’ancien maire a évoqué « des familles émues qu’un agent de la mairie s’occupant des enfants ait été entendu par la police nationale », avant de demander au maire s’il pouvait confirmer les faits et en expliquer les raisons.

« Non, je ne peux pas confirmer car je n’ai pas d’information sur les enquêtes en cours », lui a répondu Frédéric Boccaletti.

Jean-Sébastien Vialatte a insisté : « Donc vous ne savez pas ce qui se passe au centre aéré ? » « À ma connaissance, il ne se passe rien de particulier », a répliqué le premier magistrat, l’invitant à préciser ses propos s’il disposait d’informations supplémentaires. L’ancien maire n’a pas donné suite.

Incendies : 10 000 euros, peut-être 20 000

La solidarité envers les communes touchées par les incendies de l’été figurait également à l’ordre du jour. La majorité proposait une aide de 10 000 euros.

L’opposition a demandé que la somme soit doublée et portée à 20 000 euros.

Frédéric Boccaletti a rappelé qu’à sa connaissance, « jamais une subvention n’avait dépassé ce chiffre » pour ce type d’aide sous les précédentes mandatures. Pas question pour autant de fermer la porte : le maire a indiqué que, si cela était possible, 10 000 euros supplémentaires pourraient être proposés lors du prochain conseil municipal, le 21 septembre.

Caroline Céard remplace Carolyn Salva

 

C’était l’autre dossier politique majeur de la matinée. Après le retrait des délégations de Carolyn Salva le 13 août, le conseil municipal devait décider de son maintien ou non au poste de première adjointe.

La majorité s’est prononcée contre son maintien dans ses fonctions. Pour justifier sa décision, Frédéric Boccaletti a évoqué une rupture dans le fonctionnement du binôme qu’il formait avec son adjointe : « Entre un maire et son premier adjoint, il faut une totale confiance. Ce n’était plus le cas. »

Jean-Sébastien Vialatte a longuement interrogé son successeur sur les raisons de cette éviction et sur le calendrier de la décision. Il lui a notamment demandé « comment avez-vous pu vous tromper à ce point ? » dans le choix de celle qui occupait jusque-là la deuxième place de l’exécutif.

Frédéric Boccaletti a rappelé que Carolyn Salva avait été reçue le 13 août et qu’elle avait choisi de ne pas s’exprimer publiquement à l’issue de cet entretien.

À l’issue du vote, Caroline Céard, jusque-là troisième adjointe chargée de l’urbanisme, a été élue première adjointe avec les suffrages de la majorité.

 

Pourquoi le maire est-il sorti ?

Une autre délibération a suscité les interrogations de l’opposition : l’octroi de la protection fonctionnelle à Élodie Monier, élue chargée notamment de l’environnement, à la suite d’une injure publique sur Facebook dans le groupe « Amis du Brusc ».

L’élue a quitté la salle pendant l’examen de la question. Frédéric Boccaletti également.

À son retour, Thierry Mas Saint-Guiral a demandé au maire pourquoi il avait lui aussi choisi de se déporter. Pas de réponse. La question est revenue une première fois, puis une seconde, jusqu’à ce que Jean-Sébastien Vialatte intervienne à son tour : « Pourquoi vous êtes-vous déporté ? »

 

Jean-Sébastien Vialatte a alors lui-même avancé une explication, en évoquant la présence de l’épouse du maire au sein de la majorité et affirmant : « Vous avez choisi votre femme comme élue. Il y a trois couples ici. »

Frédéric Boccaletti a alors défendu son choix. « Elle est militante depuis toujours. Elle était sur ma liste en 2014, en 2020 et en 2026 », a-t-il répondu.

Puis le maire a retourné l’argument sur la place des femmes en politique : « Quel message donnerait-on aux femmes si je la mettais au placard une fois élu ? Si votre mari fait de la politique, vous devez dire adieu à vos fonctions ? »

Avant de conclure : « Non. Elle est compétente, elle a toute sa place. Je rappelle qu’il n’y a ici ni clientélisme ni placement de famille. »

Les chiffres de la sécurité s’invitent dans le duel

Le calme n’est pas davantage revenu lorsqu’il a été question de sécurité.

Après le récent vol d’un collier sur la promenade Charles-de-Gaulle, au cours duquel une femme a été agressée avant que la police municipale n’interpelle un suspect, Jean-Sébastien Vialatte a réclamé les chiffres des cambriolages.

