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	<title>La Seyne sur Mer Archives - Le Petit Varois.Fr</title>
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		<title>Jean-Luc Girardot, une passion gravée dans le cœur des Archers seynois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 18:03:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
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					<description><![CDATA[Une initiation au tir à l’arc, une rencontre amoureuse et la naissance d’un club : derrière les Archers seynois se dessine l’histoire de Jean-Luc Girardot et de son épouse Laure. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><em>Une initiation au tir à l’arc, une rencontre amoureuse et la naissance d’un club : derrière les Archers seynois se dessine l’histoire de Jean-Luc Girardot et de son épouse Laure. Disparu fin 2025, le fondateur de l’association a désormais un pas de tir à son nom, au gymnase Renan.</em></p>
<p>Parfois, les plus belles histoires commencent par un hasard. Pour Jean-Luc Girardot, tout débute dans un parc d’attractions, lors d’une initiation au tir à l’arc. Conquis par cette découverte, il cherche à poursuivre la discipline près de chez lui. Faute de club à La Seyne-sur-Mer, il rejoint une association voisine. C’est là qu’il rencontre Laure, archère depuis plus de vingt ans et entraîneuse expérimentée. Une amitié se noue pendant trois ans, avant de laisser place à une histoire d’amour qui ne quittera plus les pas de tir. Alors, lorsqu’on demande à Laure ce qui avait tant séduit Jean-Luc dans cette discipline, elle répond, le sourire malicieux : « Peut-être que c’était moi ! »</p>
<h3>Une passion commune devenue un projet de vie</h3>
<p>Pendant dix ans, le couple partage son amour du tir à l’arc. Puis vient la retraite de Laure et, avec elle, l’envie de se lancer dans une nouvelle aventure : offrir enfin aux Seynois leur propre club. Laure met son expérience d’entraîneuse au service du projet, tandis que Jean-Luc se forme à l’arbitrage et en prend la présidence. En 2022, les Archers seynois voient le jour. « C’était notre bébé », confie Laure Acciaro, aujourd’hui trésorière de l’association. Un projet commun, certes, mais dont elle rappelle qu’il était avant tout le rêve de son mari.</p>
<p>Samedi, au gymnase Renan, l&rsquo;émotion était palpable lorsque le maire Dorian Munoz a dévoilé la plaque baptisant le pas de tir du nom de Jean-Luc Girardot. Disparu fin 2025, le fondateur laisse derrière lui bien davantage qu’une association sportive. Dans son discours, le maire a rendu hommage à un homme généreux, bienveillant et profondément attaché aux autres. Il a notamment salué sa volonté de rendre la discipline accessible à chacun, concrétisée par la création d’une section accueillant les personnes en situation de handicap.</p>
<h3>Bien plus qu&rsquo;une discipline sportive</h3>
<p>Aujourd’hui, les Archers seynois réunissent une quarantaine de passionnés, âgés de 9 à plus de 80 ans. Une diversité qui illustre parfaitement la philosophie de leur fondateur. « Il n’y a pas d’âge pour avoir le bon geste », souligne Hervé Perez, vice-président du club. Concentration, coordination, maîtrise des émotions ou simple plaisir de se retrouver : chacun trouve dans cette pratique une manière de s’épanouir, quel que soit son niveau.</p>
<p>Pour saluer la mémoire de son ami, Hervé Perez a préféré les vers aux discours. Dans un poème empreint de tendresse, il évoque celui qu’il surnomme « l’Homme Sage », sa bonté et les souvenirs qu’il laisse à ses proches. « Elle flotte au-dessus de nous, ton aura. Ton absence est présence ! » Des mots qui résonnent particulièrement pour Laure, émue de voir la Ville reconnaître l’engagement de son époux.</p>
<h3>Un héritage entre de bonnes mains</h3>
<p>L’histoire des Archers seynois continue désormais sans celui qui l’a initiée, mais toujours avec Laure. Entraîneuse et trésorière, elle veille sur cette association qui porte tant de leurs souvenirs. Lorsqu’on l’interroge sur son avenir au sein du club, Hervé Perez la devance aussitôt : « Elle n’a pas le choix ! » Éclats de rire complices. Laure assure qu’elle compte encore consacrer deux années à former ceux qui prendront la relève, avant de s’accorder un peu de repos.</p>
<p>Mais difficile d’imaginer qu’elle s’éloignera vraiment de ce lieu où tout rappelle leur histoire. Car derrière chaque flèche décochée, chaque nouvel archer accueilli et chaque sourire partagé, c’est aussi un peu du rêve de Jean-Luc qui continue de vivre. Sur ce pas de tir qui porte désormais son nom.</p>
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		<title>Le France Libre, moteur pour La Seyne</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/le-france-libre-moteur-pour-la-seyne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 14:46:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
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					<description><![CDATA[Un chantier hors norme, des besoins en compétences et une circulation à organiser : le petit-déjeuner des entreprises, vendredi 2 octobre, a permis de mesurer ce que l’accueil du futur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un chantier hors norme, des besoins en compétences et une circulation à organiser : le petit-déjeuner des entreprises, vendredi 2 octobre, a permis de mesurer ce que l’accueil du futur porte-avions France Libre va changer autour de Brégaillon. Pour les acteurs économiques seynois, les perspectives dépassent largement la construction des infrastructures militaires.</strong></p>
<p>Le France Libre ne sera pas construit à La Seyne. Mais son arrivée dans la rade se prépare déjà aux portes de la commune. Vendredi matin, au Casino Joa, le traditionnel petit-déjeuner des entreprises était consacré au porte-avions de nouvelle génération, le PA-NG, et aux aménagements nécessaires à son accueil à Toulon.</p>
<p>Face aux entrepreneurs, le contre-amiral Arnaud Tranchant, commandant de la base de défense de Toulon et adjoint au commandant de l’arrondissement maritime Méditerranée, et Armelle Bourgogne, officier de programme PA-NG et conseillère technique de la Défense, ont présenté les enjeux militaires, économiques et pratiques de cette transformation.</p>
<p>Retenu en début de matinée auprès du préfet du Var, en visite dans les lycées Langevin et Beaussier, Dorian Munoz a rejoint la rencontre dans sa dernière partie. Le maire a expliqué avoir accompagné le représentant de l’État et indiqué que le calme dans les établissements lui avait permis de retrouver les entrepreneurs. À l’ouverture, Philippe Le Sausse, adjoint chargé notamment de la politique portuaire, avait lu son intervention.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-34185 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-1024x730.jpg?x47522" alt="" width="696" height="496" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-1024x730.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-300x214.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-768x548.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-150x107.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-696x496.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-1068x762.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-589x420.jpg 589w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489-100x70.jpg 100w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/10/IMG_0489.jpg 1179w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<h2><strong>Un chantier qui appelle des compétences : </strong></h2>
<p>Dans le message du maire, l’enjeu ne se limitait pas aux ouvrages à construire. L’accueil de cette activité suppose aussi des formations adaptées, des compétences techniques, des logements et une mobilité suffisamment fluide. Avec un chantier appelé à mobiliser de l’ordre d’un millier d’ouvriers, selon les indications données pendant la rencontre, les entreprises locales sont invitées à anticiper les besoins.</p>
<p>Le contre-amiral a ramené cette perspective à une réalité très concrète : derrière la Marine, il y a des infrastructures ; derrière les infrastructures, du <em>« béton et de la ferraille ».</em> Autrement dit, des entreprises, des métiers et des prestations indispensables pour rendre les nouveaux équipements opérationnels.</p>
<p>L’exemple du programme Barracuda, engagé depuis plus de dix ans pour adapter Toulon aux nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque, illustre cette activité parfois peu visible depuis l’extérieur. Les grues ne donnent qu’un aperçu des travaux réalisés et des entreprises mobilisées. Le futur porte-avions doit prolonger cette dynamique, avec des besoins qui s’inscrivent dans la durée.</p>
<h2><strong>Un navire plus grand, une base à adapter : </strong></h2>
<p>Le changement d’échelle explique l’ampleur du projet. Les caractéristiques présentées pour le France Libre sont de <strong>78 000 tonnes, 310 mètres de long et 85 mètres de large</strong>, avec une capacité annoncée de 40 aéronefs. Le Charles de Gaulle mesure, lui, <strong>261,50 mètres pour un déplacement de 42 500 tonnes</strong>.</p>
<p>Les installations existantes ne suffisent donc pas à répondre aux besoins du futur bâtiment. Entre les appontements Milhaud et le port de commerce de Brégaillon, le projet prévoit notamment une forme de radoub de 360 mètres (un bassin permettant de mettre le navire à sec pour son entretien), un quai de stationnement et de maintenance, des bâtiments et des réseaux. Un pont de transit et un nouvel accès à la base navale complètent l’ensemble.</p>
