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	<title>Les rencontres du Petit Varois Archives - Le Petit Varois.Fr</title>
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		<title>Maryse Burgot : Zones interdites, vérité en danger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 14:49:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les rencontres du Petit Varois]]></category>
		<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
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					<description><![CDATA[Invitée du second rendez-vous littéraire de l’été proposé par le CLAB, Maryse Burgot, grand reporter pour France Télévisions, a partagé les coulisses de ses trente années de reportage à travers [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="207" data-end="609">Invitée du second rendez-vous littéraire de l’été proposé par le CLAB, Maryse Burgot, grand reporter pour France Télévisions, a partagé les coulisses de ses trente années de reportage à travers <em data-start="401" data-end="419">Loin de chez moi</em>, un livre où s&rsquo;entrelacent engagement professionnel et trajectoire personnelle. De ses missions en zones de guerre à sa vie de mère, elle y livre un témoignage lucide, parfois bouleversant.</p>
<p data-start="611" data-end="648"><strong data-start="611" data-end="648">« L’adrénaline ne m’intéresse pas »</strong></p>
<p data-start="650" data-end="1156">Dès les premières minutes de la rencontre, Maryse Burgot brise les idées reçues sur le métier de grand reporter. <em>« Je n’ai aucune forme d’addiction à la guerre »</em>, affirme-t-elle. Loin du sensationnalisme, elle revendique une posture de vigilance et une certaine frustration : <em>« L’accès au terrain devient de plus en plus restreint. Iran, Yémen, Afghanistan, Gaza… La liste s’allonge dangereusement. »</em> Elle revient tout juste d’un reportage en Turquie, avec l’espoir déçu de franchir la frontière iranienne.</p>
<p data-start="1158" data-end="1412">Cette difficulté d’accès à l’information l’indigne profondément : <em>« Quand les journalistes ne peuvent plus aller voir, le risque de récits déformés grandit. »</em> Une parole forte, qui résume son attachement à un journalisme de terrain, rigoureux et incarné.</p>
<figure id="attachment_32375" aria-describedby="caption-attachment-32375" style="width: 1024px" class="wp-caption alignnone"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-32375 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-1024x642.jpg?x47522" alt="" width="1024" height="642" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-1024x642.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-300x188.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-768x481.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-150x94.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-696x436.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-1068x669.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2-670x420.jpg 670w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4125-2.jpg 1179w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-32375" class="wp-caption-text">Crédit photo : Kylian Markowiak.</figcaption></figure>
<p data-start="1414" data-end="1445"><strong data-start="1414" data-end="1445">Les paradoxes d’un parcours</strong></p>
<p data-start="1447" data-end="2068">En 2005, Maryse Burgot fait une pause. Elle choisit de se retirer temporairement des zones de conflit pour s’installer à Londres et se consacrer à sa famille. Quelques mois plus tard, les attentats frappent le métro londonien. <em>« Je me demande si je ne transporte pas la guerre avec moi »</em>, confie-t-elle.</p>
<p data-start="1447" data-end="2068">Elle évoque aussi cet épisode au lendemain du tsunami en Asie, où elle reste longuement devant la porte d’une famille française ayant perdu trois enfants. Elle y entre seule en laissant son équipe derrière elle, parle avec la mère, mais renonce à sortir le micro. <i data-start="1997" data-end="2116">« Il y a cette fausse image du journaliste qui pourrait vendre père et mère pour avoir un sujet. »</i></p>
<p data-start="2070" data-end="2118"><strong data-start="2070" data-end="2118">Des tranchées du réel aux sphères du pouvoir</strong></p>
<p data-start="2120" data-end="2527">Son regard critique ne s’arrête pas aux zones de guerre. Présente à l’Élysée, la veille de la parution du livre <em data-start="2223" data-end="2245">Merci pour ce moment </em>de Valérie Trierweiler, elle s’étonne : « Est-ce possible qu’un président n’ait pas le courage de dire à une femme qu’il en aime une autre ? », lance-t-elle avec un sourire, provoquant quelques rires dans l’assemblée. Et de conclure, amusée : « Finalement, ils sont tous pareils. »</p>
<p data-start="2529" data-end="2581"><strong data-start="2529" data-end="2581">Sept semaines de captivité et un retour au front</strong></p>
<p data-start="2583" data-end="3032">Dans les années 2000, Maryse Burgot est enlevée, avec son équipe, par un groupe séparatiste musulman. Cette épreuve, elle ne l’évoque que rarement. <em>« Peut-être parce que j’étais jeune. Et que j’aimais ce métier plus que tout. »</em> À son retour à Paris, elle refuse le statut de victime. <em>« J’ai demandé à repartir un mois plus tard. Je ne voulais pas qu’on me mette à l’écart. »</em> Elle n’en parlera plus. <em>« Je crois que tout le monde a fini par oublier. »</em></p>
<p data-start="3034" data-end="3059"><strong data-start="3034" data-end="3059">Le métier aujourd’hui</strong></p>
<p data-start="3061" data-end="3450">En conclusion, elle évoque les profondes mutations de la profession : raréfaction des visas, instantanéité de l’info, saturation des réseaux sociaux. Elle dit suivre de nombreux comptes en ligne, notamment sur les conflits, mais rappelle avec fermeté que rien ne remplace le terrain, ni le travail collectif de vérification. <em>« On a toujours peur de laisser passer une erreur à l’antenne. »</em></p>
<figure id="attachment_32376" aria-describedby="caption-attachment-32376" style="width: 1024px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="wp-image-32376 size-large" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-1024x662.jpg?x47522" alt="" width="1024" height="662" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-1024x662.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-300x194.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-768x496.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-150x97.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-696x450.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-1068x690.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127-650x420.jpg 650w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2025/07/IMG_4127.jpg 1179w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption id="caption-attachment-32376" class="wp-caption-text">Crédit : Kylian Markowiak.</figcaption></figure>
<h3 data-start="44" data-end="81"><strong><span class="relative -mx-px my-[-0.2rem] rounded px-px py-[0.2rem] transition-colors duration-100 ease-in-out">Le prochain entretien littéraire aura lieu le 30 juillet à 19h, au même endroit. Il mettra à l’honneur :</span></strong></h3>
<ul data-start="83" data-end="240">
<li data-start="83" data-end="162">
<p data-start="85" data-end="162"><span class="relative -mx-px my-[-0.2rem] rounded px-px py-[0.2rem] transition-colors duration-100 ease-in-out"><strong data-start="0" data-end="19" data-is-only-node="">Miguel Bonnefoy</strong>, écrivain franco‑vénézuélien né à Paris en 1986. Lauréat du Prix du Jeune Écrivain dès 2013, il a reçu récemment le Grand Prix du roman de l’Académie française (2024) et le Prix Femina pour <em data-start="210" data-end="229">Le rêve du jaguar</em></span></p>
</li>
<li data-start="163" data-end="240">
<p data-start="165" data-end="240"><span class="relative -mx-px my-[-0.2rem] rounded px-px py-[0.2rem] transition-colors duration-100 ease-in-out"><strong data-start="0" data-end="28" data-is-only-node="">François‑Henri Désérable</strong>, né à Amiens en 1987, ancien joueur de hockey sur glace devenu écrivain renommé. Il a reçu le Grand Prix du roman de l’Académie française en 2021 (<em data-start="176" data-end="205">Mon maître et mon vainqueur</em>) et poursuit une œuvre riche (biographie d’Évariste Galois, récit sur l’Iran…) </span></p>
</li>
</ul>
<p data-start="242" data-end="393">Une discussion prometteuse autour de deux voix contemporaines majeures de la littérature, mêlant récit personnel, engagement et réflexion sur le monde.</p>
