Dans le cadre des Journées de la Femme organisées les 7 et 8 mars au Casino Joa de La Seyne, l’autrice Brigitte Mascaro sera présente avec ses ouvrages mêlant romans historiques, récits biographiques et un hommage sensible à Marcel Pagnol.
À Brunet, sur le plateau de Valensole, un château du XIIᵉ siècle promis à l’abandon a retrouvé vie grâce à la ténacité d’une famille. Niché dans un écrin de collines et de garrigue, il avait perdu son toit depuis le début du XXᵉ siècle et s’était peu à peu laissé envahir par la végétation. « Il ne restait plus que les deux tours, les écuries et les murs d’enceinte », se souvient Brigitte Mascaro.
C’est une vieille vidéo, retrouvée après le décès de son père, qui a réveillé son désir de mémoire. Elle y revoit son père, âgé de 30 ans, abattant un mur pour mieux reconstruire. Cette image intime a été l’étincelle qui l’a poussée à retracer l’aventure familiale dans Le château de mon père.
Une enfance parmi les ruines : Les parents de Brigitte achètent les ruines en 1974. Ils s’installent dans la bergerie pour entamer, pierre après pierre, un sauvetage improbable. Brigitte avait alors huit ans. Elle se rappelle ses jeux parmi les pierres, ses ascensions jusqu’au clocher effondré et sa participation, avec sa sœur, aux premiers travaux. « Pour nous, c’était un terrain de jeux. Nous ne mesurions pas que nos parents menaient un véritable sauvetage du patrimoine », confie-t-elle.

Sept générations de seigneurs Tressemanes: L’histoire du château remonte bien plus loin. Édifié au XIIᵉ siècle, il passa de mains en mains au fil des siècles, mais resta longtemps le fief de la famille Tressemanes-Brunet, transmis pendant sept générations. Plus qu’une bâtisse isolée, il fut le siège d’une véritable seigneurie châtelaine, jouant un rôle politique, judiciaire et administratif dans la vie du village. Abandonné au début du XXᵉ siècle, il n’était plus qu’une carcasse de pierres avant de renaître grâce à l’obstination familiale.
Un livre entre mémoire et patrimoine : Dans son ouvrage, Brigitte Mascaro redonne vie au lieu, à ses douleurs comme à ses renaissances, et inscrit l’histoire personnelle dans une mémoire collective. Depuis sa parution, elle anime des ateliers en maisons de retraite, participe à des rencontres autour du patrimoine et a été invitée à contribuer à un ouvrage collectif en hommage à Marcel Pagnol: Nouvelles au pays des cigales. Le château de mon père se lit comme un hommage intime, mais aussi comme une invitation à regarder autrement le patrimoine bâti : non pas comme des pierres figées, mais comme des témoins vivants de mémoire et de transmission.
En vente dans toutes les librairies sur commande. Facebook : Brigitte Mascaro-Autrice.













