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samedi 2 mars 2024

La Seyne : Les huîtres Giol, le bon goût de la Méditerranée

Le 27 avril dernier, Nathalie Bicais, maire de La Seyne, a remis la médaille Prix d’honneur de la Ville à Jean-Christophe Giol, conchyliculteur de la baie de Tamaris. Ce dernier a en effet reçu pour la troisième fois la Médaille d’or 2023 (catégorie aquacole) au concours général agricole du Salon international de l’agriculture de Paris.

À la Petite Mer, une famille d’artisans ne compte plus les médailles. Travailleurs infatigables, ils maîtrisent à la perfection la conchyliculture, de la naissance du coquillage jusqu’à son affinage. Ce travail unique dans la baie de Tamaris, ouverte à la pleine mer, leur confère une réputation qui dépasse de bien loin nos frontières. Cette année encore, ils ont été décorés de la médaille d’or du salon de l’agriculture. Ce vendredi, Sandra et Jean-Christophe recevaient des mains de Nathalie Bicais, maire de La Seyne, la médaille Prix d’honneur de la ville.

Une reconnaissance, au-delà des frontières du département

“Les métiers de la mer sont des emplois difficiles, commence Nathalie Bicais. Il faut travailler avec les aléas de la nature et la manœuvre est physique. Chez nous, vos huîtres sont des produits d’excellence et nous sommes ravis que les traditions de Tamaris soient reconnues jusqu’à la capitale. Plus que jamais, votre labeur nous rappelle que nous devons prendre soin de cette mer dans laquelle les poissons se raréfient. Il y a ici, un véritable enjeu puisque les populations sont aussi de plus en plus nombreuses. Vous avez fait revenir l’envie chez certains de devenir des artisans du goût. Merci à vous.” 

Une affaire de famille, d’acharnement et de talent. 

Devant une foule nombreuse qui compte à présent le maire de la commune de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, Jean-Christophe prend la parole. Il explique d’abord, que l’affaire est familiale. S’il oeuvre au quotidien avec sa femme Sandra, son fils Bastien a appris le métier dès son plus jeune âge et ne rechigne jamais à la tâche. Sa fille, Valentine, est au service dans le restaurant familial et même si elle débute des études de Droit; elle accompagne la famille dans toutes ses démarches. Il poursuit : “Lorsque nous avons débuté cette activité, en 2004, nous étions peu nombreux dans la région à poursuivre l’effort des générations passées. Il y avait peu de reconnaissance pour cette baie qui avait une mauvaise réputation, on disait les eaux polluées. Aujourd’hui, nous avons à nouveau été décorés lors du prestigieux salon de l’Agriculture de Paris. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux “on dit”. Dans la famille, lorsque nous faisons quelque chose, c’est à fond. Notre labeur est aujourd’hui récompensé et nous en sommes très fiers. Je sais que j’ai l’habitude de dire que les concours, on ne m’y reprendra plus une fois que je reçois mon prix, mais quand je vois la fierté des Seynois, des amis, et la beauté de l’aventure, je ne peux que dire : à l’année prochaine.”

En 2004, une tempête est venue détruire les espoirs de la famille. 

Sandra, sa femme, a tenu à souligner que l’aventure n’avait pas été facile tous les jours. En 2004, peu de temps après avoir commencé l’exploitation et investi les économies de la famille dans l’activité, un navire militaire, une nuit de tempête était venu taper le parc. “Il a fallu tout recommencer à zéro. C’était une période difficile. Un instant où Bastien a pu voir que les efforts ne sont pas toujours récompensés, mais aujourd’hui, nous savons que nous avons bien fait de nous accrocher. Merci à tous.”

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La Seyne : Les huîtres Giol, le bon goût de la Méditerranée

Le 27 avril dernier, Nathalie Bicais, maire de La Seyne, a remis la médaille Prix d’honneur de la Ville à Jean-Christophe Giol, conchyliculteur de la baie de Tamaris. Ce dernier a en effet reçu pour la troisième fois la Médaille d’or 2023 (catégorie aquacole) au concours général agricole du Salon international de l’agriculture de Paris.

À la Petite Mer, une famille d’artisans ne compte plus les médailles. Travailleurs infatigables, ils maîtrisent à la perfection la conchyliculture, de la naissance du coquillage jusqu’à son affinage. Ce travail unique dans la baie de Tamaris, ouverte à la pleine mer, leur confère une réputation qui dépasse de bien loin nos frontières. Cette année encore, ils ont été décorés de la médaille d’or du salon de l’agriculture. Ce vendredi, Sandra et Jean-Christophe recevaient des mains de Nathalie Bicais, maire de La Seyne, la médaille Prix d’honneur de la ville.

Une reconnaissance, au-delà des frontières du département

“Les métiers de la mer sont des emplois difficiles, commence Nathalie Bicais. Il faut travailler avec les aléas de la nature et la manœuvre est physique. Chez nous, vos huîtres sont des produits d’excellence et nous sommes ravis que les traditions de Tamaris soient reconnues jusqu’à la capitale. Plus que jamais, votre labeur nous rappelle que nous devons prendre soin de cette mer dans laquelle les poissons se raréfient. Il y a ici, un véritable enjeu puisque les populations sont aussi de plus en plus nombreuses. Vous avez fait revenir l’envie chez certains de devenir des artisans du goût. Merci à vous.” 