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		<title>Six-Fours : Elle trouve des négatifs qui datent de la 1er Guerre Mondiale dans les trocs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2023 20:46:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Les rencontres du Petit Varois]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La particularité d&rsquo;une photographie, c&rsquo;est qu&rsquo;elle fige un instant pour l&rsquo;éternité. Et qu&rsquo;importe si la personne qui a saisi le déclencheur s&rsquo;efface avec les années. Cette fragilité du photographe face à son oeuvre est une chose que Marie-Diane a compris dès les premières années de sa pratique.</strong></p>
<p><i> « Lorsque j&rsquo;ai commencé à découvrir la photographie, je m&rsquo;y suis plongée intégralement, allant même jusqu&rsquo;à faire les brocantes pour rechercher d&rsquo;anciens négatifs. Pour 3 francs six sous, des instants de vie oubliés s&rsquo;offraient à moi. » Ainsi, c</i>haque sortie devient une chasse aux trésors.<i> « J&rsquo;ai fini par créer un laboratoire chez moi où je pouvais développer à ma guise les négatifs. Je vouée parfois tout mon temps libre à cette recherche de l&rsquo;inconnu. »</i></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Si les photos de famille sont nombreuses, elle tombe aussi parfois sur des merveilles.</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-mailpoet_newsletter_max wp-image-26996" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-1320x1760.jpg?x47522" alt="" width="696" height="928" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-1320x1760.jpg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-225x300.jpg 225w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-768x1024.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-1152x1536.jpg 1152w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-1536x2048.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-150x200.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-300x400.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-696x928.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-1068x1424.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-scaled.jpg 1920w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8170-315x420.jpg 315w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<p>« <i>Un jour j&rsquo;ai eu la bobine d&rsquo;un ancien correspondant de presse Niçois. Il avait pris en photo Winston Churchill qui se baladait sur la promenade. Une autre fois je suis tombée sur les souvenirs d&rsquo;un ancien soldat français, envoyé au coeur de la guerre des tranchées. » </i>Sur les photographies, les horreurs du conflit s&rsquo;inscrivent. Un blessé inconscient, un soldat mort dans la neige, et le regard de ceux, en faction, qui se dirigent vers le chaos. Mais le coeur de marie-Diane est ailleurs. <strong>Un jour elle trouve un lot de 1800 négatifs.</strong> Le propriétaire, un haut fonctionnaire de l&rsquo;armée, immortalise sa vie de famille à la manière d&rsquo;un grand artiste ainsi que les décombres de Marseille bombardée. Utilisant le présent pour parler de ces êtres qui lui content une vie passée au siècle dernier, Marie-Diane raconte un lien, poétique et inexpliqué.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-mailpoet_newsletter_max wp-image-26995" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-1320x1760.jpg?x47522" alt="" width="696" height="928" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-1320x1760.jpg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-225x300.jpg 225w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-768x1024.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-1152x1536.jpg 1152w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-1536x2048.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-150x200.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-300x400.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-696x928.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-1068x1424.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-scaled.jpg 1920w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8182_jpg-3-315x420.jpg 315w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<h3 style="text-align: center;"><strong>Marie Diane Tassy; Elle a capturé des instants de vie pendant plus de quarante années. Rencontre. </strong></h3>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="attachment_26997" aria-describedby="caption-attachment-26997" style="width: 1002px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26997 size-full" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2.jpg?x47522" alt="" width="1002" height="738" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2.jpg 1002w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2-300x221.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2-768x566.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2-150x110.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2-696x513.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2-570x420.jpg 570w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8302-2-80x60.jpg 80w" sizes="auto, (max-width: 1002px) 100vw, 1002px" /><figcaption id="caption-attachment-26997" class="wp-caption-text">Marie-Diane est connu comme le loup blanc. En quarante années de carrière à la mairie, elle a vu se transformer la ville et évoluer ses habitants. </figcaption></figure>
<p><strong>Dans son ordinateur, des milliers d&rsquo;images attendent. En une vie entière passée l&rsquo;oeil derrière l&rsquo;objectif, Marie-Diane Tassy a immortalisé bien des visages. Fille de photographe, c&rsquo;est pourtant lorsqu&rsquo;elle décroche son premier stage dans un magasin, sur la place de la liberté à Toulon, qu&rsquo;elle se prend d&rsquo;amour pour le monde des négatifs. Elle commence alors des études dans le milieu.</strong><i> </i></p>
<p><i>« Ce que j&rsquo;aimais réellement, c&rsquo;était la photographie industrielle. C&rsquo;était le plus technique à l&rsquo;époque. Il fallait mettre en valeur le produit et on rusait de différentes manières. Un jour j&rsquo;ai mis une montre sous l&rsquo;eau et j&rsquo;ai joué avec deux pellicules que j&rsquo;ai superposé pour avoir un rendu incroyable. Il fallait avoir un peu d&rsquo;imagination, et beaucoup</i> de <i>maitrise. » </i>Dans les années 80, elle décroche son emploi à la mairie de Six-Fours.Dorénavant, elle devra suivre le maire en place, Philippe Estève dans chacun de ses déplacements. À l&rsquo;époque, les photographies sont en noires et blanc et l&rsquo;appareil est un argentique. <i>« Il ne fallait pas venir dans le bureau sans prévenir,</i> reprend-elle, <i>pour retoucher certaines photos, on avait un pinceau qu&rsquo;on collait sur la langue avec de l&rsquo;encre de chine. J&rsquo;avais la bouche noire passée une certaine heure de la journée. » </i></p>
<figure id="attachment_26998" aria-describedby="caption-attachment-26998" style="width: 696px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-mailpoet_newsletter_max wp-image-26998" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-1320x829.jpg?x47522" alt="" width="696" height="437" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-1320x829.jpg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-300x188.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-1024x643.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-768x482.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-1536x965.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-2048x1287.jpg 2048w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-150x94.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-696x437.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-1068x671.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-1920x1206.jpg 1920w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8214_jpg-669x420.jpg 669w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption id="caption-attachment-26998" class="wp-caption-text">Marie-Diane, enfant, avec son père.</figcaption></figure>
<p>Avec la pratique, sa timidité disparait.<i> « Se placer devant une foule pour saisir la personne sur l&rsquo;estrade, ça peut-être compliqué. Mais très vite, j&rsquo;ai fait abstraction de tout ce qu&rsquo;il pouvait y avoir autour de moi. Seul s&rsquo;est mit à compter mon sujet, que je devais saisir de la meilleure des façons possibles. <strong>Souvent, j&rsquo;essayais d&rsquo;ajouter un peu de poésie au quotidien. »</strong> </i>Le milieu de la photographie se transforme, le numérique évolue, mais Marie-Diane reste fascinée par le noir et blanc et les clichés pris sur le vif, sans transformation. <i>« Les couleurs sont une distraction qui nous font manquer l&rsquo;essentiel. » </i></p>