<p>Le calendrier prévisionnel présenté vendredi distingue bien la construction du navire et celle de ses installations d’accueil. Après sa construction à Saint-Nazaire, le porte-avions est attendu à Toulon <strong>début 2035</strong> pour la poursuite de son armement, c’est-à-dire son équipement et sa préparation, jusqu’en <strong>2038</strong>.</p>
<p>Côté infrastructures, les travaux d’accès et installations de chantier à Brégaillon sont programmés à partir du premier trimestre 2027. Le pont doit ouvrir en 2029. La construction du quai et du bassin s’étend ensuite jusqu’en 2031, puis celle des bâtiments et réseaux jusqu’en 2034, avant la réception et la qualification des ouvrages.</p>
<h2><strong>La circulation, une préoccupation immédiate : </strong></h2>
<p>Dans la salle, une question a rapidement ramené ce calendrier au quotidien des Seynois : comment absorber les déplacements liés au chantier alors que certaines artères sont déjà saturées aux heures de pointe ?</p>
<p>Armelle Bourgogne a rappelé que les travaux se situent du côté de Brégaillon. Mais elle a aussi reconnu le lien entre ce secteur et le reste de la commune : une difficulté à Brégaillon peut se répercuter sur le centre-ville.</p>
<p>Selon les explications données, la préparation s’appuie sur les comptages de circulation réalisés avec TPM pour identifier les périodes les plus chargées et organiser les flux. L’objectif est d’éviter que les arrivées et départs des ouvriers, auxquels s’ajoutent les livraisons, se concentrent au même moment. Les approvisionnements doivent privilégier autant que possible la voie maritime, avec également un recours envisagé au ferroviaire.</p>
<p>Les documents présentés prévoient un parking d’attente à l’accès du chantier ainsi qu’un suivi du nombre de véhicules et de leurs temps de passage. Une adaptation de la branche reliant le port de commerce au giratoire de Brégaillon est à l’étude : elle permettrait de disposer de deux voies vers l’anneau, tout en conservant la voie qui le contourne vers la Pyrotechnie.</p>
<p>Pour la phase d’exploitation, le prolongement des lignes de bus BN2 et BN3 jusqu’au terre-plein Milhaud 7, ainsi qu’une nouvelle desserte depuis le sud-ouest par l’accès Brégaillon, doivent également être étudiés. Le maintien de ce quatrième accès à la base navale figure parmi les décisions présentées.</p>
<p><strong>Ces dispositifs visent à limiter la congestion.</strong> Leur préparation et leur suivi doivent se poursuivre avec la métropole et la municipalité.</p>
<h2><strong>Draguer la rade et protéger l’eau : </strong></h2>
<p>Avant la construction des nouveaux ouvrages, un important travail de désencombrement est déjà engagé dans la rade de Toulon, notamment entre les appontements Milhaud et Brégaillon. Les diapositives font état de <strong>2 150 obstructions cartographiées</strong>, avec le retrait d’objets et le renflouement d’épaves. Le volume de dragage envisagé se situe entre <strong>1,2 et 1,8 million de mètres cubes</strong>.</p>
<p>Tous les matériaux ne présentent pas les mêmes caractéristiques. La couche superficielle est décrite comme une vase polluée, riche en matière organique ; les couches plus profondes sont annoncées comme moins polluées, voire non polluées. Le projet affiche un objectif de réemploi des sédiments et un volume maximal de 700 000 mètres cubes susceptibles d’être immergés en mer, sous réserve des critères applicables.</p>
<p>Au total, <strong>108 mesures d’évitement, de réduction, de compensation et de suivi</strong> sont annoncées. Elles comprennent des dispositifs contre la dispersion des matières en suspension, des précautions particulières pour les sédiments pollués et l’adaptation des opérations aux conditions météorologiques.</p>
<p>La sécurité des fonds a aussi été évoquée à travers l’accident survenu le <strong>18 août 2025</strong> sur le chantier de l’appontement Milhaud 4, qui avait blessé quatre salariés. L’hypothèse d’une ancienne munition avait alors été avancée, sans être établie dans les premières informations publiques. Pendant la rencontre, cet épisode a été présenté comme un rappel de la vigilance nécessaire pour les interventions dans une rade marquée par les bombardements.</p>
<h2><strong>Le chantier révèle aussi une histoire oubliée :</strong></h2>
<p>Préparer l’avenir de la base navale a également ouvert une fenêtre sur son passé. Les fouilles préventives conduites par l’Inrap ont retrouvé des vestiges sur l’ancienne île de Milhaud, où la Marine royale avait installé un magasin à poudre à la fin du XVIIe siècle. Ce bâtiment, construit entre 1692 et 1695, disposait d’un quai pour les mouvements de poudre entre le magasin et les navires.</p>
<p>Mais les découvertes remontent beaucoup plus loin : les recherches ont mis au jour un établissement antique occupé <strong>dès le IIe siècle avant notre ère</strong>, antérieur à l’agglomération romaine de Toulon. Les vestiges et le mobilier éclairent notamment les échanges avec la péninsule italique. De quoi renouveler les connaissances sur l’histoire de la rade, bien au-delà de son passé militaire.</p>
<h2><strong>Des marchés à anticiper : </strong></h2>
<p>Selon le calendrier annoncé pendant le petit-déjeuner, le choix du titulaire chargé du grand chantier d’infrastructures est attendu en fin d’année. Pour les entreprises du territoire, l’enjeu est de préparer leur positionnement et d’identifier les compétences ou services qu’elles pourraient apporter.</p>
<p>Le contre-amiral a également rappelé que les missions navales ont des effets jusque dans la vie quotidienne. La protection du trafic commercial en mer Rouge, face aux attaques de drones et de missiles, contribue à sécuriser des routes empruntées par les marchandises que nous achetons. La Marine nationale participe à cette protection, notamment dans le cadre de l’opération européenne Aspides.</p>
<p><strong>À La Seyne, les conséquences les plus proches seront celles du chantier : de l’activité à accompagner, des déplacements à organiser et un milieu marin à surveiller. C’est sur ces sujets concrets que les armées, la métropole, la municipalité et les entreprises devront continuer à travailler ensemble.</strong></p>
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		<title>Logements, patrimoine, agriculture : La Seyne avance ses projets</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/logements-patrimoine-agriculture-la-seyne-avance-ses-projets/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Oct 2026 17:54:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
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					<description><![CDATA[Logements pour les jeunes actifs, réparations dans les écoles, réhabilitation de la bibliothèque Armand-Gatti, préservation du hameau Pouillon et remise en culture de terrains communaux : le conseil municipal du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><strong>Logements pour les jeunes actifs, réparations dans les écoles, réhabilitation de la bibliothèque Armand-Gatti, préservation du hameau Pouillon et remise en culture de terrains communaux : le conseil municipal du 22 septembre a examiné plusieurs dossiers qui touchent au quotidien des Seynois. Avec, derrière les projets, des financements à mobiliser et des contreparties à négocier.</strong></p>
<p data-pm-slice="1 1 []">Construire de nouveaux logements tout en entretenant les équipements et le patrimoine existants. Ces deux préoccupations ont traversé le conseil municipal du 22 septembre à La Seyne-sur-Mer. Les programmes immobiliers Altavilla et Eugénie-Cotton ont notamment suscité un échange entre l’ancien maire Jo Minniti et son successeur Dorian Munoz. Mais les dossiers présentés aux élus concernaient aussi les toitures des écoles, les planchers dégradés d’une bibliothèque et l’avenir agricole de près de trois hectares communaux.</p>
<h2 data-pm-slice="1 1 []"><strong>Altavilla : 41 logements pour les jeunes actifs : </strong></h2>
<p>Sur la friche de l’ancien magasin Altavilla, avenue Pierre-Mendès-France, Adoma prévoit une résidence de <strong>41 logements pour jeunes actifs</strong>, composée de T1 et de T1 bis. Elle comprendra des locaux communs et un espace commercial de 140 m².</p>
<p>Le programme vise les jeunes de 18 à 35 ans qui rencontrent des difficultés à se loger à un prix abordable, même lorsqu’ils travaillent. Un accompagnement professionnel et social est prévu sur place. Le bâtiment, limité à deux étages avec un troisième étage partiel, doit s’inscrire en bordure d’une future place publique sur laquelle ouvrira le commerce.</p>
<p>La participation municipale est fixée à <strong>140 000 euros</strong>, dont 50 000 euros pour l’acquisition du foncier et 90 000 euros pour la construction. Selon la note présentée aux élus, cette dépense doit être déduite du prélèvement versé par la commune au titre de son déficit de logements sociaux.</p>
<p>Le versement de la subvention est conditionné à une convention garantissant des contreparties à la Ville : des droits de réservation sur huit logements et un droit de préférence pour le local commercial.</p>
<h2 data-pm-slice="1 1 []"><strong>Eugénie-Cotton : 26 logements, mais un projet revu : </strong></h2>
<p>Sur le terrain de l’ancienne école Eugénie-Cotton, rue François-Villon, <strong>26 logements sociaux restent prévus</strong>. Mais pour permettre leur construction, la Ville accepte de revoir les conditions du projet.</p>