Une affaire de famille, d’acharnement et de talent. 

Devant une foule nombreuse qui compte à présent le maire de la commune de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, Jean-Christophe prend la parole. Il explique d’abord, que l’affaire est familiale. S’il oeuvre au quotidien avec sa femme Sandra, son fils Bastien a appris le métier dès son plus jeune âge et ne rechigne jamais à la tâche. Sa fille, Valentine, est au service dans le restaurant familial et même si elle débute des études de Droit; elle accompagne la famille dans toutes ses démarches. Il poursuit : “Lorsque nous avons débuté cette activité, en 2004, nous étions peu nombreux dans la région à poursuivre l’effort des générations passées. Il y avait peu de reconnaissance pour cette baie qui avait une mauvaise réputation, on disait les eaux polluées. Aujourd’hui, nous avons à nouveau été décorés lors du prestigieux salon de l’Agriculture de Paris. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux “on dit”. Dans la famille, lorsque nous faisons quelque chose, c’est à fond. Notre labeur est aujourd’hui récompensé et nous en sommes très fiers. Je sais que j’ai l’habitude de dire que les concours, on ne m’y reprendra plus une fois que je reçois mon prix, mais quand je vois la fierté des Seynois, des amis, et la beauté de l’aventure, je ne peux que dire : à l’année prochaine.”

En 2004, une tempête est venue détruire les espoirs de la famille. 

Sandra, sa femme, a tenu à souligner que l’aventure n’avait pas été facile tous les jours. En 2004, peu de temps après avoir commencé l’exploitation et investi les économies de la famille dans l’activité, un navire militaire, une nuit de tempête était venu taper le parc. “Il a fallu tout recommencer à zéro. C’était une période difficile. Un instant où Bastien a pu voir que les efforts ne sont pas toujours récompensés, mais aujourd’hui, nous savons que nous avons bien fait de nous accrocher. Merci à tous.”

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À la Petite Mer, une famille d’artisans ne compte plus les médailles. Travailleurs infatigables, ils maîtrisent à la perfection la conchyliculture, de la naissance du coquillage jusqu’à son affinage. Ce travail unique dans la baie de Tamaris, ouverte à la pleine mer, leur confère une réputation qui dépasse de bien loin nos frontières. Cette année encore, ils ont été décorés de la médaille d’or du salon de l’agriculture. Ce vendredi, Sandra et Jean-Christophe recevaient des mains de Nathalie Bicais, maire de La Seyne, la médaille Prix d’honneur de la ville.

Une reconnaissance, au-delà des frontières du département

“Les métiers de la mer sont des emplois difficiles, commence Nathalie Bicais. Il faut travailler avec les aléas de la nature et la manœuvre est physique. Chez nous, vos huîtres sont des produits d’excellence et nous sommes ravis que les traditions de Tamaris soient reconnues jusqu’à la capitale. Plus que jamais, votre labeur nous rappelle que nous devons prendre soin de cette mer dans laquelle les poissons se raréfient. Il y a ici, un véritable enjeu puisque les populations sont aussi de plus en plus nombreuses. Vous avez fait revenir l’envie chez certains de devenir des artisans du goût. Merci à vous.” 

Une affaire de famille, d’acharnement et de talent. 

Devant une foule nombreuse qui compte à présent le maire de la commune de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, Jean-Christophe prend la parole. Il explique d’abord, que l’affaire est familiale. S’il oeuvre au quotidien avec sa femme Sandra, son fils Bastien a appris le métier dès son plus jeune âge et ne rechigne jamais à la tâche. Sa fille, Valentine, est au service dans le restaurant familial et même si elle débute des études de Droit; elle accompagne la famille dans toutes ses démarches. Il poursuit : “Lorsque nous avons débuté cette activité, en 2004, nous étions peu nombreux dans la région à poursuivre l’effort des générations passées. Il y avait peu de reconnaissance pour cette baie qui avait une mauvaise réputation, on disait les eaux polluées. Aujourd’hui, nous avons à nouveau été décorés lors du prestigieux salon de l’Agriculture de Paris. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux “on dit”. Dans la famille, lorsque nous faisons quelque chose, c’est à fond. Notre labeur est aujourd’hui récompensé et nous en sommes très fiers. Je sais que j’ai l’habitude de dire que les concours, on ne m’y reprendra plus une fois que je reçois mon prix, mais quand je vois la fierté des Seynois, des amis, et la beauté de l’aventure, je ne peux que dire : à l’année prochaine.”

En 2004, une tempête est venue détruire les espoirs de la famille. 

Sandra, sa femme, a tenu à souligner que l’aventure n’avait pas été facile tous les jours. En 2004, peu de temps après avoir commencé l’exploitation et investi les économies de la famille dans l’activité, un navire militaire, une nuit de tempête était venu taper le parc. “Il a fallu tout recommencer à zéro. C’était une période difficile. Un instant où Bastien a pu voir que les efforts ne sont pas toujours récompensés, mais aujourd’hui, nous savons que nous avons bien fait de nous accrocher. Merci à tous.”

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