<p><strong>Sur son temps libre, elle voyage en quête de l&rsquo;instant providentiel.</strong></p>
<p>En 1990, quelques mois après la destitution et l&rsquo;exécution du dictateur en place en Roumanie, elle saisit les visages de l&rsquo;Histoire qui est en marche. Au Burkina Fasso, elle sait le pays instable, mais fascinant. À New-York, elle se fond dans une manifestation de vétéran du Vietnam.<i> « Quand j&rsquo;ai mon appareil dans les mains, je suis investis d&rsquo;une mission. C&rsquo;est quelque chose que les gens ressentent instinctivement, car même à New-York en touriste, on m&rsquo;a prise pour une reporter et on m&rsquo;a laissé passer sous le bandeau qui interdisait à la foule de pénétrer. Une amie qui m&rsquo;accompagnait s&rsquo;est vu refuser l&rsquo;accès au même moment où je me suis glissée. » </i>En retraite depuis plusieurs mois, Marie-Diane songe à l&rsquo;après. <i>« Je ne sais pas encore vers quoi je me dirige, mais je sais que j&rsquo;aurai mon appareil sous le bras avec moi (rires). »</i></p>
<figure id="attachment_26999" aria-describedby="caption-attachment-26999" style="width: 1125px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-26999" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628.jpg?x47522" alt="" width="1125" height="703" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628.jpg 1125w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628-300x187.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628-1024x640.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628-768x480.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628-150x94.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628-696x435.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628-1068x667.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8628-672x420.jpg 672w" sizes="auto, (max-width: 1125px) 100vw, 1125px" /><figcaption id="caption-attachment-26999" class="wp-caption-text">En 1989, la Roumanie fait sa révolution. Un coup d&rsquo;Etat est facilité par une série d&rsquo;émeutes et de protestations qui aboutissent au renversement et à l&rsquo;exécution du dictateur en place. Marie-Diane se rend dans le pays pendant ses congés pour immortaliser les visages de l&rsquo;histoire en marche.</figcaption></figure>
<figure id="attachment_27000" aria-describedby="caption-attachment-27000" style="width: 1112px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-27000" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630.jpg?x47522" alt="" width="1112" height="779" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630.jpg 1112w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-300x210.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-1024x717.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-768x538.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-150x105.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-696x488.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-1068x748.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-600x420.jpg 600w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/02/IMG_8630-100x70.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 1112px) 100vw, 1112px" /><figcaption id="caption-attachment-27000" class="wp-caption-text">Depuis le début des années 80, elle est employée comme photographe de la ville. Sa fonction est alors de suivre le maire Philippe Estève dans chacun de ses déplacements. Elle décide d&rsquo;ajouter de la poésie au quotidien et change l&rsquo;angle de certaines de ses photographies. Ici, l&rsquo;homme sort d&rsquo;un réservoir à Courrens.</figcaption></figure>
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		<title>Six-Fournaise et Militante pour le respect des droits humains </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Jan 2023 21:06:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les rencontres du Petit Varois]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;intérêt de Dominique Gioanni pour la cause humaine ne connait pas de frontières. Membre d&#8217;Amnesty International depuis des années, elle est aussi bien impliquée, à l&#8217;autre bout du monde, dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;intérêt de Dominique Gioanni pour la cause humaine ne connait pas de frontières. Membre d&rsquo;Amnesty International depuis des années, elle est aussi bien impliquée, à l&rsquo;autre bout du monde, dans des actions administratives qui visent à témoigner aux puissances étrangères que la communauté internationale à le regard braqué sur elles, que localement avec des interventions dans les écoles.</strong></p>
<p>Cette semaine, elle était au Six n&rsquo;étoiles pour témoigner de ses différents combats aux spectateurs d&rsquo;un film sélectionné pour le Festival de Cinéma du magazine culturel Telerama. Le film projeté : <i>« Aucun Ours » </i>de Jafar Panahi, était l&rsquo;occasion d&rsquo;ouvrir une fenêtre sur l&rsquo;Iran. Elle raconte : <i>« Le pays est empli d&rsquo;ambivalence. En Iran, le taux d&rsquo;alphabétisation est très proche de celui de la France, et contrairement à l&rsquo;Afghanistan, les femmes ne sont pas empêchées d&rsquo;étudier, d&rsquo;ailleurs, selon les statistiques, elles sont plus nombreuses dans les rangs de l&rsquo;université que les hommes. Par contre, il y a très peu d&#8217;emploi pour elle sur le marché. » </i>Devant une trentaine de personnes, elle raconte le sort de Jafar Panahi, emprisonné encore aujourd&rsquo;hui. Le gouvernement l&rsquo;avait condamné en 2010 à six ans de prison pour <i>« propagande contre l&rsquo;Etat »</i>, il ne fera que trois mois enfermés et 100 jours à l&rsquo;isolement.</p>
<p><i>« C&rsquo;est une manière d&rsquo;agir typique. On laisse une épée de Damocles sur la tête des gens pour les torturer. » </i>En juillet 2022, deux autres cinéastes sont emprisonnés, Jafar Panahi manifeste, il est rapté. Depuis septembre dernier, il regarde la révolution à travers les barreaux de sa  fenêtre. Une personne demande :<i> « Mais quel est donc le rôle d&rsquo;Amnesty ? Avez-vous un pouvoir politique ? »</i> La réponse est non. <i>« Nous faisons en sorte de garder en lumière des situations qui pourraient dégénérer très vite dans le silence. Nous agissons également pour apporter un soutien. Parfois des personnes sont emprisonnées à tord et sans grand espoir de libération. Alors nous envoyons des courriers régulièrement pour faire part d&rsquo;humanité. Je connais un groupe qui écrit depuis 15 ans à un homme sans savoir si les lettres lui sont remises. »</i></p>
<p><strong>Mais parfois, les histoires se terminent bien.</strong> Dominique s&rsquo;est impliquée dans l&rsquo;affaire de Ioulia Tsvetkova, une russe emprisonnée pour avoir réalisé le dessin d&rsquo;une vulve, afin d&rsquo;illustrer la pièce de théâtre: Les Monologues du Vagin, dans laquelle elle avait joué. Après de multiples correspondances, Dominique s&rsquo;est attachée à la jeune femme ainsi qu&rsquo;à sa mère qui s&rsquo;est rendue à Six-Fours pour célébrer la libération de son enfant. <i>« Je peux vous dire qu&rsquo;Anne, la mère, est tombée en amour pour le Gaou (rires) ».</i></p>
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		<title>Une grande soirée au six n&#8217;étoiles pour aller à la rencontre de Felix Mayol</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2023 06:46:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les rencontres du Petit Varois]]></category>
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					<description><![CDATA[Qui était Félix Mayol ?  On dit qu&#8217;Edith Piaf s&#8217;était inspirée de ses mimiques pour façonner les siennes avant de monter sur scène. Charlie Chaplin, à peine débarqué à Paris [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Qui était Félix Mayol ? </strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-26918" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7875.jpg?x47522" alt="" width="749" height="972" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7875.jpg 749w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7875-231x300.jpg 231w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7875-150x195.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7875-300x389.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7875-696x903.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7875-324x420.jpg 324w" sizes="auto, (max-width: 749px) 100vw, 749px" /></p>
