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lundi 26 janvier 2026

Au Secours Catholique de Six-Fours, la reprise au service des plus fragiles

Après une parenthèse de quinze jours pendant les fêtes de fin d’année, la trentaine de bénévoles du Secours Catholique de Six-Fours a repris le chemin de la villa qui accueille leurs actions toute l’année. Entre 30 et 87 ans, ces femmes et ces hommes renouent avec un quotidien bien rodé, fait d’accueil, de tri et d’accompagnement des personnes en difficulté.

Dès le matin, l’activité reprend. Les habitants du secteur passent déposer des dons : vêtements, vaisselle, linge de maison, jouets… Sur place, rien n’est laissé au hasard.

« Chaque année, nous recevons davantage de dons, explique Brigitte Filippi, présidente de l’antenne six-fournaise. Mais aucun article n’est remis en vente sans vérification. Il faut contrôler la propreté, le bon fonctionnement. Pour les jeux, on vérifie chaque pièce, on compte même les puzzles. L’idée, c’est que la personne qui achète reparte avec quelque chose de complet et fiable. »

Des besoins alimentaires toujours présents : 

Si les dons matériels s’accumulent, les besoins alimentaires restent, eux, essentiels. « Ce qui nous manque le plus, ce sont les denrées alimentaires », précise la présidente. Car pour de nombreuses personnes, l’aide apportée par l’association ne se limite pas à “un coup de pouce”, mais représente un soutien indispensable au quotidien.

Choisir la qualité, protéger la dignité : 

À l’étage, une boutique pour les tous petits.

Depuis quelque temps, l’équipe a pris une décision forte : ne plus dépendre de la banque alimentaire. « Nous devions payer pour recevoir des produits que nous ne choisissions pas, raconte Brigitte Filippi. Très souvent, nous nous retrouvions avec des quantités importantes de yaourts à consommer le lendemain, plutôt que des produits de base ou de la viande. Et distribuer des aliments proches de la date limite, cela peut être très mal vécu. Certaines personnes se sentent dévalorisées. »

Désormais, l’association utilise directement ses ressources pour faire des courses adaptées, réalisées la veille pour une trentaine de bénéficiaires. Une organisation plus exigeante, mais assumée : la priorité est donnée à la qualité et à un accompagnement plus respectueux.

La Ville participe également à cet effort via le CCAS, en distribuant des bons utilisables chez des commerçants locaux afin d’acheter viande et légumes. « C’est une aide précieuse, et cela permet aussi aux personnes de choisir ce qu’elles ont envie de consommer », souligne la responsable.

Le réseau Caritas, dont le Secours Catholique est la branche française, soutient également l’antenne grâce à des subventions permettant l’achat de produits de qualité, y compris du bio.

Femmes seules, familles et retraités : des situations qui reviennent :

Tous les jeux ont été ouverts et vérifiés. Les pièces des puzzle ont été comptées !

Lors des distributions, plusieurs bénévoles sont mobilisés. L’objectif n’est pas seulement de donner, mais aussi d’accueillir. « Beaucoup ont honte de franchir la porte, confie une bénévole. Alors on propose un café, on discute, on crée un moment humain. Certains viennent aussi parce qu’ils sont très seuls. »

Les profils des bénéficiaires sont variés, mais certaines situations reviennent souvent : des familles monoparentales, en majorité des femmes seules avec enfants, ainsi que des retraités. « Les retraités, c’est ce qui nous brise le plus le cœur, confie Brigitte Filippi. Pour eux, il y a rarement d’espoir d’amélioration. D’autres personnes, on les aide parfois sur une période courte, trois mois, le temps de traverser une difficulté. Les retraités, eux, restent souvent dans une précarité durable. »

Un cadre social indispensable

Pour bénéficier de l’aide, les personnes accueillies sont d’abord orientées par des assistantes sociales. Une étape essentielle pour évaluer les besoins et garantir un cadre clair. « Nous faisons ce que nous pouvons, rappelle Brigitte Filippi. Nos moyens ne sont pas illimités. Nous ne pouvons malheureusement pas accompagner les personnes qui disposent de plus de huit euros par jour pour vivre. »

Une réalité parfois difficile à expliquer, mais nécessaire pour concentrer l’aide sur les situations les plus critiques.

Il y a aussi une boutique pour les accessoires !

Comment aider concrètement ? 

