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	<title>Les éditos Archives - Le Petit Varois.Fr</title>
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		<title>Que reste-t-il des chantiers navals dans la mémoire des enfants de La Seyne ?</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/que-reste-t-il-des-chantiers-navals-dans-la-memoire-des-enfants-de-la-seyne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 17:01:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
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					<description><![CDATA[Plus de trente-cinq ans après la fermeture des chantiers navals, l&#8217;histoire industrielle de La Seyne-sur-Mer continue de vivre à travers les nouvelles générations. Vendredi, près de 450 élèves étaient réunis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Plus de trente-cinq ans après la fermeture des chantiers navals, l&rsquo;histoire industrielle de La Seyne-sur-Mer continue de vivre à travers les nouvelles générations. Vendredi, près de 450 élèves étaient réunis sur le parc de la Navale pour la clôture des Classes de transmission de la mémoire navale.</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">lls n&rsquo;ont jamais vu les grues géantes qui dominaient autrefois le littoral seynois. Ils n&rsquo;ont pas connu les sirènes qui rythmaient les journées de travail ni les milliers d&rsquo;ouvriers qui entraient chaque matin sur le chantier. Pourtant, grâce aux Classes de transmission de la mémoire navale, les écoliers de La Seyne découvrent chaque année l&rsquo;histoire qui a façonné leur ville.</p>
<p class="isSelectedEnd">Lancée en 2013 par la Ville de La Seyne-sur-Mer en partenariat avec l&rsquo;Éducation nationale, cette opération patrimoniale et pédagogique mobilise plusieurs associations locales, parmi lesquelles l&rsquo;AMIANS, le CRCN, les Argonautes, les Amis du Laborieux ainsi que la Maison du Patrimoine.</p>
<p>Cette année, près de 600 élèves ont participé à cette aventure pédagogique consacrée à l&rsquo;histoire de la construction navale seynoise, des origines jusqu&rsquo;à la fermeture du chantier en 1989.</p>
<h2>Quand les anciens racontent la ville d&rsquo;autrefois</h2>
<p class="isSelectedEnd">Tout au long de l&rsquo;après-midi, les enfants ont circulé entre différents stands animés par des bénévoles, passionnés d&rsquo;histoire locale et anciens ouvriers des chantiers.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-33760 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-1024x729.jpg?x47522" alt="" width="696" height="495" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-1024x729.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-300x213.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-768x547.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-150x107.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-696x495.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-1068x760.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-590x420.jpg 590w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599-100x70.jpg 100w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2599.jpg 1179w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<p class="isSelectedEnd">Parmi eux, Nicolas, que tout le monde surnomme affectueusement « Papy Nicolas », a captivé son jeune auditoire. Ancien tôlier, il a consacré quarante années de sa vie aux chantiers navals.</p>
<p class="isSelectedEnd">Face aux élèves, il désigne le parc où ils se trouvent aujourd&rsquo;hui.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>« À la place des arbres et des espaces verts, il n&rsquo;y avait que de la tôle, des racks et des plateformes de travail », raconte-t-il. « C&rsquo;était un immense espace industriel. L&rsquo;été, la chaleur était particulièrement difficile pour les ouvriers. »</strong></p>
<p>À travers ces témoignages, les enfants découvrent une ville radicalement différente de celle qu&rsquo;ils connaissent aujourd&rsquo;hui.</p>
<h2>Le bassin, dernier témoin de l&rsquo;épopée navale</h2>
<p class="isSelectedEnd">Derrière le parc subsiste l&rsquo;un des symboles les plus impressionnants de cette époque : le bassin de radoub.</p>
<p class="isSelectedEnd">À l&rsquo;apogée des chantiers, cet équipement figurait parmi les plus importants de Méditerranée et symbolisait la puissance industrielle de La Seyne. Des milliers d&rsquo;ouvriers travaillaient alors autour de cette infrastructure qui faisait vivre une grande partie de la ville.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>Pour Nicolas, le bassin représente également une occasion manquée.</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">L&rsquo;ancien ouvrier se souvient des discussions qui ont accompagné la fermeture des chantiers et la reconversion du site. Dans les années qui ont suivi, plusieurs villes portuaires ont cherché à préserver une activité maritime ou industrielle. À La Ciotat, dont le chantier appartenait comme celui de La Seyne au groupe Normed avant sa disparition, des projets de reprise et de reconversion ont notamment été portés à la fin des années 1980 avec l&rsquo;implication de Bernard Tapie.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« Quand Bernard Tapie est venu voir les installations, il y avait des idées pour continuer à travailler autour des bateaux »,</em> raconte aujourd&rsquo;hui Nicolas, livrant son souvenir personnel de cette période mouvementée.</p>
<p class="isSelectedEnd">« On aurait pu désamianter des navires militaires ici, mais on a préféré faire autre chose. Moi, je pense que c&rsquo;est une erreur. Les jeunes auraient pu continuer à vivre de la mer », estime-t-il.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone wp-image-33762 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-1024x743.jpg?x47522" alt="" width="696" height="505" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-1024x743.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-300x218.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-768x557.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-150x109.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-696x505.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-1068x775.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-579x420.jpg 579w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589-324x235.jpg 324w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/IMG_2589.jpg 1179w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<h2>Une mémoire qui continue de vivre :</h2>
<p class="isSelectedEnd">Lors de son allocution, le maire Dorian Munoz a salué l&rsquo;engagement des associations, des bénévoles et des enseignants qui permettent à cette mémoire collective de se transmettre d&rsquo;année en année.</p>
<p class="isSelectedEnd">Il a rappelé combien l&rsquo;histoire des chantiers navals demeure au cœur de l&rsquo;identité seynoise et combien il est essentiel que les nouvelles générations comprennent les origines de leur ville.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>Vendredi, en observant les élèves écouter avec attention les récits de ceux qui ont construit des navires pendant des décennies, une évidence s&rsquo;imposait : les chantiers navals ont disparu, mais leur mémoire continue de naviguer d&rsquo;une génération à l&rsquo;autre.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Collégiale Saint-Pierre : quand les murs racontent les guerres de religion</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/collegiale-saint-pierre-quand-les-murs-racontent-les-guerres-de-religion-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jun 2026 18:26:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
		<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
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					<description><![CDATA[S’il ne fait aucun doute que la Collégiale Saint-Pierre a traversé les siècles, ses murs racontent bien plus qu’une simple histoire architecturale. Ils portent en eux les traces visibles des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="253" data-end="577">S’il ne fait aucun doute que la <strong data-start="285" data-end="326"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Collégiale Saint-Pierre</span></span></strong> a traversé les siècles, ses murs racontent bien plus qu’une simple histoire architecturale. Ils portent en eux les traces visibles des bouleversements religieux, politiques et spirituels qui ont marqué durablement la Provence et le royaume de France.</p>
<figure id="attachment_33087" aria-describedby="caption-attachment-33087" style="width: 1024px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="wp-image-33087 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-1024x768.jpeg?x47522" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-300x225.jpeg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-768x576.jpeg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-150x113.jpeg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-696x522.jpeg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-560x420.jpeg 560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-80x60.jpeg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-265x198.jpeg 265w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2-1320x990.jpeg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/6530c364ff4962930ec30cv_01167275-2.jpeg 1728w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-33087" class="wp-caption-text">La remise des Clefs à Saint Pierre est une oeuvre de 1622 composée par Guillaume Greve. Classé monument historique depuis 1911, l&rsquo;encadrement de la toile a mis plus de temps à être fabriqué que l&rsquo;oeuvre car le bois avait été jugé de mauvaise qualité. Un nouveau avait alors été commandé au Pays-Bas.</figcaption></figure>
<p data-start="579" data-end="904">Pendant des siècles, la commune comptait pas moins de vingt-deux édifices religieux. Églises et chapelles abritaient alors de nombreuses œuvres peintes, pensées comme de véritables supports pédagogiques. À une époque où l’image prime sur l’écrit, ces tableaux servaient à enseigner, convaincre et affermir la foi des fidèles.</p>
<h3 data-start="906" data-end="978"><strong data-start="910" data-end="978">Des œuvres religieuses comme témoins des fractures de l’Histoire</strong></h3>
