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mardi 2 juin 2026
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Des vestiges des anciennes tuileries de la Coudoulière bientôt sauvés de l’oubli

Pendant plus d’un demi-siècle, les tuileries Romain Boyer ont fait battre le cœur industriel de la Coudoulière. Fondée en 1900, l’entreprise employait plus de 300 ouvriers à son apogée et produisait chaque année près de 20 000 tonnes de tuiles, briques et éléments décoratifs en terre cuite. Grâce à son propre embarcadère, la production six-fournaise était exportée bien au-delà des côtes varoises, vers l’Afrique du Nord, les Antilles ou encore l’Amérique du Sud.

Aujourd’hui, alors que les bâtiments de l’ancienne usine ont disparu depuis longtemps, quelques vestiges de cette aventure industrielle subsistent encore. C’est le cas dans le quartier de Curet Bas, où la démolition prochaine de la « Maison Armand » mobilise les défenseurs du patrimoine local : les membres de l’association les amis du patrimoine.

Une maison bâtie avec les créations de la tuilerie

Préemptée il y a plusieurs années par la commune dans le cadre d’un futur programme de logements sociaux, cette demeure du début du XXe siècle possède une particularité rare : elle conserve plusieurs éléments directement issus des ateliers des tuileries Romain Boyer.

Faîtières, poinçons, ornements de rive, pièces décoratives de toiture ou encore cheminée en terre cuite témoignent du savoir-faire développé à la Coudoulière à une époque où l’usine faisait rayonner Six-Fours dans tout le bassin méditerranéen.

Pour Claude Majastre, membre de l’association Les Amis du Patrimoine, ces éléments constituent de véritables pièces de collection.

« L’arrière-grand-père du propriétaire travaillait à l’usine. Il avait récupéré ou acheté directement ces pièces auprès de la tuilerie. Certaines sont devenues extrêmement rares. Elles représentent une partie de l’histoire industrielle de Six-Fours et ne peuvent pas disparaître avec la démolition », explique-t-il.

Quand la Coudoulière exportait son savoir-faire à travers le monde

Au début du siècle dernier, les tuileries Romain Boyer formaient une véritable cité ouvrière. L’argile extraite localement alimentait les fours qui produisaient aussi bien des matériaux de construction que des éléments architecturaux décoratifs.

Les catalogues de l’époque révèlent une étonnante diversité de créations : cheminées-lanternes, couronnes décoratives, sorties de toiture ajourées, faîtages moulés ou ornements destinés à embellir villas et bâtiments publics.

Une partie importante de cette production quittait ensuite Six-Fours par voie maritime pour rejoindre de nombreux ports méditerranéens et territoires d’outre-mer.

 

Une opération de sauvegarde avant les travaux

Afin d’éviter que ces témoins du passé ne finissent sous les gravats, l’association Les Amis du Patrimoine a pris contact avec l’entreprise chargée du chantier de démolition.

Un accord a été trouvé afin que les pièces provenant des anciennes tuileries soient soigneusement déposées et mises de côté avant le début des travaux.

La municipalité a également donné son accord pour que ces éléments soient conservés au sein de plusieurs équipements patrimoniaux de la commune, notamment les archives municipales, la Maison du Cygne et la batterie du Cap Nègre.

Une manière de préserver la mémoire d’une industrie aujourd’hui disparue mais qui a profondément marqué l’histoire économique, sociale et architecturale de Six-Fours-les-Plages.

Affaire à suivre…

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Des vestiges des anciennes tuileries de la Coudoulière bientôt sauvés de l’oubli

Pendant plus d’un demi-siècle, les tuileries Romain Boyer ont fait battre le cœur industriel de la Coudoulière. Fondée en 1900, l’entreprise employait plus de 300 ouvriers à son apogée et produisait chaque année près de 20 000 tonnes de tuiles, briques et éléments décoratifs en terre cuite. Grâce à son propre embarcadère, la production six-fournaise était exportée bien au-delà des côtes varoises, vers l’Afrique du Nord, les Antilles ou encore l’Amérique du Sud.

Aujourd’hui, alors que les bâtiments de l’ancienne usine ont disparu depuis longtemps, quelques vestiges de cette aventure industrielle subsistent encore. C’est le cas dans le quartier de Curet Bas, où la démolition prochaine de la « Maison Armand » mobilise les défenseurs du patrimoine local : les membres de l’association les amis du patrimoine.

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Préemptée il y a plusieurs années par la commune dans le cadre d’un futur programme de logements sociaux, cette demeure du début du XXe siècle possède une particularité rare : elle conserve plusieurs éléments directement issus des ateliers des tuileries Romain Boyer.