<p>Les logements auront des loyers plus élevés que ceux envisagés initialement. La surface des locaux mis à disposition de la commune pendant quarante ans sera également réduite, passant d’environ <strong>900 à 180 m²</strong>. La cession du terrain à Unicil pour un euro symbolique est maintenue, avec la rétrocession à la commune d’environ un tiers du terrain pour un futur aménagement d’intérêt collectif. Le reste sera cédé à Unicil pour un euro symbolique.</p>
<p>Selon la note municipale, la hausse des coûts de construction a fragilisé le financement du programme. Sans adaptation, les difficultés risquaient aussi de compromettre la réhabilitation de vingt logements rue d’Alsace et la construction de neuf logements rue Beaussier.</p>
<p>La vente du terrain reste donc conditionnée à la réalisation des opérations confiées au bailleur. Le document rappelle également qu’Unicil, ou un autre opérateur, devra réaliser 26 logements aux conditions de loyers plus modestes prévues dans les engagements de renouvellement urbain. Leur emplacement et leur calendrier ne sont pas précisés.</p>
<p data-pm-slice="1 1 []">Lors des échanges, <strong>Jo Minniti a interrogé Dorian Munoz sur ses engagements antérieurs contre la construction de logements sociaux</strong>. Le maire a expliqué que le projet Altavilla était déjà engagé et que, pour Eugénie-Cotton, un refus aurait pu fragiliser l’ensemble du programme de rénovation urbaine.</p>
<p>« Nous prenons nos responsabilités », a-t-il affirmé, avant de renvoyer son prédécesseur au bilan de l’ancienne équipe : <em>« Votre action des six dernières années m’a un peu forcé la main. L’équipe précédente m’a laissé ce cadeau ; je ne la remercie pas ! »</em></p>
<h2 data-pm-slice="1 1 []">Des réparations urgentes dans trois écoles</h2>
<p>L’entretien des bâtiments publics figurait également parmi les dossiers soumis au conseil. Un programme de <strong>116 003,04 euros HT</strong> concerne les toitures de trois établissements scolaires.</p>
<p>À Victor-Hugo, les interventions portent sur la salle polyvalente de l’élémentaire et une toiture de la maternelle. À Lucie-Aubrac, elles concernent la toiture du centre de loisirs. À Saint-Exupéry, l’ensemble des toitures est concerné.</p>
<p>La note évoque des travaux urgents, comprenant des recherches de fuites. Le plan de financement prévisionnel repose à 60 % sur le Département, à 20 % sur la Métropole TPM et à 20 % sur la commune. Le dossier présenté aux élus vise notamment à solliciter un fonds de concours auprès de TPM.</p>
<h2>À Armand-Gatti, des planchers à renforcer</h2>
<p>À la bibliothèque de théâtre Armand-Gatti, qui dispose d’un fonds de <strong>12 000 ouvrages</strong>, les travaux répondent notamment à un enjeu de sécurité. Les planchers sont décrits dans la note municipale comme étant « en très mauvais état ».</p>
<p>Le programme prévoit leur renforcement aux premier et deuxième étages, ainsi que celui de l’escalier. S’y ajoutent des reprises partielles de sols, la pose de plaques de plâtre aux plafonds, le remplacement d’une quinzaine de tuiles et des interventions sur une fenêtre, les peintures et l’éclairage.</p>
<p>Le coût prévisionnel atteint 165 443,46 euros HT. La commune sollicite une aide de l’État de 25 643,74 euros au titre de la Dotation de soutien à l’investissement local. Le plan de financement prévoit également une participation du Département du Var de 49 633 euros.</p>
<h2 data-pm-slice="1 1 []">Préserver le hameau Pouillon</h2>
<p>Aux Sablettes, la Ville poursuit son accompagnement à la restauration du <strong>hameau Pouillon</strong>, reconstruit au début des années 1950 par l’architecte Fernand Pouillon.</p>
<p>Instauré en 2014, le dispositif permet d’aider les propriétaires à rénover leur bien et les commerçants à restaurer leurs devantures et leurs enseignes, dans le respect des caractéristiques architecturales du quartier. L’objectif est de préserver ce patrimoine tout en entretenant l’attractivité des Sablettes. Une demande concernant le remplacement de l’enseigne du restaurant Le Grilladin figurait ainsi à l’ordre du jour.</p>
<h2>Coste-Chaude : près de trois hectares à cultiver</h2>
<p>Autre destination pour le foncier communal : l’agriculture. À Coste-Chaude, <strong>28 821 m²</strong> doivent accueillir l’activité de la SAS L’Enregado, présidée par Isabelle Pertois.</p>
<p>Sa candidature a été retenue parmi cinq offres, après un second appel à manifestation d’intérêt. Selon la note municipale, une étude de la Chambre d’agriculture du Var a confirmé le potentiel agricole des terrains, classés en zone agricole au Plan local d’urbanisme.</p>
<p>L’exploitante souhaite y diversifier ses productions, notamment par la culture de fruits exotiques présentés dans le dossier comme adaptés aux changements climatiques.</p>
<p>Le bail a été signé le <strong>1er octobre en mairie</strong>. Les conditions présentées au conseil prévoient une durée de neuf ans et un fermage de <strong>435 euros par mois</strong>, révisé chaque année. Une exonération des trois premiers mois est prévue sous réserve d’une première phase de travaux significative.</p>
<p>Les documents du dossier prévoient certaines interventions à la charge de la commune, notamment des réparations du bâtiment et la pose d’une clôture. Les autres aménagements nécessaires à l’installation de l’exploitation doivent être supportés par la porteuse du projet.</p>
<h2>Former des animateurs et soutenir les secours</h2>
<p>Le partenariat <strong>« Parcours Jeunes Bafa »</strong> avec TPM doit faciliter l’accès des jeunes à la formation d’animateur. La commune prévoit d’accueillir les bénéficiaires pour leur stage pratique, dans la limite de ses capacités, et de favoriser leur recrutement selon les besoins de ses accueils de loisirs et du périscolaire.</p>
<p>Enfin, le conseil municipal a adopté <strong>à l’unanimité un vœu de soutien aux sapeurs-pompiers</strong>. Le texte demande à l’État de garantir les moyens matériels, humains et financiers nécessaires aux secours. Il encourage également les employeurs locaux à faciliter la disponibilité des salariés engagés comme pompiers volontaires.</p>
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		<item>
		<title>La Seyne interpelle l’État sur les moyens des pompiers</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/la-seyne-interpelle-letat-sur-les-moyens-des-pompiers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 09:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
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					<description><![CDATA[Le conseil municipal de La Seyne-sur-Mer a adopté un vœu de soutien aux sapeurs-pompiers. Derrière l’hommage, le texte porte surtout deux demandes : davantage de moyens pour les secours et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le conseil municipal de La Seyne-sur-Mer a adopté un vœu de soutien aux sapeurs-pompiers. Derrière l’hommage, le texte porte surtout deux demandes : davantage de moyens pour les secours et une meilleure disponibilité des volontaires auprès de leurs employeurs.</strong></p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="519" data-end="778">Le message commence comme un soutien, mais débouche rapidement sur une revendication. Réuni le 22 septembre, le conseil municipal de La Seyne-sur-Mer a réaffirmé son <strong data-start="685" data-end="722">« soutien total et indéfectible »</strong> aux sapeurs-pompiers, professionnels comme volontaires.</p>
<p dir="auto" data-start="780" data-end="976">En lisant le vœu devant l’assemblée, le maire <strong data-start="826" data-end="842">Dorian Munoz</strong> a notamment pointé <strong data-start="862" data-end="929">« l’augmentation constante des sollicitations opérationnelles »</strong> et la complexité croissante des interventions.</p>
<p dir="auto" data-start="978" data-end="1265">Le texte évoque également les agressions et les incivilités auxquelles les secours peuvent être confrontés dans l’exercice de leurs missions. <strong data-start="1120" data-end="1249">« Leur engagement incarne ce que notre République a de plus noble : le dévouement, le courage, la solidarité et l’altruisme »</strong>, a lu le maire.</p>
<p dir="auto" data-start="1267" data-end="1724">Mais la municipalité ne veut pas s’en tenir à l’hommage. <strong data-start="1324" data-end="1370">« La reconnaissance morale ne suffit pas »</strong>, a poursuivi Dorian Munoz. La commune demande à l’État de garantir <strong data-start="1438" data-end="1575">« l’ensemble des moyens matériels, humains et financiers indispensables au bon fonctionnement des services d’incendie et de secours »</strong>, mais aussi la protection physique des personnels. Elle réclame ainsi des garanties budgétaires et matérielles <strong data-start="1687" data-end="1723">« à la hauteur de leur mission »</strong>.</p>
<h3 dir="auto" data-section-id="rvdxlb" data-start="1726" data-end="1761">Le volontariat au cœur du sujet</h3>
<p dir="auto" data-start="1763" data-end="2014">Autre enjeu soulevé : la disponibilité des sapeurs-pompiers volontaires. Puisque le modèle français de sécurité civile repose en grande partie sur eux, leur engagement dépend aussi de la possibilité de quitter leur emploi pour intervenir ou se former.</p>
<p dir="auto" data-start="2016" data-end="2209">Le maire a ainsi salué les employeurs qui facilitent déjà cet engagement et encouragé les entreprises locales <strong data-start="2126" data-end="2208">« à franchir le pas en signant des conventions de disponibilité avec le SDIS »</strong>.</p>
<p dir="auto" data-start="2211" data-end="2371" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Le vœu doit désormais être transmis au préfet du Var, au président du conseil d’administration du SDIS 83 ainsi qu’aux amicales et centres de secours concernés.</p>
