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dimanche 16 juin 2024

Une soirée autour de la photographie ce vendredi au six n’étoiles !

Pour notre premier événement « Les Rencontres du Petit Varois », nous avons décidé de projeter le documentaire « À la recherche de Viviane Maier ». 

Elle était une nourrice particulière. Sa chambre était pleine de journaux de papier anciens et d’étranges boites étaient stoquées sur ses étagères. Elle baladait les enfants dont elle avait la charge là ou des faits divers qui « témoignaient de la folie des gens » avaient lieu et parfois même dans des parcs à bestiaux où les animaux étaient destinés à l’abattoir. Ceux qui n’étaient pas sages, elle se débrouiller pour les semer sur sa route, attendent que la police les retrouve, les gronde et les ramène à la maison où elle jurait que ce n’était que des chenapans. Habillée de longs vêtements larges qui couvraient ses formes, un appareil photo constamment autour du cou, ses journées de 1950 à 1980 étaient rythmées par le cliquetis de sa machine. Si elle a fini sans le sous, ses collections étranges, elles, ont été vendues aux enchères à Chicago, où un certain John Maloof a eu la main heureuse. En 2007, l’homme récupère plus de 140 000 photographies et négatifs de scènes de vie dans les rues de New-York et de Chicago pour moins de 400$. Dans les cartons, certaines bobines n’ont même jamais encore été développées. Viviane Maier, l’anonyme, est devenue après sa mort, « L’une des plus grandes photographes du XXe siècle. » Dans un documentaire réalisé par ses soins, John Maloof raconte ses trouvailles heureuses, ses enquêtes et réussi même à retrouver les contemporains de celle qui a révolutionné le monde de la photographie et de l’art.

Le documentaire « A la recherche de Viviane Maier » sera présenté au six n’étoiles ce vendredi soir par Caroline Gonzales, rédactrice en chef de Le Petit varois. fr (anciennement appelé Le Metropolitan.fr) et Marie Diane Tassy, photographe de la mairie depuis plus de 40 ans. La professionnelle de l’image raconte : « J’ai découvert Viviane Maier peu de temps après la sortie de ce film et je me suis rendue à Berlin pour avoir la chance de découvrir l’une des premières expositions de son travail. Je pense qu’elle est une véritable inspiration pour tous les photographes. C’était un personnage libre qui avait choisi sa destinée. Elle s’est éteinte sans famille et presque sans amis mais avec une passion dévorante au coeur. » A découvrir.

« À la recherche de Viviane Maier ». Au Six n’étoiles vendredi à 20h. Dans le cadre de « Les rencontres du Petit Varois ». Réservation conseillée.

« La rue est un trésor pour le photographe » 

Comme l’artiste qu’elle affectionne, il n’y a pas un jour sans que Marie-Diane Tassy ne sorte sans son appareil photo. « La rue est un spectacle pour le photographe. Dans les années 80, je suis allée au Festival de Canne presque par convenance, parce que c’est une chose que tout le monde faisait. Mais ce que j’aimais, ce n’était pas les vedettes mais la foule qui se pressait aux pieds des marches. Je vis pour les instants qui se façonnent dans le hasard et les clichés qui deviennent des objets d’art parce que toutes les conditions se sont réunies le temps d’un instant. Le cliché de la dame assise sur un banc que j’ai réalisé ce jour-là fait à présent partie du patrimoine inaliénable du musée français de la photographie. Et je n’avais rien prémédité. J’étais simplement là au bon moment. » 

Si la professionnelle de l’image a profité de sa carrière en mairie pour immortaliser le quotidien des Six-Fournais, elle a aussi utilisé ses congés pour arpenter certains pays en guerre. Ainsi, en 1989, lorsque la Roumanie fait sa révolution et qu’un coup d’Etat est facilité par une série d’émeutes qui aboutissent au renversement et à l’exécution du dictateur en place, elle se rend sur place pour immortaliser les visages de l’Histoire en marche.

« J’ai toujours pensé que le photographe avait également un devoir de mémoire. C’est aussi pour cette raison que depuis les années 80, j’achète dans les brocantes des négatifs à développer. Si j’ai des placards plein de la vie d’anonymes, j’ai aussi eu la chance de découvrir, entre autres, des photos des tranchées de la première Guerre Mondiale. »

À la fin du film, Marie-Diane Tassy présentera une sélection de ses clichés, avec commentaires, dans la salle obscure.  