Frédéric Boccaletti a expliqué avoir lui-même découvert des chiffres « hallucinants » pour le mois de juin et avoir demandé des explications au responsable de la police.

Selon les explications que le maire dit avoir obtenues auprès des services de police, cette hausse apparente serait liée à un rattrapage dans l’enregistrement de faits antérieurs. Une fois celui-ci pris en compte, Frédéric Boccaletti assure que le nombre de cambriolages n’aurait augmenté que d’un cas.

Jean-Sébastien Vialatte l’a alors interrompu : « Demandez alors les chiffres des violences faites aux personnes sur le trimestre. »

La réponse de Frédéric Boccaletti s’est transformée en attaque politique contre son prédécesseur : « Vous avez participé à casser ce qui marchait. Vous portez une responsabilité politique. Votre parti a fait que les forces de police et de gendarmerie soient moins nombreuses. »

Une attaque directement adressée à l’ancien député, Jean-Sébastien Vialatte ayant siégé à l’Assemblée nationale de 2002 à 2017, au sein du groupe UMP puis LR.

De la petite enfance à la sécurité, en passant par la composition de la majorité, les retrouvailles entre les deux hommes auront donc occupé une large partie de la séance. Et à en juger par les échanges de samedi, « Monsieur l’ancien maire »et « Monsieur le maire en sursis » devraient encore avoir quelques sujets de conversation lors des prochains conseils municipaux.

Le conseil a enfin attribué une subvention de 60 000 euros au nouveau club Olympique Six-Fours Le Brusc. Un dossier qui a, lui aussi, donné lieu à de vifs échanges entre majorité et opposition et sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.

 

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À Six-Fours, un conseil municipal sous tension

« Monsieur l’ancien maire. » « Monsieur le maire en sursis. » Samedi 22 août, il n’aura fallu que quelques échanges pour comprendre que les retrouvailles entre Frédéric Boccaletti et Jean-Sébastien Vialatte ne seraient pas franchement chaleureuses. Pour son retour au conseil municipal, l’ancien maire de Six-Fours a multiplié les passes d’armes avec son successeur. Une séance particulièrement animée, jusque dans le public.

Depuis le changement de majorité, les conseils municipaux attirent du monde à l’espace André-Malraux. Samedi encore, toutes les chaises étaient occupées, leur nombre correspondant à la jauge autorisée. Certains Six-Fournais ont ainsi suivi debout près d’une heure et demie de débats.

Un intérêt pour la politique locale qui pourrait être réjouissant si, par moments, la salle ne s’était pas transformée en petite arène. Applaudissements, rires, commentaires et réactions ont ponctué les échanges. Pourtant, si un conseil municipal est public, les spectateurs sont justement là pour assister aux débats, pas pour y prendre part. Derrière les petites phrases et les réactions des deux camps, c’est bien une part de la démocratie locale qui se joue dans cette salle. Samedi, elle a parfois pris des airs de spectacle.

Le retour mouvementé de Jean-Sébastien Vialatte

Absent des derniers conseils municipaux, l’ancien maire faisait son retour dans la salle.

Et les trente années passées à la tête de Six-Fours n’ont pas empêché Frédéric Boccaletti de rappeler à plusieurs reprises la nouvelle répartition des rôles, en s’adressant à lui comme à « Monsieur l’ancien maire ».

Jean-Sébastien Vialatte lui a rendu la politesse à sa manière : « Monsieur le maire en sursis », a-t-il lancé en référence au recours électoral qui plane toujours sur le scrutin remporté par Frédéric Boccaletti avec seulement 21 voix d’avance.

À plusieurs reprises, le ton est monté. Le maire a rappelé son prédécesseur à l’ordre lorsque celui-ci intervenait sans avoir la parole, jusqu’à faire couper son micro par moments. Jean-Sébastien Vialatte, lui, n’a pas hésité à relancer.

Une ambiance électrique qui s’est notamment prolongée lorsqu’il a été question d’une affaire concernant la petite enfance. L’ancien maire a évoqué « des familles émues qu’un agent de la mairie s’occupant des enfants ait été entendu par la police nationale », avant de demander au maire s’il pouvait confirmer les faits et en expliquer les raisons.

« Non, je ne peux pas confirmer car je n’ai pas d’information sur les enquêtes en cours », lui a répondu Frédéric Boccaletti.