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		<title>🌊 1 120 KG DE DÉCHETS RETIRÉS DU PORT EN SEULEMENT 3 HEURES !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 06:03:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
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					<description><![CDATA[Bouteilles, pneus, canettes, mégots… Dimanche matin, plus de 50 personnes se sont mobilisées dans et autour du port de La Seyne-sur-Mer à l’occasion du World Cleanup Day. En trois heures, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-start="55" data-end="291"><strong data-start="55" data-end="291">Bouteilles, pneus, canettes, mégots… Dimanche matin, plus de 50 personnes se sont mobilisées dans et autour du port de La Seyne-sur-Mer à l’occasion du World Cleanup Day. En trois heures, plus d’une tonne de déchets a été récupérée.</strong></p>
<p dir="auto" data-start="293" data-end="597">Il aura suffi de quelques heures pour mesurer ce qui se cache sous la surface. <strong data-start="372" data-end="395">1 120 kg de déchets</strong> ont été retirés du port de La Seyne-sur-Mer lors de l’opération « Port propre », organisée par <strong data-start="491" data-end="518">Mordus Spearfishing Var</strong>, en partenariat avec la Ville et le Bureau du Port – Maribay Toulon Plaisance.</p>
<h3 dir="auto" data-section-id="ak6kqj" data-start="599" data-end="631"><img decoding="async" class="alignnone wp-image-34133 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-1024x733.jpg?x47522" alt="" width="696" height="498" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-1024x733.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-300x215.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-768x550.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-150x107.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-696x498.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-1068x765.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630-587x420.jpg 587w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9630.jpg 1179w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></h3>
<h3 dir="auto" data-section-id="ak6kqj" data-start="599" data-end="631">2 000 bouteilles et 50 pneus</h3>
<p dir="auto" data-start="633" data-end="844">Les chiffres donnent une idée de l’ampleur du ramassage : <strong data-start="691" data-end="825">2 000 bouteilles en verre, 50 pneus, 100 litres de canettes en aluminium, 200 litres de plastique et 80 litres de papier et carton</strong> ont été récupérés.</p>
<p dir="auto" data-start="846" data-end="1138">À cela s’ajoutent de la ferraille et divers objets, parfois plus surprenants. Un <strong data-start="927" data-end="950">casier à langoustes</strong> a notamment été remonté cette année. Les habitués ne sont pourtant plus vraiment étonnés : lors d’une précédente édition, c’est même <strong data-start="1084" data-end="1096">une moto</strong> qui avait été retrouvée au fond de l’eau.</p>
<p dir="auto" data-start="1140" data-end="1300">À terre, le constat est tout aussi parlant : <strong data-start="1185" data-end="1201">8 000 mégots</strong> ont été ramassés. Ils doivent être confiés à <strong data-start="1247" data-end="1274">Recyclop Antenne du Var</strong> pour être pris en charge.</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-34134 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-1024x720.jpg?x47522" alt="" width="696" height="489" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-1024x720.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-300x211.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-768x540.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-150x105.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-696x489.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-1068x751.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-597x420.jpg 597w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629-100x70.jpg 100w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_9629.jpg 1179w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<h3 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" dir="auto" data-section-id="1xb1uqd" data-start="1302" data-end="1337">Plus de 50 personnes mobilisées</h3>
<p dir="auto" data-start="1339" data-end="1642">L’opération a nécessité une véritable chaîne humaine. <strong data-start="1393" data-end="1464">Une douzaine d’apnéistes et de plongeurs de Mordus Spearfishing Var</strong> sont intervenus sous l’eau. En surface, ils ont pu compter sur <strong data-start="1528" data-end="1641">le bateau de la Capitainerie, des kayakistes du Club nautique La Méduse ainsi que deux participants en paddle</strong>.</p>
<p dir="auto" data-start="1644" data-end="1862">Une quarantaine de bénévoles étaient également mobilisés à terre. Parmi eux, <strong data-start="1721" data-end="1796">les Amis de la Nature de La Seyne et la Brigade Bénévole Seynoise (BBS)</strong> ont notamment assuré la réception et le tri des déchets remontés.</p>
<p dir="auto" data-start="1864" data-end="2084">Le personnel du port s’est, lui, chargé du <strong data-start="1907" data-end="1946">nettoyage des pneus sortis de l’eau</strong>, avant leur orientation vers une filière adaptée. Leur prise en charge est assurée avec le soutien d’<strong data-start="2048" data-end="2083">ATHM (Azur Truck Horses Moving)</strong>.</p>
<h3 dir="auto" data-section-id="lg6nl8" data-start="2086" data-end="2121">« Chaque année, ça recommence »</h3>
<p dir="auto" data-start="2123" data-end="2308">Bouteilles, canettes, ferraille, cannes à pêche ou encore hameçons : les bénévoles connaissent malheureusement bien cet inventaire. Certains participent à l’opération depuis quatre ans.</p>
<p dir="auto" data-start="2310" data-end="2429">Et malgré les nettoyages successifs, le constat dressé dimanche reste sans appel : <strong data-start="2393" data-end="2429">« Chaque année, ça recommence. »</strong></p>
<p dir="auto" data-start="2431" data-end="2682" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Au-delà du ramassage, l’objectif est donc aussi de sensibiliser à la pollution du port et du littoral. <strong data-start="2534" data-end="2613">Toulon Provence Méditerranée et le Bureau Environnement de La Seyne-sur-Mer</strong> ont également accompagné la préparation de cette nouvelle opération.</p>
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		<title>Divorcés, ils se remarient près de 30 ans après</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/divorces-ils-se-remarient-pres-de-30-ans-apres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2026 11:29:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
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					<description><![CDATA[L’amour a parfois une drôle de façon de se jouer du temps. Les années passent, les souvenirs s’estompent et certaines histoires que l’on croyait terminées finissent par reprendre leur cours. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd">L’amour a parfois une drôle de façon de se jouer du temps. Les années passent, les souvenirs s’estompent et certaines histoires que l’on croyait terminées finissent par reprendre leur cours.</p>
<p class="isSelectedEnd">À 74 et 73 ans, Julia Pesce et Daniel Tardieu ne cherchent d’ailleurs plus vraiment à remettre toutes les dates dans l’ordre. Pourquoi ont-ils divorcé ? Combien d’années ont-ils réellement vécu séparés ? Julia tente de se souvenir, Daniel complète parfois. Les détails se sont brouillés avec le temps. Une certitude demeure pourtant : malgré la séparation, le lien entre eux n’a jamais complètement disparu.</p>
<p class="isSelectedEnd">Leur première histoire remonte à 1995. Ils tombent amoureux, se marient et partagent plusieurs années de vie commune avant de divorcer. Chacun poursuit alors son chemin, sans imaginer nécessairement qu’un nouveau chapitre les attend plusieurs années plus tard.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>Ils se remettent à « se fréquenter »</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">C’est en 2020 que leur histoire reprend doucement. Julia vit désormais à L’Âge d’Or, à La Seyne, tandis que Daniel réside dans un Ehpad à Toulon. La distance n’empêche pas les premiers échanges. Une lettre est envoyée, puis une autre. Aux courriers viennent rapidement s’ajouter les appels téléphoniques.</p>
<p class="isSelectedEnd">Avec une expression qui appartient à leur génération, Julia et Daniel expliquent alors qu’ils recommencent à <em>« se fréquenter »</em>. Daniel vient rendre visite à Julia et, sans véritablement l’avoir décidé, tous deux retrouvent peu à peu leurs habitudes et leur complicité.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Julia, l’idée d’un nouveau mariage finit par s’imposer. <em>« Je voulais reporter son nom »</em>, confie-t-elle. Daniel, de son côté, serait bien incapable de dater précisément le moment où leur relation a réellement recommencé. <em>« Il n’y a pas eu de déclic »</em>, explique-t-il. Leur rapprochement s’est fait progressivement, presque comme une évidence : <em>« c’était là »</em>.</p>
<p class="isSelectedEnd">En août 2024, une place se libère finalement à L’Âge d’Or. Daniel quitte son établissement toulonnais pour rejoindre Julia. Après plusieurs années rythmées par les lettres, les appels et les visites, les deux anciens époux vivent de nouveau au même endroit.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>Une demande en mariage… par courrier</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Puisqu’une lettre avait contribué à les rapprocher, c’est encore par écrit que leur histoire va franchir une nouvelle étape. Cette fois, Julia prend sa plume pour une demande un peu particulière : elle propose à celui qui fut déjà son mari de le devenir une seconde fois.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Je lui ai demandé par écrit s’il accepterait qu’on se remarie »</em>, raconte-t-elle.</p>
