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vendredi 20 février 2026

Mémoire locale : un Six-Fours d’hier raconté à guichets fermés, une nouvelle date annoncée

La mémoire locale a fait salle comble au Six N’Étoiles. Avec 220 réservations enregistrées dès l’ouverture, aucune vente sur place n’a été possible et une partie du public n’a pas pu accéder à la salle. Face à cet engouement, une réédition est annoncée samedi 28 février. La réservation est d’ores et déjà conseillée.

Ce succès confirme l’intérêt du public pour ces récits du territoire, portés par André Mercheyer, fin connaisseur de l’histoire vécue du littoral.

Des souvenirs marquants, entre anecdotes et images d’un territoire transformé

Avant même l’existence d’une piscine à Six-Fours, les nageurs devaient se rendre aux Embiez. C’est par ce souvenir qu’André Mercheyer ouvre la rencontre.
« Je nageais avec Franck Esposito. J’avais 18 ans, lui 12… et il nageait déjà plus vite que moi », raconte-t-il, évoquant le futur champion.

Au fil du récit, le public redécouvre le Gaou, autrefois presque entièrement rocheux, et se remémore la feria organisée sur l’île des Embiez. Lors de cet événement, un taureau s’était échappé, semant l’affolement avant d’être retrouvé sur la plage du Cros après avoir traversé à la nage.

André Mercheyer évoque également une époque où l’on chassait de petits oiseaux pour se nourrir : lorsque la maréchaussée approchait, le gardien du Gaou levait un drapeau, signal pour vider ses poches et disparaître.

La pêche, culture du quotidien

La pêche occupe une place centrale dans ces souvenirs. Les filets en chanvre devaient être séchés chaque jour sur le port du Brusc pour éviter qu’ils ne pourrissent.
« Quand vous étiez gosses à l’époque, vous saviez qu’il fallait faire attention en sortant. Si vous marchiez dessus, vous étiez bon pour une sacrée engueulade », sourit-il.

C’était le temps des sardines méditerranéennes ramassées à la main et d’une cinquantaine de pêcheurs au Brusc, contre quatre aujourd’hui.
André Mercheyer évoque enfin les marécages de Reynier, le collège construit sur pilotis, mais aussi les maisons du bord de l’eau dynamitées par les Allemands à leur départ, dont ils durent payer la reconstruction après la guerre.

Par la précision du détail et la force du souvenir, ces récits ont fait revivre un Six-Fours disparu, transmis de vive voix à un public venu nombreux — au point de nécessiter une nouvelle rencontre. RÉSERVEZ VOS PLACES ICI. 

La passerelle que personne n’empruntait : 

Pour permettre la construction du collège Reynier, la législation imposait à la commune d’offrir une sortie sécurisée aux élèves afin qu’ils n’arrivent pas directement sur la route en quittant les classes. La municipalité, alors dirigée par Philippe Estève, fait construire une passerelle… que les jeunes n’utiliseront jamais, préférant traverser plutôt que gravir les escaliers. Rapidement mal fréquenté la nuit, l’ouvrage est finalement détruit. L’affaire connaîtra une résonance nationale lorsque Julien Courbet y consacrera un reportage, pointant l’argent public gaspillé. Une sacrée mise en lumière.

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Mémoire locale : un Six-Fours d’hier raconté à guichets fermés, une nouvelle date annoncée

La mémoire locale a fait salle comble au Six N’Étoiles. Avec 220 réservations enregistrées dès l’ouverture, aucune vente sur place n’a été possible et une partie du public n’a pas pu accéder à la salle. Face à cet engouement, une réédition est annoncée samedi 28 février. La réservation est d’ores et déjà conseillée.

Ce succès confirme l’intérêt du public pour ces récits du territoire, portés par André Mercheyer, fin connaisseur de l’histoire vécue du littoral.

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Avant même l’existence d’une piscine à Six-Fours, les nageurs devaient se rendre aux Embiez. C’est par ce souvenir qu’André Mercheyer ouvre la rencontre.
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Au fil du récit, le public redécouvre le Gaou, autrefois presque entièrement rocheux, et se remémore la feria organisée sur l’île des Embiez. Lors de cet événement, un taureau s’était échappé, semant l’affolement avant d’être retrouvé sur la plage du Cros après avoir traversé à la nage.

André Mercheyer évoque également une époque où l’on chassait de petits oiseaux pour se nourrir : lorsque la maréchaussée approchait, le gardien du Gaou levait un drapeau, signal pour vider ses poches et disparaître.