<p data-start="980" data-end="1249">En 1657, un événement administratif vient bouleverser cet équilibre : par décret de <strong data-start="1064" data-end="1105"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Louis XIV</span></span></strong>, les communes de Six-Fours et de La Seyne-sur-Mer sont séparées. Les finances locales s’effondrent et les commandes artistiques se raréfient.</p>
<p data-start="1251" data-end="1575">La Révolution française accentue encore cette rupture. De nombreux édifices religieux disparaissent ou sont désaffectés. À chaque fermeture, les œuvres sont récupérées et transférées vers la Collégiale, qui devient peu à peu un lieu de rassemblement de l’art sacré local, concentrant des siècles de croyances et de tensions.</p>
<figure id="attachment_33086" aria-describedby="caption-attachment-33086" style="width: 768px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-33086 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-768x1024.jpeg?x47522" alt="" width="768" height="1024" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-768x1024.jpeg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-225x300.jpeg 225w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-1152x1536.jpeg 1152w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-1536x2048.jpeg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-150x200.jpeg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-300x400.jpeg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-696x928.jpeg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-1068x1424.jpeg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-scaled.jpeg 1920w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-315x420.jpeg 315w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/38134364ff496fb13bf134v_01167269-2-1320x1760.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption id="caption-attachment-33086" class="wp-caption-text">La descente de La Croix est une oeuvre de 1604 et est classé monument historique depuis 1911. La date et la signature du tableau furent mises à jour lors d&rsquo;un nettoyage en 1970 par un peintre de Six-Fours. Horace Vernet, un grand peintre français et Directeur de l&rsquo;Académie de France disait en parlant de ce tableau : « Il est malheureux que de pareils trésors soient inconnus et se trouvent ensevelis dans le fond des provinces. » Vous apprécierez.</figcaption></figure>
<h3 data-start="1577" data-end="1625"><strong data-start="1581" data-end="1625">Un chef-d’œuvre au cœur de la Collégiale</strong></h3>
<p data-start="1627" data-end="2005">Parmi ces œuvres, l’une s’impose comme un repère majeur : le polyptyque sur bois dit <em data-start="1712" data-end="1729">La Vierge Marie</em>, réalisé par <strong data-start="1743" data-end="1784"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Louis Bréa</span></span></strong>. Classé monument historique en 1898, ce tableau connaît un parcours exceptionnel, exposé à l’Exposition universelle de Paris en 1928, puis présenté au Louvre dans les années 1940, avant de retrouver sa place à Six-Fours.</p>
<h3 data-start="2007" data-end="2085"><strong data-start="2011" data-end="2085">Quand l’art sacré révèle les tensions entre catholiques et protestants</strong></h3>
<p data-start="2087" data-end="2599">Ces œuvres ne sont pas de simples objets décoratifs. Leur composition, leurs symboles et leurs choix iconographiques reflètent les préoccupations spirituelles et politiques de leur temps. <strong data-start="2275" data-end="2316"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Antoine Peretti</span></span></strong>, docteur en ethno-histoire, a consacré plusieurs années à leur étude :<br data-start="2387" data-end="2390" />« La manière dont les personnages sont représentés nous renseigne sur l’état d’esprit d’une époque. Certains détails permettent de dater une œuvre, d’autres posent encore aujourd’hui de véritables questions. »</p>
<p data-start="2601" data-end="2982">Ces interrogations prennent tout leur sens lorsqu’on les replace dans le contexte de la Réforme protestante, qui se diffuse en France à partir des années 1520-1530. En réaction, l’Église catholique réaffirme ses dogmes lors du <strong data-start="2828" data-end="2869"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Concile de Trente</span></span></strong>. De 1562 à 1598, les guerres de religion déchirent le pays, laissant des traces profondes, y compris dans l’art.</p>
<h3 data-start="2984" data-end="3045"><strong data-start="2988" data-end="3045">Une fresque énigmatique, héritage des conflits de foi :</strong></h3>
<figure id="attachment_33088" aria-describedby="caption-attachment-33088" style="width: 2560px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-33088 size-full" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-scaled.jpeg?x47522" alt="" width="2560" height="1920" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-scaled.jpeg 2560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-300x225.jpeg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-1024x768.jpeg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-768x576.jpeg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-2048x1536.jpeg 2048w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-150x113.jpeg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-696x522.jpeg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-1068x801.jpeg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-1920x1440.jpeg 1920w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-560x420.jpeg 560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-80x60.jpeg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-265x198.jpeg 265w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/01/8994b264ff4965d9411a4bv_01167268-2-1320x990.jpeg 1320w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption id="caption-attachment-33088" class="wp-caption-text">Sur le plafond, il y a une dizaine d&rsquo;années, lors de la rénovation du crépis, une fresque surprenante a été découverte : Moïse portant la Torah dans ses bras.</figcaption></figure>
<p data-start="3047" data-end="3489">Lors de travaux de rénovation, une découverte majeure vient renforcer cette lecture historique. Sous le crépi, une fresque ancienne réapparaît. Aujourd’hui encore, elle accueille le visiteur dès l’entrée de la Collégiale. Au plafond, deux figures dominent la scène : <strong data-start="3314" data-end="3355"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Jésus-Christ</span></span></strong>, portant sa croix comme un trophée, et <strong data-start="3395" data-end="3436"><span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Moïse</span></span></strong>, tenant non pas les tables de la Loi, mais la Torah.</p>
<p data-start="3491" data-end="3919">Une représentation extrêmement rare, qui intrigue toujours les historiens. L’hypothèse la plus communément admise y voit un écho direct aux tensions religieuses de l’époque. Dans un contexte de conflits entre catholiques et protestants, la population juive locale aurait soutenu les catholiques. Cette fresque pourrait ainsi constituer une forme de reconnaissance symbolique, discrètement inscrite dans la pierre et la peinture.</p>
<p data-start="3491" data-end="3919">Il est possible de commander sur https://histoire-six-fours.fr/ l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Antoine Peretti sur les tableaux de la Collégiale.</p>
<p data-start="3491" data-end="3919">
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		<title>Quand un cinéma de La Seyne-sur-Mer fut poursuivi pour avoir projeté une œuvre de Clemenceau</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/quand-un-cinema-de-la-seyne-sur-mer-fut-poursuivi-pour-avoir-projete-une-oeuvre-de-clemenceau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 17:18:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
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					<description><![CDATA[Au printemps 1923, une affaire opposant un exploitant de cinéma de La Seyne-sur-Mer à l&#8217;administration préfectorale du Var fait suffisamment de bruit pour être relayée dans les colonnes de Ciné-Journal, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd">Au printemps 1923, une affaire opposant un exploitant de cinéma de La Seyne-sur-Mer à l&rsquo;administration préfectorale du Var fait suffisamment de bruit pour être relayée dans les colonnes de <em>Ciné-Journal</em>, le principal hebdomadaire professionnel du cinéma français.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans son édition du 1er mai 1923, le journal dénonce avec virulence ce qu&rsquo;il considère comme un abus de pouvoir : la condamnation d&rsquo;un directeur de cinéma seynois pour avoir projeté un film inspiré d&rsquo;un roman de Georges Clemenceau, l&rsquo;une des personnalités politiques les plus célèbres de France.</p>
<h2>Un film devant les tribunaux</h2>
<p class="isSelectedEnd">L&rsquo;affaire débute lorsque le directeur d&rsquo;un cinéma de La Seyne-sur-Mer est poursuivi devant le tribunal de simple police pour avoir projeté <em>Les Plus Forts</em>, un film adapté d&rsquo;un roman de Georges Clemenceau.</p>
<p class="isSelectedEnd">Selon le procès-verbal établi par la police, l&rsquo;œuvre est jugée susceptible de porter atteinte à « l&rsquo;ordre, la morale et la tranquillité publique du département du Var ». Malgré les protestations du directeur de l&rsquo;établissement, qui rappelle que le film a obtenu un visa ministériel autorisant sa diffusion, la condamnation est prononcée.</p>
<p class="isSelectedEnd">Aujourd&rsquo;hui, une telle décision peut surprendre. Pourtant, dans les années 1920, le cinéma est encore considéré avec méfiance par certaines autorités. Son influence grandissante sur le public inquiète et les notions de morale publique servent régulièrement à justifier des restrictions ou des poursuites.</p>
<h2>Pourquoi le film dérangeait-il ?</h2>
<p class="isSelectedEnd">Le roman de Clemenceau aborde des thèmes particulièrement sensibles pour l&rsquo;époque. Il raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une femme mariée qui tombe amoureuse d&rsquo;un autre homme et remet en question certaines conventions sociales liées au mariage, à la fidélité et à la place des sentiments dans la société.</p>
