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dimanche 16 juin 2024

La terre en héritage depuis cinq générations.

C‘est devant le kiosque à musique de Sanary-sur-Mer, qu’Antony Cosenza dresse ses légumes ce mercredi matin-là. Les couleurs et les saveurs de la Provence se mélangent, les clients se pressent devant lui pour choisir ce qui fera leur bonheur.

Ces instants de vie sont précieux pour l’agriculteur qui voit enfin ses efforts récompensés. Il sait pourtant, qu’à quelques kilomètres, la terre attend encore son œuvre. « C’est un métier qu’on ne peut faire qu’avec passion, confie l’intéressé, il est très prenant mais lorsque vous tombez dedans, vous avez toujours le souhait d’y revenir. »

Ces mots ne sont pas anodins. Anthony est issu d’une grande lignée de cultivateurs. Depuis plus d’un siècle, les membres de sa famille se tournent vers le métier « par évidence ». Pourtant, lorsqu’il était jeune homme, il avait pris la décision de faire carrière dans la mécanique et poursuivait des études en ce sens. Mais chaque week-end, il revenait aux récoltes, et aidait ses aînés dans leurs tâches. « Je ne me rendais même pas compte que c’était au contact de la terre que je me sentais pleinement heureux. Lorsque j’ai eu le déclic, j’ai tout quitté et j’ai cherché une terre où m’établir. J’en ai acheté une à Ollioules et j’en loue une autre à Sanary. » Depuis, il se lève aux aurores pour planter, récolter, défricher (…) mais le métier ne s’arrête pas là. Il faut aussi vendre sur les marchés, créer des paniers de saison pour ceux qui préfèrent acheter via internet et cultiver son savoir-faire. Il termine : « Pour vivre de ce métier, il faut savoir être à l’écoute des saisons et anticiper, quand cela est possible, les caprices du temps. En ce sens, pour vendre au mieux, il faut aussi être capable de sortir les fruits et les légumes de saison le plus tôt possible pour que le consommateur ne soit pas déjà lassé des saveurs. Pour cela, la chance joue aussi, souvent, un peu de son autorité. »

Retrouvez Anthony sur les marchés : mercredi à Sanary, vendredi soir à Ollioules et samedi matin sur le cours Louis Blanc à la Seyne. Commande de paniers : https://www.lespaniersdepetitchef.com/

Cet article est issu du dernier hors série papier du Petit Varois.fr qui sera distribué à partir de fin novembre. Vous le trouverez chez vos commerçants de proximité ainsi qu’au Six N’étoiles à Six-Fours.

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Ces instants de vie sont précieux pour l’agriculteur qui voit enfin ses efforts récompensés. Il sait pourtant, qu’à quelques kilomètres, la terre attend encore son œuvre. « C’est un métier qu’on ne peut faire qu’avec passion, confie l’intéressé, il est très prenant mais lorsque vous tombez dedans, vous avez toujours le souhait d’y revenir. »

Ces mots ne sont pas anodins. Anthony est issu d’une grande lignée de cultivateurs. Depuis plus d’un siècle, les membres de sa famille se tournent vers le métier « par évidence ». Pourtant, lorsqu’il était jeune homme, il avait pris la décision de faire carrière dans la mécanique et poursuivait des études en ce sens. Mais chaque week-end, il revenait aux récoltes, et aidait ses aînés dans leurs tâches. « Je ne me rendais même pas compte que c’était au contact de la terre que je me sentais pleinement heureux. Lorsque j’ai eu le déclic, j’ai tout quitté et j’ai cherché une terre où m’établir. J’en ai acheté une à Ollioules et j’en loue une autre à Sanary. » Depuis, il se lève aux aurores pour planter, récolter, défricher (…) mais le métier ne s’arrête pas là. Il faut aussi vendre sur les marchés, créer des paniers de saison pour ceux qui préfèrent acheter via internet et cultiver son savoir-faire. Il termine : « Pour vivre de ce métier, il faut savoir être à l’écoute des saisons et anticiper, quand cela est possible, les caprices du temps. En ce sens, pour vendre au mieux, il faut aussi être capable de sortir les fruits et les légumes de saison le plus tôt possible pour que le consommateur ne soit pas déjà lassé des saveurs. Pour cela, la chance joue aussi, souvent, un peu de son autorité. »

Retrouvez Anthony sur les marchés : mercredi à Sanary, vendredi soir à Ollioules et samedi matin sur le cours Louis Blanc à la Seyne. Commande de paniers : https://www.lespaniersdepetitchef.com/

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Ces instants de vie sont précieux pour l’agriculteur qui voit enfin ses efforts récompensés. Il sait pourtant, qu’à quelques kilomètres, la terre attend encore son œuvre. « C’est un métier qu’on ne peut faire qu’avec passion, confie l’intéressé, il est très prenant mais lorsque vous tombez dedans, vous avez toujours le souhait d’y revenir. »

Ces mots ne sont pas anodins. Anthony est issu d’une grande lignée de cultivateurs. Depuis plus d’un siècle, les membres de sa famille se tournent vers le métier « par évidence ». Pourtant, lorsqu’il était jeune homme, il avait pris la décision de faire carrière dans la mécanique et poursuivait des études en ce sens. Mais chaque week-end, il revenait aux récoltes, et aidait ses aînés dans leurs tâches. « Je ne me rendais même pas compte que c’était au contact de la terre que je me sentais pleinement heureux. Lorsque j’ai eu le déclic, j’ai tout quitté et j’ai cherché une terre où m’établir. J’en ai acheté une à Ollioules et j’en loue une autre à Sanary. » Depuis, il se lève aux aurores pour planter, récolter, défricher (…) mais le métier ne s’arrête pas là. Il faut aussi vendre sur les marchés, créer des paniers de saison pour ceux qui préfèrent acheter via internet et cultiver son savoir-faire. Il termine : « Pour vivre de ce métier, il faut savoir être à l’écoute des saisons et anticiper, quand cela est possible, les caprices du temps. En ce sens, pour vendre au mieux, il faut aussi être capable de sortir les fruits et les légumes de saison le plus tôt possible pour que le consommateur ne soit pas déjà lassé des saveurs. Pour cela, la chance joue aussi, souvent, un peu de son autorité. »

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