Jean-Sébastien Vialatte a insisté : « Donc vous ne savez pas ce qui se passe au centre aéré ? » « À ma connaissance, il ne se passe rien de particulier », a répliqué le premier magistrat, l’invitant à préciser ses propos s’il disposait d’informations supplémentaires. L’ancien maire n’a pas donné suite.

Incendies : 10 000 euros, peut-être 20 000

La solidarité envers les communes touchées par les incendies de l’été figurait également à l’ordre du jour. La majorité proposait une aide de 10 000 euros.

L’opposition a demandé que la somme soit doublée et portée à 20 000 euros.

Frédéric Boccaletti a rappelé qu’à sa connaissance, « jamais une subvention n’avait dépassé ce chiffre » pour ce type d’aide sous les précédentes mandatures. Pas question pour autant de fermer la porte : le maire a indiqué que, si cela était possible, 10 000 euros supplémentaires pourraient être proposés lors du prochain conseil municipal, le 21 septembre.

Caroline Céard remplace Carolyn Salva

 

C’était l’autre dossier politique majeur de la matinée. Après le retrait des délégations de Carolyn Salva le 13 août, le conseil municipal devait décider de son maintien ou non au poste de première adjointe.

La majorité s’est prononcée contre son maintien dans ses fonctions. Pour justifier sa décision, Frédéric Boccaletti a évoqué une rupture dans le fonctionnement du binôme qu’il formait avec son adjointe : « Entre un maire et son premier adjoint, il faut une totale confiance. Ce n’était plus le cas. »

Jean-Sébastien Vialatte a longuement interrogé son successeur sur les raisons de cette éviction et sur le calendrier de la décision. Il lui a notamment demandé « comment avez-vous pu vous tromper à ce point ? » dans le choix de celle qui occupait jusque-là la deuxième place de l’exécutif.

Frédéric Boccaletti a rappelé que Carolyn Salva avait été reçue le 13 août et qu’elle avait choisi de ne pas s’exprimer publiquement à l’issue de cet entretien.

À l’issue du vote, Caroline Céard, jusque-là troisième adjointe chargée de l’urbanisme, a été élue première adjointe avec les suffrages de la majorité.

 

Pourquoi le maire est-il sorti ?

Une autre délibération a suscité les interrogations de l’opposition : l’octroi de la protection fonctionnelle à Élodie Monier, élue chargée notamment de l’environnement, à la suite d’une injure publique sur Facebook dans le groupe « Amis du Brusc ».

L’élue a quitté la salle pendant l’examen de la question. Frédéric Boccaletti également.

À son retour, Thierry Mas Saint-Guiral a demandé au maire pourquoi il avait lui aussi choisi de se déporter. Pas de réponse. La question est revenue une première fois, puis une seconde, jusqu’à ce que Jean-Sébastien Vialatte intervienne à son tour : « Pourquoi vous êtes-vous déporté ? »

 

Jean-Sébastien Vialatte a alors lui-même avancé une explication, en évoquant la présence de l’épouse du maire au sein de la majorité et affirmant : « Vous avez choisi votre femme comme élue. Il y a trois couples ici. »

Frédéric Boccaletti a alors défendu son choix. « Elle est militante depuis toujours. Elle était sur ma liste en 2014, en 2020 et en 2026 », a-t-il répondu.

Puis le maire a retourné l’argument sur la place des femmes en politique : « Quel message donnerait-on aux femmes si je la mettais au placard une fois élu ? Si votre mari fait de la politique, vous devez dire adieu à vos fonctions ? »

Avant de conclure : « Non. Elle est compétente, elle a toute sa place. Je rappelle qu’il n’y a ici ni clientélisme ni placement de famille. »

Les chiffres de la sécurité s’invitent dans le duel

Le calme n’est pas davantage revenu lorsqu’il a été question de sécurité.

Après le récent vol d’un collier sur la promenade Charles-de-Gaulle, au cours duquel une femme a été agressée avant que la police municipale n’interpelle un suspect, Jean-Sébastien Vialatte a réclamé les chiffres des cambriolages.

Frédéric Boccaletti a expliqué avoir lui-même découvert des chiffres « hallucinants » pour le mois de juin et avoir demandé des explications au responsable de la police.

Selon les explications que le maire dit avoir obtenues auprès des services de police, cette hausse apparente serait liée à un rattrapage dans l’enregistrement de faits antérieurs. Une fois celui-ci pris en compte, Frédéric Boccaletti assure que le nombre de cambriolages n’aurait augmenté que d’un cas.

