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lundi 21 septembre 2026
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Crânes et mystères à Saint-Pierre

Sous les dalles de la collégiale Saint-Pierre, à Six-Fours, des crânes, des ossements et deux squelettes sont encore visibles. Des vestiges qui racontent plusieurs siècles d’histoire… auxquels se mêlent même de fausses pierres tombales.

La surprise est totale. À deux endroits de la collégiale Saint-Pierre, quelques centimètres de plexiglas seulement séparent les visiteurs des morts du passé. Sous leurs pieds apparaît d’abord un amas impressionnant d’ossements et de crânes humains. Un peu plus loin, deux squelettes reposent encore dans leurs cercueils.

Pas besoin, donc, de descendre dans les catacombes parisiennes pour se retrouver face aux morts des siècles passés. À Six-Fours, il suffit de pousser les portes de la collégiale et de regarder le sol.

Le cimetière sous l’église

La présence de ces ossements s’explique notamment par l’évolution de l’édifice. Lorsque l’église romane médiévale est agrandie pour devenir une collégiale au début du XVIIe siècle, avec l’ajout d’une nef gothique et de ses six chapelles, l’espace manque. D’un côté se trouve le ravin, de l’autre le cimetière.

Pour permettre l’agrandissement, une partie de celui-ci est donc occupée et des restes humains sont regroupés au cœur même de l’édifice.

Une pratique qui témoigne aussi d’un rapport à la mort très différent du nôtre. Pendant des siècles, églises et cimetières ne formaient souvent qu’un même espace. Être inhumé à l’intérieur d’un édifice religieux, au plus près des lieux sacrés, était même particulièrement recherché.

Deux squelettes sans identité

Mais deux défunts intriguent davantage. Toujours visibles aujourd’hui, ils reposent dans leurs cercueils sous une autre partie vitrée du sol.

Qui étaient-ils ? Leur identité demeure inconnue. Une source historique avance l’hypothèse de deux ecclésiastiques, sans qu’il soit possible de l’établir avec certitude.

Les fouilles entreprises à partir de 1962 par François Jouglas et les Amis de la Collégiale ont en tout cas confirmé l’importance du site funéraire. Outre de nombreux ossements, elles ont permis de mettre au jour des monnaies, des médailles religieuses, des poteries ou encore des éléments de dallage.

Des faux pour sauver la collégiale ?

Autre curiosité de Saint-Pierre : certaines pierres racontent une histoire… qui n’a jamais existé. Deux inscriptions funéraires affichent ainsi les dates de 368 et 364. Elles sont aujourd’hui considérées comme des faux, très probablement attribuables à l’abbé Garrel, curé de Six-Fours au XIXe siècle.

À cette époque, le Vieux Six-Fours est menacé par le projet de construction du fort militaire. La tradition locale associe cette supercherie à une tentative de préserver la collégiale : en lui donnant artificiellement des origines remontant aux premiers siècles du christianisme, le religieux renforçait son ancienneté et donc son intérêt historique.

La mystification finira par être démasquée. Parmi les incohérences relevées : le système de datation chrétienne utilisé sur les inscriptions n’existait pas encore au IVe siècle.

Le vieux village, lui, a finalement disparu. La collégiale est restée. Perchée à 210 mètres d’altitude et classée Monument historique depuis 1840, elle continue de veiller sur Six-Fours. Et sous les pieds de ses visiteurs, ses anciens habitants sont toujours là.

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Crânes et mystères à Saint-Pierre

Sous les dalles de la collégiale Saint-Pierre, à Six-Fours, des crânes, des ossements et deux squelettes sont encore visibles. Des vestiges qui racontent plusieurs siècles d’histoire… auxquels se mêlent même de fausses pierres tombales.

La surprise est totale. À deux endroits de la collégiale Saint-Pierre, quelques centimètres de plexiglas seulement séparent les visiteurs des morts du passé. Sous leurs pieds apparaît d’abord un amas impressionnant d’ossements et de crânes humains. Un peu plus loin, deux squelettes reposent encore dans leurs cercueils.

Pas besoin, donc, de descendre dans les catacombes parisiennes pour se retrouver face aux morts des siècles passés. À Six-Fours, il suffit de pousser les portes de la collégiale et de regarder le sol.