Faîtières, poinçons, ornements de rive, pièces décoratives de toiture ou encore cheminée en terre cuite témoignent du savoir-faire développé à la Coudoulière à une époque où l’usine faisait rayonner Six-Fours dans tout le bassin méditerranéen.

Pour Claude Majastre, membre de l’association Les Amis du Patrimoine, ces éléments constituent de véritables pièces de collection.

« L’arrière-grand-père du propriétaire travaillait à l’usine. Il avait récupéré ou acheté directement ces pièces auprès de la tuilerie. Certaines sont devenues extrêmement rares. Elles représentent une partie de l’histoire industrielle de Six-Fours et ne peuvent pas disparaître avec la démolition », explique-t-il.

Quand la Coudoulière exportait son savoir-faire à travers le monde

Au début du siècle dernier, les tuileries Romain Boyer formaient une véritable cité ouvrière. L’argile extraite localement alimentait les fours qui produisaient aussi bien des matériaux de construction que des éléments architecturaux décoratifs.

Les catalogues de l’époque révèlent une étonnante diversité de créations : cheminées-lanternes, couronnes décoratives, sorties de toiture ajourées, faîtages moulés ou ornements destinés à embellir villas et bâtiments publics.

Une partie importante de cette production quittait ensuite Six-Fours par voie maritime pour rejoindre de nombreux ports méditerranéens et territoires d’outre-mer.

 

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Afin d’éviter que ces témoins du passé ne finissent sous les gravats, l’association Les Amis du Patrimoine a pris contact avec l’entreprise chargée du chantier de démolition.

Un accord a été trouvé afin que les pièces provenant des anciennes tuileries soient soigneusement déposées et mises de côté avant le début des travaux.

La municipalité a également donné son accord pour que ces éléments soient conservés au sein de plusieurs équipements patrimoniaux de la commune, notamment les archives municipales, la Maison du Cygne et la batterie du Cap Nègre.

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Aujourd’hui, alors que les bâtiments de l’ancienne usine ont disparu depuis longtemps, quelques vestiges de cette aventure industrielle subsistent encore. C’est le cas dans le quartier de Curet Bas, où la démolition prochaine de la « Maison Armand » mobilise les défenseurs du patrimoine local : les membres de l’association les amis du patrimoine.

Une maison bâtie avec les créations de la tuilerie

Préemptée il y a plusieurs années par la commune dans le cadre d’un futur programme de logements sociaux, cette demeure du début du XXe siècle possède une particularité rare : elle conserve plusieurs éléments directement issus des ateliers des tuileries Romain Boyer.

Faîtières, poinçons, ornements de rive, pièces décoratives de toiture ou encore cheminée en terre cuite témoignent du savoir-faire développé à la Coudoulière à une époque où l’usine faisait rayonner Six-Fours dans tout le bassin méditerranéen.

Pour Claude Majastre, membre de l’association Les Amis du Patrimoine, ces éléments constituent de véritables pièces de collection.

« L’arrière-grand-père du propriétaire travaillait à l’usine. Il avait récupéré ou acheté directement ces pièces auprès de la tuilerie. Certaines sont devenues extrêmement rares. Elles représentent une partie de l’histoire industrielle de Six-Fours et ne peuvent pas disparaître avec la démolition », explique-t-il.

Quand la Coudoulière exportait son savoir-faire à travers le monde

Au début du siècle dernier, les tuileries Romain Boyer formaient une véritable cité ouvrière. L’argile extraite localement alimentait les fours qui produisaient aussi bien des matériaux de construction que des éléments architecturaux décoratifs.

Les catalogues de l’époque révèlent une étonnante diversité de créations : cheminées-lanternes, couronnes décoratives, sorties de toiture ajourées, faîtages moulés ou ornements destinés à embellir villas et bâtiments publics.

Une partie importante de cette production quittait ensuite Six-Fours par voie maritime pour rejoindre de nombreux ports méditerranéens et territoires d’outre-mer.

 

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Afin d’éviter que ces témoins du passé ne finissent sous les gravats, l’association Les Amis du Patrimoine a pris contact avec l’entreprise chargée du chantier de démolition.

Un accord a été trouvé afin que les pièces provenant des anciennes tuileries soient soigneusement déposées et mises de côté avant le début des travaux.

La municipalité a également donné son accord pour que ces éléments soient conservés au sein de plusieurs équipements patrimoniaux de la commune, notamment les archives municipales, la Maison du Cygne et la batterie du Cap Nègre.

Une manière de préserver la mémoire d’une industrie aujourd’hui disparue mais qui a profondément marqué l’histoire économique, sociale et architecturale de Six-Fours-les-Plages.

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