<p>On dit qu&rsquo;Edith Piaf s&rsquo;était inspirée de ses mimiques pour façonner les siennes avant de monter sur scène. Charlie Chaplin, à peine débarqué à Paris confiait à un journaliste son envie d&rsquo;aller assister à une représentation du chanteur. Marcel Proust, lui même, raconta à un ami qu&rsquo;il pourrait donner beaucoup d&rsquo;argent pour voir l&rsquo;artiste à la houpette célèbre chanter et danser dans son salon. Mais qui est donc l&rsquo;homme, internationalement connu, qui donne son nom au vélodrome de Toulon? <strong>Un enfant prodige du siècle dernier.</strong> <strong>Orphelin de bonnes heures, ce passionné, né dans le quartier du Pont-du-las, que l&rsquo;on souhaitait empêcher de chanter s&rsquo;est construit sur scène envers et contre tous.</strong> En 1886, il connait son premier grand succès avec <i>« La Paimpolaise »</i> mais sa carrière décolle vraiment en 1902 avec la chanson <i>« Viens Poupoule ». </i>Son succès est phénoménale, il se produit dans toute la France et même au-delà. Celui qui confie sans ses mémoires avoir créé près d&rsquo;un demi millier de chansons, rachète en 1910 le « Concert Parisien » pour en faire « Le Concert Mayol ». Il aide à lancer la carrière de Valentin Sardou (père de Fernand et grand-p!re de Michel Sardou), Maurice Chevalier, Raimu (&#8230;). Quand éclate la première guerre mondiale, il s&rsquo;enquiert à relever le moral des troupes avec des visites et des représentations. Dans sa villa, il recueille même des convalescents. Généreux jusqu&rsquo;au bout, il offre aux Toulonnais un stade qui porte encore son nom. Après une vie de paillettes mais le coeur restait populaire, il s&rsquo;éteint en 1941 dans sa ville de naissance.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Un ciné-guinguette pour Mayol au six n&rsquo;étoiles</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-mailpoet_newsletter_max wp-image-26919" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-1320x966.jpg?x47522" alt="" width="696" height="509" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-1320x966.jpg 1320w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-300x220.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-1024x749.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-768x562.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-1536x1124.jpg 1536w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-150x110.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-696x509.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-1068x781.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-574x420.jpg 574w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n-80x60.jpg 80w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/287279412_3288959338052002_7820888176429536355_n.jpg 1599w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></p>
<p><strong>La soirée promet d&rsquo;être à la fois élégante, nichée dans le passée, en plein dans les années de « La Belle époque » et en même temps renversante avec un groupe de musique venue faire vibrer les spectateurs. Dimanche 29 janvier, au Six n&rsquo;étoiles, les arts vont se répondre pour faire renaître le temps d&rsquo;une soirée, notre vedette toulonnaise internationale.</strong></p>
<p>Ce mélange des genres ne doit rien au hasard. Il est le fruit d&rsquo;un labeur, celui de Luc Benito, réalisateur du film « <i>Felix et Moi »</i>. Pour conclure son <i>« Road Movie » </i>qui nous entraine sur les traces du chanteur célèbre, l&rsquo;homme avait un groupe en tête : Le Guinguette Hot Club. Il souhaitait que ces musiciens issus de la même ville que son personnage puissent composer la musique de générique de fin. Julien Ripoll, membre du collectif explique : <i>« Nous avons été touchés par l&rsquo;aspect patrimonial du sujet, ce qui nous intéressait, c&rsquo;était le fait que le chanteur soit Toulonnais et que l&rsquo;on puisse explorer un large répertoire de la chanson française. Dans un second temps, c&rsquo;est vraiment le côté artistique qui nous a rattrapé, les textes plus que la musique. Nous avons fait en sorte de nous approprier le répertoire, et au lieu d&rsquo;une musique, c&rsquo;est un album entier que nous avons réalisé. » </i>Ce qui a permis également aux artistes de se rendre compte de ce qu&rsquo;il reste de Mayol dans la région.<i> « Certaines mélodies sont inscrites dans l&rsquo;inconscient collectif. On lance un son, une parole, et la foule se met à danser et chanter  dans les bars. » </i>À découvrir !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-26837" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/cine-guingettea56e2-w640.png?x47522" alt="" width="640" height="346" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/cine-guingettea56e2-w640.png 640w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/cine-guingettea56e2-w640-300x162.png 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/cine-guingettea56e2-w640-150x81.png 150w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>La jeunesse découvre une vedette du siècle dernier</strong></p>
<p><strong><i>« Qui a déjà entendu parler de Félix Mayol ? »</i> Sur plus d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;élèves présents dans la salle, une poignée d&rsquo;entre eux seulement lève la main. Un rugbyman, un écrivain, un chansonnier &#8230;  rares sont ceux qui tombent juste. Les lumières s&rsquo;éteignent et les élèves partent à la découverte d&rsquo;un enfant de fin de siècle, avant la première guerre mondiale. Sur grand écran, ils vivent les péripéties d&rsquo;une vie, dansent sur des airs de cabarets, et applaudissent à tout rompre une fois le générique de fin déroulé.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-26836" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926.jpg?x47522" alt="" width="1099" height="840" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926.jpg 1099w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-300x229.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-1024x783.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-768x587.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-150x115.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-696x532.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-1068x816.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-550x420.jpg 550w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7926-80x60.jpg 80w" sizes="auto, (max-width: 1099px) 100vw, 1099px" /></p>
<p>Dans la salle, le réalisateur a profité de la pénombre pour se glisser parmi le public, il veut <i>« ressentir l&rsquo;ambiance »</i>. Luc Benito prend place sur le devant de la scène et tout de suite la parole se libère. Les élèves ont entre 13 et 14 ans et font partie de la section patrimoine du collège Font de Fillol. Chaque année, ils étudient, en plus du passée, la question de la transmission, ce qui les rend peut-être un plus aguerris que la moyenne. Ils veulent savoir tout de suite : <i>« Comment peut-on se procurer des archives ? », « Combien coûte la fabrication d&rsquo;un documentaire ? », « Pour les reconstitutions, comment avez-vous trouvé les costumes? ». </i>Petit à petit, la pudeur s&rsquo;envole et les questions deviennent plus intimes.<i> « Si Felix Mayol était homosexuel, pourquoi était-il toujours accompagné d&rsquo;une femme sur les vidéos d&rsquo;archives? » « Est-ce qu&rsquo;il a fini par être accepté par sa famille? » </i>Pendant une heure et demi, le réalisateur va essayé d&rsquo;offrir le plus de réponses possible.</p>
<p><strong>Les archives s&rsquo;achètent. Il le sait bien, puisque contrairement à ce qu&rsquo;il est coutume de faire, il n&rsquo;est pas passé par un producteur pour créer le long métrage. Il a utilisé ses fonds personnels soit 55 000€ pour répondre à la seconde question.</strong></p>