Jean-Sébastien Vialatte l’a alors interrompu : « Demandez alors les chiffres des violences faites aux personnes sur le trimestre. »

La réponse de Frédéric Boccaletti s’est transformée en attaque politique contre son prédécesseur : « Vous avez participé à casser ce qui marchait. Vous portez une responsabilité politique. Votre parti a fait que les forces de police et de gendarmerie soient moins nombreuses. »

Une attaque directement adressée à l’ancien député, Jean-Sébastien Vialatte ayant siégé à l’Assemblée nationale de 2002 à 2017, au sein du groupe UMP puis LR.

De la petite enfance à la sécurité, en passant par la composition de la majorité, les retrouvailles entre les deux hommes auront donc occupé une large partie de la séance. Et à en juger par les échanges de samedi, « Monsieur l’ancien maire »et « Monsieur le maire en sursis » devraient encore avoir quelques sujets de conversation lors des prochains conseils municipaux.

Le conseil a enfin attribué une subvention de 60 000 euros au nouveau club Olympique Six-Fours Le Brusc. Un dossier qui a, lui aussi, donné lieu à de vifs échanges entre majorité et opposition et sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.

 

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À Six-Fours, un conseil municipal sous tension

« Monsieur l’ancien maire. » « Monsieur le maire en sursis. » Samedi 22 août, il n’aura fallu que quelques échanges pour comprendre que les retrouvailles entre Frédéric Boccaletti et Jean-Sébastien Vialatte ne seraient pas franchement chaleureuses. Pour son retour au conseil municipal, l’ancien maire de Six-Fours a multiplié les passes d’armes avec son successeur. Une séance particulièrement animée, jusque dans le public.

Depuis le changement de majorité, les conseils municipaux attirent du monde à l’espace André-Malraux. Samedi encore, toutes les chaises étaient occupées, leur nombre correspondant à la jauge autorisée. Certains Six-Fournais ont ainsi suivi debout près d’une heure et demie de débats.

Un intérêt pour la politique locale qui pourrait être réjouissant si, par moments, la salle ne s’était pas transformée en petite arène. Applaudissements, rires, commentaires et réactions ont ponctué les échanges. Pourtant, si un conseil municipal est public, les spectateurs sont justement là pour assister aux débats, pas pour y prendre part. Derrière les petites phrases et les réactions des deux camps, c’est bien une part de la démocratie locale qui se joue dans cette salle. Samedi, elle a parfois pris des airs de spectacle.

Le retour mouvementé de Jean-Sébastien Vialatte

Absent des derniers conseils municipaux, l’ancien maire faisait son retour dans la salle.

Et les trente années passées à la tête de Six-Fours n’ont pas empêché Frédéric Boccaletti de rappeler à plusieurs reprises la nouvelle répartition des rôles, en s’adressant à lui comme à « Monsieur l’ancien maire ».

Jean-Sébastien Vialatte lui a rendu la politesse à sa manière : « Monsieur le maire en sursis », a-t-il lancé en référence au recours électoral qui plane toujours sur le scrutin remporté par Frédéric Boccaletti avec seulement 21 voix d’avance.

À plusieurs reprises, le ton est monté. Le maire a rappelé son prédécesseur à l’ordre lorsque celui-ci intervenait sans avoir la parole, jusqu’à faire couper son micro par moments. Jean-Sébastien Vialatte, lui, n’a pas hésité à relancer.

Une ambiance électrique qui s’est notamment prolongée lorsqu’il a été question d’une affaire concernant la petite enfance. L’ancien maire a évoqué « des familles émues qu’un agent de la mairie s’occupant des enfants ait été entendu par la police nationale », avant de demander au maire s’il pouvait confirmer les faits et en expliquer les raisons.

« Non, je ne peux pas confirmer car je n’ai pas d’information sur les enquêtes en cours », lui a répondu Frédéric Boccaletti.

Jean-Sébastien Vialatte a insisté : « Donc vous ne savez pas ce qui se passe au centre aéré ? » « À ma connaissance, il ne se passe rien de particulier », a répliqué le premier magistrat, l’invitant à préciser ses propos s’il disposait d’informations supplémentaires. L’ancien maire n’a pas donné suite.

Incendies : 10 000 euros, peut-être 20 000

La solidarité envers les communes touchées par les incendies de l’été figurait également à l’ordre du jour. La majorité proposait une aide de 10 000 euros.

