8 C
Toulon
vendredi 10 avril 2026

Raymond, 93 ans, un DJ toujours dans le coup

À l’approche de ses 93 ans, Raymond Marot incarne une longévité pleine d’élan. Presque un siècle derrière lui, sans jamais avoir renoncé ni à sa curiosité, ni au plaisir de partager. Toujours à l’écoute, des hommes comme des océans, il a construit sa vie autour de ce qui vibre, se transmet et relie.

Des ondes militaires aux profondeurs marines
Son parcours débute sous l’uniforme. Spécialiste en dépannage radio, il est envoyé au Vietnam, au Maroc puis en Algérie. « Mon rôle était crucial pour assurer les communications en zones sensibles, mais je n’ai jamais combattu directement », précise-t-il. À cette époque, la maîtrise technique est une question de survie. Il y forge une exigence et une discipline qui ne le quitteront plus.

Une vocation entre électronique et océan :

De retour à la vie civile, il intègre l’arsenal, puis s’oriente vers l’électronique. En 1961, il rejoint un domaine encore émergent : l’acoustique sous-marine. Dans le contexte d’après-guerre, la France s’entoure de scientifiques venus d’Allemagne pour accélérer ses recherches. Au Brusc, certains rejoignent le laboratoire, dont Ursula Pacaud-Meindl, future figure majeure surnommée « la mère des oreilles d’or de la Marine ».
Raymond participe à cette aventure à sa manière : il recueille les enregistrements, qui seront ensuite étudiés et interprétés. Il se souvient avec émotion de ces matins où il découvrait les sons du large : chants de baleines, sifflements de dauphins. « Ces voix voyageaient sur des kilomètres… c’était saisissant. On réalisait à quel point la mer nous dépasse. »

Soixante ans à faire danser les autres : 

La même année, une autre passion s’invite dans sa vie. Il accepte d’animer un bal pour le comité des fêtes. Une expérience fondatrice. Depuis, il n’a jamais quitté les pistes. Pendant plus de six décennies, il a accompagné les générations au rythme de la musique, devenant un véritable artisan de la fête.
« Tant que les gens dansent, je continue. Offrir de la joie, c’est ce qui me fait avancer », confie-t-il avec simplicité. Une énergie qu’il entretient en restant actif, curieux et connecté à son époque. « Il faut évoluer avec son temps : l’informatique, les sons… on apprend toujours. »

Des valses et tangos d’hier aux rythmes disco, jusqu’aux sons électroniques d’aujourd’hui, Raymond a tout traversé. À une nuance près : « Le rap… ce n’est pas trop mon univers », glisse-t-il en souriant.

Et pour expliquer une telle vitalité à 93 ans, il a sa théorie : « Je suis né un vendredi 13. Certains y voient un mauvais signe… moi, je m’en sors plutôt bien. » Comme un chat, peut-être. Pas noir, espérons-le.

Prochain bal dansant : Lundi 13 avril de 14h à 17h Espace Malraux.

spot_img
spot_img
spot_img

Raymond, 93 ans, un DJ toujours dans le coup

À l’approche de ses 93 ans, Raymond Marot incarne une longévité pleine d’élan. Presque un siècle derrière lui, sans jamais avoir renoncé ni à sa curiosité, ni au plaisir de partager. Toujours à l’écoute, des hommes comme des océans, il a construit sa vie autour de ce qui vibre, se transmet et relie.

Des ondes militaires aux profondeurs marines
Son parcours débute sous l’uniforme. Spécialiste en dépannage radio, il est envoyé au Vietnam, au Maroc puis en Algérie. « Mon rôle était crucial pour assurer les communications en zones sensibles, mais je n’ai jamais combattu directement », précise-t-il. À cette époque, la maîtrise technique est une question de survie. Il y forge une exigence et une discipline qui ne le quitteront plus.