<p class="isSelectedEnd">Sans être révolutionnaire aujourd&rsquo;hui, ce type de récit pouvait apparaître comme une remise en cause de l&rsquo;ordre moral au début du XXe siècle. Les autorités locales craignent alors que certaines œuvres n&rsquo;encouragent des comportements jugés contraires aux valeurs familiales et religieuses dominantes.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le reproche adressé au film semble donc moins politique que moral.</p>
<h2>Quand Ciné-Journal prend la défense du cinéma seynois</h2>
<p class="isSelectedEnd">Ce qui rend cette affaire particulièrement intéressante est l&rsquo;intervention de <em>Ciné-Journal</em>.</p>
<p class="isSelectedEnd">Fondé en 1908, l&rsquo;hebdomadaire est alors la référence nationale du monde du cinéma. Il s&rsquo;adresse aux exploitants, producteurs, distributeurs et professionnels du secteur. Ses colonnes suivent les évolutions techniques, les sorties de films, mais aussi les affaires judiciaires touchant les salles obscures.</p>
<p class="isSelectedEnd">Dans son édition du 1er mai 1923, le journal prend clairement parti pour le directeur du cinéma seynois. Le ton est ironique, parfois mordant. L&rsquo;auteur ne se contente pas de rapporter les faits : il dénonce ce qu&rsquo;il considère comme une décision absurde et une atteinte à la liberté de projection.</p>
<p class="isSelectedEnd">Pour la profession cinématographique, l&rsquo;affaire dépasse largement le cadre local. Elle devient le symbole des difficultés rencontrées par les exploitants face aux décisions administratives et aux formes de censure encore fréquentes à cette époque.</p>
<h2>Le paradoxe du préfet du Var</h2>
<p class="isSelectedEnd">Mais l&rsquo;article va plus loin encore.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le journaliste rappelle qu&rsquo;avant sa nomination dans le Var, le préfet concerné avait travaillé auprès de Georges Clemenceau en tant que chef de cabinet.</p>
<p class="isSelectedEnd">Cette précision nourrit toute l&rsquo;ironie du texte. Aux yeux de l&rsquo;auteur, il est paradoxal de voir un haut fonctionnaire ayant bénéficié de la confiance de Clemenceau participer à la condamnation d&rsquo;un film tiré de l&rsquo;une de ses œuvres.</p>
<p class="isSelectedEnd">Le journal va même jusqu&rsquo;à tourner la situation en dérision, soulignant l&rsquo;étrangeté de voir l&rsquo;auteur du « Tigre » considéré indirectement comme un écrivain dangereux pour la morale publique.</p>
<h2>Une affaire révélatrice de son époque</h2>
<p class="isSelectedEnd">Un siècle plus tard, cette polémique oubliée constitue un précieux témoignage des débuts du cinéma en France.</p>
<p class="isSelectedEnd">Elle rappelle qu&rsquo;avant de devenir un divertissement largement accepté, le cinéma a longtemps été un terrain de débats politiques, moraux et judiciaires. À La Seyne-sur-Mer, une simple projection a ainsi suffi à déclencher une affaire relayée jusqu&rsquo;au niveau national par la principale revue professionnelle du secteur.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, cet épisode constitue une curiosité historique locale, mais aussi un rappel des tensions qui ont accompagné les premiers pas du septième art dans la société française.</p>
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		<title>Des vestiges des anciennes tuileries de la Coudoulière bientôt sauvés de l’oubli</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/des-vestiges-des-anciennes-tuileries-de-la-coudouliere-bientot-sauves-de-loubli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Jun 2026 15:52:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
		<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
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					<description><![CDATA[Pendant plus d&#8217;un demi-siècle, les tuileries Romain Boyer ont fait battre le cœur industriel de la Coudoulière. Fondée en 1900, l&#8217;entreprise employait plus de 300 ouvriers à son apogée et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="isSelectedEnd">Pendant plus d&rsquo;un demi-siècle, les tuileries Romain Boyer ont fait battre le cœur industriel de la Coudoulière. <strong>Fondée en 1900, l&rsquo;entreprise employait plus de 300 ouvriers à son apogée et produisait chaque année près de 20 000 tonnes de tuiles, briques et éléments décoratifs en terre cuite. Grâce à son propre embarcadère, la production six-fournaise était exportée bien au-delà des côtes varoises, vers l&rsquo;Afrique du Nord, les Antilles ou encore l&rsquo;Amérique du Sud.</strong></p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, alors que les bâtiments de l&rsquo;ancienne usine ont disparu depuis longtemps, quelques vestiges de cette aventure industrielle subsistent encore. C&rsquo;est le cas dans le quartier de Curet Bas, où la démolition prochaine de la « Maison Armand » mobilise les défenseurs du patrimoine local : les membres de l&rsquo;association les amis du patrimoine.</p>
<h2>Une maison bâtie avec les créations de la tuilerie</h2>
<p class="isSelectedEnd">Préemptée il y a plusieurs années par la commune dans le cadre d&rsquo;un futur programme de logements sociaux, cette demeure du début du XXe siècle possède une particularité rare : elle conserve plusieurs éléments directement issus des ateliers des tuileries Romain Boyer.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>Faîtières, poinçons, ornements de rive, pièces décoratives de toiture ou encore cheminée en terre cuite témoignent du savoir-faire développé à la Coudoulière à une époque où l&rsquo;usine faisait rayonner Six-Fours dans tout le bassin méditerranéen.</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Pour Claude Majastre, membre de l&rsquo;association Les Amis du Patrimoine, ces éléments constituent de véritables pièces de collection.</p>
<p class="isSelectedEnd"><em>« L&rsquo;arrière-grand-père du propriétaire travaillait à l&rsquo;usine. Il avait récupéré ou acheté directement ces pièces auprès de la tuilerie. Certaines sont devenues extrêmement rares. Elles représentent une partie de l&rsquo;histoire industrielle de Six-Fours et ne peuvent pas disparaître avec la démolition », explique-t-il.</em></p>
<h2>Quand la Coudoulière exportait son savoir-faire à travers le monde</h2>
<p class="isSelectedEnd">Au début du siècle dernier, <strong>les tuileries Romain Boyer formaient une véritable cité ouvrière.</strong> L&rsquo;argile extraite localement alimentait les fours qui produisaient aussi bien des matériaux de construction que des éléments architecturaux décoratifs.</p>
<p class="isSelectedEnd">Les catalogues de l&rsquo;époque révèlent une étonnante diversité de créations : cheminées-lanternes, couronnes décoratives, sorties de toiture ajourées, faîtages moulés ou ornements destinés à embellir villas et bâtiments publics.</p>
<p class="isSelectedEnd">Une partie importante de cette production quittait ensuite Six-Fours par voie maritime pour rejoindre de nombreux ports méditerranéens et territoires d&rsquo;outre-mer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33680 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-772x1024.png?x47522" alt="" width="696" height="923" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-772x1024.png 772w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-226x300.png 226w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-768x1018.png 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-150x199.png 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-300x398.png 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-696x923.png 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38-317x420.png 317w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.38.png 1044w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33681 size-full" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.58.png?x47522" alt="" width="707" height="964" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.58.png 707w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.58-220x300.png 220w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.58-150x205.png 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.58-300x409.png 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.58-696x949.png 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/06/Capture-decran-2026-05-25-a-14.46.58-308x420.png 308w" sizes="auto, (max-width: 707px) 100vw, 707px" /></h2>
<h2>Une opération de sauvegarde avant les travaux</h2>
<p class="isSelectedEnd">Afin d&rsquo;éviter que ces témoins du passé ne finissent sous les gravats, l&rsquo;association Les Amis du Patrimoine a pris contact avec l&rsquo;entreprise chargée du chantier de démolition.</p>
<p class="isSelectedEnd">Un accord a été trouvé afin que les pièces provenant des anciennes tuileries soient soigneusement déposées et mises de côté avant le début des travaux.</p>
<p class="isSelectedEnd"><strong>La municipalité a également donné son accord pour que ces éléments soient conservés au sein de plusieurs équipements patrimoniaux de la commune, notamment les archives municipales, la Maison du Cygne et la batterie du Cap Nègre.</strong></p>
<p class="isSelectedEnd">Une manière de préserver la mémoire d&rsquo;une industrie aujourd&rsquo;hui disparue mais qui a profondément marqué l&rsquo;histoire économique, sociale et architecturale de Six-Fours-les-Plages.</p>
<p>Affaire à suivre&#8230;</p>
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		<title>Des visages familiers sur les murs de l’église du Brusc</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/des-visages-familiers-sur-les-murs-de-leglise-du-brusc-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 12:27:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
		<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
		<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
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					<description><![CDATA[Un trésor d’art et de mémoire, signé Nadine et Paul Landowski Au cœur du Brusc, l’église Saint-Pierre abrite une histoire méconnue que les pierres racontent en silence. Si l’on y [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="270" data-end="335"><strong data-start="270" data-end="335">Un trésor d’art et de mémoire, signé Nadine et Paul Landowski</strong></p>
<p data-start="337" data-end="698">Au cœur du Brusc, l’église Saint-Pierre abrite une histoire méconnue que les pierres racontent en silence. Si l’on y vient pour prier, on peut aussi y reconnaître des visages. Ceux des anciens du village, immortalisés dans une fresque peinte en 1942 par Nadine Landowski, fille du célèbre sculpteur Paul Landowski, auteur du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro.</p>
