Cette année, le club d’astronomie Antares fait évoluer ses actions en direction des plus jeunes. L’association a lancé un club junior, avec des rendez-vous hebdomadaires pensés pour éveiller la curiosité des enfants et leur faire découvrir les secrets du ciel et de l’univers.
Une réponse à un constat de terrain
À l’origine de cette initiative, une réalité observée par les membres du club. « Autrefois, les classes venaient régulièrement et nous pouvions partager avec elles une première approche du ciel. Aujourd’hui, c’est devenu plus compliqué : les contraintes logistiques, notamment les transports, freinent les sorties. Les groupes scolaires sont moins nombreux », explique Frédéric Capolino, président d’Antares.
Si les conférences continuent d’attirer des adolescents, les enfants restent peu présents. D’où cette idée : créer un espace qui leur soit dédié. « On s’est dit qu’il fallait tenter quelque chose, proposer un cadre et voir si ça prenait. »
Pour l’instant, cinq enfants participent à l’aventure. Un effectif réduit, mais propice aux échanges et à une approche plus personnalisée.
Apprendre autrement, entre pratique et curiosité
Ici, pas de cours magistraux. Le club privilégie une approche vivante et interactive. « Ce sont avant tout des moments de partage. Quand les conditions le permettent, les enfants manipulent eux-mêmes les télescopes. On aborde aussi les bases : se repérer dans le ciel, comprendre le système solaire, savoir pourquoi la Terre tourne ou encore reconnaître quelques constellations. »
Et l’enthousiasme est bien au rendez-vous. « Ils posent énormément de questions. Leur curiosité est incroyable. Parfois, on va même plus loin avec eux qu’avec les adultes : ils ont une manière de réfléchir très directe et assimilent vite. »
Au-delà de la transmission, l’objectif est aussi de casser certaines idées reçues. « L’astronomie doit rester accessible. Il n’est pas nécessaire d’être excellent en mathématiques pour s’y intéresser », rappelle le président.
Quand l’espace fait naître des rêves
Ces dernières semaines, l’actualité spatiale a nourri l’imaginaire des jeunes participantes. La mission de l’astronaute française Sophie Adenot à bord de la Station spatiale internationale a suscité un vif intérêt.
Pendant les vacances, certaines familles ont suivi cette aventure de près. « Les enfants sont revenus avec beaucoup de questions. On sent qu’elles commencent à se projeter », observe Frédéric Capolino, avec un sourire. « Qui sait, peut-être qu’une future astronaute seynoise est en train de naître… »
Un pont entre amateurs et scientifiques
Dans cette dynamique, le club cherche aussi à créer des liens avec le monde de la recherche. Un partenariat est en cours avec le Laboratoire d’astrophysique de Marseille afin de proposer des interventions auprès des jeunes.
Un doctorant a déjà accepté de participer. « C’est une vraie chance. Cela permet aux enfants d’échanger directement avec quelqu’un qui travaille dans ce domaine. Et pour les adolescents qui envisagent ces études, c’est une opportunité précieuse. »
Une manière concrète d’ouvrir des perspectives… et peut-être de faire naître des vocations, les yeux tournés vers les étoiles.
Le vendredi de 19h à 20h. Adresse : 192 chemin des eaux. Contact : observatoire.antares@free.fr