<p><i>« Mais en moyenne, pour un petit documentaire, il faut débourser 400 000€. J&rsquo;ai fait des choix pour que le film puisse aboutir, mais j&rsquo;ai payé tout le monde. Je n&rsquo;ai accepté aucun bénévolat. » </i>Pour les costumes, l&rsquo;homme s&rsquo;est appuyé sur des associations. <i>« Des passionnés sont venus jusque du Vaucluse et des Hautes Alpes pour le jour de tournage au théâtre liberté. C&rsquo;est pour cette raison que la réalisation d&rsquo;un tel projet prend autant de temps. Trois à quatre ans pour concevoir la chose et trois semaines seulement pour tourner. » </i>Quand à Felix Mayol, il a emporté avec lui bien des secrets malgré ses mémoires composées. <i>« Etait-il vraiment homosexuel ou était-ce des rumeurs dû à ses manières ? Sur scène, il jouait un rôle, mimait souvent les dames. La question reste ouverte mais il semble que la chose soit avérée. La femme qui l&rsquo;accompagnait dans la vidéo est une autre artiste. » </i>Pour sa famille, <i>« disons que le succès à certainement dû arranger les choses. »</i></p>
<p style="text-align: center;"><strong>« Mayol a encore des choses à nous apprendre »</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-26920 aligncenter" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/image-2.jpg?x47522" alt="" width="537" height="759" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/image-2.jpg 537w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/image-2-212x300.jpg 212w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/image-2-150x212.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/image-2-300x424.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/image-2-297x420.jpg 297w" sizes="auto, (max-width: 537px) 100vw, 537px" /></p>
<p><strong>Luc Benito n&rsquo;est pas un réalisateur comme les autres, et pour cause. Avant la sortie de <i>« Felix et Moi »,</i> il ne l&rsquo;était pas du tout. C&rsquo;est en découvrant les mémoires de l&rsquo;interprète de <i>« Viens Poupoule » </i>qu&rsquo;un lien se créé, inexplicablement, avec son aîné de plus d&rsquo;un siècle. Il se met alors en quête d&rsquo;archives et de reliques. Une idée née dans son esprit, il va créer un film.</strong></p>
<p><i>« Je ne savais pas ce que je voulais faire,</i> prévient l&rsquo;homme, <i>j&rsquo;avais simplement une idée de ce que je ne voulais pas. Il ne fallait pas que ce soit un documentaire « Wikipédia » comme on dit dans le </i><i>jargon, avec une date de naissance et de mort. Pour un personnage oublié, il fallait impérativement créer du lien, faire en sorte que le spectateur s&rsquo;identifie. J&rsquo;ai donc monté cela comme un road movie. J&#8217;embarque les gens avec moi. On suit les traces de celui qui s&rsquo;est effacé de nos mémoires. » </i></p>
<p><strong>S&rsquo;il ne doute pas, une fois la graine germée dans son esprit, il souhaite faire les choses comme il faut. Il multiplie donc les formations techniques et les résidences pour apprendre à écrire un récit, monter un film. Reste le problème de l&rsquo;argent. Sans producteur, comment financer ? </strong></p>
<p>Soit, il puisera dans ses deniers personnels.<i> « Felix Mayol s&rsquo;est imposé à moi. Je crois qu&rsquo;on l&rsquo;a oublié et qu&rsquo;on eu tord. Il a encore des choses à dire sur nous, sur notre société. Quand j&rsquo;ai pesé le pour et le contre, je me suis dis, si je ne le fait pas maintenant &#8230; qui le fera ? » </i>Comme <i>« certain s&rsquo;achète un SUV »</i>, lui s&rsquo;offre, entre autres, les services d&rsquo;une poignée d&rsquo;acteurs dont Charles Berling et François Morel. Un cadeau à la postérité. Le film est entrainant, une troupe de chanteurs toulonnais vient ponctuer le voyage littéraire avec des textes et des mélodies de l&rsquo;artiste revisités. On s&rsquo;attendrit, on rit, on découvre et on s&rsquo;amuse. <i>« On dépoussière le genre du documentaire »</i> fera remarquer la directrice de cinéma qui le reçoit en ce jour. Pari réussi, à découvrir.</p>
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		<title>Une chaîne humaine au cinéma pour le Téléthon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2023 16:14:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Six-Fours]]></category>
		<category><![CDATA[Les rencontres du Petit Varois]]></category>
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					<description><![CDATA[Après un après-midi de rencontre entre les pompiers et les enfants de la ville au mois de novembre dernier, Le Six N&#8217;étoiles et Le Petit Varois.fr ont organisé une seconde [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span style="font-size: 14px;">Après un après-midi de rencontre entre les pompiers et les enfants de la ville au mois de novembre dernier, Le Six N&rsquo;étoiles et Le Petit Varois.fr ont organisé une seconde soirée caritative en faveur du Téléthon ce samedi soir. Et le moins que l&rsquo;on puisse dire, c&rsquo;est que dans les salles obscures, il y avait de l&rsquo;ambiance!</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14px;"> Si Catherine Deneuve et Françoise Dorléac ont donné le ton en poussant la </span>chansonnette<span style="font-size: 14px;"> dans Les Demoiselles de Rochefort et que Emma Stone et Ryan Gosling ont su émouvoir </span>avec La La Land, les vrais starlettes de la manifestation n&rsquo;étaient autre que les élèves du conservatoire de Six-Fours qui ont joué une multitude de mélodies extraites des films les plus célèbres de l&rsquo;époque. Le public était conquis à en croire la salve d&rsquo;applaudissements reçus en fin de prestation.</p>
<p style="text-align: center;"><b>La jeunesse mobilisées pour la cause.</b></p>
<p>Plus discrets mais tout aussi méritants, les élèves de 3e et de 4e du lycée La Cordeille à Ollioules, ont fait le déplacement les mains pleines. Pendant une journée entière, ils ont cuisiné et fait de la pâtisserie chez eux pour offrir contre quelques denier, pour la recherche, le buffet de fin de séance. <i>« C&rsquo;était sur la base du volontariat, </i>explique un de leurs professeurs, <i>ils ont choisi une option cinéma dans leur parcours scolaire et nous sommes donc habitué à nous rendre au six n&rsquo;étoiles dans le cadre d&rsquo;un partenariat. Cette année, ils étudient, entre autres, les comédies musicales. le thème était donc parfait. Il n&rsquo;y avait aucune obligation, ils se sont présentés d&rsquo;eux même avec les mains </i><i>chargés. Il faut noter que certains élèves, hors cursus, ont également souhaité être présents. Voir la jeunesse se mobiliser de la sorte, c&rsquo;est toujours beau. » </i>Et l&rsquo;effort fut joliment récompensé puisqu&rsquo;en seulement une heure, les élèves ont pu offrir la modique somme de 250€ à la recherche médicale.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-26806" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779.jpg?x47522" alt="" width="1125" height="889" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779.jpg 1125w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779-300x237.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779-1024x809.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779-768x607.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779-150x119.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779-696x550.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779-1068x844.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7779-531x420.jpg 531w" sizes="auto, (max-width: 1125px) 100vw, 1125px" /></p>
<p style="text-align: center;"><b>Le Téléthon 2022, vers un bilan prometteur. </b></p>
<p>Dany Cayol, coordinatrice du Téléthon de la ville commente : <i>« C&rsquo;est un grand soulagement de pouvoir compter sur la mobilisation de tous. Je reçois les derniers chèques pour le Téléthon cette semaine puis on dressera le bilan. Je ne veux pas trop m&rsquo;avancer, mais je pense que nous allons atteindre les mêmes sommes que l&rsquo;année passée, ce qui serait merveilleux. » </i>Heureuse de la soirée, Noémie Dumas, directrice du Six N&rsquo;étoiles conclut :<i> « Cette réussite est un travail d&rsquo;équipe. Il y a eu une belle chaine humaine pour que tout cela fonctionne. Nous avons fait un peu moins d&rsquo;une centaine d&rsquo;entrées sur les deux films ce qui pourra nous permettre de grossir la cagnotte en faveur du Téléthon. Merci aux enfants du conservatoire, aux adolescents de La Cordeille, aux professeurs des deux structures et aux parents. » </i></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-26807" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2.jpg?x47522" alt="" width="1125" height="784" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2.jpg 1125w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-300x209.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-1024x714.jpg 1024w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-768x535.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-150x105.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-696x485.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-1068x744.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-603x420.jpg 603w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/IMG_7777-2-100x70.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 1125px) 100vw, 1125px" /></p>