<p data-start="700" data-end="1043">Arrivée au Brusc en 1941, Nadine trouve dans le calme du port un refuge propice à la création. Elle entreprend alors son dernier grand projet : peindre la vie de saint Pierre sur les murs du chœur de l’église. L’œuvre est bénie en 1942. L’année suivante, l’artiste disparaît, emportée par la maladie. Son frère Jean-Max s’éteint la même année.</p>
<p data-start="1045" data-end="1459">Longtemps, les fresques furent admirées pour leur qualité artistique sans que l’on perçoive toute leur portée humaine. Mais en 2009, lors de la restauration du chœur, une Vierge à l’enfant jusque-là dissimulée derrière un rideau est redécouverte. Et le visage de l’enfant semble familier : c’est celui du fils de l’artiste. Un peu plus loin, une fillette aux boucles brunes ressemble étrangement à sa propre fille.</p>
<p data-start="1461" data-end="1910">Ce sont ces détails qui ont ravivé les souvenirs. Peu à peu, les langues se délient. Les anciens se rappellent que Nadine faisait venir les habitants du Brusc dans l’église, leur demandant de poser quelques instants. Une expression, un regard, un profil — autant de fragments de vie insérés dans les scènes sacrées. Derrière les figures bibliques, ce sont des visages du quotidien qui apparaissent : ceux de pêcheurs, de mères, d’enfants du village.</p>
<p data-start="1461" data-end="1910"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-32342" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-225x300.jpg?x47522" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-225x300.jpg 225w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-768x1024.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-1152x1536.jpg 1152w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-150x200.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-300x400.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-696x928.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-1068x1424.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733-315x420.jpg 315w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399733.jpg 1296w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-32343" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-225x300.jpg?x47522" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-225x300.jpg 225w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-768x1024.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-1152x1536.jpg 1152w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-150x200.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-300x400.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-696x928.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-1068x1424.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722-315x420.jpg 315w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399722.jpg 1296w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-32344" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-225x300.jpg?x47522" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-225x300.jpg 225w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-768x1024.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-1152x1536.jpg 1152w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-150x200.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-300x400.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-696x928.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-1068x1424.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724-315x420.jpg 315w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399724.jpg 1296w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-32346" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-225x300.jpg?x47522" alt="" width="225" height="300" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-225x300.jpg 225w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-768x1024.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-1152x1536.jpg 1152w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-150x200.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-300x400.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-696x928.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-1068x1424.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735-315x420.jpg 315w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/01399735.jpg 1296w" sizes="auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p data-start="1912" data-end="1967"><strong data-start="1912" data-end="1967">Un fragment du Christ de Rio, à deux pas de l’autel</strong></p>
<p data-start="1969" data-end="2417">Cette mémoire locale trouve un écho discret mais précieux dans le maître-autel. Derrière l’autel principal se cache un bas-relief en plâtre sculpté par Paul Landowski. Réalisée dans les années 1930, cette œuvre fut offerte à la paroisse lors d’un séjour de l’artiste dans le village. Le sculpteur n’est autre que l’auteur du monument emblématique de Rio de Janeiro, la statue du Christ Rédempteur, haute de 30 mètres et pesant plus de 1 100 tonnes.</p>
<p data-start="2419" data-end="2690">Moins monumentale mais tout aussi significative, la pièce du Brusc témoigne de la présence artistique de Paul Landowski dans l’intimité de ce lieu de culte. Elle dialogue silencieusement avec les fresques de sa fille, créant une passerelle familiale et artistique unique.</p>
<p data-start="2419" data-end="2690"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32341 size-full" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891.jpg?x47522" alt="" width="1803" height="1353" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891.jpg 1803w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-300x225.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-1024x768.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-768x576.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-1536x1153.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-150x113.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-696x522.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-1068x801.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-560x420.jpg 560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-80x60.jpg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-265x198.jpg 265w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_2891-1320x991.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1803px) 100vw, 1803px" /></p>
<p data-start="2692" data-end="2728"><strong data-start="2692" data-end="2728">Un patrimoine sensible et vivant</strong></p>
<p data-start="2730" data-end="3038">Aujourd’hui encore, les murs de l’église parlent. Nadine Landowski n’a pas seulement illustré des épisodes religieux : elle a capté une époque, une communauté, une mémoire collective. À travers ses fresques, le Brusc garde la trace d’un quotidien simple, figé dans la peinture mais vivant dans les souvenirs.</p>
<p data-start="3040" data-end="3245">Ce trésor discret mériterait d’être redécouvert. Car entre les mains de cette artiste trop tôt disparue, l’église est devenue bien plus qu’un lieu de culte : un espace d’humanité, d’art et de transmission.</p>
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		<title>À Pépiole, les Rameaux font vivre une tradition ancienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 10:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce dimanche 29 mars, la petite Chapelle de Pépiole, nichée au cœur de Six-Fours-les-Plages, a accueilli les fidèles venus célébrer la fête des Rameaux.Un rendez-vous à la fois religieux et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="131" data-end="378">Ce dimanche 29 mars, la petite <strong data-start="162" data-end="185">Chapelle de Pépiole</strong>, nichée au cœur de Six-Fours-les-Plages, a accueilli les fidèles venus célébrer la <strong data-start="269" data-end="289">fête des Rameaux</strong>.<br data-start="290" data-end="293" />Un rendez-vous à la fois religieux et profondément ancré dans les traditions locales.</p>
<p data-start="380" data-end="662">Sous les pierres chargées d’histoire de ce site emblématique, <strong data-start="442" data-end="497">plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées</strong>, rameaux d’olivier à la main, pour assister à la bénédiction précédant la messe.<br data-start="578" data-end="581" />Un geste simple, mais porteur d’une symbolique vieille de plus de deux mille ans.</p>
<h3 data-section-id="ueoook" data-start="669" data-end="706"><span role="text"><strong data-start="673" data-end="706">Une fête héritée de Jérusalem</strong></span></h3>
<p data-start="708" data-end="994">La fête des Rameaux commémore <strong data-start="738" data-end="771">l’entrée de Jésus à Jérusalem</strong>, accueilli par une foule agitant des branches de palmier en signe d’honneur.<br data-start="848" data-end="851" />Dans les régions méditerranéennes comme la Provence, le palmier a naturellement laissé place à <strong data-start="946" data-end="959">l’olivier</strong>, arbre emblématique du territoire.</p>
<h3 data-section-id="1pfja3s" data-start="1001" data-end="1058"><span role="text"><strong data-start="1005" data-end="1058">À Pépiole, une tradition qui traverse les siècles</strong></span></h3>
<p data-start="1060" data-end="1333">À la Chapelle de Pépiole, ce moment prend une dimension particulière.<br data-start="1129" data-end="1132" />Construite dès le <strong data-start="1150" data-end="1164">VIe siècle</strong>, elle est considérée comme l’un des plus anciens édifices chrétiens de la région.<br data-start="1246" data-end="1249" />Chaque célébration y résonne avec une profondeur singulière, comme un écho du passé.</p>
<p data-start="1335" data-end="1571">Ici, la bénédiction des rameaux se fait souvent à l’extérieur, <strong data-start="1398" data-end="1419">sous les oliviers</strong>, avant que les fidèles n’entrent en procession dans la chapelle.<br data-start="1484" data-end="1487" />Un rituel simple, presque hors du temps, qui rappelle les origines mêmes de la fête.</p>
