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vendredi 19 juin 2026
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Que reste-t-il des chantiers navals dans la mémoire des enfants de La Seyne ?

Plus de trente-cinq ans après la fermeture des chantiers navals, l’histoire industrielle de La Seyne-sur-Mer continue de vivre à travers les nouvelles générations. Vendredi, près de 450 élèves étaient réunis sur le parc de la Navale pour la clôture des Classes de transmission de la mémoire navale.

lls n’ont jamais vu les grues géantes qui dominaient autrefois le littoral seynois. Ils n’ont pas connu les sirènes qui rythmaient les journées de travail ni les milliers d’ouvriers qui entraient chaque matin sur le chantier. Pourtant, grâce aux Classes de transmission de la mémoire navale, les écoliers de La Seyne découvrent chaque année l’histoire qui a façonné leur ville.

Lancée en 2013 par la Ville de La Seyne-sur-Mer en partenariat avec l’Éducation nationale, cette opération patrimoniale et pédagogique mobilise plusieurs associations locales, parmi lesquelles l’AMIANS, le CRCN, les Argonautes, les Amis du Laborieux ainsi que la Maison du Patrimoine.

Cette année, près de 600 élèves ont participé à cette aventure pédagogique consacrée à l’histoire de la construction navale seynoise, des origines jusqu’à la fermeture du chantier en 1989.

Quand les anciens racontent la ville d’autrefois

Tout au long de l’après-midi, les enfants ont circulé entre différents stands animés par des bénévoles, passionnés d’histoire locale et anciens ouvriers des chantiers.

Parmi eux, Nicolas, que tout le monde surnomme affectueusement « Papy Nicolas », a captivé son jeune auditoire. Ancien tôlier, il a consacré quarante années de sa vie aux chantiers navals.

Face aux élèves, il désigne le parc où ils se trouvent aujourd’hui.

« À la place des arbres et des espaces verts, il n’y avait que de la tôle, des racks et des plateformes de travail », raconte-t-il. « C’était un immense espace industriel. L’été, la chaleur était particulièrement difficile pour les ouvriers. »

À travers ces témoignages, les enfants découvrent une ville radicalement différente de celle qu’ils connaissent aujourd’hui.

Le bassin, dernier témoin de l’épopée navale

Derrière le parc subsiste l’un des symboles les plus impressionnants de cette époque : le bassin de radoub.

À l’apogée des chantiers, cet équipement figurait parmi les plus importants de Méditerranée et symbolisait la puissance industrielle de La Seyne. Des milliers d’ouvriers travaillaient alors autour de cette infrastructure qui faisait vivre une grande partie de la ville.

Pour Nicolas, le bassin représente également une occasion manquée.

L’ancien ouvrier se souvient des discussions qui ont accompagné la fermeture des chantiers et la reconversion du site. Dans les années qui ont suivi, plusieurs villes portuaires ont cherché à préserver une activité maritime ou industrielle. À La Ciotat, dont le chantier appartenait comme celui de La Seyne au groupe Normed avant sa disparition, des projets de reprise et de reconversion ont notamment été portés à la fin des années 1980 avec l’implication de Bernard Tapie.

« Quand Bernard Tapie est venu voir les installations, il y avait des idées pour continuer à travailler autour des bateaux », raconte aujourd’hui Nicolas, livrant son souvenir personnel de cette période mouvementée.

« On aurait pu désamianter des navires militaires ici, mais on a préféré faire autre chose. Moi, je pense que c’est une erreur. Les jeunes auraient pu continuer à vivre de la mer », estime-t-il.

Une mémoire qui continue de vivre :

Lors de son allocution, le maire Dorian Munoz a salué l’engagement des associations, des bénévoles et des enseignants qui permettent à cette mémoire collective de se transmettre d’année en année.

Il a rappelé combien l’histoire des chantiers navals demeure au cœur de l’identité seynoise et combien il est essentiel que les nouvelles générations comprennent les origines de leur ville.

