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samedi 14 mars 2026

De la VHS au smartphone : un club vidéo depuis les années 80

Depuis les années 1980, une section vidéo anime l’association VLC. Une vingtaine de membres s’y retrouvent régulièrement pour partager leur passion : échanger des conseils, retravailler un montage, ajuster le rythme d’une séquence ou encore trouver la meilleure manière de raconter une histoire en images. Dans ce groupe, le plus jeune a 68 ans et le doyen 81. Tous ont pourtant le même objectif : continuer à apprendre, progresser et surtout garder intact le plaisir de créer.

Du montage aux ciseaux aux outils numériques

Daniel Rinallo, responsable de la section, se souvient avec amusement des débuts, lorsque le montage vidéo se faisait de manière très artisanale.
« À l’époque, quand on parlait de copier-coller, ce n’était pas une fonction informatique : on coupait réellement la bande avec des ciseaux avant de la recoller », raconte-t-il.

Depuis, les techniques ont profondément évolué. Les anciens caméscopes ont peu à peu laissé place à d’autres outils : appareils photo numériques, smartphones, et toute une série d’accessoires. Aujourd’hui, il est possible de tourner un reportage complet avec un simple téléphone, équipé par exemple d’un micro-cravate pour améliorer la prise de son.

Filmer pour garder une trace

Pour beaucoup d’adhérents, la vidéo a d’abord été un moyen de préserver des souvenirs : moments de famille, voyages ou petites scènes du quotidien destinées à être transmises aux enfants et petits-enfants.
Mais au sein du club, l’objectif dépasse la simple captation d’images. Les membres cherchent avant tout à soigner la narration, le montage et la qualité de réalisation. C’est cette exigence qui nourrit les rencontres hebdomadaires et entretient l’envie de progresser.

La critique comme moteur

Au club, les échanges sont directs mais toujours constructifs. Claude résume l’esprit de ces séances :
« Ici, la critique n’est jamais un jugement. C’est un regard extérieur qui aide à avancer. »

Bernard apprécie particulièrement la projection mensuelle organisée au théâtre Daudet, où les films des adhérents sont diffusés sur grand écran. Un moment à la fois stimulant et impressionnant pour ces vidéastes amateurs.

Arrivée récemment, Sylvie s’est rapidement intégrée à cette dynamique. Elle a même remporté le premier prix du Festimage, organisé par le club.
« Au départ, je voulais simplement apprendre à monter mes vidéos personnelles. Puis j’ai découvert le niveau des autres membres et j’ai eu envie d’aller plus loin. Aujourd’hui, je laisse les souvenirs familiaux à la maison et je m’attaque à de vrais sujets, comme de petits reportages. »
Parmi ses dernières réalisations : un film consacré au château de Chenonceau.

L’intelligence artificielle dans le viseur

Comme dans beaucoup de domaines créatifs, l’arrivée de l’intelligence artificielle suscite discussions et interrogations. Daniel Rinallo observe ce phénomène avec curiosité.
« Parfois, on se demande si certaines vidéos que l’on voit sur internet ne sont pas générées par l’IA. Ce n’est pas que nous refusons le progrès, mais ces images manquent parfois d’âme. »

Pour lui, rien ne remplace la voix et la sensibilité humaine, même si chacun n’est pas toujours à l’aise en enregistrant son commentaire.

Malgré ces évolutions rapides, les membres du club continuent de se former, de tester de nouveaux logiciels et de suivre les avancées technologiques. Une manière de rester dans la course… tout en conservant l’essentiel : une vidéo qui raconte une histoire, portée par un regard et une intention.

Tous les mardis de 14h30 à 17h à la salle Pagnol de la Mascotte. Le prochain Festimage se déroulera le 11 mai prochaine au théâtre Daudet. 

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De la VHS au smartphone : un club vidéo depuis les années 80

Depuis les années 1980, une section vidéo anime l’association VLC. Une vingtaine de membres s’y retrouvent régulièrement pour partager leur passion : échanger des conseils, retravailler un montage, ajuster le rythme d’une séquence ou encore trouver la meilleure manière de raconter une histoire en images. Dans ce groupe, le plus jeune a 68 ans et le doyen 81. Tous ont pourtant le même objectif : continuer à apprendre, progresser et surtout garder intact le plaisir de créer.

Du montage aux ciseaux aux outils numériques

Daniel Rinallo, responsable de la section, se souvient avec amusement des débuts, lorsque le montage vidéo se faisait de manière très artisanale.
« À l’époque, quand on parlait de copier-coller, ce n’était pas une fonction informatique : on coupait réellement la bande avec des ciseaux avant de la recoller », raconte-t-il.

Depuis, les techniques ont profondément évolué. Les anciens caméscopes ont peu à peu laissé place à d’autres outils : appareils photo numériques, smartphones, et toute une série d’accessoires. Aujourd’hui, il est possible de tourner un reportage complet avec un simple téléphone, équipé par exemple d’un micro-cravate pour améliorer la prise de son.

Filmer pour garder une trace

Pour beaucoup d’adhérents, la vidéo a d’abord été un moyen de préserver des souvenirs : moments de famille, voyages ou petites scènes du quotidien destinées à être transmises aux enfants et petits-enfants.
Mais au sein du club, l’objectif dépasse la simple captation d’images. Les membres cherchent avant tout à soigner la narration, le montage et la qualité de réalisation. C’est cette exigence qui nourrit les rencontres hebdomadaires et entretient l’envie de progresser.