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		<title>Une collégienne invite une rescapée d&#8217;Auschwitz à venir témoigner devant sa classe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le Petit Varois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jan 2023 19:19:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Seyne sur Mer]]></category>
		<category><![CDATA[Les rencontres du Petit Varois]]></category>
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					<description><![CDATA[Après avoir lu « Retour à Birkenau » de Ginette Kolinka, Luna Alvarez en classe de troisième aux Maristes lui envoie une lettre et un courriel pour l’inviter à témoigner auprès de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir lu « Retour à Birkenau » de Ginette Kolinka, Luna Alvarez en classe de troisième aux Maristes lui envoie une lettre et un courriel pour l’inviter à témoigner auprès de ses camarades. A 98 ans, la rescapée d’Auschwitz-Birkenau et de Bergen-Belsen accepte. Mardi 4 janvier, elle donnait une conférence devant 350 élèves de l’institut Sainte-Marie et du collège Paul-Eluard au casino Joa.</p>
<p>Quand Luna termine <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Retour_%C3%A0_Birkenau" target="_blank" rel="noopener">« Retour à Birkenau » de Ginette Kolinka</a>, elle est bouleversée par le témoignage de la rescapée des camps de la mort. <i>«  J’ai été tellement touchée par ce livre, </i>raconte-t-elle<i>, que je voulais partager son histoire avec mes camarades. Je lui ai donc envoyé une lettre et un mail pour l’inviter, sans vraiment y croire. Mais elle a accepté. »</i> Soutenue dans sa démarche par Marie-Christine Jolivet, la directrice des Maristes, une conférence est organisée mardi 4 janvier au casino Joa en coopération avec la mairie. De son côté, la directrice invite le collège Paul-Eluard à également participer à la conférence. Le principal Nicolas Pouzeau était ravi de cette invitation, tant les témoignages de rescapés encore vivants de nos jours deviennent de plus en plus rares. Et celui de Ginette Kolinka est d’autant plus précieux qu’à 98 ans, elle a bon pied, bon œil et que son humour est aussi percutant que son histoire est bouleversante.</p>
<figure id="attachment_35963" class="wp-caption alignleft" aria-describedby="caption-attachment-35963"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35963 entered lazyloaded" src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17-200x300.jpg" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17-200x300.jpg 200w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17-683x1024.jpg 683w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17.jpg 1280w" alt="" width="200" height="300" data-lazy-srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17-200x300.jpg 200w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17-683x1024.jpg 683w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17.jpg 1280w" data-lazy-sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" data-lazy-src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-17-200x300.jpg" data-ll-status="loaded" /><figcaption id="caption-attachment-35963" class="wp-caption-text">Luna Alavarez</figcaption></figure>
<p>Au total, 350 élèves des Maristes et du collège Paul-Eluard ont donc pu assister aux trois heures de témoignage détaillé de la rescapée du camp d’extermination de Birkenau, du camp de concentration d’Auchwitz et du camp de travail de Bergen-Belsen, d’où elle a été libérée par les Anglais le 15 avril 1945. Elle pesait 26 kg.</p>
<h2><span data-style="font-size: large;"><i>« QUE L’OUBLI NE TRIOMPHE JAMAIS ! »</i></span></h2>
<figure id="attachment_35965" class="wp-caption alignright" aria-describedby="caption-attachment-35965"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35965 entered lazyloaded" src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8-300x200.jpg" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8-300x200.jpg 300w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8-1024x683.jpg 1024w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8.jpg 1920w" alt="" width="300" height="200" data-lazy-srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8-300x200.jpg 300w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8-1024x683.jpg 1024w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8.jpg 1920w" data-lazy-sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" data-lazy-src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-8-300x200.jpg" data-ll-status="loaded" /><figcaption id="caption-attachment-35965" class="wp-caption-text">Ginette Kolinka et Nathalie Bicais</figcaption></figure>
<p>Avant de donner la parole à Ginette Kolinka, Nathalie Bicais, maire de La Seyne-sur-Mer, lui a souhaité la bienvenue et l’a chaleureusement remerciée d’avoir bien voulu faire un détour à La Seyne-sur-Mer dans sa tournée de sensibilisation à travers les collèges et lycées de France. «<i> C’est une réelle émotion qui s’empare de nous aujourd’hui. Je suis particulièrement honorée de vous accueillir sur le chemin de la mémoire de la Shoah. Vous avez trouvé la force de raconter votre histoire. Vous défendez les valeurs humanistes de la République pour que l’oubli ne triomphe jamais. Pour avertir les jeunes générations, l’histoire a besoin de relais vivants. Aussi je veux rendre hommage à la femme d’exception que vous êtes. L’école est dépositaire de votre histoire, et vous comptez sur notre jeunesse pour que la haine disparaisse. Je vous en remercie. »</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;"><i>« MA FAMILLE A CACHÉ UN ÊTRE HUMAIN »</i></span></h2>
<figure id="attachment_35974" class="wp-caption alignleft" aria-describedby="caption-attachment-35974"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35974 entered lazyloaded" src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24-200x300.jpg" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24-200x300.jpg 200w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24-683x1024.jpg 683w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24.jpg 1280w" alt="" width="200" height="300" data-lazy-srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24-200x300.jpg 200w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24-683x1024.jpg 683w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24.jpg 1280w" data-lazy-sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" data-lazy-src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-24-200x300.jpg" data-ll-status="loaded" /><figcaption id="caption-attachment-35974" class="wp-caption-text">Luna Alvarez et Ginette Kolinka</figcaption></figure>
<p>Emue et à la fois fière de l’aboutissement de son projet, la jeune Luna a introduit le témoignage de Ginette Kolinka avec ces mots : <i>« J’espère que son témoignage résonnera en vous comme il a résonné en moi. Nous devons parler et nous souvenir d’eux. Ma grand-mère n’avait que 6 ans quand Ginette Kolinka a été arrêtée par la Gestapo en 1944. Mais ma famille n’a pas hésité à cacher un juif, un être humain. Le mot merci n’est pas assez fort mais c’est le seul que j’ai. »</i></p>
<p><i>« On va arrêter les mercis,</i> lui répond-elle, <i>vous aviez sûrement des choses importantes à faire ce matin mais vous êtes là, c’est à moi de vous remercier. </i><i>Je suis la seule de ma famille à être revenue des camps. Hitler détestait tous les juifs d’Europe, pour lui on n’était pas des gens normaux. Le camp de Birkenau était le seul camp nazi à n’être qu’un camp dit d’extermination. Alors qu’à Auschwitz, il y avait aussi des résistants qui ont construit Birkenau, à quelques kilomètres de là ».</i></p>
<h2><span data-style="font-family: Liberation Serif, serif;">ETOILE JAUNE ET TAMPON « JUIF »</span></h2>