<p class="isSelectedEnd">Daniel n’a pas besoin de longues réflexions : la réponse est oui. Quelques lignes suffisent ainsi à décider d’un deuxième mariage, plusieurs années après leur divorce.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>Un deuxième « oui » à L’Âge d’Or</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Ce mercredi, c’est directement dans leur lieu de vie que Julia et Daniel ont pu officialiser ces retrouvailles. Leurs difficultés à se déplacer rendant une cérémonie en mairie compliquée, le maire de La Seyne, Dorian Munoz, accompagné de l’adjointe déléguée aux seniors Nadine Garcez, s’est déplacé à L’Âge d’Or pour célébrer leur union. L’occasion de rappeler que <em>« l’amour n’a ni âge ni saison »</em>.</p>
<p>Le dernier coup de pouce est venu d’un bel élan de solidarité : à l’appel de l’établissement, commerçants et professionnels locaux se sont mobilisés pour offrir au couple tout ce dont il avait besoin pour célébrer son mariage. À 73 et 74 ans, Daniel et Julia en offrent une jolie démonstration. Et peut-être aussi un petit message à ceux qui pensent avoir laissé passer le grand amour : tout n’est pas forcément perdu, il pourrait même vous retrouver jusqu’à l’Ehpad. En revanche, pour ceux qui préfèrent que certaines histoires restent définitivement derrière eux, leur aventure livre aussi un enseignement important : méfiez-vous de ce coquin de facteur. Une lettre peut manifestement en appeler une autre… et finir devant le maire.</p>
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		<item>
		<title>À La Seyne, casque, gants et gilet deviennent obligatoires à trottinette</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/a-la-seyne-casque-gants-et-gilet-deviennent-obligatoires-a-trottinette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2026 10:19:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
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					<description><![CDATA[Face à une utilisation des trottinettes électriques jugée de plus en plus problématique, La Seyne-sur-Mer durcit les règles. Depuis le 7 septembre, un arrêté municipal impose aux utilisateurs d’engins de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Face à une utilisation des trottinettes électriques jugée de plus en plus problématique, La Seyne-sur-Mer durcit les règles. Depuis le 7 septembre, un arrêté municipal impose aux utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés le port du casque, de gants et d’un équipement haute visibilité. Après quelques semaines de pédagogie, la Police municipale passera à la verbalisation.</strong></p>
<p class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-start="447" data-end="794">« <strong data-start="449" data-end="474">Ça devient invivable.</strong> » Ce lundi matin, Dorian Munoz n’a pas mâché ses mots pour présenter le nouvel arrêté municipal consacré aux trottinettes électriques et, plus largement, aux EDPM. Derrière cet acronyme se trouvent les <strong data-start="677" data-end="722">engins de déplacement personnel motorisés</strong> : trottinettes électriques, gyropodes, monoroues ou encore hoverboards.</p>
<p data-start="796" data-end="1250">Pris début septembre et publié le 7 septembre, l’arrêté impose désormais, pour circuler à La Seyne, <strong data-start="896" data-end="993">un casque conforme et attaché, un gilet de haute visibilité ainsi que des gants de protection</strong>. Une réglementation locale qui va plus loin que les obligations nationales ordinaires : le Code de la route n’impose notamment le gilet ou l’équipement rétro-réfléchissant à tous les conducteurs d’EDPM que la nuit ou lorsque la visibilité est insuffisante.</p>
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<h3 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-section-id="mol0q0" data-start="1252" data-end="1291">« Une problématique exponentielle »</h3>
<p data-start="1293" data-end="1644">Pour le maire, il s’agit de répondre à « <strong data-start="1334" data-end="1369">une problématique exponentielle</strong> ». Les risques ne concernent pas seulement les conducteurs. « <strong data-start="1432" data-end="1496">Il y a les usagers, mais également tous ceux qui sont autour</strong> », souligne Dorian Munoz, évoquant des vitesses parfois très élevées et « <strong data-start="1571" data-end="1620">des attitudes pas toujours très respectueuses</strong> » dans l’espace public.</p>
<p data-start="1646" data-end="1916">Une préoccupation qui revient régulièrement dans les remontées des habitants. Selon le maire, trois sujets dominent aujourd’hui les doléances adressées à la municipalité : <strong data-start="1818" data-end="1876">les EDPM, les dépôts sauvages et les nuisances sonores</strong>, un « <strong data-start="1883" data-end="1899">trio gagnant</strong> », ironise-t-il.</p>
<p data-start="1918" data-end="2428">Les accidents sont également au cœur de la décision. La municipalité évoque des accidents réguliers et surtout des engins parfois débridés. La vitesse maximale par construction d’un EDPM est fixée à <strong data-start="2117" data-end="2128">25 km/h</strong>, mais certains engins modifiés peuvent atteindre des vitesses bien supérieures. Circuler sur la voie publique avec un engin conçu pour dépasser cette limite constitue une contravention de cinquième classe ; l’immobilisation, la confiscation ou la mise en fourrière peuvent également être prononcées.</p>
<h3 data-section-id="yaqnbu" data-start="2430" data-end="2480">Une réglementation locale pour aller plus loin</h3>
<p data-start="2482" data-end="2891">Pour Dorian Munoz, le phénomène dépasse largement les frontières de La Seyne et même du Var. <strong data-start="2575" data-end="2698">« C’est une problématique nationale, ce n’est pas seulement dans le Var et ce n’est pas seulement à La Seyne-sur-Mer. »</strong> Face aux comportements constatés sur le terrain, le maire considère toutefois que <strong data-start="2781" data-end="2833">« la loi ne va pas assez loin dans la pratique »</strong> et a donc choisi de renforcer localement les obligations.</p>
<p data-start="2893" data-end="3191">Il ne remet pas pour autant en cause l’intérêt de ces nouveaux modes de déplacement. <strong data-start="2978" data-end="3042">« Je comprends que ce soit ludique, pratique et économique »</strong>, souligne-t-il. L’objectif est de parvenir à faire cohabiter les différents usages et de sécuriser l’espace public pour l’ensemble de la population.</p>
<h3 data-section-id="10r53bh" data-start="3193" data-end="3239">Quinze jours à trois semaines de pédagogie</h3>
<p data-start="3241" data-end="3506">La verbalisation ne sera pas immédiate. La Ville prévoit d’abord <strong data-start="3306" data-end="3352">quinze jours à trois semaines de pédagogie</strong>, accompagnés de contrôles et d’une campagne de communication. <strong data-start="3415" data-end="3506">Les sanctions liées au nouvel arrêté devraient commencer à la fin du mois de septembre.</strong></p>
<p data-start="3508" data-end="3821">Pour <strong data-start="3513" data-end="3595">Cyril Henri, directeur du Pôle Tranquillité publique et Cohésion du territoire</strong>, cette première phase doit aussi permettre d’éduquer les plus jeunes. <strong data-start="3666" data-end="3718">La conduite d’un EDPM est interdite avant 14 ans</strong>, alors que les services constatent de plus en plus de jeunes utilisateurs de trottinettes électriques.</p>
<p data-start="3823" data-end="4035">Au-delà de la sécurité routière, la municipalité présente ainsi cet arrêté comme <strong data-start="3904" data-end="3955">une mesure destinée à améliorer le cadre de vie</strong>, appelée à s’inscrire durablement dans les opérations de tranquillité publique.</p>
<h3 data-section-id="e2v59v" data-start="4037" data-end="4091">Une soixantaine de PV déjà dressés en centre-ville</h3>
<p data-start="4093" data-end="4355">La Police municipale n’a toutefois pas attendu ce nouvel arrêté pour intervenir. Selon <strong data-start="4180" data-end="4231">Jean-Paul Raynard, chef de la Police municipale</strong>, des opérations spécifiques consacrées aux EDPM sont menées dans le centre-ville depuis le début du mandat de Dorian Munoz.</p>
<p data-start="4357" data-end="4633"><strong data-start="4357" data-end="4448">Une soixantaine de procès-verbaux ont déjà été dressés uniquement dans le centre-ville.</strong> Un chiffre qui aurait pu être nettement supérieur : les agents indiquent avoir jusqu’ici privilégié la pédagogie dans de nombreuses situations plutôt qu’une verbalisation systématique.</p>
<p data-start="4635" data-end="4992">La circulation sur les trottoirs ou en dehors des voies autorisées peut notamment être sanctionnée par une <strong data-start="4742" data-end="4777">amende forfaitaire de 135 euros</strong>. En agglomération, les EDPM doivent emprunter les bandes ou pistes cyclables lorsqu’elles existent et, à défaut, peuvent circuler sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 50 km/h.</p>
<h3 data-section-id="6j0392" data-start="4994" data-end="5056">35 euros par équipement manquant, des sanctions cumulables</h3>
<p data-start="5058" data-end="5220">Le nouvel arrêté impose trois équipements aux conducteurs d’EDPM à La Seyne-sur-Mer : <strong data-start="5144" data-end="5219">un casque attaché, un gilet haute visibilité et des gants de protection</strong>.</p>