L’opposition a demandé que la somme soit doublée et portée à 20 000 euros.

Frédéric Boccaletti a rappelé qu’à sa connaissance, « jamais une subvention n’avait dépassé ce chiffre » pour ce type d’aide sous les précédentes mandatures. Pas question pour autant de fermer la porte : le maire a indiqué que, si cela était possible, 10 000 euros supplémentaires pourraient être proposés lors du prochain conseil municipal, le 21 septembre.

Caroline Céard remplace Carolyn Salva

 

C’était l’autre dossier politique majeur de la matinée. Après le retrait des délégations de Carolyn Salva le 13 août, le conseil municipal devait décider de son maintien ou non au poste de première adjointe.

La majorité s’est prononcée contre son maintien dans ses fonctions. Pour justifier sa décision, Frédéric Boccaletti a évoqué une rupture dans le fonctionnement du binôme qu’il formait avec son adjointe : « Entre un maire et son premier adjoint, il faut une totale confiance. Ce n’était plus le cas. »

Jean-Sébastien Vialatte a longuement interrogé son successeur sur les raisons de cette éviction et sur le calendrier de la décision. Il lui a notamment demandé « comment avez-vous pu vous tromper à ce point ? » dans le choix de celle qui occupait jusque-là la deuxième place de l’exécutif.

Frédéric Boccaletti a rappelé que Carolyn Salva avait été reçue le 13 août et qu’elle avait choisi de ne pas s’exprimer publiquement à l’issue de cet entretien.

À l’issue du vote, Caroline Céard, jusque-là troisième adjointe chargée de l’urbanisme, a été élue première adjointe avec les suffrages de la majorité.

 

Pourquoi le maire est-il sorti ?

Une autre délibération a suscité les interrogations de l’opposition : l’octroi de la protection fonctionnelle à Élodie Monier, élue chargée notamment de l’environnement, à la suite d’une injure publique sur Facebook dans le groupe « Amis du Brusc ».

L’élue a quitté la salle pendant l’examen de la question. Frédéric Boccaletti également.

À son retour, Thierry Mas Saint-Guiral a demandé au maire pourquoi il avait lui aussi choisi de se déporter. Pas de réponse. La question est revenue une première fois, puis une seconde, jusqu’à ce que Jean-Sébastien Vialatte intervienne à son tour : « Pourquoi vous êtes-vous déporté ? »

 

Jean-Sébastien Vialatte a alors lui-même avancé une explication, en évoquant la présence de l’épouse du maire au sein de la majorité et affirmant : « Vous avez choisi votre femme comme élue. Il y a trois couples ici. »

Frédéric Boccaletti a alors défendu son choix. « Elle est militante depuis toujours. Elle était sur ma liste en 2014, en 2020 et en 2026 », a-t-il répondu.

Puis le maire a retourné l’argument sur la place des femmes en politique : « Quel message donnerait-on aux femmes si je la mettais au placard une fois élu ? Si votre mari fait de la politique, vous devez dire adieu à vos fonctions ? »

Avant de conclure : « Non. Elle est compétente, elle a toute sa place. Je rappelle qu’il n’y a ici ni clientélisme ni placement de famille. »

Les chiffres de la sécurité s’invitent dans le duel

Le calme n’est pas davantage revenu lorsqu’il a été question de sécurité.

Après le récent vol d’un collier sur la promenade Charles-de-Gaulle, au cours duquel une femme a été agressée avant que la police municipale n’interpelle un suspect, Jean-Sébastien Vialatte a réclamé les chiffres des cambriolages.

Frédéric Boccaletti a expliqué avoir lui-même découvert des chiffres « hallucinants » pour le mois de juin et avoir demandé des explications au responsable de la police.

Selon les explications que le maire dit avoir obtenues auprès des services de police, cette hausse apparente serait liée à un rattrapage dans l’enregistrement de faits antérieurs. Une fois celui-ci pris en compte, Frédéric Boccaletti assure que le nombre de cambriolages n’aurait augmenté que d’un cas.

Jean-Sébastien Vialatte l’a alors interrompu : « Demandez alors les chiffres des violences faites aux personnes sur le trimestre. »

La réponse de Frédéric Boccaletti s’est transformée en attaque politique contre son prédécesseur : « Vous avez participé à casser ce qui marchait. Vous portez une responsabilité politique. Votre parti a fait que les forces de police et de gendarmerie soient moins nombreuses. »

Une attaque directement adressée à l’ancien député, Jean-Sébastien Vialatte ayant siégé à l’Assemblée nationale de 2002 à 2017, au sein du groupe UMP puis LR.