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Pour notre premier événement « Les Rencontres du Petit Varois », nous avons décidé de projeter le documentaire « À la recherche de Viviane Maier ». 

Elle était une nourrice particulière. Sa chambre était pleine de journaux de papier anciens et d’étranges boites étaient stoquées sur ses étagères. Elle baladait les enfants dont elle avait la charge là ou des faits divers qui « témoignaient de la folie des gens » avaient lieu et parfois même dans des parcs à bestiaux où les animaux étaient destinés à l’abattoir. Ceux qui n’étaient pas sages, elle se débrouiller pour les semer sur sa route, attendent que la police les retrouve, les gronde et les ramène à la maison où elle jurait que ce n’était que des chenapans. Habillée de longs vêtements larges qui couvraient ses formes, un appareil photo constamment autour du cou, ses journées de 1950 à 1980 étaient rythmées par le cliquetis de sa machine. Si elle a fini sans le sous, ses collections étranges, elles, ont été vendues aux enchères à Chicago, où un certain John Maloof a eu la main heureuse. En 2007, l’homme récupère plus de 140 000 photographies et négatifs de scènes de vie dans les rues de New-York et de Chicago pour moins de 400$. Dans les cartons, certaines bobines n’ont même jamais encore été développées. Viviane Maier, l’anonyme, est devenue après sa mort, « L’une des plus grandes photographes du XXe siècle. » Dans un documentaire réalisé par ses soins, John Maloof raconte ses trouvailles heureuses, ses enquêtes et réussi même à retrouver les contemporains de celle qui a révolutionné le monde de la photographie et de l’art.

Le documentaire « A la recherche de Viviane Maier » sera présenté au six n’étoiles ce vendredi soir par Caroline Gonzales, rédactrice en chef de Le Petit varois. fr (anciennement appelé Le Metropolitan.fr) et Marie Diane Tassy, photographe de la mairie depuis plus de 40 ans. La professionnelle de l’image raconte : « J’ai découvert Viviane Maier peu de temps après la sortie de ce film et je me suis rendue à Berlin pour avoir la chance de découvrir l’une des premières expositions de son travail. Je pense qu’elle est une véritable inspiration pour tous les photographes. C’était un personnage libre qui avait choisi sa destinée. Elle s’est éteinte sans famille et presque sans amis mais avec une passion dévorante au coeur. » A découvrir.

« À la recherche de Viviane Maier ». Au Six n’étoiles vendredi à 20h. Dans le cadre de « Les rencontres du Petit Varois ». Réservation conseillée.

« La rue est un trésor pour le photographe » 

Comme l’artiste qu’elle affectionne, il n’y a pas un jour sans que Marie-Diane Tassy ne sorte sans son appareil photo. « La rue est un spectacle pour le photographe. Dans les années 80, je suis allée au Festival de Canne presque par convenance, parce que c’est une chose que tout le monde faisait. Mais ce que j’aimais, ce n’était pas les vedettes mais la foule qui se pressait aux pieds des marches. Je vis pour les instants qui se façonnent dans le hasard et les clichés qui deviennent des objets d’art parce que toutes les conditions se sont réunies le temps d’un instant. Le cliché de la dame assise sur un banc que j’ai réalisé ce jour-là fait à présent partie du patrimoine inaliénable du musée français de la photographie. Et je n’avais rien prémédité. J’étais simplement là au bon moment. » 

Si la professionnelle de l’image a profité de sa carrière en mairie pour immortaliser le quotidien des Six-Fournais, elle a aussi utilisé ses congés pour arpenter certains pays en guerre. Ainsi, en 1989, lorsque la Roumanie fait sa révolution et qu’un coup d’Etat est facilité par une série d’émeutes qui aboutissent au renversement et à l’exécution du dictateur en place, elle se rend sur place pour immortaliser les visages de l’Histoire en marche.

« J’ai toujours pensé que le photographe avait également un devoir de mémoire. C’est aussi pour cette raison que depuis les années 80, j’achète dans les brocantes des négatifs à développer. Si j’ai des placards plein de la vie d’anonymes, j’ai aussi eu la chance de découvrir, entre autres, des photos des tranchées de la première Guerre Mondiale. »

À la fin du film, Marie-Diane Tassy présentera une sélection de ses clichés, avec commentaires, dans la salle obscure.  