<p data-start="5222" data-end="5596">Chaque équipement manquant pourra être sanctionné de <strong data-start="5275" data-end="5287">35 euros</strong>. Les contraventions étant cumulables, l’amende peut donc atteindre <strong data-start="5355" data-end="5405">105 euros si les trois équipements font défaut</strong>. Une contravention de deuxième classe peut toutefois aller <strong data-start="5465" data-end="5515">jusqu’à 150 euros devant le tribunal de police</strong>, ce qui explique la mention figurant sur les supports de prévention de la Ville.</p>
<p data-start="5598" data-end="5843" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Les infractions liées au nouvel arrêté seront constatées par les policiers municipaux au moyen de <strong data-start="5696" data-end="5713">« PV blancs »</strong>, sur support papier. Les contrôles doivent ensuite s’inscrire de manière permanente dans les opérations de tranquillité publique.</p>
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		<title>Les joutes toujours bien ancrées à La Seyne</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/les-joutes-toujours-bien-ancrees-a-la-seyne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 06:33:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
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					<description><![CDATA[Cannes, Sanary, Saint-Raphaël et Saint-Mandrier se sont partagé les victoires dimanche lors de la Coupe Côte d’Azur organisée dans le port de La Seyne. Une compétition qui prolonge une tradition [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cannes, Sanary, Saint-Raphaël et Saint-Mandrier se sont partagé les victoires dimanche lors de la Coupe Côte d’Azur organisée dans le port de La Seyne. Une compétition qui prolonge une tradition locale déjà bien installée à la fin du XIXe siècle.</strong></p>
<h3 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-section-id="1mw83c7" data-start="534" data-end="562">Quatre clubs au palmarès</h3>
<p data-start="564" data-end="661">La Coupe Côte d’Azur de joutes provençales s’est disputée dimanche 6 septembre quai de la Marine.</p>
<p data-start="663" data-end="954">Cannes s’impose chez les cadets et les juniors. Sanary décroche les victoires chez les benjamins et les minimes. Chez les féminines, Saint-Raphaël remporte les deux catégories, moins de 15 ans et plus de 15 ans. Enfin, Saint-Mandrier prend la première place chez les seniors.</p>
<p data-start="956" data-end="1091">Au-delà du classement, la journée s’inscrit dans une histoire ancienne. À La Seyne, les joutes sont documentées depuis plus de 130 ans.</p>
<h3 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-section-id="87rhdd" data-start="1093" data-end="1121">Déjà 43 jouteurs en 1888</h3>
<p data-start="1123" data-end="1367">En <strong data-start="1126" data-end="1134">1888</strong>, elles figurent au programme de la grande fête locale. Cette année-là, <strong data-start="1206" data-end="1224">43 concurrents</strong> prennent part au tournoi. Quelques années plus tard, certains concours atteignent <strong data-start="1307" data-end="1334">jusqu’à 80 participants</strong>, avant de retomber à 25 en 1902.</p>
<p data-start="1369" data-end="1493">Les festivités attirent alors <strong data-start="1399" data-end="1434">plusieurs milliers de personnes</strong>, venues de La Seyne, mais aussi de Toulon et des environs.</p>
<p data-start="1495" data-end="1705">Les récompenses évoluent elles aussi. Aux foulards et petits lots distribués lors des premières fêtes succèdent progressivement des <strong data-start="1627" data-end="1645">prix en argent</strong>, suffisants pour attirer les meilleurs jouteurs de la rade.</p>
<h3 data-section-id="p97nee" data-start="1707" data-end="1749">Huit rameurs pour lancer les targaïres</h3>
<p data-start="1751" data-end="1905">À l’époque, les jouteurs sont appelés les <strong data-start="1793" data-end="1806">targaïres</strong>. Debout sur leur tintaine, ils cherchent déjà à faire tomber leur adversaire à l’aide d’une lance.</p>
<p data-start="1907" data-end="2139">Mais les embarcations ne sont pas encore motorisées : <strong data-start="1961" data-end="2013">huit rameurs sont nécessaires dans chaque bateau</strong> pour lancer les deux adversaires l’un contre l’autre. Les canots motorisés apparaissent progressivement à partir de <strong data-start="2130" data-end="2138">1911</strong>.</p>
<p data-start="2141" data-end="2252">Les pratiquants viennent alors en grande partie du monde maritime : pêcheurs, bateliers ou lesteurs de la rade.</p>
<h3 data-section-id="1ah3d3q" data-start="2254" data-end="2293">Des canards, et parfois des cochons</h3>
<p data-start="2295" data-end="2487">Les joutes ne sont qu’un élément des grandes fêtes populaires. Autour du port, on organise aussi régates, concours de natation, boules, lutte, boxe française, courses d’ânes ou mât de cocagne.</p>
<p data-start="2489" data-end="2691">Certaines épreuves sont aujourd’hui beaucoup plus difficiles à imaginer : des <strong data-start="2567" data-end="2631">canards sont lâchés dans l’eau pendant des courses à la nage</strong>. Les sources évoquent même, plus rarement, des <strong data-start="2679" data-end="2690">cochons</strong>.</p>
<p data-start="2693" data-end="2829">Les joutes elles-mêmes peuvent alors prendre une forme carnavalesque, avant de devenir progressivement une discipline sportive codifiée.</p>
<h3 class="PDq2pG_selectionAnchorContainer" data-section-id="1s48voa" data-start="3116" data-end="3159">Deux bateaux de huit mètres depuis 2024</h3>
<p data-start="3161" data-end="3431">La pratique actuelle a aussi connu un nouveau tournant en <strong data-start="3219" data-end="3227">2024</strong>. La Société nautique de la Petite Mer a acquis auprès du club de l’Estaque deux anciennes <strong data-start="3318" data-end="3352">bettes marseillaises en acajou</strong>, longues de <strong data-start="3365" data-end="3403">8 mètres pour 2,50 mètres de large</strong>, équipées de leur tintaine.</p>
<p data-start="3433" data-end="3524">Jusqu’alors, les Seynois utilisaient notamment des embarcations prêtées par Saint-Mandrier.</p>
<p data-start="3526" data-end="3700" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong data-start="3526" data-end="3700" data-is-last-node="">Des 43 concurrents de 1888 à la Coupe Côte d’Azur 2026, les bateaux et les règles ont évolué. Le principe, lui, reste le même : rester debout quand l’autre tombe à l’eau.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-34088 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-1024x724.jpg?x47522" alt="" width="696" height="492" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-1024x724.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-300x212.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-768x543.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-150x106.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-696x492.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-1068x755.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-594x420.jpg 594w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684-100x70.jpg 100w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8684.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-34090 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-1024x731.jpg?x47522" alt="" width="696" height="497" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-1024x731.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-300x214.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-768x548.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-150x107.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-696x497.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-1068x763.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-588x420.jpg 588w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715-100x70.jpg 100w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8715.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-34091 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-1024x731.jpg?x47522" alt="" width="696" height="497" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-1024x731.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-300x214.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-768x548.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-150x107.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-696x497.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-1068x763.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-588x420.jpg 588w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716-100x70.jpg 100w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_8716.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
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		<title>Jean-Luc Galli, le dernier poissonnier de la halle</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/jean-luc-galli-le-dernier-poissonnier-de-la-halle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 11:13:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
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					<description><![CDATA[Fils de pêcheur du Brusc, il vend du poisson depuis l’âge de 11 ans. Derrière son banc, entre pêche du matin, recettes qui disparaissent et souvenirs d’une halle autrefois bouillonnante, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fils de pêcheur du Brusc, il vend du poisson depuis l’âge de 11 ans. Derrière son banc, entre pêche du matin, recettes qui disparaissent et souvenirs d’une halle autrefois bouillonnante, il raconte un métier mais aussi une certaine façon de vivre avec la Méditerranée.</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Jean-Luc Galli avait 11 ans lorsqu’il a vendu ses premiers poissons sous la halle de La Seyne. Sa mère y écoulait les prises ramenées par son père, pêcheur au Brusc. Dans la famille, chacun avait son rôle et la mer faisait vivre la maison.</p>