<h1 data-section-id="16iczu" data-start="1578" data-end="1627"><span role="text"><strong data-start="1582" data-end="1627">Pépiole, la chapelle qui a défié le temps : </strong></span></h1>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33353 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-1024x719.jpeg?x47522" alt="" width="1024" height="719" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-1024x719.jpeg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-300x211.jpeg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-768x539.jpeg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-150x105.jpeg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-696x489.jpeg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-1068x750.jpeg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-598x420.jpeg 598w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782-100x70.jpeg 100w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/6f8016d7a7096f490d8901v_01233782.jpeg 1179w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p data-start="1629" data-end="1897">Discrète, presque cachée au milieu de la végétation, la chapelle Notre-Dame de Pépiole traverse les siècles comme une survivante.<br data-start="1758" data-end="1761" />Édifiée au <strong data-start="1772" data-end="1786">VIe siècle</strong>, à l’époque mérovingienne, elle compte parmi les plus anciens édifices paléochrétiens encore debout en France.</p>
<h3 data-section-id="6dc88u" data-start="1904" data-end="1949"><span role="text"><strong data-start="1908" data-end="1949">Une histoire faite de menaces évitées</strong></span></h3>
<p data-start="1951" data-end="2091">Invasions, pillages, abandon, projets d’aménagement…<br data-start="2003" data-end="2006" />À chaque époque, la chapelle a vacillé. Comme si son existence ne tenait qu’à un fil.</p>
<p data-start="2093" data-end="2149">Et pourtant, <strong data-start="2106" data-end="2148">à chaque fois, quelqu’un est intervenu</strong>.</p>
<p data-start="2151" data-end="2387">Au début du XXe siècle, le danger est bien réel.<br data-start="2199" data-end="2202" />Déjà vendue à un particulier, la chapelle échappe aux protections instaurées après la loi de 1905.<br data-start="2300" data-end="2303" />En pleine Première Guerre mondiale, un projet émerge : <strong data-start="2358" data-end="2386">la transformer en grange</strong>.</p>
<p data-start="2389" data-end="2423">L’histoire aurait pu s’arrêter là.</p>
<p data-start="2425" data-end="2670">Mais un homme refuse.<br data-start="2446" data-end="2449" /><strong data-start="2449" data-end="2467">Jules Jonquier</strong> alerte le maire de Six-Fours, <strong data-start="2498" data-end="2517">Marcelin Bérard</strong>.<br data-start="2518" data-end="2521" />Après de longues démarches, la commune rachète finalement l’édifice.<br data-start="2589" data-end="2592" />Pépiole ne deviendra pas un lieu de stockage. Elle restera un lieu de mémoire.</p>
<h3 data-section-id="jzkz9r" data-start="2677" data-end="2720"><span role="text"><strong data-start="2681" data-end="2720">Une renaissance portée par un homme</strong></span></h3>
<p data-start="2722" data-end="2860">Lorsqu’il découvre les lieux en 1956, le père <strong data-start="2768" data-end="2789">Célestin Charlier</strong>, moine bénédictin venu de Belgique, fait face à une chapelle en ruine.</p>
<p data-start="2862" data-end="2921">Il aurait pu passer son chemin.<br data-start="2893" data-end="2896" /><strong data-start="2896" data-end="2921">Il choisit l’inverse.</strong></p>
<p data-start="2923" data-end="3235">Porté par une volonté de comprendre autant que de restaurer, il mobilise des dons, parfois venus de l’étranger, et redonne vie au site.<br data-start="3058" data-end="3061" />Le clocheton est reconstruit à partir d’archives anciennes.<br data-start="3120" data-end="3123" />Les vitraux, eux, sont réalisés à partir de <strong data-start="3167" data-end="3190">bouteilles colorées</strong>, dessinant des scènes bibliques inattendues.</p>
<p data-start="3237" data-end="3399">Dans le même temps, des fouilles mettent au jour <strong data-start="3286" data-end="3319">des sépultures du XIIe siècle</strong> ainsi qu’un vase liturgique, témoins silencieux d’une histoire bien plus vaste.</p>
<p data-start="3401" data-end="3541">En 1967, cette richesse est officiellement reconnue : la chapelle est classée monument historique par <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">André Malraux</span></span>.</p>
<h3 data-section-id="1oyq9m0" data-start="3548" data-end="3585"><span role="text"><strong data-start="3552" data-end="3585">Une statue sauvée des flammes</strong></span></h3>
<p data-start="3587" data-end="3669">Mais l’épisode le plus marquant reste sans doute celui de la Révolution française.</p>
<p data-start="3671" data-end="3804">En 1794, une foule pénètre dans la chapelle et détruit son mobilier.<br data-start="3739" data-end="3742" />Une statue de la Vierge est arrachée et jetée dans un brasier.</p>
<p data-start="3806" data-end="3828"><strong data-start="3806" data-end="3828">Tout semble perdu.</strong></p>
<p data-start="3830" data-end="4105">Un paysan, témoin silencieux, attend le départ des émeutiers.<br data-start="3891" data-end="3894" />Puis, au péril de ses mains, il plonge dans les flammes pour sauver la statue.<br data-start="3972" data-end="3975" />Il la cache, la protège, et transmet à ses descendants une promesse : <strong data-start="4045" data-end="4104">la restituer lorsque la chapelle retrouvera sa vocation</strong>.</p>
<p data-start="4107" data-end="4134">Il faudra plus d’un siècle.</p>
<p data-start="4136" data-end="4277">Le 15 août 1959, jour de l’Assomption, la statue de la Vierge à l’Enfant retrouve enfin sa place à Pépiole, au moment même où le lieu renaît.</p>
<p data-start="4136" data-end="4277"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33354 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-1024x759.png?x47522" alt="" width="1024" height="759" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-1024x759.png 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-300x222.png 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-768x570.png 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-150x111.png 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-485x360.png 485w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-696x516.png 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-1068x792.png 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-566x420.png 566w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624-80x60.png 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/04/55ff4238bbc96bcffe0005v_01105624.png 1215w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p data-start="2425" data-end="2670">
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		<title>Antares lance son club d’astronomie pour enfants</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/antares-lance-son-club-dastronomie-pour-enfants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 13:22:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
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					<description><![CDATA[Cette année, le club d’astronomie Antares fait évoluer ses actions en direction des plus jeunes. L’association a lancé un club junior, avec des rendez-vous hebdomadaires pensés pour éveiller la curiosité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="55" data-end="333"><strong>Cette année, le club d’astronomie Antares fait évoluer ses actions en direction des plus jeunes. L’association a lancé un club junior, avec des rendez-vous hebdomadaires pensés pour éveiller la curiosité des enfants et leur faire découvrir les secrets du ciel et de l’univers.</strong></p>
<h3 data-section-id="b7ekt5" data-start="335" data-end="376">Une réponse à un constat de terrain</h3>
<p data-start="377" data-end="787">À l’origine de cette initiative, une réalité observée par les membres du club.<em> « Autrefois, les classes venaient régulièrement et nous pouvions partager avec elles une première approche du ciel. Aujourd’hui, c’est devenu plus compliqué : les contraintes logistiques, notamment les transports, freinent les sorties. Les groupes scolaires sont moins nombreux »,</em> explique Frédéric Capolino, président d’Antares.</p>
<p data-start="789" data-end="1030">Si les conférences continuent d’attirer des adolescents, les enfants restent peu présents. D’où cette idée : créer un espace qui leur soit dédié. <em>« On s’est dit qu’il fallait tenter quelque chose, proposer un cadre et voir si ça prenait. »</em></p>
<p data-start="1032" data-end="1172">Pour l’instant, cinq enfants participent à l’aventure. Un effectif réduit, mais propice aux échanges et à une approche plus personnalisée.</p>
<h3 data-section-id="1gfph47" data-start="1174" data-end="1228">Apprendre autrement, entre pratique et curiosité</h3>
<p data-start="1229" data-end="1611">Ici, pas de cours magistraux. Le club privilégie une approche vivante et interactive. <em>« Ce sont avant tout des moments de partage. Quand les conditions le permettent, les enfants manipulent eux-mêmes les télescopes. On aborde aussi les bases : se repérer dans le ciel, comprendre le système solaire, savoir pourquoi la Terre tourne ou encore reconnaître quelques constellations. »</em></p>
<p data-start="1613" data-end="1855">Et l’enthousiasme est bien au rendez-vous. « Ils posent énormément de questions. Leur curiosité est incroyable. Parfois, on va même plus loin avec eux qu’avec les adultes : ils ont une manière de réfléchir très directe et assimilent vite. »</p>
<p data-start="1857" data-end="2084">Au-delà de la transmission, l’objectif est aussi de casser certaines idées reçues. <em>« L’astronomie doit rester accessible. Il n’est pas nécessaire d’être excellent en mathématiques pour s’y intéresser »</em>, rappelle le président.</p>
<h3 data-section-id="144ypwv" data-start="2086" data-end="2128">Quand l’espace fait naître des rêves</h3>
<p data-start="2129" data-end="2345">Ces dernières semaines, l’actualité spatiale a nourri l’imaginaire des jeunes participantes. La mission de l’astronaute française Sophie Adenot à bord de la Station spatiale internationale a suscité un vif intérêt.</p>
<p data-start="2347" data-end="2649">Pendant les vacances, certaines familles ont suivi cette aventure de près. <em>« Les enfants sont revenus avec beaucoup de questions. On sent qu’elles commencent à se projeter »,</em> observe Frédéric Capolino, avec un sourire. <em>« Qui sait, peut-être qu’une future astronaute seynoise est en train de naître… »</em></p>
<h3 data-section-id="11xp84b" data-start="2651" data-end="2696">Un pont entre amateurs et scientifiques</h3>