Soutenir le Secours Catholique de la ville peut se faire de plusieurs manières, toutes utiles et concrètes. Les dons matériels (vêtements, linge, vaisselle, livres, jouets…) sont soigneusement triés puis revendus à petits prix, notamment aux personnes disposant de faibles moyens, comme le linge pour enfants proposé à 1 € le pantalon, mais aussi à toute personne souhaitant soutenir l’association. L’argent récolté permet ensuite de financer l’achat de denrées alimentaires destinées aux bénéficiaires. L’aide la plus précieuse reste toutefois le don de produits alimentaires, particulièrement recherchés. Enfin, il est possible de donner de son temps. Chaque premier samedi du mois, lors des journées de brocante, il faut installer livres, vaisselle et jouets. Un travail physique, lourd et fastidieux, pour lequel les bénévoles manquent de bras, notamment d’hommes.

Toute aide est la bienvenue. Les dons se font le lundi, mardi et jeudi matin uniquement. L’après-midi, les boutiques sont ouvertes au public avec jouets pour enfants, linges, bijoux et accessoires. Pour le reste, rendez-vous samedi 6 février au 40 rue des Gaboie. 

Le chat du quartier a compris comment fonctionne le secours catholique. Abandonné, il vient maintenant tous les jours pour avoir ses croquettes, sa panière et de la chaleur humaine.
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Au Secours Catholique de Six-Fours, la reprise au service des plus fragiles

Après une parenthèse de quinze jours pendant les fêtes de fin d’année, la trentaine de bénévoles du Secours Catholique de Six-Fours a repris le chemin de la villa qui accueille leurs actions toute l’année. Entre 30 et 87 ans, ces femmes et ces hommes renouent avec un quotidien bien rodé, fait d’accueil, de tri et d’accompagnement des personnes en difficulté.

Dès le matin, l’activité reprend. Les habitants du secteur passent déposer des dons : vêtements, vaisselle, linge de maison, jouets… Sur place, rien n’est laissé au hasard.

« Chaque année, nous recevons davantage de dons, explique Brigitte Filippi, présidente de l’antenne six-fournaise. Mais aucun article n’est remis en vente sans vérification. Il faut contrôler la propreté, le bon fonctionnement. Pour les jeux, on vérifie chaque pièce, on compte même les puzzles. L’idée, c’est que la personne qui achète reparte avec quelque chose de complet et fiable. »

Des besoins alimentaires toujours présents : 

Si les dons matériels s’accumulent, les besoins alimentaires restent, eux, essentiels. « Ce qui nous manque le plus, ce sont les denrées alimentaires », précise la présidente. Car pour de nombreuses personnes, l’aide apportée par l’association ne se limite pas à “un coup de pouce”, mais représente un soutien indispensable au quotidien.

Choisir la qualité, protéger la dignité : 

À l’étage, une boutique pour les tous petits.

Depuis quelque temps, l’équipe a pris une décision forte : ne plus dépendre de la banque alimentaire. « Nous devions payer pour recevoir des produits que nous ne choisissions pas, raconte Brigitte Filippi. Très souvent, nous nous retrouvions avec des quantités importantes de yaourts à consommer le lendemain, plutôt que des produits de base ou de la viande. Et distribuer des aliments proches de la date limite, cela peut être très mal vécu. Certaines personnes se sentent dévalorisées. »

Désormais, l’association utilise directement ses ressources pour faire des courses adaptées, réalisées la veille pour une trentaine de bénéficiaires. Une organisation plus exigeante, mais assumée : la priorité est donnée à la qualité et à un accompagnement plus respectueux.

La Ville participe également à cet effort via le CCAS, en distribuant des bons utilisables chez des commerçants locaux afin d’acheter viande et légumes. « C’est une aide précieuse, et cela permet aussi aux personnes de choisir ce qu’elles ont envie de consommer », souligne la responsable.

Le réseau Caritas, dont le Secours Catholique est la branche française, soutient également l’antenne grâce à des subventions permettant l’achat de produits de qualité, y compris du bio.

Femmes seules, familles et retraités : des situations qui reviennent :

Tous les jeux ont été ouverts et vérifiés. Les pièces des puzzle ont été comptées !

Lors des distributions, plusieurs bénévoles sont mobilisés. L’objectif n’est pas seulement de donner, mais aussi d’accueillir. « Beaucoup ont honte de franchir la porte, confie une bénévole. Alors on propose un café, on discute, on crée un moment humain. Certains viennent aussi parce qu’ils sont très seuls. »

Les profils des bénéficiaires sont variés, mais certaines situations reviennent souvent : des familles monoparentales, en majorité des femmes seules avec enfants, ainsi que des retraités. « Les retraités, c’est ce qui nous brise le plus le cœur, confie Brigitte Filippi. Pour eux, il y a rarement d’espoir d’amélioration. D’autres personnes, on les aide parfois sur une période courte, trois mois, le temps de traverser une difficulté. Les retraités, eux, restent souvent dans une précarité durable. »

Un cadre social indispensable

Pour bénéficier de l’aide, les personnes accueillies sont d’abord orientées par des assistantes sociales. Une étape essentielle pour évaluer les besoins et garantir un cadre clair. « Nous faisons ce que nous pouvons, rappelle Brigitte Filippi. Nos moyens ne sont pas illimités. Nous ne pouvons malheureusement pas accompagner les personnes qui disposent de plus de huit euros par jour pour vivre. »

Une réalité parfois difficile à expliquer, mais nécessaire pour concentrer l’aide sur les situations les plus critiques.