Vendredi, en observant les élèves écouter avec attention les récits de ceux qui ont construit des navires pendant des décennies, une évidence s’imposait : les chantiers navals ont disparu, mais leur mémoire continue de naviguer d’une génération à l’autre.

 

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Que reste-t-il des chantiers navals dans la mémoire des enfants de La Seyne ?

Plus de trente-cinq ans après la fermeture des chantiers navals, l’histoire industrielle de La Seyne-sur-Mer continue de vivre à travers les nouvelles générations. Vendredi, près de 450 élèves étaient réunis sur le parc de la Navale pour la clôture des Classes de transmission de la mémoire navale.

lls n’ont jamais vu les grues géantes qui dominaient autrefois le littoral seynois. Ils n’ont pas connu les sirènes qui rythmaient les journées de travail ni les milliers d’ouvriers qui entraient chaque matin sur le chantier. Pourtant, grâce aux Classes de transmission de la mémoire navale, les écoliers de La Seyne découvrent chaque année l’histoire qui a façonné leur ville.

Lancée en 2013 par la Ville de La Seyne-sur-Mer en partenariat avec l’Éducation nationale, cette opération patrimoniale et pédagogique mobilise plusieurs associations locales, parmi lesquelles l’AMIANS, le CRCN, les Argonautes, les Amis du Laborieux ainsi que la Maison du Patrimoine.

Cette année, près de 600 élèves ont participé à cette aventure pédagogique consacrée à l’histoire de la construction navale seynoise, des origines jusqu’à la fermeture du chantier en 1989.

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Tout au long de l’après-midi, les enfants ont circulé entre différents stands animés par des bénévoles, passionnés d’histoire locale et anciens ouvriers des chantiers.

Parmi eux, Nicolas, que tout le monde surnomme affectueusement « Papy Nicolas », a captivé son jeune auditoire. Ancien tôlier, il a consacré quarante années de sa vie aux chantiers navals.

Face aux élèves, il désigne le parc où ils se trouvent aujourd’hui.

« À la place des arbres et des espaces verts, il n’y avait que de la tôle, des racks et des plateformes de travail », raconte-t-il. « C’était un immense espace industriel. L’été, la chaleur était particulièrement difficile pour les ouvriers. »

À travers ces témoignages, les enfants découvrent une ville radicalement différente de celle qu’ils connaissent aujourd’hui.

Le bassin, dernier témoin de l’épopée navale

Derrière le parc subsiste l’un des symboles les plus impressionnants de cette époque : le bassin de radoub.

À l’apogée des chantiers, cet équipement figurait parmi les plus importants de Méditerranée et symbolisait la puissance industrielle de La Seyne. Des milliers d’ouvriers travaillaient alors autour de cette infrastructure qui faisait vivre une grande partie de la ville.

Pour Nicolas, le bassin représente également une occasion manquée.

L’ancien ouvrier se souvient des discussions qui ont accompagné la fermeture des chantiers et la reconversion du site. Dans les années qui ont suivi, plusieurs villes portuaires ont cherché à préserver une activité maritime ou industrielle. À La Ciotat, dont le chantier appartenait comme celui de La Seyne au groupe Normed avant sa disparition, des projets de reprise et de reconversion ont notamment été portés à la fin des années 1980 avec l’implication de Bernard Tapie.

« Quand Bernard Tapie est venu voir les installations, il y avait des idées pour continuer à travailler autour des bateaux », raconte aujourd’hui Nicolas, livrant son souvenir personnel de cette période mouvementée.

« On aurait pu désamianter des navires militaires ici, mais on a préféré faire autre chose. Moi, je pense que c’est une erreur. Les jeunes auraient pu continuer à vivre de la mer », estime-t-il.

Une mémoire qui continue de vivre :

Lors de son allocution, le maire Dorian Munoz a salué l’engagement des associations, des bénévoles et des enseignants qui permettent à cette mémoire collective de se transmettre d’année en année.

Il a rappelé combien l’histoire des chantiers navals demeure au cœur de l’identité seynoise et combien il est essentiel que les nouvelles générations comprennent les origines de leur ville.

