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jeudi 23 mai 2024

La quête d’une vie contée à la Médiathèque

Le maestro Kurt Adler était un juif autrichien en exil pendant la seconde guerre mondiale. Arrivé en URSS dès 1933, alors que sa femme est enceinte, il est contraint de quitter le pays, seul, pour New-York où il finit par faire une longue et brillante carrière de chef d’orchestre au Metropolitan Opéra. Grâce à la musique, et seulement grâce à elle, 18 ans plus tard, il obtient une autorisation pour pénétrer à nouveau sur le territoire. Il y retrouve alors sa fille qu’il n’a jamais vu naître. Dans cette vie tumultueuse et bousculée par les soubresauts de l’Histoire, le maestro Kurt Adler n’a jamais perdu l’espoir de jours meilleurs. Contraint à une nouvelle vie en Amérique, il finit par refonder une famille. Née alors Eva Alder, une new-yorkaise dont la demi-soeur se trouve derrière le rideau de fer. La quête d’une vie commence, Eva souhaite comprendre son histoire fractionnée par les remous du XXe siècle.

Une exposition à découvrir à la Médiathèque de Sanary. 

Poussée par une incroyable envie de comprendre et surtout de connaitre le passé, Eva va se lancer dans 30 ans de recherches dans les archives d’Europe centrale, d’URSS et des Etats-Unis. Depuis le 6 janvier et jusqu’au 20 janvier prochain, celle qui est en train de composer un livre sur son histoire, dévoile à la Médiathèque de Sanary une exposition riche de 30 ans de recherches. Photos, objets, documents familiaux, vous pourrez entrer dans l’intimité de nombreux membres de sa famille, dont certains ont été victimes de l’holocauste. Les créations de la plasticienne Magali Canovas qui utilise les racines comme matériau pour ses oeuvres d’art sont également à découvrir au même endroit donnant un aspect poétique à l’instant.

Sanary-sur-mer : la cité berceau des exilés. 

Pour Patricia Aubert, première adjointe au maire, la ville ne pouvait pas passer à côté de cette « symphonie familiale », particulièrement, aussi, parce que Sanary-sur-mer a joué un rôle de « cité berceau » pour les exilés du nazisme dans les années 40. Après avoir lu un extrait du dernier Goncourt de Jean-Baptiste Andréa pour souligner l’urgence de la manifestation du jour elle a commenté : « Je suis heureuse de constater que la ville est aujourd’hui encore vue comme un port où les exilés peuvent jeter leur ancre bien souvent par l’encre. » Avant de terminer : « Dans le tissage des langages artistiques que tu as orchestré, chère Eva, revient nos chers disparus, toutes ces femmes et tous ces hommes dont la folie de certains à tenté d’effacer jusqu’au souvenir. Mais à Sanary, soyez assurés que nous ne nous contenterons pas de les enfermer dans un musée mais que nous multiplierons les occasions d’en garder la mémoire vivante. »

Une conférence-concert au Petit Galli. 

La semaine passée, l’élégante Eva Adler a conté sa vie et sa quête d’une vie « entourée de chacun de ses fantômes ». Le maestro Hugo Gonzalez Pioli, ancien chef d’orchestre de l’Opéra de Toulon a interprété au piano un morceau composé spécialement pour l’occasion alors que la poétesse Mireille Podchlebnik a lu ses créations. Si l’instant promettait d’être précieux et délicat, il n’a pas sombré dans la tristesse. Pour Eva Adler qui a perdu son père tôt dans son enfance, il est important de répondre au souhait de son père. Avant de quitter ce monde, il lui avait fait promettre « d’être heureuse ».

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La quête d’une vie contée à la Médiathèque

Le maestro Kurt Adler était un juif autrichien en exil pendant la seconde guerre mondiale. Arrivé en URSS dès 1933, alors que sa femme est enceinte, il est contraint de quitter le pays, seul, pour New-York où il finit par faire une longue et brillante carrière de chef d’orchestre au Metropolitan Opéra. Grâce à la musique, et seulement grâce à elle, 18 ans plus tard, il obtient une autorisation pour pénétrer à nouveau sur le territoire. Il y retrouve alors sa fille qu’il n’a jamais vu naître. Dans cette vie tumultueuse et bousculée par les soubresauts de l’Histoire, le maestro Kurt Adler n’a jamais perdu l’espoir de jours meilleurs. Contraint à une nouvelle vie en Amérique, il finit par refonder une famille. Née alors Eva Alder, une new-yorkaise dont la demi-soeur se trouve derrière le rideau de fer. La quête d’une vie commence, Eva souhaite comprendre son histoire fractionnée par les remous du XXe siècle.

Une exposition à découvrir à la Médiathèque de Sanary. 