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Au club, les échanges sont directs mais toujours constructifs. Claude résume l’esprit de ces séances :
« Ici, la critique n’est jamais un jugement. C’est un regard extérieur qui aide à avancer. »

Bernard apprécie particulièrement la projection mensuelle organisée au théâtre Daudet, où les films des adhérents sont diffusés sur grand écran. Un moment à la fois stimulant et impressionnant pour ces vidéastes amateurs.

Arrivée récemment, Sylvie s’est rapidement intégrée à cette dynamique. Elle a même remporté le premier prix du Festimage, organisé par le club.
« Au départ, je voulais simplement apprendre à monter mes vidéos personnelles. Puis j’ai découvert le niveau des autres membres et j’ai eu envie d’aller plus loin. Aujourd’hui, je laisse les souvenirs familiaux à la maison et je m’attaque à de vrais sujets, comme de petits reportages. »
Parmi ses dernières réalisations : un film consacré au château de Chenonceau.

L’intelligence artificielle dans le viseur

Comme dans beaucoup de domaines créatifs, l’arrivée de l’intelligence artificielle suscite discussions et interrogations. Daniel Rinallo observe ce phénomène avec curiosité.
« Parfois, on se demande si certaines vidéos que l’on voit sur internet ne sont pas générées par l’IA. Ce n’est pas que nous refusons le progrès, mais ces images manquent parfois d’âme. »

Pour lui, rien ne remplace la voix et la sensibilité humaine, même si chacun n’est pas toujours à l’aise en enregistrant son commentaire.

Malgré ces évolutions rapides, les membres du club continuent de se former, de tester de nouveaux logiciels et de suivre les avancées technologiques. Une manière de rester dans la course… tout en conservant l’essentiel : une vidéo qui raconte une histoire, portée par un regard et une intention.

Tous les mardis de 14h30 à 17h à la salle Pagnol de la Mascotte. Le prochain Festimage se déroulera le 11 mai prochaine au théâtre Daudet. 

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Du montage aux ciseaux aux outils numériques

Daniel Rinallo, responsable de la section, se souvient avec amusement des débuts, lorsque le montage vidéo se faisait de manière très artisanale.
« À l’époque, quand on parlait de copier-coller, ce n’était pas une fonction informatique : on coupait réellement la bande avec des ciseaux avant de la recoller », raconte-t-il.

Depuis, les techniques ont profondément évolué. Les anciens caméscopes ont peu à peu laissé place à d’autres outils : appareils photo numériques, smartphones, et toute une série d’accessoires. Aujourd’hui, il est possible de tourner un reportage complet avec un simple téléphone, équipé par exemple d’un micro-cravate pour améliorer la prise de son.

Filmer pour garder une trace

Pour beaucoup d’adhérents, la vidéo a d’abord été un moyen de préserver des souvenirs : moments de famille, voyages ou petites scènes du quotidien destinées à être transmises aux enfants et petits-enfants.
Mais au sein du club, l’objectif dépasse la simple captation d’images. Les membres cherchent avant tout à soigner la narration, le montage et la qualité de réalisation. C’est cette exigence qui nourrit les rencontres hebdomadaires et entretient l’envie de progresser.

La critique comme moteur

Au club, les échanges sont directs mais toujours constructifs. Claude résume l’esprit de ces séances :
« Ici, la critique n’est jamais un jugement. C’est un regard extérieur qui aide à avancer. »

Bernard apprécie particulièrement la projection mensuelle organisée au théâtre Daudet, où les films des adhérents sont diffusés sur grand écran. Un moment à la fois stimulant et impressionnant pour ces vidéastes amateurs.

Arrivée récemment, Sylvie s’est rapidement intégrée à cette dynamique. Elle a même remporté le premier prix du Festimage, organisé par le club.
« Au départ, je voulais simplement apprendre à monter mes vidéos personnelles. Puis j’ai découvert le niveau des autres membres et j’ai eu envie d’aller plus loin. Aujourd’hui, je laisse les souvenirs familiaux à la maison et je m’attaque à de vrais sujets, comme de petits reportages. »
Parmi ses dernières réalisations : un film consacré au château de Chenonceau.

L’intelligence artificielle dans le viseur

Comme dans beaucoup de domaines créatifs, l’arrivée de l’intelligence artificielle suscite discussions et interrogations. Daniel Rinallo observe ce phénomène avec curiosité.
« Parfois, on se demande si certaines vidéos que l’on voit sur internet ne sont pas générées par l’IA. Ce n’est pas que nous refusons le progrès, mais ces images manquent parfois d’âme. »

Pour lui, rien ne remplace la voix et la sensibilité humaine, même si chacun n’est pas toujours à l’aise en enregistrant son commentaire.

Malgré ces évolutions rapides, les membres du club continuent de se former, de tester de nouveaux logiciels et de suivre les avancées technologiques. Une manière de rester dans la course… tout en conservant l’essentiel : une vidéo qui raconte une histoire, portée par un regard et une intention.

Tous les mardis de 14h30 à 17h à la salle Pagnol de la Mascotte. Le prochain Festimage se déroulera le 11 mai prochaine au théâtre Daudet. 

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