De la petite enfance à la sécurité, en passant par la composition de la majorité, les retrouvailles entre les deux hommes auront donc occupé une large partie de la séance. Et à en juger par les échanges de samedi, « Monsieur l’ancien maire »et « Monsieur le maire en sursis » devraient encore avoir quelques sujets de conversation lors des prochains conseils municipaux.

Le conseil a enfin attribué une subvention de 60 000 euros au nouveau club Olympique Six-Fours Le Brusc. Un dossier qui a, lui aussi, donné lieu à de vifs échanges entre majorité et opposition et sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.

 

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Depuis le changement de majorité, les conseils municipaux attirent du monde à l’espace André-Malraux. Samedi encore, toutes les chaises étaient occupées, leur nombre correspondant à la jauge autorisée. Certains Six-Fournais ont ainsi suivi debout près d’une heure et demie de débats.

Un intérêt pour la politique locale qui pourrait être réjouissant si, par moments, la salle ne s’était pas transformée en petite arène. Applaudissements, rires, commentaires et réactions ont ponctué les échanges. Pourtant, si un conseil municipal est public, les spectateurs sont justement là pour assister aux débats, pas pour y prendre part. Derrière les petites phrases et les réactions des deux camps, c’est bien une part de la démocratie locale qui se joue dans cette salle. Samedi, elle a parfois pris des airs de spectacle.

Le retour mouvementé de Jean-Sébastien Vialatte

Absent des derniers conseils municipaux, l’ancien maire faisait son retour dans la salle.

Et les trente années passées à la tête de Six-Fours n’ont pas empêché Frédéric Boccaletti de rappeler à plusieurs reprises la nouvelle répartition des rôles, en s’adressant à lui comme à « Monsieur l’ancien maire ».

Jean-Sébastien Vialatte lui a rendu la politesse à sa manière : « Monsieur le maire en sursis », a-t-il lancé en référence au recours électoral qui plane toujours sur le scrutin remporté par Frédéric Boccaletti avec seulement 21 voix d’avance.

À plusieurs reprises, le ton est monté. Le maire a rappelé son prédécesseur à l’ordre lorsque celui-ci intervenait sans avoir la parole, jusqu’à faire couper son micro par moments. Jean-Sébastien Vialatte, lui, n’a pas hésité à relancer.

Une ambiance électrique qui s’est notamment prolongée lorsqu’il a été question d’une affaire concernant la petite enfance. L’ancien maire a évoqué « des familles émues qu’un agent de la mairie s’occupant des enfants ait été entendu par la police nationale », avant de demander au maire s’il pouvait confirmer les faits et en expliquer les raisons.

« Non, je ne peux pas confirmer car je n’ai pas d’information sur les enquêtes en cours », lui a répondu Frédéric Boccaletti.

Jean-Sébastien Vialatte a insisté : « Donc vous ne savez pas ce qui se passe au centre aéré ? » « À ma connaissance, il ne se passe rien de particulier », a répliqué le premier magistrat, l’invitant à préciser ses propos s’il disposait d’informations supplémentaires. L’ancien maire n’a pas donné suite.

Incendies : 10 000 euros, peut-être 20 000

La solidarité envers les communes touchées par les incendies de l’été figurait également à l’ordre du jour. La majorité proposait une aide de 10 000 euros.

L’opposition a demandé que la somme soit doublée et portée à 20 000 euros.

Frédéric Boccaletti a rappelé qu’à sa connaissance, « jamais une subvention n’avait dépassé ce chiffre » pour ce type d’aide sous les précédentes mandatures. Pas question pour autant de fermer la porte : le maire a indiqué que, si cela était possible, 10 000 euros supplémentaires pourraient être proposés lors du prochain conseil municipal, le 21 septembre.

Caroline Céard remplace Carolyn Salva

 

C’était l’autre dossier politique majeur de la matinée. Après le retrait des délégations de Carolyn Salva le 13 août, le conseil municipal devait décider de son maintien ou non au poste de première adjointe.