Poussée par une incroyable envie de comprendre et surtout de connaitre le passé, Eva va se lancer dans 30 ans de recherches dans les archives d’Europe centrale, d’URSS et des Etats-Unis. Depuis le 6 janvier et jusqu’au 20 janvier prochain, celle qui est en train de composer un livre sur son histoire, dévoile à la Médiathèque de Sanary une exposition riche de 30 ans de recherches. Photos, objets, documents familiaux, vous pourrez entrer dans l’intimité de nombreux membres de sa famille, dont certains ont été victimes de l’holocauste. Les créations de la plasticienne Magali Canovas qui utilise les racines comme matériau pour ses oeuvres d’art sont également à découvrir au même endroit donnant un aspect poétique à l’instant.

Sanary-sur-mer : la cité berceau des exilés. 

Pour Patricia Aubert, première adjointe au maire, la ville ne pouvait pas passer à côté de cette « symphonie familiale », particulièrement, aussi, parce que Sanary-sur-mer a joué un rôle de « cité berceau » pour les exilés du nazisme dans les années 40. Après avoir lu un extrait du dernier Goncourt de Jean-Baptiste Andréa pour souligner l’urgence de la manifestation du jour elle a commenté : « Je suis heureuse de constater que la ville est aujourd’hui encore vue comme un port où les exilés peuvent jeter leur ancre bien souvent par l’encre. » Avant de terminer : « Dans le tissage des langages artistiques que tu as orchestré, chère Eva, revient nos chers disparus, toutes ces femmes et tous ces hommes dont la folie de certains à tenté d’effacer jusqu’au souvenir. Mais à Sanary, soyez assurés que nous ne nous contenterons pas de les enfermer dans un musée mais que nous multiplierons les occasions d’en garder la mémoire vivante. »

Une conférence-concert au Petit Galli. 

La semaine passée, l’élégante Eva Adler a conté sa vie et sa quête d’une vie « entourée de chacun de ses fantômes ». Le maestro Hugo Gonzalez Pioli, ancien chef d’orchestre de l’Opéra de Toulon a interprété au piano un morceau composé spécialement pour l’occasion alors que la poétesse Mireille Podchlebnik a lu ses créations. Si l’instant promettait d’être précieux et délicat, il n’a pas sombré dans la tristesse. Pour Eva Adler qui a perdu son père tôt dans son enfance, il est important de répondre au souhait de son père. Avant de quitter ce monde, il lui avait fait promettre « d’être heureuse ».

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Une exposition à découvrir à la Médiathèque de Sanary. 

Poussée par une incroyable envie de comprendre et surtout de connaitre le passé, Eva va se lancer dans 30 ans de recherches dans les archives d’Europe centrale, d’URSS et des Etats-Unis. Depuis le 6 janvier et jusqu’au 20 janvier prochain, celle qui est en train de composer un livre sur son histoire, dévoile à la Médiathèque de Sanary une exposition riche de 30 ans de recherches. Photos, objets, documents familiaux, vous pourrez entrer dans l’intimité de nombreux membres de sa famille, dont certains ont été victimes de l’holocauste. Les créations de la plasticienne Magali Canovas qui utilise les racines comme matériau pour ses oeuvres d’art sont également à découvrir au même endroit donnant un aspect poétique à l’instant.

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Pour Patricia Aubert, première adjointe au maire, la ville ne pouvait pas passer à côté de cette « symphonie familiale », particulièrement, aussi, parce que Sanary-sur-mer a joué un rôle de « cité berceau » pour les exilés du nazisme dans les années 40. Après avoir lu un extrait du dernier Goncourt de Jean-Baptiste Andréa pour souligner l’urgence de la manifestation du jour elle a commenté : « Je suis heureuse de constater que la ville est aujourd’hui encore vue comme un port où les exilés peuvent jeter leur ancre bien souvent par l’encre. » Avant de terminer : « Dans le tissage des langages artistiques que tu as orchestré, chère Eva, revient nos chers disparus, toutes ces femmes et tous ces hommes dont la folie de certains à tenté d’effacer jusqu’au souvenir. Mais à Sanary, soyez assurés que nous ne nous contenterons pas de les enfermer dans un musée mais que nous multiplierons les occasions d’en garder la mémoire vivante. »

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La semaine passée, l’élégante Eva Adler a conté sa vie et sa quête d’une vie « entourée de chacun de ses fantômes ». Le maestro Hugo Gonzalez Pioli, ancien chef d’orchestre de l’Opéra de Toulon a interprété au piano un morceau composé spécialement pour l’occasion alors que la poétesse Mireille Podchlebnik a lu ses créations. Si l’instant promettait d’être précieux et délicat, il n’a pas sombré dans la tristesse. Pour Eva Adler qui a perdu son père tôt dans son enfance, il est important de répondre au souhait de son père. Avant de quitter ce monde, il lui avait fait promettre « d’être heureuse ».

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