<p data-start="2697" data-end="2922">Dans cette dynamique, le club cherche aussi à créer des liens avec le monde de la recherche. Un partenariat est en cours avec le Laboratoire d’astrophysique de Marseille afin de proposer des interventions auprès des jeunes.</p>
<p data-start="2924" data-end="3173">Un doctorant a déjà accepté de participer. <em>« C’est une vraie chance. Cela permet aux enfants d’échanger directement avec quelqu’un qui travaille dans ce domaine. Et pour les adolescents qui envisagent ces études, c’est une opportunité précieuse. »</em></p>
<p data-start="3175" data-end="3301" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Une manière concrète d’ouvrir des perspectives… et peut-être de faire naître des vocations, les yeux tournés vers les étoiles.</p>
<p data-start="3175" data-end="3301" data-is-last-node="" data-is-only-node=""><strong>Le vendredi de 19h à 20h. Adresse : 192 chemin des eaux. Contact : observatoire.antares@free.fr</strong></p>
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		<title>Léon et Mimi Dodero : mémoire vivante de la mer et du Brusc</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/leon-et-mimi-dodero-memoire-vivante-de-la-mer-et-du-brusc-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 16:49:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
		<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
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					<description><![CDATA[Léon Dodero est né dans la maison où il vit encore. Ou presque : la demeure familiale fut détruite par les Allemands pendant la guerre. « Mais qu’importe, ce sont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="227" data-end="708"><strong>Léon Dodero est né dans la maison où il vit encore</strong>. Ou presque : la demeure familiale fut détruite par les Allemands pendant la guerre. <em>« Mais qu’importe, ce sont eux qui ont payé la reconstruction »</em>, dit-il avec un sourire malicieux. L’histoire commence à la fin du XVIIIᵉ siècle, quand son arrière-arrière-grand-père, venu d’Italie, s’installe au Brusc, <strong data-start="590" data-end="625">attiré par une mer poissonneuse</strong>. Depuis, de père en fils, chacun a repris les filets. Léon ne fit pas exception.</p>
<h3 data-start="710" data-end="746"><strong>Une jeunesse bercée par la mer :</strong></h3>
<p data-start="747" data-end="1147">À <strong data-start="749" data-end="765">quatorze ans</strong>, il embarque déjà, impatient d’atteindre l’âge légal pour travailler à plein temps. Le Brusc, alors, vivait au rythme des prises. « Il y avait une cinquantaine de pêcheurs, et chacun possédait plusieurs bateaux », se souvient-il. Dans le port, les plaisanciers se comptaient sur les doigts d’une main. <strong data-start="1070" data-end="1145">La mer n’était pas un décor : elle était la vie, l’économie, la fierté.</strong></p>
<h3 data-start="1149" data-end="1189">Le mistral et la tonne de sardines :</h3>
<p data-start="1190" data-end="1598">Son plus grand souvenir ? Un <strong data-start="1219" data-end="1254">5 janvier balayé par le mistral</strong>. Avec un ami, il remonte <strong data-start="1280" data-end="1305">une tonne de sardines</strong>. Le bateau ploie, chargé à ras de l’eau, une partie des poissons se perd dans le roulis. À quai, de 9 h à 17 h, l’équipage démaillait sans répit, aidé par d’autres pêcheurs. Tout fut vendu à 0,70 centimes d’ancien franc. <strong data-start="1529" data-end="1596">« C’était un joli pactole », raconte Léon, les yeux pétillants.</strong></p>
<h3 data-start="1600" data-end="1647">Quand les poulpes n’avaient pas de valeur</h3>
<p data-start="1648" data-end="1964">À l’époque, les fonds regorgeaient de poissons, les sardines étaient charnues. Les poulpes, eux, n’intéressaient personne. <em><strong data-start="1771" data-end="1946">« On les jetait par caisses entières… parfois on les grillait pour appâter congres et murènes. Et maintenant, ça se vend à prix d’or. Un truc de Pieds-noirs, peut-être ? »</strong> </em></p>
<h3 data-start="1966" data-end="1999">Le métier qui se transforme</h3>
<p data-start="2000" data-end="2432">Aujourd’hui, le constat est amer. <em><strong data-start="2034" data-end="2181">« Il n’y a plus grand-chose. Plus de plancton, les poissons n’ont plus de quoi manger. La seule pêche qui marche encore, c’est celle du fond. » </strong></em>Le métier a changé, les outils aussi. Autrefois, les filets séchaient au soleil, puis, tous les quinze jours, on les plongeait dans de grandes marmites d’écorce de pin. <strong data-start="2353" data-end="2430">La résine les protégeait, et l’odeur de forêt se mêlait à celle du large.</strong></p>
<h3 data-start="2434" data-end="2457">Fidélité à la mer</h3>
<p data-start="2458" data-end="2710">Léon a pris sa retraite quand <strong data-start="2488" data-end="2524">Mitterrand est arrivé au pouvoir</strong>. Mais chaque été, il reprenait la mer, vendant encore ses prises. Plus tard, il se contenta d’aider les autres, <strong data-start="2637" data-end="2708">assis devant sa maison, démaillant les filets jusqu’à ses 92 ans.</strong></p>
<h3 data-start="2712" data-end="2747">Le sel et le vin comme secret</h3>
<p data-start="2748" data-end="3114">Aujourd’hui, à <strong data-start="2763" data-end="2773">94 ans</strong>, l’arthrose l’empêche de travailler. Mais son humour reste intact. Lorsqu’on lui demande le secret de sa longévité, il répond en riant :<br data-start="2910" data-end="2913" /><em><strong data-start="2913" data-end="2967">« Comme pour les anchois ! Le sel, ça conserve ! » </strong></em>Et d’ajouter avec gourmandise : <em><strong data-start="3004" data-end="3112">« Et puis mon petit verre de vin, midi et soir… Vous ne voudriez quand même pas que je mange à l’eau ? »</strong></em></p>
<h1 data-start="2748" data-end="3114"><strong>1987 : Une bouillabaisse au Brusc  pour les champions du RCT : </strong></h1>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32551 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-1024x768.jpg?x47522" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-1024x768.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-300x225.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-768x576.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-1536x1152.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-2048x1536.jpg 2048w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-150x113.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-696x522.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-1068x801.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-1920x1440.jpg 1920w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-560x420.jpg 560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-80x60.jpg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-265x198.jpg 265w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6134-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<p>En 1987, Léon Dodero, figure du Brusc et amoureux du rugby, dirigeait le club des Hippocampes. Ami proche de Bernard Herrero, il lui lança un défi dans les vestiaires : <i>« Si tu gagnes la coupe de France, tu viens manger la bouillabaisse de ma femme. »</i> Herrero fit alors taire tout le vestiaire pour que la promesse résonne. Quelques semaines plus tard, après la victoire du RC Toulon, ce n’est pas un invité qui débarqua au Brusc, mais toute l’équipe, accompagnée même du speaker du stade. Ce jour-là, Mimi, l’épouse de Léon, fit bouillir cinq marmites de bouillabaisse pour rassasier la joyeuse bande.</p>
<h1><strong>Mimi Dodero, La vie derrière les filets :</strong></h1>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32552 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-793x1024.jpg?x47522" alt="" width="793" height="1024" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-793x1024.jpg 793w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-232x300.jpg 232w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-768x992.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-150x194.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-300x388.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-696x899.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-1068x1380.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3-325x420.jpg 325w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/IMG_6183-3.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 793px) 100vw, 793px" /></p>
<p data-start="242" data-end="516">« <strong data-start="244" data-end="275">La mer, c’est une belle vie</strong> », affirme Mimi Dodero. Derrière cette phrase simple se cache tout un monde : celui des <strong data-start="365" data-end="387">femmes de pêcheurs</strong>, qui, dans l’ombre des hommes partis au large, ont façonné à leur manière l’histoire d’un village et le souvenir d’une époque.</p>
<h3 data-start="518" data-end="543">Héritage et mémoire</h3>
<p data-start="544" data-end="922">Mimi se souvient encore de <strong data-start="571" data-end="613">Berthe, la grand-mère de son mari Léon</strong>. Une silhouette familière des rues du Brusc, que l’on voyait chaque matin pousser sa brouette chargée de poissons. Elle partait loin dans les terres, frappant aux portes pour proposer la pêche du jour. Toujours à ses côtés, une balance — <strong data-start="852" data-end="884">outil modeste mais essentiel</strong>, que Mimi a précieusement conservé.</p>
<h3 data-start="924" data-end="948">Les temps changent</h3>
<p data-start="949" data-end="1344">Quand Léon a pris la suite, les habitudes avaient déjà évolué. <strong data-start="1012" data-end="1035">Le camion de Toulon</strong> emportait dès l’aube le plus gros de la pêche, et bientôt les premiers réfrigérateurs bouleversèrent le quotidien. Deux poissonneries ouvrirent au Brusc. Mais vendre aux poissonniers, c’était céder son travail à moitié prix. Alors, Mimi choisit une autre voie : celle du <strong data-start="1307" data-end="1341">lien direct avec les habitants</strong>.</p>
<h3 data-start="1346" data-end="1379">Quarante ans sur les routes</h3>
<p data-start="1380" data-end="1552">Pendant <strong data-start="1388" data-end="1404">quarante ans</strong>, elle sillonna les quartiers voisins avec sa voiture, proposant les poissons du jour. « <strong data-start="1493" data-end="1532">C’étaient des années très heureuses</strong> », confie-t-elle.</p>