<p><i><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35967 alignright entered lazyloaded" src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/727-flash-herz-carte-identite-300x193.jpg" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/727-flash-herz-carte-identite-300x193.jpg 300w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/727-flash-herz-carte-identite.jpg 520w" alt="" width="300" height="193" data-lazy-srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/727-flash-herz-carte-identite-300x193.jpg 300w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/727-flash-herz-carte-identite.jpg 520w" data-lazy-sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" data-lazy-src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/727-flash-herz-carte-identite-300x193.jpg" data-ll-status="loaded" />« Son objectif était de tuer tous les juifs d’Europe. Oui mais comment les reconnaître ? En Allemagne, il impose que les juifs portent un panneau. Les magasins dont les propriétaires étaient juifs devaient également afficher leur appartenance à la communauté avec une étoile juive peinte sur leur vitrine. Dans la France de Pétain, c’était aussi la règle. Mais en France, on devait aussi se faire référencer au commissariat. Et sur notre carte d’identité, un tampon « Juif » était apposé. On devait aussi porter l’étoile jaune sur nos vêtements pour être plus facilement identifiables. Mais mon père, qui avait fièrement combattu pendant la Grande guerre pour l’Armée française n’avait pas peur, et même si on lui conseillait vivement de partir en zone libre depuis 1940, nous sommes restés à Paris jusqu’en 1942. Mon père confectionnait des imperméables. D’un coup, il n’a plus eu le droit de travailler. En effet, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_du_2_juin_1941_rempla%C3%A7ant_la_loi_du_3_octobre_1940_portant_statut_des_Juifs#:~:text=La%20Loi%20du%202%20juin,expression%20%C2%AB%20de%20race%20juive%20%C2%BB." target="_blank" rel="noopener">la loi dite « second statut des juifs » parue au Journal officiel le 14 juin 1941</a>imposait entre autres, que les juifs n’avaient plus accès à la fonction publique et ne pouvaient plus travailler avec des non-juifs. Ce qui était le cas de mon père qui avait des ouvriers non-juifs à la confection. De mon côté, je n’avais plus le droit de briguer des études supérieures. Nous avions seulement le droit d’aller jusqu’au baccalauréat, pas plus. »</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;">FUIR EN ZONE LIBRE</span></h2>
<p><i><br />
« Un jour, un homme qui travaillait à la préfecture de Paris est venu nous prévenir que nous avions été dénoncés comme communistes. Que nous allions être d’autant plus surveillés. Il nous a encore vivement conseillé de partir en zone libre. Mon père a donc décidé qu’on devait s’enfuir. On a fait faire des faux papiers d’identité grâce à des amis qui nous ont prêté leur nom. Pour passer la frontière, mon père nous a séparés en quatre groupes. On devait tous se retrouver à Aix-les-Bains, d’où on avait prévu de partir rejoindre de la famille en Avignon. On est restés trois mois là-bas. Mais l’argent commençait à manquer. Du coup, on nous a conseillé d’aller à Vedène à côté d’Avignon où une manufacture cherchait des employés. Le maire d’Avignon nous a trouvé une maison. Nous y sommes restés jusqu’au 13 mars 1944 ».</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;"><i>« DÉNONCÉS COMME JUIFS »</i></span></h2>
<p><em><br />
« Ce matin-là était le premier jour où on commençait à sentir la chaleur du printemps. A la pause déjeuner, j’ai rejoint mon père et mon petit frère à la maison pour manger. Ma soeur, ma mère et ma cousine étaient restées à l’usine car on se relayait pour la pause déjeuner. A la maison, il y avait trois messieurs en manteau et chapeau de cuir. Ils nous ont signifié que nous avions été dénoncés comme « juifs » et qu’ils devaient vérifier « ça ». Ils ont accompagnés mon père dans la cuisine qui par pudeur, ne voulait pas se défroquer devant nous. Ils ont vu qu’il était circoncis. On a été jetés dans une Traction, puis mis en prison. J’ai toujours cru que ma mère, ma sœur et ma cousine, restées à l’usine, avaient été elles-aussi arrêtées. Mais j’ai appris avec bonheur à mon retour, qu’elles avaient été recueillies par <a href="https://www.youtube.com/watch?v=KWnfhzb2fpE" target="_blank" rel="noopener">des Justes</a> dans un petit village ».</em></p>
<h2><span data-style="font-size: large;"><i>« 10 JOURS À DRANCY »</i></span></h2>
<figure id="attachment_35969" class="wp-caption alignright" aria-describedby="caption-attachment-35969"><figcaption id="caption-attachment-35969" class="wp-caption-text"></figcaption></figure>
<p><i>« Paradoxalement, je n’avais pas peur. Je savais que j’allais dans un camp de travail, que j’allais travailler et voilà tout. Je me suis retrouvée avec mon père et mon petit frère au camp de Drancy pendant 10 jours. Je me souviens que je ne savais pas quoi lui dire. A cette époque, on ne parlait pas à son papa comme on le fait aujourd’hui. Le 13 avril, on nous a embarqués dans des autobus. Dans chacun d’eux, il y avait un militaire allemand et un gendarme français. Nous, tout ce qu’on voulait c’est ne pas être séparés. »</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;"><i>« AGGLUTINÉS DANS UN WAGON DE MARCHANDISES »</i></span></h2>
<p><i><br />
« On est arrivés dans une gare, je ne me souviens plus laquelle. Sur le quai, il y avait un train de marchandises. Je me suis dit : un autre train de troisième classe va arriver pour nous. Mais non. On nous a jetés dedans. On nous poussait. Il fallait monter vite. Puis, on est agglutinés dans ce wagon obscure car les petites fenêtres sont verrouillées par des volets en bois. Il y avait un peu de paille sur le sol. On a voyagé trois jours et trois nuits. Sans manger, sans boire. Avec un seau dans un coin pour faire nos besoins. Je ne sais pas comment j’ai supporté ce voyage. Quand les portes se sont enfin ouvertes, j’ai senti cet air glacial entrer dans le wagon. Je ne savais pas où j’étais. Et même s’il faisait très froid, ce petit air était agréable à côté de la puanteur qui se dégageait du wagon. Mais dehors, sur le quai, ça hurlait en Allemand. « Pour les fatigués, il y a des camions », nous disaient-ils. J’ai donc incité mon père et mon petit frère à le prendre. J’ai su un peu plus tard que je les avais envoyés à la mort. Car le coup “des camions pour les fatigués” étaient pour les nazis une forme de premier tri entre ceux qui mourraient dans les chambres à gaz et ceux qu’ils conserveraient pour travailler. »</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;"><i>« 78 599 C’EST LE NUMÉRO SUR MON BRAS »</i></span></h2>
<p><i><br />
« Birkenau, où j’étais internée avaient des baraquements à perte de vue. Entourés de barbelés et de miradors d’où des nazis armés nous surveillaient et nous tiraient dessus si on dépassait une ligne tracée au sol. Ça sentait la fumée partout. On nous a dirigées vers un bâtiment et on nous a demandé de nous déshabiller. Nues. J’étais très pudique, je crois que c’est la pire des choses qu’on m’ait demandé de faire. Ce jour-là, j’ai appris qu’on avait tous des corps différents. Puis on m’a tatouée. 78 599, c’est le numéro sur mon bras. Pendant des années après ma libération, je ne voulais pas le montrer. Sur les marchés où je travaillais, longtemps après la guerre, un jour, une dame l’a aperçu et m’a dit « vous êtes comme moi, vous ne vous souvenez pas de votre numéro de téléphone alors vous l’avez écrit sur votre bras. ». A ce moment-là, je n’avais plus jamais parlé des camps, à personne. Je n’en ai pas parlé pendant 40 ans. Mais, ce jour-là, j’ai senti que la mémoire de la Shoah allait peut-être disparaître. »</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;"><i>« SIMONE VEIL M’A OFFERT UNE ROBE »</i></span></h2>
<figure id="attachment_35972" class="wp-caption alignleft" aria-describedby="caption-attachment-35972"><figcaption id="caption-attachment-35972" class="wp-caption-text"></figcaption></figure>
<p><i>«Nous dormions à six tête-bêche dans une coya : des lits superposés en bois remplis de copeaux de bois d’à peine un mètre de large. Je ne me suis jamais lavée pendant tout mon internement qui a duré un peu plus d’un an, ni à Birkenau, ni à Bergen-Belsen. Nous n’avions le droit d’aller aux latrines que deux fois par jour et toutes ensemble. Nous n’avions pas de sous-vêtement non plus. Grâce à Simone Veil, j’ai récupéré un peu d’humanité quand elle m’a donné une robe. Je suis restée à Birkenau jusqu’en novembre 44. Ce jour-là, je ne suis pas allée travailler. On m’a transférée dans un autre camp de travail : Bergen-Belsen. J’ai eu la chance d’être envoyée travailler dans une usine. J’ai donc eu le droit de porter une robe rayée. On a été mieux traitées par les contre-maîtres de l’usine. Mais surtout par les ouvriers qui voyaient qu’on se nourrissait grâce à la poubelle du réfectoire, alors ils nous apportaient un peu de nourriture, en cachette des kapos. Un soir, quand on était aux latrines (seul endroit où on pouvait un peu communiquer entre nous), on a appris que les troupes alliées étaient en train de libérer des camps. Quelques jours plus tard, les troupes anglaises nous délivraient. »</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;">40 ANS DE SILENCE</span></h2>
