Le judoka de 32 ans, atteint de trisomie 21, vient de décrocher un nouveau titre de champion de France. Une récompense qui vient saluer des années de travail et une passion intacte pour la compétition.
À 32 ans, Bastien Ritter continue d’écrire l’une des plus belles trajectoires du judo paralympique français. Après une saison 2025 conclue par une médaille d’argent, le sportif retrouve la plus haute marche du podium en remportant un nouveau titre de champion de France de judo en sport adapté.
Une performance qui confirme sa remarquable régularité au plus haut niveau. Déjà champion de France en 2023, puis champion du monde en 2024 lors des Virtus Global Games organisés à Vichy, Bastien Ritter poursuit un parcours marqué par la constance et la détermination.
« Quand on dit qu’il est champion de France, certains nous répondent presque : encore ? », sourit son père, Jean-Baptiste Ritter. Une réaction qui illustre bien l’habitude prise par le judoka d’enchaîner les performances, même si la saison passée s’était terminée avec une médaille d’argent.
Un nouveau défi dès cet été ?
L’histoire pourrait toutefois se poursuivre dans les prochaines semaines. Une nouvelle compétition nationale vient d’être créée dans le circuit du sport adapté avec un second championnat de France prévu le 20 juin à Toulouse.
Un rendez-vous que Bastien Ritter espère déjà disputer. « Il souhaite y participer. Ce serait un beau doublé cette saison », confie son père.
Dix heures d’entraînement par semaine
Derrière les résultats, le quotidien du sportif repose sur une discipline particulièrement exigeante. Chaque semaine, Bastien Ritter enchaîne près de dix heures d’entraînement entre les séances de judo et la préparation physique.
Pour continuer à progresser, il a également choisi de s’entraîner dans trois clubs différents, répartis entre Six-Fours et Toulon. Une manière de multiplier les approches techniques, les partenaires et les conseils.
« Changer régulièrement d’entraîneur lui permet de ne jamais rester sur ses acquis », explique Jean-Baptiste Ritter.
Une passion qui ne faiblit pas
Au-delà des titres, c’est surtout l’amour du judo qui continue d’animer le champion. Malgré les années et les médailles déjà accumulées, l’envie reste intacte.
« C’est une passion qui ne s’efface pas avec le temps. Il veut toujours plus d’entraînement et toujours plus de médailles », résume son père.
Une détermination qui pourrait encore mener Bastien Ritter vers un nouveau sacre national dès cet été, à Toulouse.