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Elle était une nourrice particulière. Sa chambre était pleine de journaux de papier anciens et d’étranges boites étaient stoquées sur ses étagères. Elle baladait les enfants dont elle avait la charge là ou des faits divers qui « témoignaient de la folie des gens » avaient lieu et parfois même dans des parcs à bestiaux où les animaux étaient destinés à l’abattoir. Ceux qui n’étaient pas sages, elle se débrouiller pour les semer sur sa route, attendent que la police les retrouve, les gronde et les ramène à la maison où elle jurait que ce n’était que des chenapans. Habillée de longs vêtements larges qui couvraient ses formes, un appareil photo constamment autour du cou, ses journées de 1950 à 1980 étaient rythmées par le cliquetis de sa machine. Si elle a fini sans le sous, ses collections étranges, elles, ont été vendues aux enchères à Chicago, où un certain John Maloof a eu la main heureuse. En 2007, l’homme récupère plus de 140 000 photographies et négatifs de scènes de vie dans les rues de New-York et de Chicago pour moins de 400$. Dans les cartons, certaines bobines n’ont même jamais encore été développées. Viviane Maier, l’anonyme, est devenue après sa mort, « L’une des plus grandes photographes du XXe siècle. » Dans un documentaire réalisé par ses soins, John Maloof raconte ses trouvailles heureuses, ses enquêtes et réussi même à retrouver les contemporains de celle qui a révolutionné le monde de la photographie et de l’art.

Le documentaire « A la recherche de Viviane Maier » sera présenté au six n’étoiles ce vendredi soir par Caroline Gonzales, rédactrice en chef de Le Petit varois. fr (anciennement appelé Le Metropolitan.fr) et Marie Diane Tassy, photographe de la mairie depuis plus de 40 ans. La professionnelle de l’image raconte : « J’ai découvert Viviane Maier peu de temps après la sortie de ce film et je me suis rendue à Berlin pour avoir la chance de découvrir l’une des premières expositions de son travail. Je pense qu’elle est une véritable inspiration pour tous les photographes. C’était un personnage libre qui avait choisi sa destinée. Elle s’est éteinte sans famille et presque sans amis mais avec une passion dévorante au coeur. » A découvrir.

« À la recherche de Viviane Maier ». Au Six n’étoiles vendredi à 20h. Dans le cadre de « Les rencontres du Petit Varois ». Réservation conseillée.

« La rue est un trésor pour le photographe » 

Comme l’artiste qu’elle affectionne, il n’y a pas un jour sans que Marie-Diane Tassy ne sorte sans son appareil photo. « La rue est un spectacle pour le photographe. Dans les années 80, je suis allée au Festival de Canne presque par convenance, parce que c’est une chose que tout le monde faisait. Mais ce que j’aimais, ce n’était pas les vedettes mais la foule qui se pressait aux pieds des marches. Je vis pour les instants qui se façonnent dans le hasard et les clichés qui deviennent des objets d’art parce que toutes les conditions se sont réunies le temps d’un instant. Le cliché de la dame assise sur un banc que j’ai réalisé ce jour-là fait à présent partie du patrimoine inaliénable du musée français de la photographie. Et je n’avais rien prémédité. J’étais simplement là au bon moment. » 

Si la professionnelle de l’image a profité de sa carrière en mairie pour immortaliser le quotidien des Six-Fournais, elle a aussi utilisé ses congés pour arpenter certains pays en guerre. Ainsi, en 1989, lorsque la Roumanie fait sa révolution et qu’un coup d’Etat est facilité par une série d’émeutes qui aboutissent au renversement et à l’exécution du dictateur en place, elle se rend sur place pour immortaliser les visages de l’Histoire en marche.

« J’ai toujours pensé que le photographe avait également un devoir de mémoire. C’est aussi pour cette raison que depuis les années 80, j’achète dans les brocantes des négatifs à développer. Si j’ai des placards plein de la vie d’anonymes, j’ai aussi eu la chance de découvrir, entre autres, des photos des tranchées de la première Guerre Mondiale. »

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