Le cimetière sous l’église

La présence de ces ossements s’explique notamment par l’évolution de l’édifice. Lorsque l’église romane médiévale est agrandie pour devenir une collégiale au début du XVIIe siècle, avec l’ajout d’une nef gothique et de ses six chapelles, l’espace manque. D’un côté se trouve le ravin, de l’autre le cimetière.

Pour permettre l’agrandissement, une partie de celui-ci est donc occupée et des restes humains sont regroupés au cœur même de l’édifice.

Une pratique qui témoigne aussi d’un rapport à la mort très différent du nôtre. Pendant des siècles, églises et cimetières ne formaient souvent qu’un même espace. Être inhumé à l’intérieur d’un édifice religieux, au plus près des lieux sacrés, était même particulièrement recherché.

Deux squelettes sans identité

Mais deux défunts intriguent davantage. Toujours visibles aujourd’hui, ils reposent dans leurs cercueils sous une autre partie vitrée du sol.

Qui étaient-ils ? Leur identité demeure inconnue. Une source historique avance l’hypothèse de deux ecclésiastiques, sans qu’il soit possible de l’établir avec certitude.

Les fouilles entreprises à partir de 1962 par François Jouglas et les Amis de la Collégiale ont en tout cas confirmé l’importance du site funéraire. Outre de nombreux ossements, elles ont permis de mettre au jour des monnaies, des médailles religieuses, des poteries ou encore des éléments de dallage.

Des faux pour sauver la collégiale ?

Autre curiosité de Saint-Pierre : certaines pierres racontent une histoire… qui n’a jamais existé. Deux inscriptions funéraires affichent ainsi les dates de 368 et 364. Elles sont aujourd’hui considérées comme des faux, très probablement attribuables à l’abbé Garrel, curé de Six-Fours au XIXe siècle.

À cette époque, le Vieux Six-Fours est menacé par le projet de construction du fort militaire. La tradition locale associe cette supercherie à une tentative de préserver la collégiale : en lui donnant artificiellement des origines remontant aux premiers siècles du christianisme, le religieux renforçait son ancienneté et donc son intérêt historique.

La mystification finira par être démasquée. Parmi les incohérences relevées : le système de datation chrétienne utilisé sur les inscriptions n’existait pas encore au IVe siècle.

Le vieux village, lui, a finalement disparu. La collégiale est restée. Perchée à 210 mètres d’altitude et classée Monument historique depuis 1840, elle continue de veiller sur Six-Fours. Et sous les pieds de ses visiteurs, ses anciens habitants sont toujours là.

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Crânes et mystères à Saint-Pierre

Sous les dalles de la collégiale Saint-Pierre, à Six-Fours, des crânes, des ossements et deux squelettes sont encore visibles. Des vestiges qui racontent plusieurs siècles d’histoire… auxquels se mêlent même de fausses pierres tombales.

La surprise est totale. À deux endroits de la collégiale Saint-Pierre, quelques centimètres de plexiglas seulement séparent les visiteurs des morts du passé. Sous leurs pieds apparaît d’abord un amas impressionnant d’ossements et de crânes humains. Un peu plus loin, deux squelettes reposent encore dans leurs cercueils.

Pas besoin, donc, de descendre dans les catacombes parisiennes pour se retrouver face aux morts des siècles passés. À Six-Fours, il suffit de pousser les portes de la collégiale et de regarder le sol.

Le cimetière sous l’église

La présence de ces ossements s’explique notamment par l’évolution de l’édifice. Lorsque l’église romane médiévale est agrandie pour devenir une collégiale au début du XVIIe siècle, avec l’ajout d’une nef gothique et de ses six chapelles, l’espace manque. D’un côté se trouve le ravin, de l’autre le cimetière.

Pour permettre l’agrandissement, une partie de celui-ci est donc occupée et des restes humains sont regroupés au cœur même de l’édifice.

Une pratique qui témoigne aussi d’un rapport à la mort très différent du nôtre. Pendant des siècles, églises et cimetières ne formaient souvent qu’un même espace. Être inhumé à l’intérieur d’un édifice religieux, au plus près des lieux sacrés, était même particulièrement recherché.

Deux squelettes sans identité

Mais deux défunts intriguent davantage. Toujours visibles aujourd’hui, ils reposent dans leurs cercueils sous une autre partie vitrée du sol.

Qui étaient-ils ? Leur identité demeure inconnue. Une source historique avance l’hypothèse de deux ecclésiastiques, sans qu’il soit possible de l’établir avec certitude.