<p class="isSelectedEnd">Lui choisira finalement le rivage plutôt que le large. <em>« Je n’avais pas envie de passer ma vie seul sur l’eau. Je suis bien mieux au contact de la clientèle. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Un choix qui lui a offert, au fil des décennies, un poste d’observation privilégié sur les transformations de la ville, mais surtout sur celles de ses habitants. Car les poissons, eux, n’ont finalement pas tellement changé. Ceux qui les achètent, davantage.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Aujourd’hui, c’est différent. Les jeunes consomment moins de poisson. La mode est aux filets. La soupe de bouillabaisse s’est perdue, comme tous ces plats qui demandent du temps. Ils aiment les consommer au restaurant, mais ça s’arrête là. Il n’y a que les anciens qui continuent. »</em></p>
<h2>Les habitudes changent, la mer reste</h2>
<figure id="attachment_34069" aria-describedby="caption-attachment-34069" style="width: 696px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-34069 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-716x1024.jpg?x47522" alt="" width="696" height="995" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-716x1024.jpg 716w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-210x300.jpg 210w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-768x1099.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-1073x1536.jpg 1073w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-150x215.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-300x429.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-696x996.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-1068x1528.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271-294x420.jpg 294w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8271.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption id="caption-attachment-34069" class="wp-caption-text"> </figcaption></figure>
<p class="isSelectedEnd">Ce matin-là, les anciens sont justement nombreux devant son banc. Chacun arrive avec ses habitudes. L’un veut son poisson vidé et prêt à cuire ; un autre préfère le rapporter entier et conserver chez lui le plaisir de le préparer.</p>
<p class="isSelectedEnd">Ici, une commande ne se résume d’ailleurs jamais tout à fait à une commande. On prend des nouvelles, on parle cuisine et, forcément, de ce qui s’est passé en mer.</p>
<p class="isSelectedEnd">Un homme s’arrête devant des palamides mises de côté pour être découpées. Les marques sur les poissons ne lui échappent pas. <em>« Il y a eu des remous dans les filets ? »</em> Jean-Luc comprend immédiatement ce qu’il a remarqué. <em>« Oui, ils ont été grignotés par les calamars, les seiches, les puces… »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Quelques mots échangés au-dessus d’un étal suffisent à raconter cette familiarité avec la Méditerranée : celle de ceux qui savent encore lire sur un poisson ce qui lui est arrivé avant d’atteindre la terre ferme.</p>
<h2>Du Brusc aux cuisines seynoises</h2>
<p class="isSelectedEnd">Jean-Luc reste lui-même au bout de cette chaîne. À l’aube, il a rejoint le Brusc pour récupérer la pêche de son cousin. Parmi les prises du jour, un beau congre attend maintenant d’être préparé.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le couteau suit la chair et les explications viennent avec le geste. <em>« J’en ai déjà eu un de 25 kilos, il faisait deux mètres. C’est surtout pour la bouillabaisse, alors je les découpe. Le haut du corps est plutôt sans arêtes. Quand on arrive vers la queue, il y en a beaucoup. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Un savoir appris avec les années, presque devenu instinctif. Dans quelques heures, les morceaux auront rejoint une cuisine familiale ou celle d’un restaurant. Du Brusc à La Seyne, puis de la halle à l’assiette, le trajet reste finalement celui qu&rsquo;ont connu des générations de familles du littoral.</p>
<h2>« On était une douzaine ici »</h2>
<p class="isSelectedEnd">Jean-Luc se souvient surtout d’une halle autrement plus bruyante. À l’époque, il ne suffisait pas d’avoir du beau poisson : encore fallait-il attirer le client.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Venez voir ma sardine ! Ils sont là, mes anchois ! »</em> lance-t-il soudain en retrouvant les appels d’autrefois.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le souvenir le fait rire. <em>« C’était folklorique. Il y avait beaucoup de vie. On était une douzaine de pêcheurs ici à l’époque. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Les voix se répondaient, les clients passaient d’un banc à l’autre et la pêche du jour dictait ce que l’on mangerait à midi. Puis les étals se sont vidés, un à un.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Il y a encore cinq ans, j’avais un vendeur de coquillages avec moi. Maintenant, je suis le dernier. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Il le dit simplement, sans transformer le constat en complainte. Les modes de vie ont changé avec les façons de cuisiner. On achète davantage de filets, on consacre moins de temps à préparer le poisson et les longues recettes familiales trouvent plus difficilement leur place dans le quotidien.</p>
<h2>Le dernier derrière son banc</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34070 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-1024x736.jpg?x47522" alt="" width="696" height="500" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-1024x736.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-300x216.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-768x552.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-150x108.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-696x500.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-1068x767.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270-585x420.jpg 585w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/08/IMG_8270.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="isSelectedEnd">À 12 h 30, pourtant, l’étal est presque vide. Preuve que le lien n’est pas rompu.</p>
<p class="isSelectedEnd">Jean-Luc nettoie son banc, range son matériel puis rejoint son utilitaire. Sa journée n’est pas terminée. Une autre tournée commence auprès des restaurateurs qui tiennent encore à proposer des poissons pêchés sur les côtes varoises.</p>
<p class="isSelectedEnd">Demain matin, il faudra recommencer : rejoindre la pêche, préparer les poissons, installer le banc puis attendre les premiers habitués.</p>
<p class="isSelectedEnd">Son père prenait la mer au Brusc et sa mère vendait les prises. Plusieurs décennies plus tard, Jean-Luc est toujours là, entre le pêcheur et le client, exactement à la place qu’il avait choisie enfant.</p>
<p class="isSelectedEnd">La halle a perdu ses cris et ses nombreux bancs. Mais tant que le poisson du matin y arrivera encore depuis le Brusc, une part de cette vieille vie maritime seynoise continuera de passer, chaque jour, de la mer à l’assiette.</p>
<h1> La halle, quatre siècles côté mer</h1>
<p class="isSelectedEnd"><em>Des premières ventes de poissons en 1639 aux cris des poissonnières, la halle raconte une histoire populaire intimement liée à la Méditerranée.</em></p>
<p class="isSelectedEnd">La première halle aux poissons remonte à <strong>1639</strong>, rue du Pavé-d’Amour, aujourd’hui rue de la République. La Seyne n’obtiendra son indépendance de Six-Fours qu’en 1657 : la pêche appartient donc déjà à l’histoire du bourg avant même la naissance officielle de la commune.</p>
<h2>« A l’aubo ! » : les voix des poissonnières</h2>
<p class="isSelectedEnd">Édifié en <strong>1839</strong>, le bâtiment actuel a vu passer des générations de pêcheurs et souvent leurs épouses. Les hommes partaient poser les filets de nuit, les relevaient à l’aube, puis les prises rejoignaient le centre-ville.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans ses souvenirs de la vie seynoise, l’historien local Marius Autran décrit une poissonnerie qui <em>« retentissait des appels chaleureux »</em> des femmes venues dès la pointe du jour de Saint-Elme, Tamaris ou du Manteau.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les vendeuses de sardines avaient notamment leur cri : <em>« A l’aubo ! A l’aubo ! »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Sur les bancs, presque tout venait alors des rivages voisins : congres, loups, rascasses, daurades, poissons de soupe et de bouillabaisse, poulpes, seiches, crabes ou coquillages de la Petite Mer.</p>
<p class="isSelectedEnd">Une économie locale et familiale où le trajet entre le filet et l’assiette pouvait se compter en quelques heures.</p>
<h2>Une vocation qui n’a pas disparu</h2>
<p class="isSelectedEnd">Restaurée et remise aux normes en <strong>2022-2023</strong>, en lien avec l’Architecte des bâtiments de France, la halle n’a pourtant pas été transformée en simple témoin du passé. On y vend toujours les produits de la mer.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les usages ont changé, les pêcheurs sont moins nombreux et les appels des poissonnières se sont tus. Mais la vocation du lieu demeure.</p>