<h3 data-start="1554" data-end="1594">La cuisine, prolongement de la mer</h3>
<p data-start="1595" data-end="1865">L’histoire se poursuivit sur le <strong data-start="1627" data-end="1652">quai de la Prud’homie</strong>, quand sa fille ouvrit <strong data-start="1676" data-end="1694">Le Casse-Dalle</strong>. Là, c’est en cuisine que la tradition familiale s’exprima, autour de la soupe de poisson et des moules, comme un <strong data-start="1809" data-end="1862">prolongement naturel du travail des hommes en mer</strong>.</p>
<h3 data-start="1867" data-end="1897">Une vie simple et solide</h3>
<p data-start="1898" data-end="2190">Avec Léon, Mimi a partagé une existence rythmée par <strong data-start="1950" data-end="1974">la pêche et le rugby</strong>, les deux passions indétrônables de son mari. Elle en rit aujourd’hui :<br data-start="2046" data-end="2049" /><strong data-start="2049" data-end="2188">« J’ai eu une vie heureuse, il a été un bon mari et un bon père… mais à part la pêche et le rugby, y a rien d’autre qui l’intéresse ! »</strong></p>
<p data-start="1898" data-end="2190"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32553 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-1024x768.jpg?x47522" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-1024x768.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-300x225.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-768x576.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-2048x1536.jpg 2048w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-150x113.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-696x522.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-1068x801.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-1920x1440.jpg 1920w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-560x420.jpg 560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-80x60.jpg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-265x198.jpg 265w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/08/01422930-2-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
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		<title>Des pelotes de laine contre le froid des premiers jours</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/des-pelotes-de-laine-contre-le-froid-des-premiers-jours/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2026 09:22:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
		<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
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					<description><![CDATA[Chaque mercredi après-midi, à la résidence Lelièvre, le cliquetis des aiguilles se mêle aux conversations. Elles sont près d’une trentaine à se retrouver autour de pelotes de laine, fidèles à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque mercredi après-midi, à la résidence Lelièvre, le cliquetis des aiguilles se mêle aux conversations. Elles sont près d’une trentaine à se retrouver autour de pelotes de laine, fidèles à ce rendez-vous hebdomadaire.<strong> Les bénévoles de <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Tricoti-Tricotta</span></span> tricotent pour une seule destination : <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">hôpital Sainte-Musse</span></span>, et pour des nouveau-nés arrivés au monde dans des conditions fragiles , enfants nés dans le secret ou grands prématurés.</strong></p>
<h3 data-start="643" data-end="696">Une histoire intime à l’origine de l’engagement</h3>
<p data-start="697" data-end="1271">Derrière ces gestes répétés, il y a une histoire profondément personnelle, gravée dans la vie de la fondatrice de l’association, Hélène Ponti. Il y a vingt-et-un ans, son petit-fils naît bien trop tôt. Moins d’un kilo sur la balance. Un corps minuscule qu’il faut protéger, entourer, réchauffer.<strong> Hélène appelle alors des amies. Pendant trois ou quatre nuits, elles tricotent sans relâche. </strong>À son retour à l’hôpital, les bras chargés de layettes, une question toute simple lui est posée par les puéricultrices :<br data-start="1208" data-end="1211" /><em>« Et pour les autres familles, pourriez-vous aussi aider ? »</em></p>
<p data-start="697" data-end="1271"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33221 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-741x1024.jpg?x47522" alt="" width="741" height="1024" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-741x1024.jpg 741w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-217x300.jpg 217w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-768x1061.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-1112x1536.jpg 1112w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-150x207.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-300x415.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-696x962.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-1068x1476.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333-304x420.jpg 304w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2026/02/IMG_5333.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 741px) 100vw, 741px" /></p>
<h3 data-start="1273" data-end="1310">Quand la solidarité prend forme</h3>
<p data-start="1311" data-end="1752">Face aux épreuves de la vie, la solidarité s’organise. Longtemps informel, le groupe ressent le besoin de se structurer. <em>« C’est en 2016, quand certaines commençaient à fatiguer, que nous avons décidé de créer une association et de recruter »,</em> raconte Hélène Ponti. <strong>Un simple flyer suffit : les réponses arrivent rapidement.</strong><br data-start="1635" data-end="1638" />Depuis, les tricoteuses se retrouvent ensemble à l’espace Lelièvre. Résidentes ou non, toutes sont les bienvenues.</p>
<h3 data-start="1754" data-end="1787">Un atelier qui crée du lien</h3>
<p data-start="1788" data-end="2102">Au fil des semaines, l’atelier devient bien plus qu’un lieu de fabrication. C’est un espace de lien, de partage, de respiration. <em>« Ça fait du bien à la tête et au cœur »</em>, confie l’une des participantes. <em>« On papote, on rit, on occupe les mains, et surtout on sait que ce qu’on fait va réchauffer de petits cœurs. »</em></p>
<h3 data-start="2104" data-end="2150">Une chaleur humaine au cœur de l’hôpital</h3>
<p data-start="2151" data-end="2623">Chaque trimestre, <strong>entre 300 et 500 pièces sont remises aux équipes de l’hôpital Sainte-Musse</strong>. Les soignants témoignent de l’impact de ces dons. Pour certains parents, tout bascule sans prévenir : un accouchement trop précoce, une inquiétude immense, parfois un sentiment de sidération. Voir leur nouveau-né enveloppé dans des vêtements tricotés à la main apporte autre chose que de la chaleur : une présence humaine, un peu de douceur dans un moment d’extrême fragilité.</p>
<h3 data-start="2625" data-end="2659">« Dans un instant si froid »</h3>
<p data-start="2660" data-end="2934">Hélène Ponti se souvient encore d’une lettre reçue un matin. Quelques mots simples, mais bouleversants : <strong><em>« Merci pour votre travail. Merci d’avoir réchauffé mes enfants dans un instant si froid. » </em></strong>Aujourd’hui encore, l’évocation de ce message émeut toutes les bénévoles.</p>
<h3 data-start="2936" data-end="2984">Des couvertures qui deviennent des doudous</h3>
<p data-start="2985" data-end="3264">Il y a aussi cette photo reçue un jour : deux jumeaux, chacun avec sa couverture tricotée à la naissance. <strong>Trois ans plus tard, sur le cliché, ils traînent encore la leur. Usée, indispensable.</strong> Comme un doudou. Comme un premier lien d’amour avec le monde, dont on ne se sépare pas.</p>
<h3 data-start="3266" data-end="3291">Le geste avant tout</h3>
<p data-start="3292" data-end="3937">Parfois, le téléphone sonne. L’enfant a grandi, la couverture est abîmée. Les parents proposent de payer pour qu’elle soit refaite. La réponse est toujours la même : non. Ici, seul le geste compte. Toutes sont bénévoles, et il arrive qu’elles achètent elles-mêmes leurs pelotes. <strong>Les dons de laine sont néanmoins acceptés (neuve uniquement, en acrylique, surtout pas noire).</strong></p>
<p data-start="3292" data-end="3937">L’association bénéficie aussi de soutiens ponctuels, notamment depuis six ans grâce au <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Lions Club Les Baies du Soleil</span></span> ou au <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">Rotary Club</span></span>. La commune et le <span class="hover:entity-accent entity-underline inline cursor-pointer align-baseline"><span class="whitespace-normal">CCAS</span></span> ont également apporté leur aide.</p>
<h3 data-start="3939" data-end="3986">Des mains ouvertes, des sourires partagés</h3>
<p data-start="3987" data-end="4097">Mais à Tricoti-Tricotta, l’essentiel reste ailleurs. Toutes les mains sont les bienvenues. Les sourires aussi.</p>
<h3 data-start="4099" data-end="4144">Pourquoi ne dit-on plus « né sous X » ?</h3>
<p data-start="4145" data-end="4640">L’expression « né sous X » tend aujourd’hui à disparaître au profit de « né dans le secret » ou « accouchement dans le secret ». Ce changement de vocabulaire n’est pas anodin. Il permet de replacer l’humain au centre : non plus l’anonymat comme une abstraction administrative, mais une situation vécue, souvent douloureuse, par des femmes confrontées à des choix complexes.<strong> Les mots évoluent pour mieux respecter les histoires, les parcours et la dignité de chacun  des mères comme des enfants.</strong></p>
<p data-start="4145" data-end="4640">Contact : helene.ponti@orange.fr ou 06 47 84 19 17</p>
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		<title>Quand les tulipes refleurissent après quarante ans de silence</title>
		<link>https://lepetitvarois.fr/quand-les-tulipes-refleurissent-apres-quarante-ans-de-silence-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Jan 2026 18:19:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les commerçants près de chez vous]]></category>
		<category><![CDATA[Les éditos]]></category>
		<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous vous en parlions à l’automne : au domaine du Plan de la Mer, la tulipe faisait son grand retour après près de quarante ans d’absence. Dix mille bulbes avaient [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="220" data-end="612"><strong>Nous vous en parlions à l’automne : au domaine du Plan de la Mer, la tulipe faisait son grand retour après près de quarante ans d’absence. Dix mille bulbes avaient été plantés à la main, comme un clin d’œil aux champs d’autrefois et au savoir-faire floral de la famille Priolio. Aujourd’hui, le pari est réussi : les premières tulipes sont sorties de terre et la vente a commencé.</strong></p>