La majorité s’est prononcée contre son maintien dans ses fonctions. Pour justifier sa décision, Frédéric Boccaletti a évoqué une rupture dans le fonctionnement du binôme qu’il formait avec son adjointe : « Entre un maire et son premier adjoint, il faut une totale confiance. Ce n’était plus le cas. »

Jean-Sébastien Vialatte a longuement interrogé son successeur sur les raisons de cette éviction et sur le calendrier de la décision. Il lui a notamment demandé « comment avez-vous pu vous tromper à ce point ? » dans le choix de celle qui occupait jusque-là la deuxième place de l’exécutif.

Frédéric Boccaletti a rappelé que Carolyn Salva avait été reçue le 13 août et qu’elle avait choisi de ne pas s’exprimer publiquement à l’issue de cet entretien.

À l’issue du vote, Caroline Céard, jusque-là troisième adjointe chargée de l’urbanisme, a été élue première adjointe avec les suffrages de la majorité.

 

Pourquoi le maire est-il sorti ?

Une autre délibération a suscité les interrogations de l’opposition : l’octroi de la protection fonctionnelle à Élodie Monier, élue chargée notamment de l’environnement, à la suite d’une injure publique sur Facebook dans le groupe « Amis du Brusc ».

L’élue a quitté la salle pendant l’examen de la question. Frédéric Boccaletti également.

À son retour, Thierry Mas Saint-Guiral a demandé au maire pourquoi il avait lui aussi choisi de se déporter. Pas de réponse. La question est revenue une première fois, puis une seconde, jusqu’à ce que Jean-Sébastien Vialatte intervienne à son tour : « Pourquoi vous êtes-vous déporté ? »

 

Jean-Sébastien Vialatte a alors lui-même avancé une explication, en évoquant la présence de l’épouse du maire au sein de la majorité et affirmant : « Vous avez choisi votre femme comme élue. Il y a trois couples ici. »

Frédéric Boccaletti a alors défendu son choix. « Elle est militante depuis toujours. Elle était sur ma liste en 2014, en 2020 et en 2026 », a-t-il répondu.

Puis le maire a retourné l’argument sur la place des femmes en politique : « Quel message donnerait-on aux femmes si je la mettais au placard une fois élu ? Si votre mari fait de la politique, vous devez dire adieu à vos fonctions ? »

Avant de conclure : « Non. Elle est compétente, elle a toute sa place. Je rappelle qu’il n’y a ici ni clientélisme ni placement de famille. »

Les chiffres de la sécurité s’invitent dans le duel

Le calme n’est pas davantage revenu lorsqu’il a été question de sécurité.

Après le récent vol d’un collier sur la promenade Charles-de-Gaulle, au cours duquel une femme a été agressée avant que la police municipale n’interpelle un suspect, Jean-Sébastien Vialatte a réclamé les chiffres des cambriolages.

Frédéric Boccaletti a expliqué avoir lui-même découvert des chiffres « hallucinants » pour le mois de juin et avoir demandé des explications au responsable de la police.

Selon les explications que le maire dit avoir obtenues auprès des services de police, cette hausse apparente serait liée à un rattrapage dans l’enregistrement de faits antérieurs. Une fois celui-ci pris en compte, Frédéric Boccaletti assure que le nombre de cambriolages n’aurait augmenté que d’un cas.

Jean-Sébastien Vialatte l’a alors interrompu : « Demandez alors les chiffres des violences faites aux personnes sur le trimestre. »

La réponse de Frédéric Boccaletti s’est transformée en attaque politique contre son prédécesseur : « Vous avez participé à casser ce qui marchait. Vous portez une responsabilité politique. Votre parti a fait que les forces de police et de gendarmerie soient moins nombreuses. »

Une attaque directement adressée à l’ancien député, Jean-Sébastien Vialatte ayant siégé à l’Assemblée nationale de 2002 à 2017, au sein du groupe UMP puis LR.

De la petite enfance à la sécurité, en passant par la composition de la majorité, les retrouvailles entre les deux hommes auront donc occupé une large partie de la séance. Et à en juger par les échanges de samedi, « Monsieur l’ancien maire »et « Monsieur le maire en sursis » devraient encore avoir quelques sujets de conversation lors des prochains conseils municipaux.

Le conseil a enfin attribué une subvention de 60 000 euros au nouveau club Olympique Six-Fours Le Brusc. Un dossier qui a, lui aussi, donné lieu à de vifs échanges entre majorité et opposition et sur lequel nous reviendrons dans un prochain article.

 

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