<p>Près de quatre siècles après sa première halle aux poissons, La Seyne conserve ainsi un patrimoine maritime assez rare : <strong>un lieu qui ne se contente pas de raconter son histoire, puisqu’il continue à la faire vivre.</strong></p>
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		<title>Quand La Seyne vivait dans la peur</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/quand-la-seyne-vivait-dans-la-peur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2026 11:33:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors que La Seyne célébrait hier le 82e anniversaire de sa Libération, avec notamment un défilé rejoué par les passionnés du Group Military Conservation et leurs véhicules d’époque, les lettres [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd"><strong>Alors que La Seyne célébrait hier le 82e anniversaire de sa Libération, avec notamment un défilé rejoué par les passionnés du Group Military Conservation et leurs véhicules d’époque, les lettres de Marguerite Voiron rappellent ce que furent réellement les derniers mois de l’Occupation : les bombardements, la peur, les pénuries et une ville en partie détruite.</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Hier soir, <strong>mercredi 26 août</strong>, La Seyne-sur-Mer commémorait le <strong>82e anniversaire de sa Libération</strong>. Après l’hommage rendu aux Policiers patriotes place Germain-Loro, le cortège s’est élancé depuis la Porte de la Rotonde avant la cérémonie au monument aux morts. Comme annoncé au programme officiel, les membres du <strong>Group Military Conservation (GMC)</strong> participaient au défilé avec leurs véhicules militaires de collection.</p>
<p class="isSelectedEnd">L’association seynoise est depuis longtemps associée à ces rendez-vous de mémoire. Ses passionnés restaurent et entretiennent notamment des véhicules militaires du type de ceux qui ont accompagné la Libération de la France, avant de les faire reprendre la route lors des commémorations.</p>
<p class="isSelectedEnd">Une façon de faire revivre l’histoire, 82 ans plus tard. Mais derrière les uniformes, les véhicules et les applaudissements d’aujourd’hui demeure le quotidien de ceux qui, en 1944, ne savaient pas encore s’ils verraient la fin de la guerre.</p>
<h3>Une Seynoise raconte la guerre au jour le jour</h3>
<p class="isSelectedEnd">Marguerite Voiron est de ceux-là. Installée à <strong>La Seyne-sur-Mer depuis 1932</strong> avec son mari Charles Godiani, elle habite au <strong>5, boulevard du 4-Septembre</strong> et travaille aux PTT.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans les lettres qu’elle adresse régulièrement à ses proches, aujourd’hui conservées et mises en valeur par les <strong>Archives municipales de La Seyne-sur-Mer</strong>, elle ne cherche pas à écrire l’Histoire. Elle raconte simplement sa vie.</p>
<p class="isSelectedEnd">Il est question de la famille, de vêtements à raccommoder, d’un enfant dont elle attend des nouvelles. Mais la guerre finit toujours par interrompre le quotidien.</p>
<p class="isSelectedEnd">Et, au printemps 1944, elle devient omniprésente.</p>
<h3>« La rue pleine de poussière et de fumée »</h3>
<p class="isSelectedEnd">Le <strong>samedi 29 avril 1944</strong>, La Seyne subit l’un de ses bombardements les plus meurtriers. Les bombardiers américains visent notamment les Chantiers et des installations allemandes. Environ <strong>700 bombes de 500 ou 1 000 kilos</strong> sont larguées sur La Seyne et ses environs. Seules quatre atteignent les Chantiers, tandis que de nombreux projectiles s’abattent sur la ville.</p>
<p class="isSelectedEnd">Marguerite se trouve en plein centre lorsqu’elle est surprise par l’attaque.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Je n&rsquo;ai réalisé que lorsque j&rsquo;ai vu la rue pleine de poussière et de fumée. La bombe venait de tomber au bas du cours et j&rsquo;étais chez Gil où j&rsquo;étais rentrée pour me mettre à l&rsquo;abri car la sirène a sifflé en même temps que les bombes tombaient. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Lorsqu’elle ressort, elle découvre les dégâts.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Quelle horreur. Pauvre Seyne ! »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Les vitres du magasin de Marcelle ont volé en éclats, la rue C. Hugues est jonchée de débris, la maison de son marchand de journaux a été touchée. Puis son regard se porte vers le port.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Vers les grands palmiers un gros pâté de maisons par terre. Les victimes, des morts et des blessés. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Quelques minutes ont suffi à bouleverser la ville.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« C&rsquo;est horrible et je n&rsquo;ai pas encore réalisé toute l&rsquo;horreur de ce quart d&rsquo;heure. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Le bilan retenu aujourd’hui par la Ville fait état de <strong>130 morts pour la seule journée du 29 avril</strong>, dont 14 victimes dont les corps ne peuvent être identifiés. À l’issue de la guerre, La Seyne est une ville profondément meurtrie. Un rappel historique publié par la municipalité fait état de <strong>4 310 habitations sinistrées sur 5 902 immeubles</strong>, dont 277 totalement détruites.</p>
<h3>« Je commence à me demander si je m&rsquo;en sortirai »</h3>
<p class="isSelectedEnd">Dans les jours qui suivent, les mots de Marguerite changent.</p>
<p class="isSelectedEnd">Elle avait jusque-là appris à composer avec les alertes. Après le 29 avril, la peur s’installe véritablement.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Les jours suivants on aurait dit qu&rsquo;on m&rsquo;avait rouée de coups et je crois que s&rsquo;ils revenaient j&rsquo;aurais peur ! Je commence à perdre ma belle confiance et à me demander si je m&rsquo;en sortirai. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Les images restent présentes : <em>« D&rsquo;avoir vu ces maisons en ruines, ces vitres brisées, ces pierres partout, ces morceaux de bois, ces blessés sur les brancards, ça m&rsquo;a fait une de ces impressions ! »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Une nouvelle alerte suffit désormais à provoquer une réaction immédiate chez les habitants.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Si vous aviez vu les Seynois tous en cœur rentrer le cou dans les épaules, ça a été instinctif. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Peu à peu, la peur redessine même la ville.</p>
<p class="isSelectedEnd">Marguerite le résume d’une phrase : <em>« La basse ville a déménagé vers la haute ville. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Les habitants cherchent à s’éloigner du port, des Chantiers et des secteurs susceptibles d’être pris pour cible. D’autres quittent complètement La Seyne.</p>
<h3>Quand même manger devient difficile</h3>
<p class="isSelectedEnd">Les lettres de Marguerite racontent aussi une guerre moins spectaculaire mais quotidienne : celle des privations.</p>
<p class="isSelectedEnd">La viande est devenue si rare qu’elle plaisante : <em>« Nous en touchons tous les trente-six du mois. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Le gaz manque. Pour obtenir du charbon, il faut attendre. Puis vient le manque d’électricité : <em>« Maintenant c&rsquo;est la lumière. Le soir, impossible de faire un point. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Les commerces ferment ou réduisent leur activité, le marché se vide et les produits les plus ordinaires deviennent difficiles à trouver.</p>
<p class="isSelectedEnd">Aux Chantiers aussi, la tension monte. Marguerite rapporte une <strong>grève d’un jour et demi</strong>, rapidement suivie de menaces : <em>« Les Allemands ont menacé de faire du vilain si ça continuait. »</em></p>
<h3>« Les Sablettes ressemblent à tout sauf une plage »</h3>
<p class="isSelectedEnd">Même le littoral qu’elle connaît est devenu méconnaissable.</p>
<p class="isSelectedEnd">Entre destructions, installations militaires et terrains minés, Marguerite écrit : <em>« Les Sablettes ressemblent à tout sauf une plage. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Puis, presque comme un regret devant un paysage perdu : <em>« C&rsquo;est bien triste, un si joli pays ! Tout est miné. »</em></p>
<p class="isSelectedEnd">Les semaines passent ainsi entre les sirènes, les pénuries, les destructions et l’attente.</p>
<p class="isSelectedEnd">Jusqu’à la Libération de <strong>La Seyne, le 26 août 1944</strong>, celle-là même dont le souvenir était célébré hier dans les rues de la ville. La 9e division d’infanterie coloniale participa à la libération du secteur, tandis que plusieurs positions allemandes autour de La Seyne et de la rade durent encore être réduites.</p>
<p class="isSelectedEnd">Quatre-vingt-deux ans plus tard, les véhicules du GMC peuvent à nouveau traverser la ville, cette fois sous les regards du public et dans le cadre d’une commémoration. Mais les mots laissés par Marguerite Voiron donnent à ces images une autre profondeur.</p>
<p class="isSelectedEnd">Car, pour ceux qui vivaient ici en 1944, la fin de la guerre n’était pas encore une page d’histoire.</p>
<p class="isSelectedEnd">Elle tenait parfois dans une seule phrase, écrite avec lassitude :</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>« Quand donc nous laissera-t-on tranquilles ! »</strong></p>
<p>La correspondance de Marguerite Voiron est à retrouver plus largement auprès des <strong>Archives municipales de La Seyne-sur-Mer</strong>.</p>
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