<p data-start="220" data-end="612">Ce dimanche matin, sous la clarté dorée de l’automne, le domaine du Plan de la Mer a retrouvé un geste qu’il n’avait pas connu depuis près de quarante ans : <strong data-start="377" data-end="400">planter des tulipes</strong>. Dix mille bulbes ont été mis en terre, alignés à la main, comme un clin d’œil aux paysages d’autrefois. Robert Priolio, le regard posé sur les rangs fraîchement tirés, semble retrouver une part de son histoire.</p>
<p data-start="614" data-end="1196"><em>« À une époque, la tulipe poussait ici à perte de vue. <strong data-start="669" data-end="740">Mais elle demandait du travail au moment où nos œillets explosaient</strong>, »</em> raconte-t-il. Car la famille Priolio n’était pas seulement reconnue : <strong data-start="814" data-end="853">elle faisait autorité dans l’œillet</strong>. Les professionnels de Nice, Marseille ou La Ciotat se déplaçaient au domaine pour espérer obtenir une place sur <strong data-start="967" data-end="997">la fameuse liste d’attente</strong>. Robert se souvient même du jour où un désistement avait bouleversé une jeune fleuriste : <em>« <strong data-start="1090" data-end="1163">Quand elle a appris qu’elle aurait enfin ses bouquets, elle a pleuré.</strong> On était vraiment à la pointe. »</em></p>
<h3 data-start="1198" data-end="1244"><strong data-start="1202" data-end="1244">Quand les champs parlaient en couleurs</strong></h3>
<p data-start="1246" data-end="1793">Enfant, Robert a grandi au milieu de ces camaïeux flamboyants. Sur les photos d’époque, on le voit marcher parmi les rangs de tulipes, entouré de <strong data-start="1392" data-end="1402">rouges</strong>, de <strong data-start="1407" data-end="1417">jaunes</strong>, de <strong data-start="1422" data-end="1442">blancs éclatants</strong>. <em>« <strong data-start="1446" data-end="1499">Le nez finit par s’habituer, on ne sent plus rien</strong>»</em>, confie-t-il en riant.<br data-start="1524" data-end="1527" />Sur certains clichés, on distingue aussi les longues <strong data-start="1580" data-end="1620">pailles que l’on étalait chaque soir</strong> pour protéger les fleurs du gel. «<em> On les posait à la nuit tombée, et à l’aube il fallait tout retirer avant que le soleil ne chauffe. C’était notre couverture hivernale. »</em></p>
<p data-start="1246" data-end="1793"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32811 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-1024x785.jpg?x47522" alt="" width="1024" height="785" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-1024x785.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-300x230.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-768x589.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-1536x1177.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-150x115.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-696x534.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-1068x819.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-548x420.jpg 548w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-80x60.jpg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473-1320x1012.jpg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0521-2-e1763295568473.jpg 1538w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h3 data-start="248" data-end="300"><strong data-start="252" data-end="300">Une histoire locale qui a failli disparaître</strong></h3>
<p data-start="302" data-end="1551">Dans les années 1970-1980, la tulipe faisait partie du paysage varois autant que le vent et les serres plastiques. <strong data-start="417" data-end="516">Le bassin hyérois était alors l’un des centres les plus dynamiques de la fleur coupée en France</strong>, une terre où les couleurs semblaient pousser aussi facilement que les herbes folles. Les champs bruissaient de rouge, de jaune et de blanc ; chaque matin, les camionnettes partaient vers les marchés de Marseille, Toulon ou Nice, chargées de bottes fraîchement arrachées.<br data-start="788" data-end="791" />Puis la mondialisation a bouleversé cette économie fragile. <em>« <strong data-start="853" data-end="990">Quand les Hollandais sont arrivés pour profiter du soleil du Var, ils plantaient des bulbes plus petits, mais en quantité gigantesque</strong> »</em>, raconte Robert. Production standardisée, prix tirés vers le bas, concurrence étrangère : en quelques années, tout un pan du savoir-faire local s’est effrité.<br data-start="1151" data-end="1154" /><em>« <strong data-start="1156" data-end="1207">Beaucoup ont perdu ce qui faisait leur identité</strong>, poursuit-il. Sans spécificité, ils n’ont pas tenu. La tulipe a disparu du paysage presque du jour au lendemain. Aujourd’hui, pour retrouver une plantation, il faut aller du côté de La Crau. »</em><br data-start="1406" data-end="1409" />Ce retour au Plan de la Mer n’est donc pas anodin : il marque <strong data-start="1471" data-end="1527">la réapparition d’un morceau de patrimoine horticole </strong>que l’on croyait perdu.</p>
<p data-start="302" data-end="1551"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32813 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-1024x768.jpg?x47522" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-1024x768.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-300x225.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-768x576.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-1536x1152.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-150x113.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-696x522.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-1068x801.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-560x420.jpg 560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-80x60.jpg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-265x198.jpg 265w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2-1320x990.jpg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/01444558-2.jpg 1728w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<h3 data-start="1795" data-end="1832"><strong data-start="1799" data-end="1832">Un renouveau qui prend racine</strong></h3>
<p data-start="1834" data-end="2516">Les 10 000 bulbes viennent de sortir de la chambre chaude, où débute l’induction florale. <em>« <strong data-start="1926" data-end="1999">Quand la vie commence à l’intérieur, c’est le bon moment pour planter</strong> »,</em> explique Robert. D’ici quelques jours, les premières pousses devraient percer la terre. Puis, en plein hiver, les tulipes du Plan de la Mer feront leur retour <strong data-start="2164" data-end="2198">sur le marché floral de Hyères</strong>. Une partie sera vendue directement au domaine, au milieu des légumes et des produits de saison.</p>
<p data-start="1834" data-end="2516"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32812 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-792x1024.jpg?x47522" alt="" width="792" height="1024" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-792x1024.jpg 792w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-232x300.jpg 232w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-768x993.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-150x194.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-300x388.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-696x900.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-1068x1381.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2-325x420.jpg 325w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0524-2.jpg 1179w" sizes="auto, (max-width: 792px) 100vw, 792px" /></p>
<p data-start="1834" data-end="2516"><br data-start="2295" data-end="2298" />Karina, la mère, voit dans cette renaissance plus qu’un simple essai. <em>« <strong data-start="2590" data-end="2623">La fleur manquait aux champs.</strong> Les gens venaient chercher leur bouquet du matin, qui tenait deux semaines sans passer par les frigos ni les camions. <strong data-start="2742" data-end="2767">C’était vivant, vrai.</strong>Peut-être que les gens ont envie de retrouver ça. »</em></p>
<h3 data-start="2821" data-end="2853"><strong data-start="2825" data-end="2853">La transmission continue</strong></h3>
<p data-start="2855" data-end="3155">C’est Gabrielle, douzième génération, qui pilote cette plantation. Pour elle, renouer avec la tulipe est aussi un geste agronomique réfléchi. « <strong data-start="2999" data-end="3033">La tulipe fait du bien au sol.</strong> Elle l’aère, elle l’allège, et après son cycle, la terre est plus riche. Les tomates qui pousseront là s’en régaleront. »</p>
<p data-start="3157" data-end="3400">Dans quelques semaines, <strong data-start="3181" data-end="3200">quatre variétés</strong> s’élèveront : blanches, fuchsia, pêche et rose poudré. Le pari est lancé : ces tulipes qui ont façonné l’histoire du domaine sauront-elles encore séduire <strong data-start="3357" data-end="3398">les amoureux des fleurs d’aujourd’hui</strong> ?</p>
<p data-start="3157" data-end="3400">Au 475 chemin du plan de la mer. Ouvert tous les lundis, mercredis et vendredis de 8h30 à 12h30.</p>
<p data-start="3157" data-end="3400"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32815 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-1024x768.jpg?x47522" alt="" width="1024" height="768" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-1024x768.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-300x225.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-768x576.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-150x113.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-696x522.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-1068x801.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-560x420.jpg 560w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-80x60.jpg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-265x198.jpg 265w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2-1320x990.jpg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/11/IMG_0492-2.jpg 1344w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
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