Il y a aussi une boutique pour les accessoires !

Comment aider concrètement ? 

Soutenir le Secours Catholique de la ville peut se faire de plusieurs manières, toutes utiles et concrètes. Les dons matériels (vêtements, linge, vaisselle, livres, jouets…) sont soigneusement triés puis revendus à petits prix, notamment aux personnes disposant de faibles moyens, comme le linge pour enfants proposé à 1 € le pantalon, mais aussi à toute personne souhaitant soutenir l’association. L’argent récolté permet ensuite de financer l’achat de denrées alimentaires destinées aux bénéficiaires. L’aide la plus précieuse reste toutefois le don de produits alimentaires, particulièrement recherchés. Enfin, il est possible de donner de son temps. Chaque premier samedi du mois, lors des journées de brocante, il faut installer livres, vaisselle et jouets. Un travail physique, lourd et fastidieux, pour lequel les bénévoles manquent de bras, notamment d’hommes.

Toute aide est la bienvenue. Les dons se font le lundi, mardi et jeudi matin uniquement. L’après-midi, les boutiques sont ouvertes au public avec jouets pour enfants, linges, bijoux et accessoires. Pour le reste, rendez-vous samedi 6 février au 40 rue des Gaboie. 

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Dès le matin, l’activité reprend. Les habitants du secteur passent déposer des dons : vêtements, vaisselle, linge de maison, jouets… Sur place, rien n’est laissé au hasard.

« Chaque année, nous recevons davantage de dons, explique Brigitte Filippi, présidente de l’antenne six-fournaise. Mais aucun article n’est remis en vente sans vérification. Il faut contrôler la propreté, le bon fonctionnement. Pour les jeux, on vérifie chaque pièce, on compte même les puzzles. L’idée, c’est que la personne qui achète reparte avec quelque chose de complet et fiable. »

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Si les dons matériels s’accumulent, les besoins alimentaires restent, eux, essentiels. « Ce qui nous manque le plus, ce sont les denrées alimentaires », précise la présidente. Car pour de nombreuses personnes, l’aide apportée par l’association ne se limite pas à “un coup de pouce”, mais représente un soutien indispensable au quotidien.

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Depuis quelque temps, l’équipe a pris une décision forte : ne plus dépendre de la banque alimentaire. « Nous devions payer pour recevoir des produits que nous ne choisissions pas, raconte Brigitte Filippi. Très souvent, nous nous retrouvions avec des quantités importantes de yaourts à consommer le lendemain, plutôt que des produits de base ou de la viande. Et distribuer des aliments proches de la date limite, cela peut être très mal vécu. Certaines personnes se sentent dévalorisées. »

Désormais, l’association utilise directement ses ressources pour faire des courses adaptées, réalisées la veille pour une trentaine de bénéficiaires. Une organisation plus exigeante, mais assumée : la priorité est donnée à la qualité et à un accompagnement plus respectueux.

La Ville participe également à cet effort via le CCAS, en distribuant des bons utilisables chez des commerçants locaux afin d’acheter viande et légumes. « C’est une aide précieuse, et cela permet aussi aux personnes de choisir ce qu’elles ont envie de consommer », souligne la responsable.

Le réseau Caritas, dont le Secours Catholique est la branche française, soutient également l’antenne grâce à des subventions permettant l’achat de produits de qualité, y compris du bio.

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Tous les jeux ont été ouverts et vérifiés. Les pièces des puzzle ont été comptées !

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Les profils des bénéficiaires sont variés, mais certaines situations reviennent souvent : des familles monoparentales, en majorité des femmes seules avec enfants, ainsi que des retraités. « Les retraités, c’est ce qui nous brise le plus le cœur, confie Brigitte Filippi. Pour eux, il y a rarement d’espoir d’amélioration. D’autres personnes, on les aide parfois sur une période courte, trois mois, le temps de traverser une difficulté. Les retraités, eux, restent souvent dans une précarité durable. »

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