Une vocation entre électronique et océan :

De retour à la vie civile, il intègre l’arsenal, puis s’oriente vers l’électronique. En 1961, il rejoint un domaine encore émergent : l’acoustique sous-marine. Dans le contexte d’après-guerre, la France s’entoure de scientifiques venus d’Allemagne pour accélérer ses recherches. Au Brusc, certains rejoignent le laboratoire, dont Ursula Pacaud-Meindl, future figure majeure surnommée « la mère des oreilles d’or de la Marine ».
Raymond participe à cette aventure à sa manière : il recueille les enregistrements, qui seront ensuite étudiés et interprétés. Il se souvient avec émotion de ces matins où il découvrait les sons du large : chants de baleines, sifflements de dauphins. « Ces voix voyageaient sur des kilomètres… c’était saisissant. On réalisait à quel point la mer nous dépasse. »

Soixante ans à faire danser les autres : 

La même année, une autre passion s’invite dans sa vie. Il accepte d’animer un bal pour le comité des fêtes. Une expérience fondatrice. Depuis, il n’a jamais quitté les pistes. Pendant plus de six décennies, il a accompagné les générations au rythme de la musique, devenant un véritable artisan de la fête.
« Tant que les gens dansent, je continue. Offrir de la joie, c’est ce qui me fait avancer », confie-t-il avec simplicité. Une énergie qu’il entretient en restant actif, curieux et connecté à son époque. « Il faut évoluer avec son temps : l’informatique, les sons… on apprend toujours. »

Des valses et tangos d’hier aux rythmes disco, jusqu’aux sons électroniques d’aujourd’hui, Raymond a tout traversé. À une nuance près : « Le rap… ce n’est pas trop mon univers », glisse-t-il en souriant.

Et pour expliquer une telle vitalité à 93 ans, il a sa théorie : « Je suis né un vendredi 13. Certains y voient un mauvais signe… moi, je m’en sors plutôt bien. » Comme un chat, peut-être. Pas noir, espérons-le.

Prochain bal dansant : Lundi 13 avril de 14h à 17h Espace Malraux.

spot_img

Nos derniers articles

Raymond, 93 ans, un DJ toujours dans le coup

À l’approche de ses 93 ans, Raymond Marot incarne une longévité pleine d’élan. Presque un siècle derrière lui, sans jamais avoir renoncé ni à sa curiosité, ni au plaisir de partager. Toujours à l’écoute, des hommes comme des océans, il a construit sa vie autour de ce qui vibre, se transmet et relie.

Des ondes militaires aux profondeurs marines
Son parcours débute sous l’uniforme. Spécialiste en dépannage radio, il est envoyé au Vietnam, au Maroc puis en Algérie. « Mon rôle était crucial pour assurer les communications en zones sensibles, mais je n’ai jamais combattu directement », précise-t-il. À cette époque, la maîtrise technique est une question de survie. Il y forge une exigence et une discipline qui ne le quitteront plus.

Une vocation entre électronique et océan :

De retour à la vie civile, il intègre l’arsenal, puis s’oriente vers l’électronique. En 1961, il rejoint un domaine encore émergent : l’acoustique sous-marine. Dans le contexte d’après-guerre, la France s’entoure de scientifiques venus d’Allemagne pour accélérer ses recherches. Au Brusc, certains rejoignent le laboratoire, dont Ursula Pacaud-Meindl, future figure majeure surnommée « la mère des oreilles d’or de la Marine ».
Raymond participe à cette aventure à sa manière : il recueille les enregistrements, qui seront ensuite étudiés et interprétés. Il se souvient avec émotion de ces matins où il découvrait les sons du large : chants de baleines, sifflements de dauphins. « Ces voix voyageaient sur des kilomètres… c’était saisissant. On réalisait à quel point la mer nous dépasse. »

Soixante ans à faire danser les autres : 

La même année, une autre passion s’invite dans sa vie. Il accepte d’animer un bal pour le comité des fêtes. Une expérience fondatrice. Depuis, il n’a jamais quitté les pistes. Pendant plus de six décennies, il a accompagné les générations au rythme de la musique, devenant un véritable artisan de la fête.
« Tant que les gens dansent, je continue. Offrir de la joie, c’est ce qui me fait avancer », confie-t-il avec simplicité. Une énergie qu’il entretient en restant actif, curieux et connecté à son époque. « Il faut évoluer avec son temps : l’informatique, les sons… on apprend toujours. »

Des valses et tangos d’hier aux rythmes disco, jusqu’aux sons électroniques d’aujourd’hui, Raymond a tout traversé. À une nuance près : « Le rap… ce n’est pas trop mon univers », glisse-t-il en souriant.

Et pour expliquer une telle vitalité à 93 ans, il a sa théorie : « Je suis né un vendredi 13. Certains y voient un mauvais signe… moi, je m’en sors plutôt bien. » Comme un chat, peut-être. Pas noir, espérons-le.

Prochain bal dansant : Lundi 13 avril de 14h à 17h Espace Malraux.

spot_img

Nos derniers articles

spot_img
spot_img

Vous aimez nos articles ?


Abonnez-vous à notre newsletter !