Vendredi, en observant les élèves écouter avec attention les récits de ceux qui ont construit des navires pendant des décennies, une évidence s’imposait : les chantiers navals ont disparu, mais leur mémoire continue de naviguer d’une génération à l’autre.

 

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lls n’ont jamais vu les grues géantes qui dominaient autrefois le littoral seynois. Ils n’ont pas connu les sirènes qui rythmaient les journées de travail ni les milliers d’ouvriers qui entraient chaque matin sur le chantier. Pourtant, grâce aux Classes de transmission de la mémoire navale, les écoliers de La Seyne découvrent chaque année l’histoire qui a façonné leur ville.

Lancée en 2013 par la Ville de La Seyne-sur-Mer en partenariat avec l’Éducation nationale, cette opération patrimoniale et pédagogique mobilise plusieurs associations locales, parmi lesquelles l’AMIANS, le CRCN, les Argonautes, les Amis du Laborieux ainsi que la Maison du Patrimoine.

Cette année, près de 600 élèves ont participé à cette aventure pédagogique consacrée à l’histoire de la construction navale seynoise, des origines jusqu’à la fermeture du chantier en 1989.

Quand les anciens racontent la ville d’autrefois

Tout au long de l’après-midi, les enfants ont circulé entre différents stands animés par des bénévoles, passionnés d’histoire locale et anciens ouvriers des chantiers.

Parmi eux, Nicolas, que tout le monde surnomme affectueusement « Papy Nicolas », a captivé son jeune auditoire. Ancien tôlier, il a consacré quarante années de sa vie aux chantiers navals.

Face aux élèves, il désigne le parc où ils se trouvent aujourd’hui.

« À la place des arbres et des espaces verts, il n’y avait que de la tôle, des racks et des plateformes de travail », raconte-t-il. « C’était un immense espace industriel. L’été, la chaleur était particulièrement difficile pour les ouvriers. »

À travers ces témoignages, les enfants découvrent une ville radicalement différente de celle qu’ils connaissent aujourd’hui.

Le bassin, dernier témoin de l’épopée navale

Derrière le parc subsiste l’un des symboles les plus impressionnants de cette époque : le bassin de radoub.

À l’apogée des chantiers, cet équipement figurait parmi les plus importants de Méditerranée et symbolisait la puissance industrielle de La Seyne. Des milliers d’ouvriers travaillaient alors autour de cette infrastructure qui faisait vivre une grande partie de la ville.

Pour Nicolas, le bassin représente également une occasion manquée.

L’ancien ouvrier se souvient des discussions qui ont accompagné la fermeture des chantiers et la reconversion du site. Dans les années qui ont suivi, plusieurs villes portuaires ont cherché à préserver une activité maritime ou industrielle. À La Ciotat, dont le chantier appartenait comme celui de La Seyne au groupe Normed avant sa disparition, des projets de reprise et de reconversion ont notamment été portés à la fin des années 1980 avec l’implication de Bernard Tapie.

« Quand Bernard Tapie est venu voir les installations, il y avait des idées pour continuer à travailler autour des bateaux », raconte aujourd’hui Nicolas, livrant son souvenir personnel de cette période mouvementée.

« On aurait pu désamianter des navires militaires ici, mais on a préféré faire autre chose. Moi, je pense que c’est une erreur. Les jeunes auraient pu continuer à vivre de la mer », estime-t-il.

Une mémoire qui continue de vivre :

Lors de son allocution, le maire Dorian Munoz a salué l’engagement des associations, des bénévoles et des enseignants qui permettent à cette mémoire collective de se transmettre d’année en année.

Il a rappelé combien l’histoire des chantiers navals demeure au cœur de l’identité seynoise et combien il est essentiel que les nouvelles générations comprennent les origines de leur ville.

Vendredi, en observant les élèves écouter avec attention les récits de ceux qui ont construit des navires pendant des décennies, une évidence s’imposait : les chantiers navals ont disparu, mais leur mémoire continue de naviguer d’une génération à l’autre.

 

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