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La pêche occupe une place centrale dans ces souvenirs. Les filets en chanvre devaient être séchés chaque jour sur le port du Brusc pour éviter qu’ils ne pourrissent.
« Quand vous étiez gosses à l’époque, vous saviez qu’il fallait faire attention en sortant. Si vous marchiez dessus, vous étiez bon pour une sacrée engueulade », sourit-il.

C’était le temps des sardines méditerranéennes ramassées à la main et d’une cinquantaine de pêcheurs au Brusc, contre quatre aujourd’hui.
André Mercheyer évoque enfin les marécages de Reynier, le collège construit sur pilotis, mais aussi les maisons du bord de l’eau dynamitées par les Allemands à leur départ, dont ils durent payer la reconstruction après la guerre.

Par la précision du détail et la force du souvenir, ces récits ont fait revivre un Six-Fours disparu, transmis de vive voix à un public venu nombreux — au point de nécessiter une nouvelle rencontre. RÉSERVEZ VOS PLACES ICI. 

La passerelle que personne n’empruntait : 

Pour permettre la construction du collège Reynier, la législation imposait à la commune d’offrir une sortie sécurisée aux élèves afin qu’ils n’arrivent pas directement sur la route en quittant les classes. La municipalité, alors dirigée par Philippe Estève, fait construire une passerelle… que les jeunes n’utiliseront jamais, préférant traverser plutôt que gravir les escaliers. Rapidement mal fréquenté la nuit, l’ouvrage est finalement détruit. L’affaire connaîtra une résonance nationale lorsque Julien Courbet y consacrera un reportage, pointant l’argent public gaspillé. Une sacrée mise en lumière.

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Ce succès confirme l’intérêt du public pour ces récits du territoire, portés par André Mercheyer, fin connaisseur de l’histoire vécue du littoral.

Des souvenirs marquants, entre anecdotes et images d’un territoire transformé

Avant même l’existence d’une piscine à Six-Fours, les nageurs devaient se rendre aux Embiez. C’est par ce souvenir qu’André Mercheyer ouvre la rencontre.
« Je nageais avec Franck Esposito. J’avais 18 ans, lui 12… et il nageait déjà plus vite que moi », raconte-t-il, évoquant le futur champion.

Au fil du récit, le public redécouvre le Gaou, autrefois presque entièrement rocheux, et se remémore la feria organisée sur l’île des Embiez. Lors de cet événement, un taureau s’était échappé, semant l’affolement avant d’être retrouvé sur la plage du Cros après avoir traversé à la nage.

André Mercheyer évoque également une époque où l’on chassait de petits oiseaux pour se nourrir : lorsque la maréchaussée approchait, le gardien du Gaou levait un drapeau, signal pour vider ses poches et disparaître.

La pêche, culture du quotidien

La pêche occupe une place centrale dans ces souvenirs. Les filets en chanvre devaient être séchés chaque jour sur le port du Brusc pour éviter qu’ils ne pourrissent.
« Quand vous étiez gosses à l’époque, vous saviez qu’il fallait faire attention en sortant. Si vous marchiez dessus, vous étiez bon pour une sacrée engueulade », sourit-il.

C’était le temps des sardines méditerranéennes ramassées à la main et d’une cinquantaine de pêcheurs au Brusc, contre quatre aujourd’hui.
André Mercheyer évoque enfin les marécages de Reynier, le collège construit sur pilotis, mais aussi les maisons du bord de l’eau dynamitées par les Allemands à leur départ, dont ils durent payer la reconstruction après la guerre.

Par la précision du détail et la force du souvenir, ces récits ont fait revivre un Six-Fours disparu, transmis de vive voix à un public venu nombreux — au point de nécessiter une nouvelle rencontre. RÉSERVEZ VOS PLACES ICI. 

La passerelle que personne n’empruntait : 

Pour permettre la construction du collège Reynier, la législation imposait à la commune d’offrir une sortie sécurisée aux élèves afin qu’ils n’arrivent pas directement sur la route en quittant les classes. La municipalité, alors dirigée par Philippe Estève, fait construire une passerelle… que les jeunes n’utiliseront jamais, préférant traverser plutôt que gravir les escaliers. Rapidement mal fréquenté la nuit, l’ouvrage est finalement détruit. L’affaire connaîtra une résonance nationale lorsque Julien Courbet y consacrera un reportage, pointant l’argent public gaspillé. Une sacrée mise en lumière.

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