Les fouilles entreprises à partir de 1962 par François Jouglas et les Amis de la Collégiale ont en tout cas confirmé l’importance du site funéraire. Outre de nombreux ossements, elles ont permis de mettre au jour des monnaies, des médailles religieuses, des poteries ou encore des éléments de dallage.

Des faux pour sauver la collégiale ?

Autre curiosité de Saint-Pierre : certaines pierres racontent une histoire… qui n’a jamais existé. Deux inscriptions funéraires affichent ainsi les dates de 368 et 364. Elles sont aujourd’hui considérées comme des faux, très probablement attribuables à l’abbé Garrel, curé de Six-Fours au XIXe siècle.

À cette époque, le Vieux Six-Fours est menacé par le projet de construction du fort militaire. La tradition locale associe cette supercherie à une tentative de préserver la collégiale : en lui donnant artificiellement des origines remontant aux premiers siècles du christianisme, le religieux renforçait son ancienneté et donc son intérêt historique.

La mystification finira par être démasquée. Parmi les incohérences relevées : le système de datation chrétienne utilisé sur les inscriptions n’existait pas encore au IVe siècle.

Le vieux village, lui, a finalement disparu. La collégiale est restée. Perchée à 210 mètres d’altitude et classée Monument historique depuis 1840, elle continue de veiller sur Six-Fours. Et sous les pieds de ses visiteurs, ses anciens habitants sont toujours là.

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La surprise est totale. À deux endroits de la collégiale Saint-Pierre, quelques centimètres de plexiglas seulement séparent les visiteurs des morts du passé. Sous leurs pieds apparaît d’abord un amas impressionnant d’ossements et de crânes humains. Un peu plus loin, deux squelettes reposent encore dans leurs cercueils.

Pas besoin, donc, de descendre dans les catacombes parisiennes pour se retrouver face aux morts des siècles passés. À Six-Fours, il suffit de pousser les portes de la collégiale et de regarder le sol.

Le cimetière sous l’église

La présence de ces ossements s’explique notamment par l’évolution de l’édifice. Lorsque l’église romane médiévale est agrandie pour devenir une collégiale au début du XVIIe siècle, avec l’ajout d’une nef gothique et de ses six chapelles, l’espace manque. D’un côté se trouve le ravin, de l’autre le cimetière.

Pour permettre l’agrandissement, une partie de celui-ci est donc occupée et des restes humains sont regroupés au cœur même de l’édifice.

Une pratique qui témoigne aussi d’un rapport à la mort très différent du nôtre. Pendant des siècles, églises et cimetières ne formaient souvent qu’un même espace. Être inhumé à l’intérieur d’un édifice religieux, au plus près des lieux sacrés, était même particulièrement recherché.

Deux squelettes sans identité

Mais deux défunts intriguent davantage. Toujours visibles aujourd’hui, ils reposent dans leurs cercueils sous une autre partie vitrée du sol.

Qui étaient-ils ? Leur identité demeure inconnue. Une source historique avance l’hypothèse de deux ecclésiastiques, sans qu’il soit possible de l’établir avec certitude.

Les fouilles entreprises à partir de 1962 par François Jouglas et les Amis de la Collégiale ont en tout cas confirmé l’importance du site funéraire. Outre de nombreux ossements, elles ont permis de mettre au jour des monnaies, des médailles religieuses, des poteries ou encore des éléments de dallage.

Des faux pour sauver la collégiale ?

Autre curiosité de Saint-Pierre : certaines pierres racontent une histoire… qui n’a jamais existé. Deux inscriptions funéraires affichent ainsi les dates de 368 et 364. Elles sont aujourd’hui considérées comme des faux, très probablement attribuables à l’abbé Garrel, curé de Six-Fours au XIXe siècle.

À cette époque, le Vieux Six-Fours est menacé par le projet de construction du fort militaire. La tradition locale associe cette supercherie à une tentative de préserver la collégiale : en lui donnant artificiellement des origines remontant aux premiers siècles du christianisme, le religieux renforçait son ancienneté et donc son intérêt historique.

La mystification finira par être démasquée. Parmi les incohérences relevées : le système de datation chrétienne utilisé sur les inscriptions n’existait pas encore au IVe siècle.

Le vieux village, lui, a finalement disparu. La collégiale est restée. Perchée à 210 mètres d’altitude et classée Monument historique depuis 1840, elle continue de veiller sur Six-Fours. Et sous les pieds de ses visiteurs, ses anciens habitants sont toujours là.

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