<figure id="attachment_36010" class="wp-caption alignright" aria-describedby="caption-attachment-36010"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-36010 entered lazyloaded" src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine-200x300.jpg" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine-200x300.jpg 200w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine-683x1024.jpg 683w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine.jpg 1024w" alt="" width="200" height="300" data-lazy-srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine-200x300.jpg 200w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine-683x1024.jpg 683w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine.jpg 1024w" data-lazy-sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" data-lazy-src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/1024px-Auschwitz-Birkenau_latrine-200x300.jpg" data-ll-status="loaded" /><figcaption id="caption-attachment-36010" class="wp-caption-text">Latrines à Auschwitz-Birkenau (photo prise en 2014).</figcaption></figure>
<p><i>« J’ai eu la chance de retrouver ma famille à Paris. Car ma mère, ma soeur et ma cousine avaient été recueilli</i><i>es</i><i><a href="https://www.la-seyne.fr/souvenons-nous/" target="_blank" rel="noopener"> par des Justes</a>. Mais je n’ai pas pu en parler pendant 40 ans. Un jour, le président de l’association pour la mémoire de la Shoah me demande un service : remplacer une rescapée des camps qui devait donner une conférence dans une école, au pied levé. J’ai accepté non sans mal. Mais ma</i> <i>parole a été libérée. Depuis, je ne cesse de témoigner même si je demeure d’un naturel timide. »</i></p>
<h2><span data-style="font-size: large;">ATHÉE ET RÉSILIENTE</span></h2>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-35973 alignleft entered lazyloaded" src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18-300x200.jpg" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18-300x200.jpg 300w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18-1024x683.jpg 1024w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18.jpg 1920w" alt="" width="300" height="200" data-lazy-srcset="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18-300x200.jpg 300w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18-1024x683.jpg 1024w, https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18.jpg 1920w" data-lazy-sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" data-lazy-src="https://www.la-seyne.fr/wp-content/uploads/2023/01/03.01.2023-Joa.-Ginette-Kolinka-rescapee-dAuschwitz-18-300x200.jpg" data-ll-status="loaded" />C’est avec ces mots que Ginette Kolinka terminait son histoire avant de donner la parole aux élèves pour une série de questions. Parmi elles, une question sur sa foi. <i>« Votre foi a-t-elle été ébranlée par l’enfer que vous avez vécu ? »</i> Réponse : <i>« Je suis athée. Dans ma famille personne ne pratiquait la religion. J’étais juive, mais je ne savais même pas ce que c’était. </i><i>Mais </i><i>si Dieu existait, il n’aurait pas permis que tout cela existe »</i>. D’autres questions ont également porté sur la résilience et le pouvoir de se remettre de tout, même du pire. Ginette Kolinka a quitté le casino Joa vers 13h, en même temps que 350 élèves, qui ont pu entendre une des dernières rescapées des camps de la mort. A 98 ans, Ginette Kolinka a repris son bâton de pèlerin, direction Bordeaux où d’autres élèves l’écouteront encore et encore. Ils pourront à leur tour exercer leur devoir de mémoire et raconter, raconter, raconter. L’oubli n’est pas une option.</p>
<p>Sylvette Pierron. La Seyne.fr</p>
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		<title>Les soirées de rencontre au Six N&#8217;étoiles en partenariat avec Le Petit Varois.fr</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2023 14:08:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les rencontres du Petit Varois]]></category>
		<category><![CDATA[Art et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Evenements]]></category>
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					<description><![CDATA[Si l&#8217;année 2023 affiche déjà un beau programme avec notamment Avatar qui poursuivra sans nulle doute ses bons résultats, Asterix et Obelix, l&#8217;Empire du Milieu, Aquaman, La petite Sirène (&#8230;) [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Si l&rsquo;année 2023 affiche déjà un beau programme avec notamment Avatar qui poursuivra sans nulle doute ses bons résultats, Asterix et Obelix, l&rsquo;Empire du Milieu, Aquaman, La petite Sirène (&#8230;) de belles rencontres seront également organisées avec le public au Six N&rsquo;étoiles dans les prochains mois.</strong></p>
<p>On commencera par une soirée <i>« Cinéma-Culte »</i> <strong>le 14 janvier</strong> à partir de 17h30 avec la projection de Les demoiselles de Rochefort et de La La land à 20h45. Un concert spécial musique de film sera donné entre les deux séances par les élèves du conservatoire. Un buffet sera aussi proposé par les élèves de l&rsquo;Externat Saint-Joseph. Les bénéfices de cette soirée seront en faveur du Téléthon. Du 18 au 24 janvier, le festival de Télérama rendra la culture accessible à tous avec des projections à 4€ la séance.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-26626 size-full" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885.jpg?x47522" alt="" width="1175" height="1600" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885.jpg 1175w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-220x300.jpg 220w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-752x1024.jpg 752w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-768x1046.jpg 768w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-1128x1536.jpg 1128w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-150x204.jpg 150w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-300x409.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-696x948.jpg 696w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-1068x1454.jpg 1068w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/4486885-308x420.jpg 308w" sizes="auto, (max-width: 1175px) 100vw, 1175px" /></p>
<p><strong>Le 24 janvier,</strong> le film Iranien Aucun ours, réalisé par Jafar Panahi qui met en lumière le poids de la tradition et de la politique dans le pays sera initié par une membre d&rsquo;Amnesty International. <strong>Le 29 janvier</strong> prochain à 18h30, on s&rsquo;intéressera au patrimoine local en suivant Luc Benito, sur les traces du chanteur de <i>« Viens poupoule », </i>Félix Mayol, Toulonnais. L&rsquo;homme était si connu au début du siècle dernier que Charlie Chaplin lui même avait fait le déplacement pour venir l&rsquo;écouter. La soirée, riche en anecdotes et présenté par le réalisateur lui même promet bien des surprises. La séance sera  suivie d&rsquo;un concert du Guinguette Hot Club.</p>
<figure id="attachment_26624" aria-describedby="caption-attachment-26624" style="width: 600px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-26624 size-full" src="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/6101719ded5d6_thumbnail-49315571046-260444e1a1-o-5410769.jpg?x47522" alt="" width="600" height="400" srcset="https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/6101719ded5d6_thumbnail-49315571046-260444e1a1-o-5410769.jpg 600w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/6101719ded5d6_thumbnail-49315571046-260444e1a1-o-5410769-300x200.jpg 300w, https://lepetitvarois.fr/wp-content/uploads/2023/01/6101719ded5d6_thumbnail-49315571046-260444e1a1-o-5410769-150x100.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption id="caption-attachment-26624" class="wp-caption-text">Felix Mayol, véritable étoile du début du siècle dernier était très attachée à sa ville natale Toulon ainsi qu&rsquo;à son club de Rugby. Il offre 60 000 francs-or pour la construction du stade qui porte encore son nom aujourd&rsquo;hui. Le muguet qu&rsquo;il portait continuellement sur lui deviendra l&#8217;emblème du RCT.</figcaption></figure>
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